L'Amour Partagé (2)
par Kévin H.
-= 2. Train d'enfer ! =-
Résumé du chapitre précédent : Ma première journée dans l'enceinte de cette école militaire de la Marine c'est plutôt bien passée
J'y ai un rencontré un garçon adorable, malheureusement marié et père de famille, pour lequel j'ai un petit faible
Je dîne ce soir chez lui.
Cette seconde journée sera sans anicroche...
Dès les premiers tests, je constate avec un plaisir mal dissimulé que je ne devrais avoir aucune difficulté à vivre cette période en roue libre et avoir ainsi l'esprit plus libre...
Dès son arrivée, David s'est empressé de venir me souhaiter le bonjour avec un grand sourire... Ses yeux bleus si doux me fascinent, ses traits fins contrastent avec une personnalité très affirmée.
Je découvre qu'il est déjà assez connu et respecté par le groupe, imposant sa loi même aux plus anciens avec une facilité déconcertante... Inconsciemment, cela me remplit de fierté comme s'il m'appartenait...
- Tu ne m'oublies pas ce soir... ! Ma femme est prévenue ; nous étudions d'abord et mangeons ensuite !
- Pas de problème, je préfère également éviter de travailler après avoir manger...
J'avais craint au réveil que la journée fut trop longue... Il n'en est rien, bien au contraire ; l'heure du dégagé est là, je n'ai rien vu venir...
A midi, à nouveau, David s'est installé à mes cotés, établissant implicitement une sorte de plan de table qui se reproduira à quasiment tous les repas...
- Je t'attends au parking, j'ai repéré ta voiture, je suis garé à côté... Ne traîne pas trop !
- 10 minutes ! Je me change et j'arrive !
Jamais douche et habillage ne furent aussi rapides !
-=§=-
David habite dans un petit immeuble à l'extérieur de Toulon, un trois pièces simplement mais agréablement aménagé, qui reflète l'image de ces jeunes couples habitués à changer trop souvent de logis, au gré des mutations...
Sur le même palier, un appartement jumeau est habité par le frère de sa femme, un homme divorcé, qui doit nous rejoindre pour le dîner...
Marie se montre très accueillante et me met à l'aise dès mon arrivée... Mon cur fond immédiatement lorsque David me présente son petit Vincent, un adorable bambin de 6 mois, le cheveu blond si pâle qu'il en est presque blanc... Le marmot ne me lâchera que lorsque l'appel de l'estomac aura été le plus fort, nous laissant ainsi nous plonger dans des exercices de maths... Car je suis là pour ça, et rien de plus !
Nous consacrons la première partie de la soirée aux révisions... aux leçons devrais-je dire car je découvre un David plutôt allergique aux matières scientifiques... J'ai le sentiment d'avoir à reprendre tout un programme !
Je ne le sens pas vraiment prêt mais bon, nous ne progresserons pas plus ce soir !
Nous sommes interrompus par l'impérieux besoin de bisous du petit Vincent qui va dormir...
Quelques instants plus tard, nous passons à table accompagnés par le frère de Marie... Tout au long du repas, l'individu m'observe en coin d'un il peu amène... Ce type me déplait... Il ne m'aime pas, ça se sent...
La suite de la soirée sera sans éclat particulier ; je me dois de me montrer détaché le plus possible, même si je ne peux m'empêcher d'accrocher régulièrement le regard de David... A mon départ pour regagner le Centre, sa main longuement posée sur mon épaule au pied de l'immeuble me provoque une profonde bouffée de chaleur qui, sans l'obscurité de la ruelle, n'aurait pas manqué de se voir...
-=§=-
Les jours, les semaines qui suivent s'écoulent paisiblement... Chaque jour, l'amitié qui me lie à David se fait de plus en plus forte... Je dois finir par m'avouer que j'en suis tombé amoureux... Les discrets coups de pouce que je lui fournis lors des devoirs de mathématiques ou d'électronique ne font que renforcer notre complicité. Nous sommes devenus inséparables sur la journée complète ; seul, son départ du soir me serre le cur, mais qu'y puis-je ?
Encore heureux qu'il soit autant respecté par nos collègues car j'ai peur que notre amitié ne soit mal interprétée par quelques esprits mal tournés...
Je retourne de temps à autre dîner chez lui, profitant autant de l'intimité du père que des câlins du fils... avec chaque fois, le même sentiment ambigu, partagé entre la tristesse de devoir l'abandonner pour regagner le Centre et l'excitation d'avoir à attendre le lendemain matin pour le revoir...
Chaque week-end, je quitte Toulon pour aller chez ma sur dans les Alpes toutes proches...
- Tu montes chez nos parents pour les fêtes de fin d'année ?
Une fois seulement dans les trois premiers mois, j'ai fait l'effort d'aller voir ma famille à Paris...
- En principe, oui... J'y suis allé voici 2 semaines, mais deux nuits de train, ça calme l'envie de voyager...
Quoique je ne regrette pas le dernier voyage...
Le quai de la gare de Toulon est saturé de valises métalliques et de sacs de marins... Le schéma classique des vendredis soirs... Nous sommes plusieurs centaines à prendre d'assaut le train qui arrive de Nice...
Tandis que tous les matelots et quartiers-maîtres s'entassent dans des compartiments poussiéreux, je savoure le plaisir de prendre possession d'une cabine couchettes... C'est génial ! Un des lits du bas est déjà occupé, nous ne sommes que deux... ! Avec un peu de chance, personne ne montera à Marseille...
Mon compagnon de voyage semble être profondément endormi car quelques ronflements lui échappent par saccades... Un très léger relent me fait comprendre qu'il a dû prendre un peu de somnifère liquide. Il me revient une boutade d'Eric, encore lui : " Voyagez bien, voyagez plein ! ". Beurk ! Ça promet !
J'ai réservé ma couchette favorite, en haut... Je me déshabille rapidement et me glisse dans le drap-housse... Un mouvement de reptation et mon caleçon rejoint mes vêtements au pied du lit...
Je prends un livre en attendant le passage du contrôleur... Il ne faut pas 3/4 d'heure pour atteindre Marseille...
Sitôt quitté la citée phocéenne, mon billet est contrôlé... Enfin tranquille ! Le train a toujours eu sur moi un effet aphrodisiaque... L'envie d'une petite masturbation silencieuse commence à me tenailler. L'autre dort bien, pas de risque...
- Et merde ! Raté !
La porte du compartiment vient de s'ouvrir pour laisser entrer un nouvel occupant... J'observe l'arrivant et découvre avec plaisir un brun aux cheveux courts et bouclés... Il me sourit pour me saluer puis, sans aucune gêne, retire ses vêtements et, ne gardant que son slip, entreprend de préparer sa couchette... Son sourire m'a fait fondre ! Que ce mec est craquant...
J'éteins ma petite lampe et, plongé dans le noir, en profite ainsi pour le détailler sans vergogne...
Son dos est joliment musclé... Mon regard s'y attarde avant de descendre sur un superbe cul moulé dans un classique slip blanc... Le beau gosse doit avoir une trentaine d'années, il est sûr de lui et respire la santé... Il met un temps phénoménal pour étaler son drap et sa couverture... Quelque chose en moi me dit qu'il n'est pas insensible à la situation et à ce petit bonhomme qui l'observe dans la pénombre... Amusé, je me dis que le lit sera particulièrement soigné, si je m'en réfère au temps qu'il y consacre !
Va-t-il enfin se décider à se coucher ! Je bande déjà depuis un petit moment et j'aimerais pouvoir m'endormir sur cet agréable spectacle...
Soudainement un profond ronflement nous parvient de la couchette du bas... Notre compagnon de voyage dort profondément ! Il cuve !
Sans nous concerter nous pouffons de rire !
Le contact s'est établi ! Se tournant vers moi, mon voisin m'observe quelques secondes, puis s'approche et tout en me souriant, pose carrément sa main sur la bosse que j'ai du mal à dissimuler sous la couverture... Je n'ai même pas le temps de soupirer que sa langue vient attaquer mes lèvres... nous nous lançons alors dans un duel où le vaincu, je le devine, ne sera pas le plus malheureux !
Ma main est partie immédiatement à l'exploration du slip blanc me laissant deviner un morceau de choix, doux et déjà bien raide ! La poitrine et le ventre donnent envie de se blottir contre lui : muscle, douceur et pas un poil de gras... Tout cela me semble prometteur ! Une fine toison relie les pectoraux, j'y glisse mon nez puis mes lèvres, tout en me débarrassant de mon drap...
Je relève la tête pour me retourner sur cette bouche avide ! C'est trop bon !
Je me prépare à sortir de ma couchette pour déguster ce que ma main refuse de lâcher depuis quelques instants, lorsque je me sens soudainement avalé par un fourreau brûlant ! Je ne peux que gémir et trembler sous la caresse ! Une main enserrant mes bourses, sa langue va et vient le long de mon sexe, enrobant au passage mon gland qui, je l'entends, appelle " au secours " ! Sa langue danse un ballet aérien, c'est simplement fabuleux !!!!!!
Je ne tiens plus ! Je dois reprendre la direction des opérations ! J'attrape sa tête pour stopper le supplice et l'embrasser lorsqu'un profond ronflement nous parvient à nouveau...
Notre voisin remue dans sa couchette, ce con va tout gâcher...
Effectivement, mon compagnon tire le drap sur moi et me souffle à l'oreille
- Attendons qu'il se rendorme...
Sans attendre de réponse, il m'embrasse légèrement puis grimpe dans sa couchette et se couvre de sa couverture...
Mes sentiments sont partagés, entre la frustration, la colère contre l'ivrogne et l'excitation à l'idée de reprendre à zéro notre joute amoureuse...
En dessous, les ronflements n'ont pas repris, l'emmerdeur continue de remuer... Quelle guigne !
Et je n'ai pas du tout envie d'aller finir dans les toilettes !
Emporté par le bercement du train, et malgré une érection douloureuse, je finis par m'endormir !
Une soudaine agitation me réveille brutalement... La porte vient de s'ouvrir puis se refermer bruyamment, le train est stoppé et quelqu'un vient de quitter le compartiment... J'entends un haut-parleur :
- Lyon-Perrache, Lyon-Perrache, 5 mn d'arrêt, correspondance pour Grenob...
Horreur ! Mon beau voisin est descendu !!!
Je rage ! Je m'en veux de m'être endormi ! Ce sens monter les larmes de dépit !
Je jette un regard triste vers la couchette voisine... IL EST TOUJOURS LA !
Dans la pénombre, j'aperçois son sourire...
- Le parasite ronfleur vient de descendre à Lyon... Attends que le train reparte et je vais te faire regretter de t'être endormi !!!
Quel soulagement ! Je me sens piteux ! Je me promets de tout faire pour me faire pardonner... Un coup d'il à ma montre m'indique qu'il est près de 3h00 !
Le train n'est pas encore sorti de la gare que je m'empresse de sortir du drap housse ! L'autre a été encore plus rapide et d'une main ferme me plaque sur la couchette ! Je l'entends tourner le verrou de la porte et plaque sur-le-champ sa bouche sur la mienne !
Sa langue m'envahit, fouille, me lèche le palais, s'enroule autour de la mienne... Je craque ! Ma main parcourt son torse pour aller chercher ce que je n'ai pas encore le bonheur de goûter... Je cherche à me relever, mais sa main appuyée sur la poitrine m'interdit de bouger. De nouveau sa bouche abandonne la mienne pour s'emparer de mon sexe... Je me tortille de bonheur, je voudrais lui échapper, mais rien à faire, il est le plus fort ! Je suis obligé de le supplier...
Compatissant il m'abandonne, puis me prenant dans ses bras, m'arrache littéralement de ma couchette pour me déposer à terre... Je tombe à genoux, je ne tiens plus : il me le faut dans la bouche ! Comme un vorace, j'enfourne d'un seul coup ce sexe qui n'attend que moi ! Puis me calmant un peu je me mets à l'aspirer, le lécher avec un réel bonheur... Les gémissements qui me parviennent me laissent à penser que mon traitement ne doit pas être désagréable... De temps en temps, j'abandonne la verge vibrante pour agacer les grosses bourses bien pleines qui ne demandent qu'à se vider... Tu devras attendre encore un peu !!! Je remonte lentement le long de la hampe lui donnant des petits coups de langue... Un petit coup léger sur l'extrémité, je redescends vers la base de la tige... Je n'aurai pas le loisir de prolonger mon manège très longtemps, je suis soulevé par les aisselles et remis debout... Sans dire un mot, un sourire coquin aux lèvres, il attrape deux couvertures encore pliées et les place rapidement à même le sol... Mon petit Kévin, ça va être ta fête ! Je n'ai pas le temps de faire ouf, je me retrouve allongé sur le dos, les jambes posées sur ses épaules... Le lascar avait tout prévu, juste le temps d'apercevoir un tube de gel, je sens un liquide froid me caresser l'anus...
Il prend son temps ! C'est un perfectionniste ! Mais que c'est bon... Après avoir frotté son gland pendant de longues minutes à l'entrée de mon intimité, il me pénètre d'un seul coup ! Je suis si bien préparé que je n'ai même pas mal ! Des frissons me parcourent le corps, je ne retiens pas mes gémissements pendant qu'il entame une longue série de va-et-vient, rythmé par le bruit régulier du train... Je sens que je vais venir, il le devine aussi... Il stoppe brusquement ses coups de reins et, sans se retirer, il me fait pivoter pour me placer à quatre pattes et reprendre sa besogne... Je me redresse et me cambre au maximum essayant d'attraper ses lèvres... Lorsque je sens enfin sa langue fouiller ma bouche, il se retire brutalement et arrose mon dos de son sperme brûlant... Il passe une main entre mes fesses et vient attraper mon sexe congestionné... Il ne m'en faut pas plus et je me vide à mon tour en gémissant de plaisir... Sa langue n'a pas quitté la mienne et nous restons ainsi, soudés dans un profond baiser...
Nous regagnons nos couchettes respectives pour dormir un peu, Paris n'est plus très loin...
Lorsque je me réveille, le train est stoppé, la couchette voisine est vide... Un papier est plié dans l'une mes chaussures :
" Tu es ce qui m'est arrivé de mieux depuis bien longtemps, mais j'ai un mari. Je n'aime pas les aux revoirs. Bisous à toi et bonne chance mon ange de la nuit. "
Que croyais-tu Kévin ? Il ne t'a même pas dit son prénom...
Mais je ne lui ai pas demandé...
Il n'y aura pas d'autre voyage avant les fêtes de fin d'année.
Un projet commence à se dessiner... L'idée est de faire une petite bouffe avant les congés, tous ensemble, et traditionnellement dans ce métier, sans les épouses pour ceux qui en ont...
L'idée me semble géniale, car une bonne ambiance règne entre nous tous, et, personne ne semble refuser l'idée...
Rapidement, la soirée est organisée, nous prenons date pour l'avant-dernier vendredi avant Noël... Un resto est retenu à la périphérie de Toulon, à proximité de chez David je devais apprendre par la suite que l'idée venait de lui -, nous serons une bonne vingtaine !
- Il n'est pas question que tu rentres au Centre au milieu de la nuit, avec un coup dans le pif !
David m'engueule ou je rêve ?
- De plus demain c'est samedi, tu n'as rien de prévu ; ce soir tu dormiras à la maison ! Prévois quelques affaires et ta brosse à dents !
Nous ne sommes que la veille du repas...
Même si l'idée est séduisante, je refuse de me laisser dicter ma conduite, même par David !
- D'abord je ne bois que très peu, je pourrais faire la grasse matinée samedi matin au Centre ! De plus, tu n'as pas de place chez toi ! Tu ne vas pas me faire dormir dans la chambre de Vincent que je risque de réveiller au milieu de la nuit !!!
- Chapitre clos, Kévin, car premièrement, au milieu de nous, tu ignores ce que tu auras bu, tu ne nous connais pas bien ! Deuxièmement, tu me donnes une excellente idée : mon beau-frère est absent ce week-end, je vais lui prendre les clés de son appart. !
Il me fixe d'un il malicieux puis ajoute :
- Mais si c'est vraiment une corvée, je ne te force pas...
- Bon ça va, c'est OK !
Je dois m'avouer vaincu, car je sais que face à ces gaillards, je vais avoir des difficultés à résister à un verre de trop... Il m'en faut peu pour être pompette ! Et passer une nuit proche de David ne peut que me séduire
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