Amours intemporels (2)
de Spike

Nota : au 3ème millénaire le conseil du monde avait décidé que le mot "amour" serait au masculin même au pluriel.
(NDLR : ceci après avoir signalé dans ma lettre hebdomadaire que le mot "amour" était masculin au singulier et féminin au pluriel).

Me voici devant un choix difficile. Mais quelle époque choisir, quel dilemme. Bon je me lance !!!
« - Je vais choisir l'époque d'Ulysse ?
- C'est une question ou un choix » me dit Baptise.
« - C'est mon choix.
- Très bien, tu vas me suivre dans la salle de conditionnement, tu peux l'accompagner Wilfrid, si tu le souhaites.
- Oh oui, je veux voir ça ».
Sur ce Baptiste nous fit passer par un tunnel pour arriver à une des petites bulles qui étaient reliées à la grosse.
On arriva dans une salle, qui ressemblait plus a une centrale mononucléaire en miniature. En plus il y avait un gros cylindre translucide relié par quatre gros câble.

« - Voilà une des machines à voyager dans le temps » nous dit Baptiste en montrant le cylindre.
« - Va falloir te mettre nu.
- Pardon !!?
- Oui, le cylindre te fait voyager et une fois arrivé a destination tu as automatiquement les habits de l'époque. Et puis t'inquiètes, on te verra pas nu, si c'est qui t'inquiète !!! regarde le bas du cylindre est noir jusqu'à la moitié. Maintenant que tu es rassuré, je vais t'expliquer ce qui va passer, d'abord tu vas mettre ce bracelet temporel, il est bourré de technologie. Il est très important, ne l'enlève jamais, c'est lui qui te ramera a notre époque. Entre autres il nous indiquera ton état de santé, ou un danger imminent, et on te ramène aussi sec ici. Il sert aussi à toi quand tu voudras revenir. En le pressant très fort tu seras de retour. Quand tu rentreras dans le cylindre tu tiendras très la barre qui se trouve à l'intérieur parce tu risque d'être bousculé, comme dans un manège. As-tu tout compris ?
- Oui, ça me fout quand même la trouille, mais je suis bien décidé.
- Alors rentre dans la cabine pour te déshabiller tu mets le bracelet et tu rentres dans le cylindre ».

Je rentrai dans la cabine pour me déshabiller, une fois nu je mis le bracelet, d'ailleurs il ressemblait à morceau de cuir tout simple, ensuite je pénétrais à l'intérieur du cylindre, il ne fait pas chaud à l'intérieur. Je m'accrochai à la barre des deux mains, et je dis à Baptiste :
« - Je suis prêt.
- Pas de regret ?
- Non, et dépêches toi il fait froid !!!
- OK à tout de suite !
- Comment ça à toute de suite » dit lâchant la barre de sécurité. J'ai eu juste le temps d'entendre Baptiste dire : « et c'est parti mon kiki », a ce moment le cylindre se remplit d'un brouillard et commence à tourner sur lui- même à une vitesse dingue, et je fus projeté contre la paroi, je fus assommé et je sombrai, je ne sais dans quel néant.


« - Baptiste.
- Oui Wilfrid.
- Pourquoi tu as dit à Spike “a tout de suite” ?
- Parce qu'il reviendra dans 10 minutes, même s'il a passé un an là où il est, allons voir comment il va.
- Comment vas- tu faire ?
- Tu n'as pas écouté, ce que j'ai dit tout à l'heure, le bracelet nous relie à lui, donc je vais voir l'écran de contrôle. Suis-moi.
- Ok je te suis, on va ou ?
- Juste à cote, là où il y a l'écran de contrôle ».
Baptiste alluma l'écran, et une fois que le programme s'est mit en route, il devint blême.
« - Qu'est- ce tu as Baptiste tu es blanc comme une aspirine.
- On a un problème, un gros problème !!! On a perdu Spike !
- Pardon, comment ça “on perdu Spike” ?
- Je ne sais, il a dû se passer, quelque chose avec le bracelet, le seul contact que j'ai c'est son état de santé, et d'après ce que je vois, il est assommé. Par contre je ne sais pas où il est dans le temps ».


Quel cauchemar, mais je me souviens de quoi il parlait. Bon assez dormi, faut se lever pour... Je me ne souviens pas ce que je dois faire, qui je suis ? ah çà je le sais, je suis Philippe, du moins je le crois. Bon, ouvre les yeux pour réfléchir. Mais je ne reconnais pas le plafond. Au moment, ou j'ai voulu m'asseoir, une douleur se fit sentir dans le crâne, de plus j'avais un pansement.
« - Vous devriez, resté allongé, sinon la bosse que vous avez ne va jamais se résorber. »
Je tournai la tête et un jeune homme dans la vingtaine me sourit.
« - Vous avez fait une sacrée chute de cheval, heureusement, vous n'avez rien de cassé, seule une grosse bosse. Je me présente, je suis Aristide.
- Excusez- moi, je crois que je m'appèle Philippe, et j'ai un gros problème, je me souviens plus de la chute de cheval, et je ne sais pas ou je suis. Puisque les présentations ont été faites, on pourrai se tutoyer ça sera plus simple.
- Tu es dans ma demeure, je t'ai ramené chez moi, pour te soigner, et d'après ce que je vois, tu as perdu un peu la mémoire, c'est dû sûrement à la chute.
- Je crois que c'est pire que ça, je ne me souviens que de mon prénom, on est dans quel pays ?
- C'est plus grave que je le pensais, on est sur l'île d'Ithakè (Ithaque), royaume d'Odysseus (Ulysse). Tu devrais dormir encore, je viendrai te chercher pour manger quelque mets, pour que tu puisses reprendre des forces, alors a tout à l'heure Philippe » me dit- il avec un superbe Sourire.
Quand il sortit, je m'endormis aussitôt, avec en tête l'image d'Aristide.
Je fus réveillé par une main douce qui me caressait le visage et une voix que je reconnu :
« - Philippe réveille-toi le repas et le vin sont prêt.
- Je ne sais pas, si je vais pouvoir me lever, j'ai la tête comme une pastèque
- Tu dois manger, puis je t'aiderai à aller jusqu'à la salle. Tiens passe cette tunique, la tienne est déchirée. Je vais t'aider la mettre ».
Je commençai à me lever, et Aristide m'aida à m'habiller, et a ce moment- là, malgré le mal de tête, mon entre jambe commença à se réveiller, et connaissant l'engin, il se ne calmerait pas de sitôt, si Aristide continuait à m'aider à enfiler la tunique.
« - C'est bon, Aristide, je vais pouvoir m'habiller seul.
- Comme tu veux, mais par contre je t'aiderais pour aller dans la salle.
- D'accord,, voila, je suis prêt, on peut y aller.
- Accroche- toi à mon bras ».
Je ne sais pas comment j'ai fait pour me calmer. On arriva dans une superbe salle, tout en marbre. Ça devait quelqu'un d'important mon hôte.
« - On va s'asseoir sur les couches, et sert toi pendant que je te sers une coupe de vin.
- Tu n'as pas de serviteur ?
- si, mais j'ai demandé a ce qu'on me dérange pas, pour ton bien- être.
- Aristide ?
- Oui, Philippe.
- Es tu toujours au petit soin, avec tes hôtes ?
- Non, mais tu es blessé. Et quand je t'ai trouvé, j'ai été touché et peiné de te voir gisant, la tête ou un petit filet de sang coulait parmi tes cheveux roux. Et tu es le premier roux que je rencontre ; Et aussi parce que je...
- Parce que ?
- Parce que je te trouve très attirant.
- Tu peux répéter, ce que tu viens de dire, pour savoir si j'ai, bien entendu.
- Excuse- moi si ...
- Tu n'as pas besoin, de t'excuser, au contraire, mais en si peu d'heures.
- Tu as dormi 3 jours. Et pendant ces 3 jours, j'ai pu te regarder a loisir et le coup fatal fut ce matin quand tu as ouvert les yeux.
- Aristide je ne coucherai pas dans ma chambre ce soir ni les autres jours ...
- Tu ne peux pas partir dans cet état et...
- Laisse- moi terminer, je n'ai parlé que de la chambre, je quitterais la chambre pour aller dans la tienne si tu acceptes. Parce que toi aussi tu es très ... ».
Je n'ai pas eu le temps de terminer, qu'Aristide était venu près de moi. Il me dévorait des yeux. il s'approcha encore un peu plus et m'embrassant très doucement comme si j'etais quelque chose de fragile. Il m'embrassa par petites touche sur mon visage, et sa bouche rencontra la mienne et ce fut un ballet de langue. Jamais on m'avait embrassé comme ca et aussi longtemps. Et ce premier baiser avait réveillé mon sexe qui c'est mis au garde a vous. Mais heureusement qu'Aristide était dans le même état que moi. Et tout en m'embrassant il commença à me caressait et c'est en touchant le pansement, qu'il se rappela.
« - Excuses moi pour ta blessure, mais ce que tu m'as dit m'a fait perdre la tête. Viens, on va dans ma chambre, on sera bien mieux, je vais te soigner à ma façon ».
Il me prit par la main, et m'emmena dans sa chambre. Ma tête me tournait, pas à cause de la chute, mais de la nuit que j'allais passer dans les bras d'Aristide.

Spike

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