En quelques mots

de Nicko Duroy

Pour ce monde gay que j’espère ne pas oublier et retrouver un jour quand même.
Nicko Duroy

En quelques mots…

C’était un jour de printemps, je ne me rappelle plus exactement de la date, je me souviens simplement de ce magazine que j’ai pu avoir entre les mains et qui m’a donné l’envie de faire ce que je voulais essayer depuis un long moment.

Beaucoup de mes amis ou connaissances, m’avaient dis que je devrais essayer avec mon physique…

A dix sept ans, je suis tombé sur une carte postale ou y était photographié un jeune homme d’une vingtaine d’années ; je suis resté longtemps sous le charme de celui-ci, et j’avais même écris à l’agence qui était à l’origine de cette photographie, mais je n’avais que dix sept ans… ma lettre était donc resté sans réponse…

Un an après, j’avais donc décidé de repartir dans mes rêves et de devenir ce modèle dont j’étais tant passionné sur cette carte postale.

Chapitre I

Une vie très simple mais peut être pas si simple que ça…

Je suis né dans le département de la Sarthe, j’ai trois sœurs et un frère, j’ai vécu ma plus tendre enfance dans l’Eure et Loir, une petite ville, Brou…

Ecole maternelle, primaire, collège… et la tout commence… ma future vie se construit dans ce collège, comme les copains je rencontre des filles avec lesquelles je flirt, je sors et j’en passe… mes premières expériences sexuelles hétérosexuelle rien à dire passée très vite et oubliées aussi tôt, peut être par obligation je ne sais pas…

Et puis il y a Stan, ce garçon que secrètement j’aime, mais impossible, les garçons vont avec les filles et les filles avec les garçons…Cette vie me perturbe, je deviens incontrôlable, je deviens fou, fou de ne pas pouvoir aimé, fou de ne pas pouvoir l’avoir que pour moi, Stan, Stan, pourquoi cette fille peut te toucher et pas moi, pourquoi je ne suis pas une fille, pourquoi je n’ai pas le droit de t’aimer, et pourquoi toi, tu ne m’aime pas ?

Je perds tout mes moyens, à l’école je rame sans cesse car je suis perdu, et j’entends encore les copains qui quand on sort, dès qu’ils croisent un mec qui à des « tendances » l’insultent de pédé, de tapette, de pédale, et je fais de même car je ne sais pas ce que c’est moi une tapette, un pédé ou même une pédale, c’est tellement simple de se foutre de la gueule des autres quand ca éclate tout le monde.

Stan, beau garçon de mon âge, brun coupé court, les yeux vert, la peau mate, des dents toutes blanches, un sourire irrésistible, je ne m’approche pas de lui de peur qu’il sente que je ne suis pas insensible à son regard, à sa présence, je suis plus que dingue de lui, je n’ai qu’une envie c’est de passer tout mon temps à ses côtés, mais impossible.

Je rentre en plus dans l’âge ou mon corps se transforme, je rentre en pleine adolescence, mon corps change, ma voix mue, et me voila transformer, je fais de plus en plus attention à mon physique et je crois que les autres le remarque trop, mes copains me posent des questions, pourquoi je suis habillé comme ça ? Pourquoi je mets trois heures dans la salle de bain avant de sortir, pourquoi je n’ai pas de copine ? Et la ça fait boom dans ma tête : oui tient pourquoi je n’ai pas de copine, je ne suis pas moche, je ne suis pas plus idiot qu’un autre… Je me perds dans mes pensées, je trouve une copine mais je n’assure pas, elle cherche plus que des bisous devant les copains, elle cherche plus que de me voir en maillot de bain à la piscine, et je me rends compte qu’effectivement moi je ne cherche pas plus avec elle, impossible de penser à quoi que ce sois de sexuel avec elle, j’en ai même pas envie. On sort ensemble et voila c’est déjà ça et puis les copains aussi ont des copines et ils ne font pas forcément des choses avec elles alors pourquoi elle cherche à faire plus celle-ci ? Ca ne pouvait tomber que sur moi c’est incroyable.

Je ne veux pas prendre de risque sur les questions qui me hantes, je veux être comme les autres, je me pose pas de questions je fonce, tout se décide et tout se met en place dans ma tête, je l’emmenai donc à la piscine dès le lendemain de sa première tentative pour faire tout ce qu’elle souhaitera, je suis prêt, j’ai tout prévus, mon maillot de bain, ma serviette, mon gel douche, et des préservatifs… Que je n’ai encore jamais essayé de mettre, pas malin mais je suis sur qu’elle m’aidera. Et puis voici le moment tant redouté, je sors des douches et au moment d’aller me changer, la voici devant moi qui me souris et me tire par le bras pour que je la suive dans un vestiaire, je reprends mon souffle et je prétexte l’oublis de mon gel douche pour reprendre mes esprits, arrivé dans les douches et après avoir repris une bonne bouffée d’air, je me remets en route pour le vestiaire et la je fonce tête baissée dans le couloir pour la rejoindre quand je heurte quelqu’un, quel idiot de ne pas regarder devant moi quand je marche, je m’excuse en relevant la tête, et je bégaye en me rendant compte que Stan me souris en me disant de regarder devant moi quand je marche. Je suis perdu, Stan arrive à la piscine au moment ou je vais dans le vestiaire rejoindre une fille, pas possible mon Stan, je ne peux m’empêcher de  le regarder s’éloigner dans le couloir des vestiaires, il se retourne à deux reprises en me fixant, entre dans son vestiaire en me souriant, pousse la porte derrière lui, j’attend d’entendre le verrou pour repartir mais je n’entend rien, puis la porte s’entrouvre légèrement, comme si la cabine était libre il ne la ferme pas, étonnant, je ne veux pas qu’il risque de se retrouver nez à nez avec quelqu’un d’autre qui entrerais dans sa cabine, je vais donc l’avertir que sa cabine n’est pas fermée, je m’approche donc sans faire de bruits, je l’entend il enlève sa ceinture le bruit du métal sur le sol ne trompe pas, c’est un mec pas besoin de frapper donc je pousse la porte pour le prévenir de la fermer, pas résistance derrière celle-ci, je pousse un peu plus et la je passe la tête pour lui dire quand je le vois devant moi complètement nu, quel corps magnifique, joliment dessiné, pas musclé, pas trop mince, juste superbement dessiné, ses fesses sont lisses et rondes il est superbe, il se tourne, me regarde et me dis d’entrer de ne pas laisser la porte ouverte il ne veut pas que quelqu’un le vois, je lui dis que je voulais juste le prévenir que sa porte est ouverte, il me souris, et j’entend encore cette phrase qu’il prononça, comment serais-je rentré si la porte n’était pas restée ouverte… Je me souvient encore de la sensation, je me suis de suite senti passé au rouge écarlate quand il prononça ces mots, sans passer son maillot de bain, il s’approche de moi complètement nu, et me susurra à l’oreille, de ne pas rester comme ca idiotement sans bouger, et que si je dois sortir autant le faire de suite, je reste tétanisé par cette phrase, si je sors, il me parlera jamais, si je reste c’est pas avec ma copine cette première expérience mais avec un garçon, et de plus avec Stan, LE garçon que je ne peux m’empêcher de regarder à l’école.

Je ne dis rien, je me tourne simplement face à la porte et je m’assure que le verrou est bien fermé, pendant ce court instant je sens Stan se serrer contre moi, je sens son bassin plaqué contre le mien, je sens son membre complètement raide contre mes fesses, puis je sens ses mains entrer dans mon maillot de bain, il me l’enlève, se plaque contre mes fesses encore et encore puis me retourne face à lui, me fixe droit dans les yeux et pose délicatement ses lèvres contre les miennes.

Je n’en reviens pas, je suis enfermé dans un vestiaire avec un mec, on est tous les deux nus, et on s’embrasse, je suis complètement à l’ouest, je ne comprend plus rien, Stan me caresse, dessine des courbes avec ses doigts sur mon ventre, m’embrasse  de nouveau, les lèvres, le cou, le torse, le ventre puis je sens ses lèvres cette fois ci descendre plus bas, je me sens tout à coup envahis d’une sensation que je ne connaissais pas, je sens ses lèvres faire du va et viens sur mon sexe qui je pense n’a jamais été aussi raide de ma vie, il se relève, m’embrasse une fois de plus, passe sa main dans mes cheveux tout en appuyant sur celle-ci me faisant comprendre de me baisser à mon tour pour lui faire ce qu’il vient de me faire, j’ouvre la bouche, et il me met tout d’abord son gland humide contre les lèvres, puis force un peu de façon à m’ouvrir la bouche plus grand, je sens alors son sexe entrer et sortir de ma bouche et de plus en plus vite, je lève la tête et le vois fermé les yeux et je l’entend gémir, que c’est bon je suis sur de moi cette fois, c’est lui que j’aime pas une fille, il me relève m’embrasse encore et encore, me fais me tourné contre la porte, je me cambre, il se baisse, sors un préservatif de sa poche de jean, l’enfile, sort du gel intime me passe ses doigts humide dans le fesses, chose que je ne trouve pas désagréable puis recommence à plaquer son bassin contre mes fesses, cette fois ci tenant son sexe dans la main bien droit et je sens son gland se poser contre moi, je réalise alors se qu’il à dans la tête et je prends alors peur, je place mes mains pour le repousser, il me les enlèves s’approche de mon oreille et me dis alors de ne surtout pas m’inquiété, il sais que je n’ai jamais couché avec un garçon qu’il serais doux et que jamais il ne fera souffrir, je reste confiant, mais un peu stressé, je sens la pression de son bassin puis soudain une légère douleur en moi, un pincement au niveau des fesses, il viens de rentrer son gland en moi, il reste immobile, puis rentre un peu, s’arrête, reste immobile et recommence tout en me branlant, je découvre alors la douceur et de plus en plus de plaisir à le sentir en moi, je recule donc de moi-même et m’enfonce doucement mais surement sur son membre, une fois quelques va et viens fais il me penche un peu plus en avant et se met à me prendre de plus en plus vite et de plus en plus profond à chaque fois, j’ai mal mais la douleur ne fera pas s’arrêter un si bon moment, j’ai envie de crier mais je ne le fais pas je ne sais pas si ma copine est encore dans les vestiaires mais une chose est sure je ne regrette pas ne pas être entré avec elle dans la cabine, Stan que c’est bon de te sentir en moi, de te voir nu, de te découvrir en plein effort, de pouvoir t’aimer et t’embrasser…

Et puis voila, l’orgasme arrive, je ne peux me retenir plus longtemps, je jouis encore et encore, Stan lui continu son va et viens et je le sens tout à coup entrer plus profond encore et se caler contre mes fesses, c’est incroyable, je l’aime et je ne lâcherais pas, j’ai envie d’être avec lui encore et encore mais tout bon moment a une fin et je le sens sortir de moi, il enlève son préservatif, m’enlace contre lui m’embrasse une dernière fois et me murmure à l’oreille que ce secret sera bien gardé tant que je n’en dirais rien à personne.

Il enfile son maillot de bain sors comme s’il venait d’arriver, et moi je me rhabille tranquillement, mais au moment d’ouvrir la porte du vestiaire je suis pris d’une frayeur, et si ma copine n’étais pas loin, si elle m’avait vu rentrer dans cette cabine et si elle avait vu Stan sortir puis moi ensuite ? Comment faire, je décidai de sortir comme si rien ne c’était passé, je jette tout de même un coup d’œil discret à la cabine ou je devais la rejoindre mais personne… je sors alors du hall de la piscine, je monte sur mon scooter et je file à la maison… De retour à l’école, je revis ma copine mais seulement de loin, elle ne m’adressa plus la parole depuis que je l’eu plantée dans les vestiaires.

Les jours passent, puis les mois, et nous voici en fin d’année scolaire, je vois Stan depuis notre relation à la piscine tous les mercredis après midi, chez lui pendant que ses parents sont au travail, notre aventure reste cachée et je n’ai jamais voulut retrouver de copine, me voici enfin en vacances scolaire, vive l’été, je me sens déjà vivre au côtés de mon bien aimé pendant les chaleurs de juillet et août, ca ne passe pas assez vite mais c’est comme ca je saurais attendre.

15 juillet, après avoir eu mon brevet des collèges, ma mère m’autorise enfin a sortir le soir tard, j’en profite donc pour allez roder du coté de chez Stan, volets fermés, pas de chance, je ressaierais plus tard il dois être chez des amis, la semaine passe, puis une autre, mais pas de nouvelles, je suis dégouté, je sens qu’il est parti en vacances avec ses parents sans me prévenir, je fonce et m’invite chez le voisin, pour faire celui inquiet, pas besoin de me forcer, je demande à celui-ci s’il sais ou est Stan et ses parents, mes pensées n’étaient pas fausses, ils sont partit pour un mois dans le sud, Stan pourquoi tu ne m’as rien dis c’est pas sympa, je retrouve mes amis en centre ville, avec quelques filles, je les rejoins et me voila reparti à sortir avec une fille, trois jours se passe et les copains décide de camper sur un terrain en pleine campagne en bord de rivière, bonne idée ? Pas sur, les filles sont de la partie, je sens le piège se resserrer sur moi, je ne peux décliner l’invitation des potes, à la rentrée on se sépare tous pour le lycée, donc c’est une des dernières sorties, autant foncer.

Arrivé sur notre lieu de campement, on déploie les tentes, et les bouteilles arrivent en renfort pour apaiser l’effort, un verre, deux verres, trois et la ca commence à tanguer sérieusement, je file me coucher en milieu de soirée pour ne pas trop passer pour un idiot qui se défonce la tête à la vodka, je rentre dans ma tente, et m’assoupi, quelques minutes passent, et je sens quelque chose sur moi mon ventre, une main, une main douce, chaude, puis un souffle chaud remplace cette main, je suis dans mes vapes je ne cogite pas une seule seconde à se qu’il se passe, ni à qui cela peut-il être, je sens juste ce souffle descendre, puis revoici la main qui refais surface pour descendre ma braguette, puis mon jean et mon boxer, et je sens des lèvres chaude envelopper mon sexe qui se raidi doucement, je lève la main la pose sur le tête de l’inconnu qui prend ses aise et je sens de  longs cheveux  , cette fois c’est sur, c’est une fille, je me concentre et puis je n’y arrive pas je suis ivre, je la sens alors me chevaucher et s’installer sur moi, elle m’embrasse, me branle, me caresses et je la sens se positionner pour que je la prenne, je suis ivre oui mais hors de question qu’elle s’empale comme une conne sans capote, je fais déjà l’effort de la satisfaire sexuellement c’est pas pour autant que je veux me chopper une maladie ou me retrouver père de famille, je l’avance vers moi et lui demande un préservatif, elle sourie et me dit que c’est à moi de prévoir ce genre de chose, je chope mon sac et j’en trouve une l’enfile et je sens alors cette fille s’assoir d’un coup sur mon membre raidi, comment fait elle en deux secondes ce que moi j’ai pas réussi à faire en deux minutes quelle S…… je sais que c’est pas le même trou mais bon quand même, je reste passif à cette relation, je la laisse faire le travail, je sens alors la pression monter, je jouis et m’endors presque de suite. Tu parles d’un coup, je ne garderais pas de bon souvenir de cette expérience.

Chapitre II

Quel bonheur que de voir des mecs nus et rien ne m’empêche de le faire grâce à internet, quelle superbe invention, bref je passe mon temps à surfer sur le web pour mater des mecs et me branler à la webcam, et à côté de cela je sors avec des filles avec qui je ne couche pas sous prétexte qu’on se connait pas encore suffisamment. Et puis j’en ai assez de me cacher, je décide de faire mon coming-out auprès de mes amis, lors d’une soirée je décide d’amener un mec que j’ai rencontré sur le net, et puis, devant tous, je l’enlace dans mes bras, je l’embrasse me retourne et dis qu’effectivement, je préfère de loin les mecs des filles… réaction… pas grand-chose je m’attendais à pire, aucunes réflexions de leurs pars… je ne suis pas déçu mais bon je m’attendais à des réflexions, bonnes ou mauvaises je ne sais pas, mais au moins un « j’en étais sûr »…

Me voila soulagé, maintenant que mes amis proche savent que je suis gay, je peux enfin vivre librement ma vie de pédé déclaré, comment… Je sais pas trop en fait c’était si simple de se cacher, me voila entré dans un monde ou la fête domine, je ne tarde pas à sortir dans le milieu gay parisien, et oui détour obligé pour moi qui suis en région centre !!! Je me mets à écumer les bars, les boites, les magasins branchés du centre de Paris, je découvre grâce à un ami le Marais.

Me voici officiellement gay, du moins c’est comme cela que je voyais les choses à l’époque, tant que je n’étais pas passé par Paris et son Marais je ne pouvais pas être réellement gay. Je redescends sur terre un instant en prenant le train qui me ramène chez moi à Brou cette petite, toute petite ville de l’Eure et Loir, le Marais est loin derrière, je sens l’ennui arriver, je ne vais plus pouvoir sortir, voir tous ces mecs sortir main dans la main comme de rien n’était, dimanche soir... je rentre chez moi, prend mes bagages et repars au lycée pour une semaine, il est loin le temps des copains que je voyais le soir après le collège, là, je vois plein de mecs mais il y en a pas un qui viendrait me rejoindre discrètement sous la douche ou dans mon lit le soir à l’internat, quelle lassitude toujours la même chose vivement ce vendredi que je rentre chez moi et reparte pour Paris, j’en oublie presque mes cours, j’ai tellement hâte que le temps des cours passe pour vivre ma vie de gay déclaré…

Fin de ma deuxième année de BEP, à seulement trois mois des examens, je rentre un vendredi soir à la maison, mon frère était rentré avant moi ce soir-là, j’ouvre la porte d’entrée… personne, pas de bruit, arrivé dans la cuisine, ma mère est assise sur sa chaise, elle regarde la télévision, à côté d’elle, mon frère avec un sourire d’idiot fini pour ne pas dire de con, ma mère se retourne, me regarde ne me dit pas bonsoir, le visage froid et la voix rauque, elle me lance «  alors comme ça, tu es pédé ! », je sens un frisson me monter le long du corps, je l’avais bien dis à mes amis mais pas à mes parents, la peur de les affronter était arrivée, je ma regarde et approuve, je ne vais pas m’en cacher, je m’attendais à la même réaction que mes amis, mais la pas du tout, elle se leva, et me demanda de partir de chez elle, je devait être parti au plus tard le dimanche soir avant leur retour de week-end.

Me voila donc parti de chez eux, une amie m’accueille chez elle et je découvre enfin la vie, la vraie, je finis mes études, et je rentre dans la vie active, je sors de plus belle quand même et me retrouve chaque week-end avec un nouveau copain, je me vois encore enlacer différents mecs à chaque fois, je ne peux m’arrêter car j’aime trop ça, le plaisir de découvrir à chaque fois un nouveau corps, un nouveau ventre, un nouveau nombril, une nouvelle langue, un nouveau sourire, une nouvelle peau, un nouveau regard…

Je n’ai pas le choix je dois vivre et c’est alors que je trouve un magazine dans lequel il y a des petites annonces à la fin, je répond à l’une d’elle et je pars dans une aventure que je ne connaissais pas, je rencontre un photographe qui me fait découvrir le milieu de la photographie, je fais séance sur séances, jusqu’au jour ou je décide de contacter une maison de production basée sur Bordeaux, je vais là-bas en tant que modèle, superbe séance, je ne pensais pas que j’aimerais poser devant un objectif, je fais de la photographie de charme, puis de nu, puis je me lance dans le domaine du porno, à aucun moment je pensais arriver jusque là mais c’est tellement super, je prend mon pied à chaque instant, les photographies sont de plus en plus hot et je prend mon pied à refaire séance sur séance, et puis un jour le producteur m’appelle et me propose de tourner dans un de ces films…

Moi dans le porno, impossible, je ne veux pas… et pourquoi pas ? Après plusieurs mois de réflexion je me lance enfin dans une carrière d’acteur de X gay pour cette production Bordelaise, j’adore, je rencontre des supers mecs trop bandants avec qui je couche, et pour couronner le tout je me fais payer pour… que demander de plus ? 

Un an passe et je continue tous les ans de faire des photographies avec divers photographes amateurs et certains à la limite du pro, je recontacte le producteur de Bordeaux au bout d’un an et lui demande de reposer pour lui ou de rejouer dans un nouveau film, il me reprend sans hésité et me voila reparti dans ce monde que j’adore encore de plus en plus, après quelque mois, il me recontacte et me demande de travailler pour lui sur un tournage, assistant réalisateur, mon rôle sera de préparer ce qu’il faut pour le tournage, aider le réalisateur, faire des photographies des scènes, je n’en reviens pas je vais mater sans arrêter les mecs qui vont baiser ensemble, le pied !

Six mois passent, et me voila réalisateur de film, j’écris mes premiers scénarios et met en scènes des acteurs avec qui j’ai couché dans des précédant films, je vois ces mecs baiser ensemble que ces bons de mater tous ces petits mecs mais impossible pour moi d’y toucher quelle frustration tout de même, quand je veux repasser de l’autre côté de l’objectif, trop tard, Nicolas Duroy est né, des articles ne parlent plus de moi comme acteurs ou comme modèle, mais comme réalisateur de porno, et le producteur ne veux plus que je revienne du côté des acteurs, pas possible pour moi d’oublier le bon côté des choses, oui je suis mieux payé comme réalisateur mais je préfère coucher avec les beaux gosses que de te tenir une caméra et de bander toute la journée sans pouvoir profiter des mecs qui me font les yeux doux à chaque coupure…

Je démissionne alors de cette boite de production de Bordeaux et me voila revenu en Eure et Loir, je pose ma candidature pour une boite de production en région parisienne cette fois ci, sans soucis, le producteur m’invite à le rencontrer chez lui, quelle chance pour moi que de retrouver ce monde en tant que modèle et acteur, arrivé à Paris me voila dans le monde du porno parisien, les production Berry, superbement bien reçu, je fais une séance photos et quelques temps après le producteur me contact et m’informe que ma candidature est retenue, je me retrouve acteur avec de nouveaux beaux mecs, cette fois je me lâche et je suis aussi bien actif que passif dans mes films, j’aime cette ambiance et ces corps nus, ce sentiment de soumission lorsqu’un pur beau gosse se met derrière moi et me prend bien en profondeur avent de se retirer et jouir sur mon torse.

Alors aujourd’hui est ce que je regrette ce que j’ai fait ? Est ce que je regrette mon image ?

NON

Pour vous amateurs de films porno gay sachez que les acteurs aussi ont une vie et que les plus dérangés dans l’histoire, ce ne sont pas ceux qui sont dans les films, mais ceux qui font des réflexions en ayant vu les films… en attendant ils se sont bien rincé l’œil pour se rappeler de vous !!!

Kiss

Nicko Duroy

http://nickoduroy.free.fr

  


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