Chien de fusil
de Saguilan



A l'attention du chargé « dossiers tops-secrets »-section recherches scientifiques, Monsieur O.W,

Suite à mes recherches sur la capture des phéromones et de leur action sur la libido, je suis au regret de vous annoncer l'arrêt imminent de la synthèse de certaines d'entre elles.
En effet, le comité de la Défense Nationale ne s'est pas figuré à l'avance la dangerosité de ses armes si elles tombaient entre de mauvaises mains.
Je vous rappelle les buts qui étaient assignées à mes activités:
- étudier la structure moléculaire des phéromones
- repérer celles qui entrent en jeu dans l'attirance sexuelle
- les synthétiser, le cas échéant, en vue d'essais cliniques
- enfin les utiliser comme armes de guerre
Selon quel processus?
J'ai découvert ainsi que les hypothèses de départ et le travail de certains chercheurs le supposaient que certaines substances sont sécrétées par les femmes à l'attention des hommes et l'inverse aussi.
Mais, il y a des récepteurs chez tout individu qui peuvent répondre dans presque 100% des cas à des phéromones sécrétées par une personne du même sexe, si elles sont combinées, ce qui à l'état de nature est très rare, mais semble être la possible explication de l'homosexualité qui touche entre 1 et 10% de la population mondiale.
Pourquoi arrêter derechef mes travaux?
C'est que ces substances à l'état de synthèse sont beaucoup plus virulentes du fait de leur concentration. Elles entraînent un désir imminent d'appétence pour le même sexe, à des concentrations 5fois supérieures à la normale.
Or, la ligne de route de notre projet était de rendre efféminés les soldats de troupes adverses, non pas d'entraîner une pulsion si violente. Je ne vous cache pas quels seraient les effets de ces phéromones « homophiles » si elles tombaient entre de mauvaises mains. Pour cela, il suffirait de capturer un échantillon d'air sur un lieu de bataille.
Elles pourraient induire aussi des génocides que je qualifierai de masqué par des dirigeants totalitaires, en détournant les hommes et les femmes de l'acte de procréation.
C'est pour cela que je prend la décision unilatérale de détruire les travaux de mon équipe et moi-même, même si je connais les risques disciplinaires voire de carrière que j'encoure.

Le 3/2/2008
D. B.


Lea revient dans la cuisine avec le verre de whisky qu'elle a donné à Jordan. Moitié plein? Moitié vide? C'est du pareil au même dans cette situation, elle espère seulement que son meilleur ami ait pris la bonne dose. Un verre vide lui aurait au moins assuré qu'il dormirait comme un bébé pour un long moment.
Elle hésite à le vider. Et si il se réveillait? Il lui reste encore des somnifères dans sa chambre mais ils ne sont pas réduits en fine poussière.
Lea aurait-elle le temps de les piler et de les mettre dans un autre verre?
Et puis, Jordan n'aurait sûrement plus envie de boire.
Elle verse le reste du whisky-coca après l'avoir senti une dernière fois.
Sage décision. Il faut se presser, c'est la meilleur chose à faire.
Prochaine étape:
Le frigo.
Dans l'un des compartiments de la porte se trouve son trésor inestimable. C'est ce que lui confère le papier aluminium qui le recouvre. La piqûre dans sa boîte ressemble à un lingot argenté. Mais ce n'est pas une inclination esthétique qui a poussé Lea à l'enrober ainsi. C'était pour qu'elle se fonde avec les denrées alimentaires de la famille, pour que les parents ne la découvrent pas.
Cette piqûre, elle lui a coûté une fortune et elle a demandé à François de la lui fournir, un pote assez proche d'elle pour qu'il rentre dans la combine. Il a dû se faire passer pour un homosexuel et avoir plusieurs séances de psychothérapie pour tester sa volonté à devenir hétéro.
A part Jordan, Lea connaît bien d'autres homosexuels, par la force des choses-ses amis ou amants-, mais aucun ne semble vouloir renier sa condition.
François, quant à lui, a été le meilleur des comédiens. Il a fait un numéro pathétique en parlant des gosses qu'il aimerait avoir avec une femme. Lea n'aurait pas pu se fournir par elle-même les phérogynéphiles, même si ses substances agissent de façon comparable chez les hommes ou les femmes qui veulent être attirés par le sexe féminin.
Et, comme vouloir avoir des rapports avec des femmes n'est pas un motif valable de prescription médicale, Lea ne pouvait faire appel qu'à François, à un hétéro capable de sentir la détresse d'une demoiselle qui ne rêve que d'une chose: s'unir avec le garçon qui la connaît le mieux et qui devrait l'aimer s'il n'y avait pas cette foutue barrière chimique qui les sépare.
L'amante esseulée enlève la fine pellicule brillante. Son regard est attiré par la date de péremption. Elle passe le doigt sur les chiffres incrustés dans le carton puis sort le contenu:il y a une seringue et une bonne dose de produit censé marcher pendant deux mois. Le temps que Lea espère suffisant pour arriver à ses fins.
Elle charge la seringue comme un fusil de chasse puis la tapote avec son index et son pousse. Le bruit que ça fait est sec.
Elle revient dans le salon prête à piquer le dard qui lui donne étrangement une allure virile que Jordan apprécierait sûrement s'il était réveillé, mais, soudainement, elle se rappelle qu'elle doit prendre le désinfectant. Il faut qu'elle monte dans sa salle de bain attitrée depuis que son grand frère a pris une chambre d'étudiant proche de sa fac. Les parents, eux, en ont une au rez-de-chaussée.
Ils sont partis pour un long week-end chez de la famille, quelque par en province. On a proposé à Lea de venir, mais elle a refusé car son plan était déjà fomenté depuis longtemps, et les grandes vacances étaient de toute façon trop éloignées pour attendre encore.
Attendre, ça aurait peut-être permis d'être plus tranquille lors de l'acte, choisir n'importe quel jour pendant presque un mois, mais bref, le prétexte de se faire une soirée VOD a marché aujourd'hui, même s'il n'était pas très original.
Lea, qui a redescendu les escaliers, voit le canapé sur lequel est allongé Jordan, un bras pendant qui touche le sol.
Il est d'un gabarit plus grand qu'elle et elle se demande si elle aura la force de le retourner. Heureusement qu'il ne s'est pas écroulé sur le tapis, ou que la boisson n'a ni taché ce dernier, ni ses vêtements.
Lea que tout le monde appelle Lea depuis sa tendre enfance rêverait qu'on l'appelle affectueusement autrement. Mais comment? Par un diminutif? Difficile de tronquer un prénom qui n'a que deux syllabes et trois lettres.
Plutôt par « ma petite chérie » ou quelque chose dans ce genre. Les garçons qu'elle a fréquentés jusqu'alors ont tous cruellement manqué d'imagination. Trop lisses pour elle.
Oui, il n'y a qu'un gay pour avoir du chien.
Lea s'agenouille, saisi le bras ballant et inerte, puis la taille de Jordan. Elle le retourne avec difficulté, ce qui la fait soupirer, et, elle tombe sur ce qui a été convoité par tant d'amants:son postérieur.
« Quelle idiote »lance Lea dans le salon.
Elle a oublié d'enlever la ceinture du garçon et de le défroquer. Sa manœuvre a donc été inutile. Elle le tourne encore une fois comme une crêpe et répare ses erreurs. Elle le voit pour la première fois en sous-vêtement, l'avoir vu auparavant en maillot de bain à la piscine, ça ne compte pas; ça n'a pas la même portée érotique.
Elle voudrait s'attarder sur son entre-jambe. Il ne bouge pas, il est inconscient, elle pourrait abuser de lui, mais ce n'est pas comme ça qu'elle veut l'avoir.
Encore un tourné de crêpe, elle se retrouve de nouveau devant ses fesses. Lea fait glisser son slip qui ne revient pas à sa position initiale, il est retenu par le galbe de cette partie de son corps comme une poitrine trop grosse qui sortirait entièrement de son corset.
Elle se sent excitée. Pourquoi a-t-elle fait ça? Descendre de quelques millimètres son slip pour piquer sur la partie haute du bas de son dos suffirait bien.
Mais, instinctivement, elle voulait plus.
Plus qu'elle ne peut aussi. A l'heure actuelle, elle ne peut lui donner le plaisir qu'il désire.
Mais tout ça va changer.
Elle imbibe un bout de coton d'alcool à 70% et le passe sur une partie charnue de la fesse droite. C'est le protocole à suivre. Les phérogynéphiles diffusent plus lentement et longtemps dans un milieu adipeux. Elles suivent la circulation du sang pour remonter jusqu'au nez et être actives.
Lea appuie sur la détente et déverse sa semence fertilisante qui fera naître une histoire d'amour, et qui sait, peut-être un enfant…
Mais, il faut attendre 24heures pour en voir les premiers effets.


Loic ets arrivé à l'heure convenue, 16heures. Il y a plus de garçons que de filles autour de la place de la Bastille. Et ça peut se comprendre, Act up qui a organisé le défilé est une association qui milite à la fois pour les gay et les contaminés du sida. Il y peu de gouines affectées.
Mais, il y a une autre raison à l'absence de femmes. C'est qu'elles cautionnent plus le projet de nouveau décret re-qualifiant l'homosexualité de maladie psychique ou mentale.
Pourquoi?
C'est qu'elles aspirent plus que les hommes à rentrer dans la normalité, à se marier et à avoir des enfants. Même les lesbiennes ont été marquées par l'histoire du prince charmant et la découverte des molécules chimiques modifiant la sexualité n'a pas fait chez elles l'effet d'une bombe à retardement comme dans la communauté gay.
La communauté lesbienne n'a pas implosé en une multitude de groupes mais, elle tend vers le droit à rentrer dans la norme et est entrain de disparaître.
Le combats d'avant-garde comme l'adoption ou le mariage entre filles, c'est de l'histoire passée. Et rappelons aussi une chose, c'est que toutes les filles ont rêvé d'avoir un phallus-comme le soutient Freud-, et c'est très utile dans une sexualité.
Chez les hommes qui préfèrent les hommes, la communauté qui était déjà une pluralité, avec des groupes comme les queer, les bears et les drags, les efféminés et les musclés, a dû faire face à un véritable schisme entre les « always» et les « wannabestraight»-appellations venues d'outre-atlantique-. Plus scientifiquement, ces deux clans représentent toujours l'opposition entre les « pro-phérogynéphiles » et les « anti-phérogynéphiles ».
Le traitement est disponible depuis relativement longtemps, donc logiquement, on pourrait dire: à chacun le choix de faire ce qu'il veut.
Mais, les choses ne sont pas si simples. Le traitement est onéreux et une ré-inscription sur la liste des maladies mentales par l'OMS ou quelque organisation que ce soit permettrait de se le faire rembourser.
Act up se refuse à laisser passer un décret qui renouerait avec les pires travers de la médecine, des castrations chimiques à la lobotomie du siècle dernier.
L'un de militants-chefs a une pancarte indiquant « année70:folie, aujourd'hui:éradication chimique ». Traiter quelque chose de maladie, ce n'est pas anodin.
« Les pro » répliquent que si l'on souffre d'un mal, c'est une maladie; et ils sont bien épaulés par des organisation religieuses puritaines qui côtoient de très près les lobbies pharmaceutiques.
Mais, il est évident pour « les anti » que c'est un leurre, que ce n'est qu'une histoire de gros sous.
Certains « anti » sont aussi des malades de ce qu'on a appelé en son temps le cancer des gays, le sida, et, ils auraient plutôt préféré que l'on découvre un vaccin contre celui-ci, quitte à disparaître comme association.
Mais, la recherche suit des voix insondables, en ce sens que la découverte est souvent le fruit du hasard. Seul l'argent, comme les capitaux énormes investis dans certaines maladies, ne suffit pas-il faut aussi de la chance et un chouia d'ingéniosité.

Ca y est les dirigeants donne le signal de commencer la marche-presque silencieuse. Même si c'est une fête de rassemblement de tous les « always », on a décidé de ne pas s'afficher; aucun torse nu, pas plus que de créature onirique plumée. Car, c'est aussi l'occasion de dire que l'on peut rester « toujours » et revendiquer les mêmes droits que tout le monde. La France n'accorde toujours pas l'adoption aux couples gays, mais, si une décision était prise en leur faveur, alors ils ne seraient plus tiraillés entre un plaisir évident, le leur en tant qu'homosexuels, et le désir d'avoir un enfant .
Tous les plaisirs d'une vie d'homme pourraient tant s'accorder si l'on mettait un frein à la projection sur les autres. Du moment que l'on est responsable, il n'y aucune limite à notre liberté.
Loic, encore lycéen l'a bien compris.
Pour lui, quoi que l'on dise de l'homosexualité, si elle est une maladie alors, l'hétérosexualité aussi, car, ce qui les caractérisent toutes les deux c'est d'aimer ce qu'on aime…


David Hamou se ronge les ongles, une vieille manie qu'il a depuis tout petit, en attendant que la consultation du patient qui est avant lui se finisse. Qu'est-ce qu'il raconte? Il a un quart d'heure de retard et ça doit être, dans tous les cas, moins important que ce qu'il a lui à communiquer à son psychiatre : passer enfin le cap, se faire administrer des phérogynéphiles.
Si ça continue, il va devoir retourner se faire une manucure et retomber sur l'esthéticienne qui n'arrête pas de lui faire du rentre-dedans. Quoi de plus normal: Il n'a pas d'alliance mais est toujours bien habillé. Un bon parti en somme! Si elle avait été juive, elle aurait sûrement demander à ses parents de proposer sa main à sa place, de manière interposée, comme il est d'usage. Les garçons de cette religion sont, en général, de moins en moins dégourdis, et ce sont les femmes qui doivent prendre les devants!
Mais, elles peuvent en tomber sur "des qui sortent avec des goim" et, pour se dépatouiller de cette situation, certains décident d'avoir une double vie, avec femme et maîtresse.
Seulement, dans le cas de David, il n'y a jamais vraiment eu de goi, que ce soit une femme ou un garçon.
Il a 27ans, travaille comme ingénieur informaticien, mais sa vie amoureuse n'a jamais décollé. Il est bien sorti avec deux-trois filles sans conclure, sans passer à l'acte, car il savait tout de sa différence.
Et là, il doit encore en parler à Monsieur Mercier.

Ça y est, le patient est sur le point de sortir. On entend des voix près de la porte.
Le patient est en fait une patiente. Elle sourit à David… qui reste stoïque. Trop d'inhibitions le travaille pour ne serait-ce qu'avoir un rapport amical avec la gente féminine.
David se lève de la chaise de la salle d'attente sur laquelle il était assis et sert la main du docteur.
Sa poignée n'est pas habituelle, elle est plus virile, plus forte et se veut une marque de détermination.
_ Vous vous êtes enfin décidé? lance Monsieur Mercier.
_ Oui!…Ca se voit?-Daniel cherche à ce que l'on dise « vous avez changé »-.
On répond simplement:
« Vous en avez parlé la dernière fois »-neutralité psychologique oblige-.
Bref, personne ne va s'exclamer « fonce mon type! Aujourd'hui !».
_ Je veux commencer ma vie sexuelle avec des femmes. C'est mieux pour moi, ma famille et mon aspiration à devenir père jour, argumente David.
_ Oui.
Juste un oui, que les psy parlent peu! Ils nous laissent tous seuls à réfléchir car, s'il y a argument, il y sûrement contre-argument!
_ Mais, j'aimerais encore parler de ce qui me retient à prendre le traitement.
_ Allez-y!
_ Je suis juif mais je suis aussi pour l'instant homosexuel. C'est contradictoire; mais l'histoire nous montre qu'être soit l'un, soit l'autre, était considéré comme une tare. J'ai tout lu sur les camps de concentration et même si je suis un juif séfarade, je porte cette histoire comme un fardeau.
_ séfarade, ça veut dire de l'Afrique du Nord?
David dans sa tête:
« Ne vous faîtes pas plus bête que vous ne l'êtes! Ca commence sérieusement à m'énerver! »
Après un blanc sans justification, le psychiatre, un peu gêné, reprend:
_ Ce n'est pas qu'un fardeau. Cela parle d'intolérance et de tolérance.
_ Croix jaune de David ou triangle rose, c'était la même chose. Mais, je ne peux pas devenir juif si je reste homosexuel!
_ Vous avez l'impression d'agir sous la contrainte.
_ Non, j'ai fait mon choix! Se justifie le jeune homme.
_ Dans tous les cas, sachez que le traitement est réversible. Il suffit de l'arrêter pour que ses effets disparaissent.
_ J'ai la chance d'être assez riche pour le prendre, ajoute Daniel.
Pourtant, soudainement, un doute germe dans son esprit. Et s'il devenait chômeur du jour au lendemain, s'il ne pouvait plus le suivre! Ca ferait un enchaînement en cascade. Il ne pourrait plus faire l'amour à sa femme qui le quitterait! Et tout seul, avec ses anciennes pulsions, et peut-être des crédits à solder, une maison à vendre, où se retrouverait-il?

« Ne pense plus! Ne pense plus! »
David agit:
_ Faites-moi tout de suite une ordonnance!
_ Quoi, vous voulez écourter la consultation?
_ Oui.
L'ordonnance passe d'une main à l'autre. Et sa forme change, arrivée au seuil de la porte. Elle n'a pas été pliée en quatre et rangée dans une poche, elle s'est retrouvée enroulée sur elle-même, en prenant l'apparence d'un canon de fusil… encore un.
Le geste est symbolique, peut-être même inconscient, les doigts repliés ressemble au chien prêt à détonner.
David s'apprête à tuer l'homosexuel qu'il est, mais il ne veut pas être considéré comme un nazi…


Vinodh Kamal sirote un verre de scotch, allongé sur son transat, en face de la mer.
On a rehaussé de quelques centimètres le pourtour de son île à l'aide de quelques tonnes de sable blanc fin, en raison de la montée globale des eaux. Il est traitée avec un enduit spéciales qui rend les grains solidaires, attirés les uns par les autres. Un procédé dont, Vinodh aurait bien voulu aussi s'emparer.
Mais, même si tout ça est onéreux, qu'importe, il en a les moyens, contrairement aux milliers de réfugiés écologiques ex-insulaires qui ont dû abandonner leurs terres, trop pauvres pour faire face à tout ça.
Le chercheur, par coquetterie, a racheté l'île en forme de France de la mappemonde version géante de Dubai.
Il passe son temps à se dorer au soleil, soleil plus intense que celui du pays de ses aïeuls: l'Inde.
Un milliardaire, qu'est-ce que ça peut faire d'autre que ça?
Il n'a pas travaillé tant que ça dans sa vie, mais, il a eu la chance d'être là au bon moment. Alors que son supérieur était sur le point d'effacer tous ses travaux sur les phéromones, il a réussi à pirater les logiciels de protection du système et les a récupéré. Il percevait alors l'étendu de leurs applications. Rien qu'en Inde, 50millions de gays, prêts à refuser leur sexualité pour vivre normalement.
Après la destruction de la cellule, il a dû néanmoins s'associer à d'autres chercheur américains ou européens, afin de s'initier aux travaux sur la fixation et la catalyse des phéromones en milieu liquide.
Comment des particules volatiles, présentes dans l'air, pouvaient-elles être « digérées »par l'organisme et êtres actives sur les nerfs du nez?
En effet, la version volatile agissait seulement ponctuellement, ce qu'il attendait lui, c'était une application à long terme, pour résoudre un problème chronique.
Ayant tout pompé sur les autres, Vinodh a breveté sa synthèse de molécule, et pour mémoire, l'homosexualité touche 1% de la population mondiale, c'est autant que la schizophrénie, un autre marché juteux! Si l'on ajoute 10%de bi, alors là, c'est le jackpot!
Vinodh trompe son ennui dans le luxe. Il est en âge de se marier, mais préfère brûler la chandelle ou la vie par les deux bouts, avec les divertissements de la ville-état: casinos, ski d'intérieur alors qu'il fait 40degrès à l'extérieur!
Et les filles?
C'est un peu compliqué. Officiellement, cette distraction n 'existe pas. On est dans un état musulman. Mais, il y a toujours moyen de s'arranger…
Bizarre, Vinodh n'est pas branché sexe, alors que c'est ce qui l'a rendu incroyablement riche… Pas le travail de toute sa vie, car encore une fois, il a tout pompé, donc plutôt de vies qu'il a volées, celles d'autres chercheurs. Il en a pillé, en pille et en pillera d'autres:celles de gays qui n'ont plus existé, n'existent plus, ou n'existeront plus comme tels.


Retour au sommaire de Textes Gais


Diffusez votre publicité sur nos textes pour tous publics en 468x60 ou 728x90, nos textes pour adultes en 468x60 ou 728x90
Les textes diffusés ici sont la propriété de leurs auteurs respectifs et de TextesGais.com. Tous droits réservés.
Site muni du tag ICRA pour la protection des mineurs.
Editeur : Editions textes gais. Hébergeur : Olf Software.
(c) Textesgais.com