L'histoire de Tom (2)
de Adrien
Mars 2004
Il ne me parle plus depuis trois mois. Il a changé de place en classe. Il n'est juste plus là, et cette évidence me crève. Je me meurs, je me languis de lui. Mais rien ne doit transparaître. Personne ne doit savoir, sinon l'avanie s'emparerait de moi. Oui, la honte, car je joue les insensibles. Tout le monde s'est plus ou moins rendu compte du fait que Tom me boude, mais moi je fais celui que ça n'affecte pas. Je me confie à Sarah, heureusement qu'elle est présente, en ange sauveuse de garçons tristes. Ce qui me fait le plus mal, c'est de le voir discutant avec d'autres, comme si je ne comptais pas. Il est en face, pourtant ! Il suffirait d'un regard, d'un sourire et tout pourrait repartir. J'ai écrit deux ou trois phrases, sur un bas de fiche de français :
Voici venu le temps d'un Amour rêvé Où l'uranisme n'est que fruits et merveilles de l'imaginaire. Ainsi, je croque la pomme et succombe à la douce tentation du songe. Les bras de Morphée sont ma seule joie.
***
Tom Le jour de la rentrée, je l'ai pris à part pour m'excuser de tout ce qui était arrivé quelques jours auparavant. Là, dans ce recoin du collège, il m'a sagement écouté. Et il est parti comme il était venu, sans un mot. Si au moins il m'avait fustigé, si au moins il avait crevé l'abcès. Mais je l'ai inexorablement déçu, cet adolescent sibyllin, qui ne s'abandonne qu'avec difficulté à une amitié profonde ; je l'ai blessé, et je ne pourrai plus regagner sa confiance.
***
Peut-être que je me pose trop de questions. Je réfléchis tout le temps. Voilà où j'en suis arrivé. En fait, c'est très simple. Je n'aimerai personne d'autre, tandis que lui ne m'aimera jamais, et finira par tomber dans les bras d'une nana, d'une mangeuse d'homme, ou même d'une femme sympa, qui sait ? Elle qui corrompra, qui volera et violera mon Tom, mon petit fauve. Comment tant de charmes et de beauté réunis ne peuvent-ils pas s'accorder aux attraits masculins, dans la plus belle union qui soit, dans l'union phallique ? Pourquoi les hommes ont-ils si peur de leur propre sexe ? La procréation, nécessaire à la survie de notre espèce, n'est aucunement incompatible avec quelque joute virile. Ils disent ne pas comprendre comment deux garçons peuvent s'aimer. Allez donc leur demander comment un homme et une femme peuvent s'aimer !
***
Mais revenons à notre Adrien, et à son désespoir. Dans sa détresse, il fit plusieurs tentatives de suicide en trois mois, sans que personne ne le sache, comme ça, un jour, il prend un couteau et se taille les artères des bras. Il se mutile un moment, puis, ayant fini de jouer avec son sang, il ingère des médicaments. Jamais assez de médicaments. Il vomit. La deuxième fois, il aspire des vapeurs d'éther durant une demi-heure, puis use d'une corde à linge en pratiquant les plaisirs de la strangulation. (Note de Pédro : ce jeu (dit du foulard) qui a lieu dans certaines cours de récréation est mortel. C'est totalement imbécile de s'y adonner. Le frère d'un de mes amis a été retrouvé inanimé dans sa chambre. Il est mort à 20 ans.) Suspendu, il pense à Tom. L'oxygène lui manque, comme dans le lac. Il est tout seul chez lui, pour ne pas être interrompu. Il rougit, devient bleu, puis aussi violacé que le bout de son rostre, à l'extrémité duquel apparaît désormais une petite goutte légèrement acidulée. Sa jouissance, une minute plus tard, lui fit perdre connaissance, et par la même occasion détacha la corde à linge qui le retenait, de par la violence du coup de rein donnée à l'instant où tout se perd. Adrien se réveilla sur le sol, avec une substance blanchâtre et collante dans son short ; le cou meurtri. Toutes ses autres tentatives échouèrent. (une bonne branlette et on arrive au même résultat, c'est agréable, sain, hygiénique et au moins on peut recommencer ad vita æternam.)
***
J'ai tant besoin de partager mon amour, je suis comme Little Nemo, comme un petit garçon rêveur. Mais je ne peux rien faire. Alors je désespère, en attendant des temps meilleurs. Rien de plus n'est possible.
***
Mai 2004
Dans le bus, il fait déjà chaud, alors que nous ne sommes partis que depuis quelques heures. Je suis assis à côté de ma petite Sarah chérie, et on babille. On parle de tout et de rien, de ce qu'on veut faire plus tard, de nos espérances, de nos appréhensions face à la vie, pendant ce long voyage qui nous conduit jusqu'à la destination de notre "voyage d'études" (quel nom bizarre pour un voyage où l'on fait tout sauf étudier
), Cracovie. Par la fenêtre du car, je scrute les paysages qui défilent. Ce qu'il y a de spécial avec les vitres, c'est que l'on voit aussi un reflet quand on la parcourt sous un certain angle. Un garçon triste me dévisage de l'autre côté de la glace, ses yeux se remplissent de larmes, mais heureusement, j'arrive à les contenir.
Je suis toujours grandement marri lorsque je repense à mon Tom, je suis totalement inconsolable. Je mourrais d'amour pour lui mais il ne me regarde même plus. Il est assis à l'avant du car, à mon opposé, et quelques éclats de voix teintés de son beau timbre chaud parviennent jusqu'à moi, se frayant un chemin à travers les banales conversations des autres. Je m'égare un instant, parcourant mes pensées, au son de sa berceuse que j'aimerais qu'il me chante, la tête serrée contre sa poitrine. J'écoute son cur qui bat, boum boum, un baiser sur le front, un sourire tendre de bel adolescent, et
" Tu dors déjà ? Oups, excuse-moi, je voulais pas te réveiller ! " Un moment, je crois reconnaître Tom, du fait de ma vision embuée par le sommeil. Mais non, ce n'est pas lui. J'écarquille mes paupières à nouveau. Pourtant, l'image est réelle. Serais-je encore assoupi ?
***
Sarah me fixe d'un air interloqué. Je dois avoir l'air ahuri comme ça, subitement redescendu de la lune ! Je ne peux cacher ma surprise, tant ma blessure s'ouvre. Ce n'était pas Tom
***
Soudain, tout bascule. Le monde se renverse une fois, faisant gicler des éclats de verre en profusion. Je perçois des cris stridents, mâtinés d'un fracas épouvantable. J'ai le réflexe de m'agripper aussitôt à mon siège, ce qui m'évite de me cogner la tête au moment où le car exécute un tonneau, qui doit être spectaculaire vu de l'extérieur. Et tout ceci avec une effrayante promptitude, à tel point que je ne réalise pas tout de suite que nous sommes entrain d'avoir un accident. Le plafond s'affaisse dangereusement, et un long hurlement s'élève de l'avant du car. Nous nous immobilisons quelques secondes, avant d'encaisser un choc terrible, précédé d'un terrible crissement de pneus : un autre véhicule nous percute. S'ensuit une ribambelle de chocs d'une amplitude décroissante, agrémentée de coups de klaxon, de froissements de tôle, d'une déflagration même. J'entends un juron en allemand que je ne comprends pas, mais les plaintes des mourants sont claires pour tous. J'ai dans la bouche un goût métallique, sûrement dû au sang qui suinte désormais sur mes babines. Puis, une fois que toute l'agitation retombe, je commence à sentir cette odeur de mort. Ce parfum si caractéristique, d'une note froide et sèche, intimidante, aigre, en fait presque âcre, fauve et luisante comme du vif-argent.
Je sors du tombeau sans grande difficulté. Un véritable champ de voitures défigurées s'étend devant moi, il y en a une cinquantaine, si ce n'est plus. Des pare-brise cassés, des flammes, du sang, en traînées ou en flaques. La peur me submerge.
La fragrance s'immisce partout, elle ne laisse pas le moindre interstice inoccupé. Je pourrais presque voir leurs esprits sourdre des carcasses de véhicules, s'envoler, flotter encore un instant et s'évanouir dans la brume. La couche vaporeuse et blanchâtre les emporte par centaines, sans remords. Je la distingue très nettement, cueillant tous les fruits mûrs pour la récolte, délaissant les autres pour mieux les reprendre ultérieurement.
Je ne sais plus penser, un si bête et banal accident comme on en entend souvent parler dans les médias m'a atrophié. J'ai envie de pleurer.
Je croise le cadavre livide d'une fillette, qui ne devait guère avoir plus de cinq ans. Elle a une étrange grimace figée sur son visage encore vaguement rosâtre, et ses yeux ont l'air presque vivants ; ils m'épient et me lancent un " pourquoi ? " qui me laisse sans voix. Je recule de quelques pas, réalisant qu'elle ne reviendra pas.
Une femme arrive en boitillant, s'arrête, et émet le son le plus monstrueux que je n'aie jamais entendu : celui d'une mère qui vient de perdre son enfant. C'est au-delà de tout ce que l'on peut imaginer.
L'autoroute est étrangement silencieuse. Les secours ne sont pas encore là, et les humains expirent dans cette irréalité muette. Seuls quelques frêles soupirs perdurent. Parmi eux, un faible gémissement que je reconnaîtrais entre mille. Je fonce vers le tas de débris d'où il émane. Je soulève une portière d'auto, je chancelle. Un visage fin apparaît sous les décombres, ses paupières sont closes. Un sourire triste dessiné par ses lèvres froides. Un sourire que je connais.
La douleur, sourde, profonde, elle m'arroge.
Un seul mot, déchiré, monte de ma gorge.
"Tom !"
Je m'affole. Peut-être que je peux encore le sauver ?
Je suis fébrile, je l'extrais de son linceul de métal. Bon Dieu, je ne sais même pas comment faire ! Lui, au moins, il a su me ramener du royaume des morts, l'été dernier. Je tente de lui faire du bouche-à-bouche, en vain. Alors je le serre du plus fort que je peux contre mon cur, espérant qu'il puisse entendre mon c&Mac254;ur et l'amour qui y demeure. Sa figure repose au creux de mes bras, je pleure, je hurle, je supplie la brume blanche de me le laisser. Il ne peut pas partir maintenant, c'est impossible. Ces syllabes sont presque étouffées par la douleur.
"Tom, je t'en prie, ne meurs pas, ne t'en vas pas. Je t'aime si fort !"
Pourquoi faut-il que ce genre de choses arrive ? Cette histoire ne peut pas finir ainsi !
Et pourtant, le souffle l'a quitté. Je sens encore l'odeur de son corps chaud, de ses cheveux, je ne veux pas le quitter si simplement, pas comme ça. Tout me revient des tréfonds de ma mémoire, la plus belle après-midi que j'aie passé avec lui, en octobre dernier, ses fous rires, sa joie de vivre, nos discussions passionnées, son corps d'ange dans les vestiaires du gymnase.
"Noooon !"
Je voudrais te porter, t'emmener avec moi, entre vie et mort, entre genèse et apocalypse, aux confins d'un univers où tout est encore à créer, à travers les champs de blés mûris au soleil, à travers les montagnes aux pics acérés et couverts de neiges éternelles, je voudrais pouvoir te soustraire au trépas, juste fendre l'air avec toi, contre toi. Au lieu de cela, je dois te regarder périr dans mes propres bras. Ici, sur cette autoroute allemande, tu es si loin de chez toi. Ton sort t'est si cruel, petit ange à l'effigie divine !
***
Je suis assis depuis des heures, contemplant la perfection d'un il contrit. Je suis attentif au moindre minuscule changement qui pourrait avoir lieu, mais en un sommeil si profond que le sien il n'est guère de métamorphose. Tom est juste allongé, deux mètres devant moi. Je tourne la tête, regarde par la fenêtre. Le parking de l'hôpital est plein, et il y a déjà deux ou trois camionnettes de journalistes, probablement venus prendre des nouvelles des rescapés du carambolage. Il y a un peu d'agitation, on dirait que la police tente d'empêcher les reporters de rentrer. Je les vois se lancer des insultes à la tête, brandir des menaces de poursuites. Leurs lèvres bougent, mais aucun son n'en sort. Je n'entends que le bourdonnement des néons froids de la chambre, un bruit sempiternel, un "bzz" infini dans lequel pourrait naître et mourir toute chose. Je ne sais pas exactement combien de temps cela fait que j'attends qu'il revienne. Des heures, des minutes ou des secondes ? Tout dure si longtemps mais tout est si bref. Il suffirait de changer de point de vue.
***
Je m'approche de lui, prends sa main, elle est si douce !
Mes genoux tremblent un peu, comme avant de réciter une poésie.
Je me penche sur son corps inanimé, j'entrevois le haut de son torse nu et blanc qui dépasse du drap. Il y a ses cils, ses sourcils foncés, ses oreilles tendres, des mèches de ses cheveux, décoiffées par sa sieste, son petit menton tout frais et ses joues si fines, si moelleuses qu'on aurait envie de croquer dedans. Sa peau a l'air sucrée, délicatement poudrée de vanille. Ses cheveux noirs fleurent la praline chaude. Les petites narines de ce garçon candide se dilatent pour la première fois, sans que je ne m'en aperçoive. Je pose un baiser sec et tendre sur ses pommettes, sur les plis de son front, le bout de son museau. Mes yeux sont fermés depuis longtemps. Ma bouche parcourt tout son visage, son cou. Je me nourris de ses essences, je plonge dans l'abîme de Lui, je me laisse choir en Lui. Son souffle tiède me parvient ; il est teinté d'un arôme de caramel ou de chocolat, je ne saurais dire. Il se réveille !
Effarouché à l'idée qu'il me surprenne, je me relève prestement. Je le fixe, réjoui de constater que ses prunelles vont s'ouvrir. Je vais crier de joie. Il me regarde.
***
Je tenais Tom dans mes bras, sur cette autoroute désertée par la vie. Une sirène. Je cours vers elle, l'ambulance ouvre ses portes. Elle engouffre mon Tom, aussitôt pris en charge par le corps médical. Je les accompagne jusqu'aux urgences, il est opéré. Couloir neutre, sièges gris et inconfortables. Attente interminable, douleur blanche et angoisse.
Une porte s'ouvre, une femme en sort. Je me sers des quelques connaissances d'allemand que j'ai pour la questionner, mais elle ne sait pas, ce n'est qu'une femme de ménage. Le chirurgien vient. Il approche. Il arrive, s'arrête.
Tom est sauvé. Il se réveillera d'ici quelques heures. Mais personne ne sait s'il y aura des séquelles. En partant, il m'a toisé d'un air bizarre. Pourquoi tant de sentiments à l'égard d'un camarade de classe ?
J'ai attendu
encore et encore.
***
Un battement de cils. Deux, puis trois. Tom se réveille. Deux adolescents d'une quinzaine d'années se contemplent dans une pièce vide, aseptisée.
"Où je suis ?"
"A l'hosto. Il y a eu un accident sur l'autoroute et
"
"Je me rappelle."
Un silence mi-gêné s'installe.
"Tu veux boire une goutte d'eau ?"
"Oui, je meurs de soif."
Je m'approche et lui fais boire. Je lui donne des détails, sur l'accident, son arrivée ici et l'opération.
"Je
je suis content que tu sois là. Je veux dire, ta présence
m'aide."
"Tom
Tu es mon ami, je ne pourrais pas faire autrement."
Ça me fait mal, j'ai tellement envie de lui avouer mon amour ! Qu'est ce que je dois faire ? Je me remets à parler.
"Enfin
Quand je dis que tu es mon ami, je le pense vraiment. Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé à Nouvel An, c'était de ma faute, je n'aurais pas dû boire comme ça. "
Il rougit un peu.
"C'est
c'est pas grave. N'en parlons plus, OK ?" me dit-il.
"OK."
"Et puis
Je dois admettre que
euh
ce n'était pas si désagréable que ça !"
Il devient carrément écarlate.
Je ricane :
"Ah ! heureux de l'entendre ! Alors, tu
"
On est autant gênés l'un que l'autre !
Je continue.
" euh
tu voudrais que
euh
je recommence ? "
Il a l'air très timide tout d'un coup, et ses pommettes sont toutes rosies par l'émotion.
Et puis, dans un souffle, il lâche un petit " oui " à peine inaudible.
Je m'approche et m'assieds sur le bord du lit. Il pose une main hésitante sur mon épaule. Il tremblote un peu. Je peux sentir la chaleur de sa main à travers mon t-shirt. Au moment où je m'apprête à me pencher vers son ventre, il esquisse un petit sourire doux. Son autre main vient me frôler la joue, je le regarde. Il m'attire vers lui, et je m'allonge dans le lit d'hôpital, à ses côtés. Je ne peux m'empêcher de penser à la fois où il était venu chez moi et où nous étions aussi allongés sur un lit
Il ferme les yeux et émet un léger soupir, frémissant.
Il tend les lèvres, qui rejoignent les miennes. Elles sont si douces
***
Épilogue
Je viens de relire, non sans émotion, les quelques feuillets que j'avais écrits il y a six ans déjà, et que j'avais laissés au fond d'une vieille boîte de souvenirs. Tout ça me paraît si loin, comme dans un rêve, et pourtant cela m'évoque tant de bonnes choses ! Ma vie à cette époque, l'insouciance, mes amis, ceux que j'ai perdu de vue ou ceux avec qui j'ai gardé contact, toutes les choses qui sont arrivées depuis, le bac, mon premier appart', mes nuits
Je me laisse aller à mes pensées, encore une fois - oui, vous l'aurez remarqué, je suis plutôt du genre rêveur !
Je suis heureux de me rappeler de tout ça, ainsi étendu sur mon lit. Je m'endors assez rapidement. Quelques heures après, je suis réveillé par le bruit de la porte qui s'ouvre. Des bruits de pas, un manteau que l'on enlève. Je connais si bien ces bruits que je n'ouvre même pas les yeux, sachant déjà à qui j'ai affaire. Et puis, ses pas se rapprochent, je sens son haleine tiède dans ma nuque, sa main dans mes cheveux, et ses lèvres sur les miennes
Oh ! Je ne me lasserai jamais de ses lèvres ! Elles sont si douces
***
FIN
***
Adrien, Suisse, 2003
Texte écrit par Adrien, entre fin mai et début juin 2003.
Cette histoire est en grande partie vraie, mis à part quelques détails (la fin, notamment
J'aurais pourtant bien voulu ! Je n'ai pas de bateau sur le Léman non plus. Mais la pipe dans les chiottes, c'est véridique. Sauf que c'était un autre que le beau Tom !). J'ai changé les prénoms, sauf le mien, par respect pour mes amis qui ne savent pas que cette histoire a été écrite ("Sarah" est au courant, mais c'est la seule). Ah oui, j'ai aussi changé les dates, juste environ cinq ans de plus. J'espère que ça vous a plut !
Adrien
J'attends commentaires, questions ou remarques avec grand plaisir :
Adrien
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