La vie
de PlastiK
Il se regarde et pense à ce quil a fait, pleure. Son meilleur ami, encore empalé sur lui sest offert sans lui laisser le temps de sexpliquer, dexpliquer linexplicable déplaisir quil venait de ressentir.
Il a trahi sa confiance, venait de contaminer son meilleur ami à qui il na jamais rien dit de sa sexualité osé et déplaisante. Pourtant habitué à être défoncé il contrôlait jusque là ce genre de situation.
Mais il désirait plus que tout cet ami, cette personne quil na jamais possédée, qui dun coup la serra dans ses bras, puis lallongea. Il ressasse, revoit cette scène ou il a prit son pied à plomber cet autre, assis sur lui, qui voulait soffrir en gage de tout ce quil pouvait être pour lui.
Mercredi... Il sort de la fac, reçoit un SMS
Retard
Une heure est passé et le voila chez lui dans sa maison crasseuse avec ce mec, quil aime tant et pour qui il veut tout.
Dur, quand on est une référence de provocations en tout genre, de masochisme et de caractère de ne pas cacher là ou le bas blesse.
Il se revit, quelques jours auparavant, au téléphone, apprenant la séronégativité de cette personne quil affectionne et pour qui une telle tare aurait été le dernier des désastres, un cur gros comme ça et une personne si gentille : une perte sèche irremplaçable. Jétais heureux. Je lavais accompagné pour massurer que tout allait bien pour lui, au-delà des doutes le confort psychologique était important. Il navait pas assez confiance en quelquun pour faire du no-capote avec mais cela était arrivé.
Pour ce que je pense du no-capote
Dans un élan de prudence et danxiété il avait décidé de faire une prise de sang pour se rendre compte de son sang, ce que tout le monde devrait faire.
Je lavais fait malgré moi quelques mois auparavant
Javais failli mourir dune infection aux intestins et par précaution mon chirurgien mavait imposé le dépistage, à lui aussi je lui avais menti. Mais il était intelligent et gentil, avait bien vu ma manipulation et avait feint quelle était exact et voulant me rendre service et me rassurer mavait collé une ordonnance de dépistage.
Et me voila niqué, foutu, jentends encore en plein cours le téléphone sonner mannonçant cette mauvaise nouvelle : « Mr X ? Oui cest moi ? Vos résultats sont arrivés, pourriez vous passer rapidement sil vous plait ? »
Javais déjà compris, je me retrouvais à serrer les dents devant mes camarades qui eux, me considéraient comme un sombre alcoolique clubbeur. Leur dire que jété pédé et séropo en même temps ? Autant je les considérais, autant je pensais que pas un seul de la salle laccepterai. Tout ce quil naurait jamais voulu être, assis au milieu deux.
Jeudi... Cest décidé, aujourdhui je sèche les cours, embobinerai tout le monde comme à mon habitude et irais au labo avant que cela arrive chez mon généraliste en qui je nai quune confiance mitigée. Il sait que je suis gay mais je nai jamais osé lavouer devant lui. Doublez ce portrait dun suicidaire masochiste, ajoutez les dernières nouvelle et le simple fait de penser quun médecin est humain dégouterai à peu près tout le monde de lui imposer un truc pareil.
«°Vous êtes ?
- M. X
- Vous voyez ce dossier ?
- Oui
- Et cette pastille rouge sur votre dossier ?
- Aussi
- Venez dans mon bureau
- M. X je ne veux pas mavancer, je ne suis pas tenu par le secret médical je vous le rappelle, mais dans un souci de votre bien être jaimerai savoir si vous êtes homosexuel
- Je le suis (les larmes coulants)
- Vous le vivez bien ?
- Parfaitement
- Jai une nouvelle que je pense vous ne désireriez pour rien au monde entendre.
- Laquelle ?
- Vous voulez vraiment que je vous le dise ?
- (Vulgairement) Oui de toute façon je ne suis pas venu là pour rien, ya pas grand-chose qui peu sortir dun labo
- Vous êtes séropositif
-
- Cela ne veut pas forcément dire que vous allez mourir
-
- Mais cela veut dire que vous allez aller chez votre médecin qui vous attend et il aura à vous parler.
- (En larme) Daccord
- Je vous remercie M. X, vous désirez que je vous accompagne ?
- Ca ne sera pas nécessaire. »
Mettez vous à ma place, hétéro, homo, imaginez ce que jai pu ressentir ce jour là. Oubliez moi, imaginez vous, recevoir cette nouvelle alors que vous naviez rien fait de spé, sauf écrire, sauf raconter quun soir vous avez sucé un mec et que vous pensiez être infecté.
Blague à faire peur sest vite transformée
En réalité !
Voila le commencement de cette histoire. Me soigner ? Aucune raison la trithérapie est une saloperie dont un des médocs est un médicament qui tue et destiné à provoquer des anémies. Mais bon le gay cest du bétail ça bouffe tout.
Mais hors de question, alors depuis ce jour là, il ya quelques mois, vivant une vie paisible et sans trop dhistoires je gardais ce secret jusqu'à cet après midi ou me sachant séropo, sachant que jadorais M
jai couché avec et je lai infecté, lui que jaime tant, que jaurais voulu être lhomme de ma vie, le seul aujourdhui avec un tel pouvoir sur moi.
Enculez et infectez vote conjoint
Vous comprendrez
PlastiK
Diffusez votre publicité sur nos textes pour tous publics en 468x60 ou 728x90, nos textes pour adultes en 468x60 ou 728x90
Les textes diffusés ici sont la propriété de leurs auteurs respectifs et de TextesGais.com. Tous droits réservés.
Site muni du tag ICRA pour la protection des mineurs.
Editeur : Editions textes gais. Hébergeur : Olf Software.
(c) Textesgais.com