J'ai cessé d'être un enfant
de Oscar
Attention, ce texte peut choquer les âmes sensibles.
Il traite d'un viol et de toutes les souffrances indélébiles qui en résultent.
J'ai souhaité publier ce texte dans la partie grand public parce que si Textes Gais a une dimension ludique, comme son nom l'indique, il souhaite également aborder toutes les thématiques, même les plus douloureuses. Un viol est un crime. Les victimes ne doivent pas avoir honte de ce qu'ils ont subi et doivent dénoncer leurs bourreaux.
J'ai longtemps réfléchi avant de raconter ce qui va suivre car j'exhume des souvenirs douloureux et quelque part, il me faut en parler pour cautériser mes plaies.
Les événements que je vais raconter se sont passés en 1974 année où j'ai quitté les louveteaux pour rentrer aux rangers au sein des Scouts de France et plus exactement à la Troupe Rangers de la Cathédrale St Joseph de Nouméa.
Normalement, l'âge de "montée" des louveteaux chez les rangers se situe à 12 ans mais j'y suis passé à 11 ans car étant rentré aux louveteaux à 7 ans, je m'y ennuyais un peu car j'était déjà sizenier et
détail conséquent j'étais devenu pubère. Les cheftaines s'étant rendus compte que j'étais plus mûrs que les autres garçons, ont décidé de me "faire monter". C'est comme cela que j'ai débarqué aux rangers où là certains des garçons avaient 15 ans.
Il existait une coutume chez les scouts de Nouméa, c'était le "cirage", en fait une sorte de totemisation dévoyée qui s'apparentait à une "mise à l'air' et une humiliation importante pour les gamins que nous étions. Les chefs savaient mais laissaient faire tout en se gardant de ne pas participer quand même. Le "papoose" était attrapé par les grands, qui le foutaient à poil, l'attachaient à un arbre et le badigeonner d'une "mixture" composée à base de terre, et d'ingrédients de cuisine comme le chocolat, l'huile etc
et très souvent de l'urine. Parfois quand le papoose était une "tâche" selon l'appréciation des anciens, la mixture était agrémentée de matière fécale
Je vous laisse imaginer ce que peux éprouver un gamin de 12 ans, que l'on fout à poil avec brutalité, que l'on attache, à qui on fait croire qu'il va subir les pires sévices et qui se trouve badigeonné, sous les rires et les quolibets, de ce "cirage" parfois merdeux
Nous les nouveaux, savions que dans une ou deux patrouilles d'anciens il se passait des "choses" et nous évitions de nous approcher de ces aînés et de leurs campements. Ils nous faisaient littéralement peur. Nous redoutions le moment où nous devrions passer au cirage et nous amorcions les camps, la peur au ventre. Dans mon cas, je suis passé au cirage en septembre 1974 à Val Fleury, superbe propriété des Scouts de France située sur la commune de Dumbéa vers Nondoué. Le campement de ma patrouille se trouvait à proximité de celui d'anciens et nos campements étaient séparés par un petit "creek" (une petite rivière dirait-on en France). Ce jour là, je récurais les gamelles au savon noir dans ce creek et malgré que nous cuisions au feu de bois, il fallait que l'inox soit resplendissant.
J'étais donc accroupi dans l'eau en short et tee-shirt occupé à frotter ces putains de galetouses quand trois "grands" m'ont attrapé et emmené de force sur la place forme surélevée où était leur coin de pat.. Ils m'ont foutu à poil, attaché à un arbre et j'ai subi l'application d'un cirage non merdeux sous les rires et les moqueries de ces vieux. Je n'ai pas été dupe aussi de certaines choses car je voyais que le regard de certains était figé sur ma verge et mes couilles dont la taille était très développée pour mon âge et même pour le leur. Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à voir un garçon de 11 ans formé et possédant déjà une toison pubienne. A bien y réfléchir, je crois qu'ils étaient plus surpris que moi
Pour ma part, j'avais peur mais je savais que j'y passerai et je redoutais que mon cirage soit merdeux. Les réjouissances terminées, ils m'ont détaché et j'ai pu me laver dans la rivière. Je pensais que tout était fini et que je n'aurais plus de problème mais je me faisais des illusions
Au mois de novembre, nous avions un camp de quatre jours au "Trou des Nurses" à Dumbéa et je suis parti à ce mini-camp le cur léger.
Le deuxième soir, deux garçons de la patrouille des "chacals" me proposèrent une partie de tarot et je n'avais aucune raison d'avoir une quelconque inquiétude et c'est en toute confiance que je suis rentré dans leur tente.
Et là tout est allé très vite. Ils étaient six sous la tente et deux m'ont pris les bras pendant qu'un autre me tenait les jambes et qu'un quatrième me baissait mon short et mon slip. Pendant ce temps Michel me menaçait de me couper les couilles si je hurlais, me recommandant de me laisser faire si je ne voulais pas qu'il me coupe. Puis il a sorti sa bite qui était déjà demi-molle pour me la foutre dans la bouche et m'ordonnant :"suce !" je n'avais pas le choix que de gober cette pine épaisse qui grossissait et qui m'étouffait. Inondé de mes pleurs, je suffoquais avec cette verge qui heurtait ma glotte. Immobilisé tête et corps, je perçu que les autres se foutaient à poil. Puis Pascal, le plus mignon est venu prendre la place de Michel dans ma bouche. Je sentais que Lionel et Thierry jouaient avec ma bite et mes boules, la branlant sans succès et malaxant à m'en faire mal mes testicules. Puis j'ai senti Michel qui écartait mes jambes et qui se mettait sur moi. Et là
il a poussé sa pine à l'entrée de mon anus. J'ai contracté, essayant de résister ce qui la énervait alors il a pris mes boules dans sa main et les a écrasé pour je me laisse faire et il est entré comme une bête. C'était atroce cette brûlure. Cette douleur me remontait dans le ventre et j'étais anéanti de douleur, étouffé par mes pleurs qui amplifiaient et la présence de la bite de Pascal dans la bouche. Je ne sentais plus rien, mon esprit était parti. Je suis tombé dans les pommes pendant que Michel me ramonait puis j'ai senti qu'il jouissait en moi. Tour à tour, Pascal, Lionel et Thierry m'ont fait subir le même sort pendant que James et Claude me tenaient et mataient
Quand les "chacals" (ils portaient bien leur nom de patrouilles) ont arrêtés de s'acharner sur moi, je ne pouvais plus bouger, je suis resté allongé sur le dos, nu les jambes écartés laissant apparaître mon anus tuméfié d'où s'écoulait du sperme et du sang. J'étais paralysé, tétanisé
à demi-inconscient. Je n'étais plus là
J'étais au dessus, mon esprit percevait mais ne réagissait plus
Puis ils m'ont poussé dehors de la tente, étonnés que je n'ai aucune réaction et je me suis trouvé dehors sur la terre, nu, et je me suis naturellement recroquevillé en chien de fusil ou en position de ftus, si vous voulez. Dans la nuit, réveillé par le froid, j'ai repris conscience et j'ai enfilé péniblement mon linge pour aller rejoindre mon coin de patrouille et là je suis resté dehors n'osant pas entrer dans la tente, dormir au milieu de mes camarades. Je suis resté là, au froid dehors, près des cendres du foyer qui avait servi à mes potes à faire la cuisine du soir. Aux alentours de 6h00, ils se sont éveillés au fur et à mesure que le jour se levait et m'ont demandé tour à tour où j'étais passé, s'inquiétant de l'absence de la soirée. J'ai menti, je leur ai dit que j'avais joué aux cartes et ils ont été assez crédules pour le croire ou ont voulu le croire. Un peu plus tard, tiraillé par la douleur mais me sentant plus gaillard, j'ai voulu me baigner, me laver, enlever ce qu'il y avait sur moi
ce sperme sur le corps et qui me collait aux fesses, le sang, la terre, leur sueur
leur odeur
je me suis mis nu dans l'eau et je suis resté là, callé entre deux gros cailloux, lavé par le courant et je regardais l'eau en pensant que cela pourrait être une solution à tout. Je voulais mourir car j'avais honte, j'avais honte
j'avais mal non pour moi mais pour mon père et ma mère dont je ne me sentais plus digne. J'ai plongé la tête sous l'eau et je suis resté sans reprendre ma respiration puis au bout de deux minutes et des brouettes, l'oxygène s'étant épuisé, j'ai ouvert la bouche pour en finir
Mais je n'ai pas pu, la première gorgée d'eau m'a fait me cabrer et n'a fait que provoquer une quinte de toux. L'instinct de survie est tenace
En rentrant au campement, j'ai ravivé le feu et j'ai brûlé mon linge de la veille en prenant soin de ne pas être vu. Mon slip Eminence en coton blanc était une loque de sang frais ou coagulé, de matière fécale, et de boue
Puis je me suis confectionné avec le papier "chiottes" un boudin de papier que j'ai glissé entre mes cuisses et entre la raie de mes fesses pour endiguer le sang qui continuait de couler. Sans le savoir, je m'étais confectionné une serviette périodique. Je ne me souviens pour ainsi dire plus du reste du camp car j'étais ailleurs et surtout la douleur m'empêchait de prêter attention à ce qui se passait autour. J'appréhendais de retrouver mes parents, j'avais honte et je me sentais sale.
En rentrant, j'ai fait la comédie à mes parents et je lui ai dit que le camp avait été super. Pendant plusieurs semaines, j'ai repensé et j'ai revécu ces moments et la nuit avant de m'endormir, je pensais à Michel, Pascal, Lionel et Thierry. Je me voyais porter plainte puis les voir au banc des accusés. Puis je les voyais à ma merci et je prenais une grosse branche et je leur éclatais la boîte crânienne
Pendant plusieurs jours, j'ai dû protéger mon linge avec mes serviettes périodiques de fortune. Puis le mois de janvier est arrivé et nous partions tous en Australie pour notre grand projet : y passer 45 jours dans le Sud entre Sydney, Melbourne, Adélaïde, Camberra et les petites villes du Victoria. C'était génial. A Sydney, au lieu d'être hébergé dans une famille d'accueil, j'ai passé la semaine chez mon oncle maternel et en journée on se retrouvait tous pour visiter des sites touristiques comme le Taronga Zoo ou les Three sisters à Katumba et faire nos activités.
Puis nous sommes partis de Sydney à Melbourne en train : le voyage à travers le bush était long et n'en finissait plus
Et le soir, nous avons été dispatchées dans des familles d'accueil, famille de scouts australiens. Pour ma part, je me suis trouvé logé chez un professeur d'université de Melbourne qui était commissaire scout. Il ressemblait physiquement beaucoup à mon père et sa famille était extra. Avec moi était logé un copain que j'appréciais beaucoup. Cependant, le jour où il m'a proposé innocemment de jouer à touche-pipi, je n'ai pas pu. Je refusais qu'il me voit nu. Je m'enfermais pour me changer ou me laver tandis que lui n'affectait aucune pudeur mais je ne pouvais pas
Puis nous sommes partis pour Adelaïde en train couchettes où nous avons passé trois semaines, en trois périodes. La première, je l'ai passé hébergé seul chez un chef de troupe et sa famille et cela a été de bons moments, ces gens étant très gentils. Puis, la deuxième période, nous nous sommes retrouvés tous ensemble sur une propriété des scouts du Soulth Australia et nous y avons fait plein d'activités, du rafting, poterie, peinture etc. Nous logions dans un grand dortoir d'un chalet y compris les chefs. Après cette deuxième semaine, nous sommes revenu à Adelaïde et moi je pensais retrouver la famille de la première semaine, il n'en fut rien
A l'arrivée, la Cheftaine Sylvie, l'épouse aussi du Chef de troupe Alain (un type super que j'adorais) m'annonça que j'allais dans une autre famille avec
Michel et Pascal. J'ai protesté, j'ai supplié mais ne pouvant pas lui avouer mon problème, je n'ai pas pu lui faire changer d'avis. Cette famille d'accueil était tout aussi adorable que les précédentes et avait entrepris de nous loger tous les trois dans la caravane qu'ils stationnaient dans leur cour à l'arrière de leur maison. Il ne fallait pas que j'y aille. Heureusement le père de famille de la première semaine est venu me déposer des affaires que je leur avais laissées ne pouvant les amener en camp. Et là pour la première fois j'ai dit à cet adulte dont j'avais confiance, j'ai expliqué dans mon anglais imparfait que je ne pouvais pas dormir avec Michel et Pascal parce qu'ils étaient des "bad boys"
Lui-même en a parlé à ses amis qui nous hébergeaient et ont décidé que leur fils de 15 ans irait dormir avec Pascal et Michel dans la caravane pendant que je dormirais dans la chambre de leur fils
Cependant, un après-midi que nous étions inoccupés, Michel et Pascal m'ont proposé de venir jouer dans la caravane au Monopoly. Sachant la mère de famille dans sa cuisine à proximité et me sentant en sécurité, j'ai accepté. Quelle bêtise ! Quelle naïveté. Car en plus de me violer tour à tour, ils ont joué avec moi
J'ai subi des sévices que je ne peux raconter mais dont le moindre a été de me raser la toison pubienne avec un couteau de chasse et le pire a été sans doute de m'enfoncer une bouteille de Coke en verre dans le rectum
De cet incident je n'ai rien dit à personne jusqu'au jour où un scout de Houaïlou est venu passer l'après-midi et là après avoir tenté de me faire rentrer dans la caravane par la ruse, ils ont tenté de m'y faire entrer de force et là je me suis agrippé au poteau du carport, en hurlant "Help ! Help"
La mère de famille est intervenue et leur a commandé de me lâcher et m'a faire rentrer avec elle dans la maison familiale. Le soir venu, les époux ont cherché à savoir mais face à mon mutisme, ils ont bien compris que quelque chose de grave se passait et j'ai fini le séjour chez eux sous une protection rapprochée de cette charmante famille australienne.
Rien ne s'est plus passé après jusqu'à l'embarquement sur le Fair Star, paquebot qui devait nous ramener de Sydney à Nouméa après trois jours de croisière. Encore, une fois, Sylvie, qui ne savait rien ou qui était trop bête pour se douter de quelque chose, m'a foutu dans une cabine avec Pascal, Michel et Lionel. A peine le bateau en mère et le soir tombant, je me suis trouvé dans la cabine avec eux et j'ai perçu le signe de la curée. Et encore aujourd'hui, je ne sais ce qui m'est arrivé à ce moment là, mais je leur ai demandé calmement d'attendre deux minutes. Etonnés, ils ont cessé de m'agripper tout en maintenant l'accès hors de la cabine hors d'atteinte. Je me suis entièrement déshabillé et je me suis présenté nu comme un vers ne cherchant nullement à cacher a nudité. Devant leur étonnement et leurs yeux hagards, je leur ai lâché : "ce n'est pas ce que vous vouliez
?" Je me suis allongé nu sur le dos à même le sol de la cabine et j'ai écarté les jambes, offrant mon anus à leurs verges en érection mais qui perdaient de leur fierté. Seuls pascal et Michel m'ont pris tour à tour, Lionel étant trop décontenancé. Ils m'ont baisé mais je n'ai pas eu mal et j'affectais une totale indifférence qui les déconcentrait. Ayant éjaculé, ils m'ont laissé tranquille et je suis allé me coucher après une bonne douche sous l'eau brûlante. Mon sommeil n'a pas été troublé et le lendemain, avant qu'ils ne se réveillent, j'ai bouclé mon sac à dos et j'ai quitté la cabine
J'ai passé le reste de la croisière sans jamais y remettre les pieds, dormant sur le pont sur les transats mis à disposition des passagers et ce fut mon dernier viol
NB : 27 ans après, un proctologue que j'ai consulté, en pratiquant un toucher rectal, a trouvé les traces de la déchirure du rectum que j'avais subi cette nuit de novembre 1974.
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