Amours intemporels (3)
de Spike


Jamais, j’avais passé une nuit comme celle-ci, faut dire qu’avec ma perte de mémoire, je ne savais pas trop. Mais, ce n’était pas la première fois que je goûtais au sirop de kordom, ou le nectar des dieux comme dit Aristide. Je réfléchissais à ça dans les bras d’Aristide, quand j’entendis :
«— Aristide, tu as vu comment le soleil est haut, il serait temps de te réveiller, ARISTIDE !!! »
Ce cri réveilla mon amant, je fis semblant de dormir. Je sentais qu’il me regardait pour ne pas dire me comtempler. Il me retira doucement de son étau et me baisa le front juste a coté de la bosse, se leva et mit sa tenue pour aller dire deux mots au criard sans trop monter le ton de peur de me réveiller :
«— C’est souvent que vous réveillez les gens ainsi ?
— N’es-tu pas content de me voir ? » Répondit ce dernier
«— Tèlémakhos !!! Tu es de retour !!! Depuis quand ? Alors raconte-moi si tu as eu des nouvelles de ton père auprès de Nestôr ?
— Avant tout, je veux savoir pourquoi tu as dormi si tard, et pourquoi ce repas de la veille est-il a peine entamé ? »
Je me levais mis ma tunique comme je le pouvais parce que la nuit et ma bosse me tournaient un peu la tête. Je sortis de la chambre et le fameux Tèlémakhos, se retourna.
«— Ah je vois !! Sacré Aristide. Tu n’as pas honte de frapper les gens pour qu’ils partagent ta couche !!!
— Tu me connais Tèlémakhos, je ne ferais pas de mal à une mouche, mais je te présente : Philippe » Et se tournant vers moi :
«— Philippe, je te présente mon meilleur ami et confident : Tèlémakhos fils d’Odysséus roi d’Ithakè ! »
Je ne savais quoi dire, j’avais devant moi un magnifique garçon d’à peu près 20 ans, les cheveux blonds bouclés au regard pénétrant. Tèlémakhos me regarda et éclata de rire.
«— Je suis enchanté de te connaître, et surtout connaître un de ses amants !!! Généralement ils partent avant le premier chant du coq !
— Tèlémakhos s’il te plaît ne raconte pas ma vie et Philippe va rester mon hôte autant qu’il le voudra. Pour le moment il faut qu’il retrouve sa mémoire. »
Aristide raconta comment il m’avait trouvé et soigné, la suite, il n’avait pas besoin de la raconter, Tèlémakhos avait deviné ce qu’il c’était passé.
«— Maintenant Tèlémakhos, raconte-moi le résultat de ta recherche sur ton père. Et vu ta mine tu as de bonnes nouvelles. Mais raconte-moi ça devant le dîner d’hier soir, parce qu’on n’a pas mangé en fin de compte.
— Mais vous avez fait bonne chair, quand même.
— Viens Philippe, je vois que tu as du mal à tenir debout. Allonge-toi pour manger, fais de même Tèlémakhos. Et raconte tout. »
Tèlémakhos nous raconta qu’il avait rencontré d’abord Nestôr, mais il ne savait rien si son père était vivant ou pas, et, sur ses conseils, il alla voir Ménélaos mais là : même résultat.
«— Tu as du être déçu.
— Oui, j’ai quand même visité la plupart des îles pour glaner des informations, mais là : pareils. Depuis le siège d’Ilion, on ne l’avait pas vu. Et je décidai de rentrer a Itakè, il y a une semaine.
— Et c’est seulement maintenant que tu viens me voir.
— Ne t’emballes pas mon cher Aristide, puis pense à ton blessé peut— être que mes histoires ne l’intéressent pas.
— Non, au contraire, ça m’intéresse, et je ne sais pourquoi, il me semble connaître la suite. Je ne sais pas où j’ai entendu cette histoire. » dis-je.
— Tu connais la suite ? » Me demanda Tèlémakhos et Aristide en même temps.
— Ben, c’est assez confus, mais je crois que quand tu es arrivé a Itakè. Le soir même tu as rencontré ton père qui était arrivé depuis une journée.
— Philippe, tu es devin ?
— Je ne crois pas, mais la suite est confuse, excepté qu’il y a eu des morts, puis après c’est le trou noir.
— Pour les morts, tu as raison, mais il s’est passé d’autres choses d’abord, je proposai aux prétendants une épreuve où tout le monde pouvait participer, avec un seul arc que seul mon père sait tendre. Je cachais les armes des prétendants sur les conseils de mon père. Évidemment, personne ne put tendre l’arc excepté mon père déguisé en mendiant. Une fois l’épreuve réussie, il se fit connaître. Et là, ce fut la vengeance d’Odysséus.
Il tua avec mon aide et celle de deux serviteurs, tous les prétendants qui avaient profité de sa maison, et tout ce qu’elle offrait.
— Je ne me sens pas bien, pourquoi tant de morts il y av… » Je ne pus terminer ma phrase, car je m’évanouis.
Où suis-je ? Ah oui, je suis dans le lit d’Aristide, mais que m’est-il arrivé ? La mémoire me revenait peu a peu, et même des flashs dont un grand tube en verre plein de brouillard.
«— Tu es réveillé ?. Ça va mieux, tu n’aurais pas dû te lever.
— Ce n’est pas à cause de ma bosse, c’est le fait de tous ces morts, ma mémoire me fait défaut, mais des choses ancrées dans ma vie, des idées ou des principes, qui fait qu’un homme tuant un homme est impensable, mais tuant une centaine de personnes....
— D’où tu viens Philippe ? » Je me tournais, et vit Tèlémakhos.
«— Si je le savais.
— Un pays où tuer un homme pour se venger, je n’en connais pas.
— Tèlémakhos, s’il te plaît laisse tranquille. Il faut qu’il se repose, mais ne t’inquiètes pas, ce n’est pas quelqu’un de méchant. Je vais en prendre grand soin, tu peux me faire confiance.
— Aristide tu ne serais pas amoureux ?
— Pourquoi tu dis ça, Tèlémakhos ?
— Je t’ai jamais vu aussi prévenant, envers tes amants.
— Je ne sais pas, mais quelque chose au plus profond de moi-même me dit de le protéger.
— D’accord, désolé Philippe, de me trouver méfiant, mais ta façon de penser éveille des soupçons, surtout par rapport a ce que j’ai vécu depuis 20 ans sans mon père.
— Chaque civilisation a sa propre façon de penser, je ne t’en veux pas.
— Bon maintenant que les choses sont plus claires et qu’Aristide se porte garant de toi, pourrez-vous venir dans deux jours participez au festin que mon père organise pour son retour ?
— Je ferais en sorte que Philippe soit en forme.
— Je pense que tu vas être aux petits soins, Philippe. Bon, je retourne au palais, à dans deux jours. »
Et sur ces paroles, Tèlémakhos s’en alla.

«— Mon Philippe, je ne sais pas ce que je vais faire de toi ?
— Ben, viens me prendre dans tes bras, pour me redonner des forces.
— Ben tu es mon blessé, et c’est moi qui dirige, mais je ne peux pas te refuser ta requête.
— Juste ça ?
— Pour le moment, oui.
— Vraiment ?
— Oui, je ne vois pas autre chose et toi ?
— Oui, je vois une bosse qui grossit son ta tunique. »
Aristide ne put résister, et il fit l’amour encore mieux que la nuit précédente. Etait-il amoureux ? Et moi ?



«— Alors ? Baptiste, Spike est vraiment perdu ?
— Oui et non, je pourrais toujours aller le chercher, mais à l’époque où il se trouve c’est vague. Dans le sens qu’Ulysse a fait le siège de Troie pendant dix ans et il est rentré dix ans plus tard à Ithaque. La seule chose que je sais c’est que Spike va bien.
— Comment tu sais ça ?
— Rappelles-toi le bracelet, Wilfrid.
— Mais tu m’as dit qu’il était cassé.
— Tu n’écoute pas ce que j’ai dit
— Que veux-tu ? Je suis inquiet, mais quelle idée j’ai eu de lui proposer ce voyage dans le temps !
— Bon, je t’ai dit que le bracelet est cassé mais c’est juste pour revenir a notre époque, mais pas sur l’état de sa santé. Et d’après le programme, il est entre de bonne main, il est même amoureux.
— C’est bien même très bien, mais il ne va pas rester las bas ; Faut le faire revenir.
— Je ne m’y connais pas trop en histoire
— Par contre, Spike lui s’y connaît. Il a été étudiant sur l’histoire de l’humanité, et chez lui il a plein de documents sur l’histoire.
— C’est vrai ?
— Ben, oui !
— Tu ne connaîtras pas quelqu’un, un de ses amis qui etait aussi étudiant ?
— Oui, je connais surtout son dernier amant qui est aussi dingue de l’histoire que Spike. Et alors ?
— Contactes— le, sur le visiophone, il pourra nous être utile.
— Mais qu’est— ce je lui dis ?
— Demande lui si a l’époque d’Ulysse, on ne parle pas d’un rouquin qui ressemblerait a Spike.
— Il va me demander pourquoi ?
— Tu lui la vérité.
— Ça ne va pas être facile parce qu’il est toujours amoureux de Spike. »
Sur ce Wilfrid se dirigea vers le visiophone et contacta Enrique, et lui expliqua la situation. Et revint auprès de baptiste.
«— Alors il a accepté ?
— Ben, oui, je te l’ai dit, il est toujours amoureux de Spike. Dès qu’il a des nouvelles, il nous contacte. »



«— Alors, bien dormi mon rouquin favori ?
— Je ne sais pas !
— Comment ça tu ne sais pas ?
— C'était un rêve ou bien la réalité parce que je ne suis pas bien réveillé.
— Je vais te faire vivre ton rêve éveillé, en dégustant ton nectar des dieux.
— Vraiment, si c’est aussi bien que cette nuit, je goûterai ton sirop de kordom.
— Mais avec ta bosse tu ne pourras pas.
— Ne sois pas si sûr »
Et c’était parti pour un 69 digne de ce nom. Et après cet interlude, on se reposa et tout à coup Aristide me dit :
«— Tu sais que tu parles pendant ton sommeil !
— Ah ! je ne savais pas ou j’ai oublié. Et qu’est-ce j’ai dit ?
— Des mots que je ne comprenais pas. Par contre je voudrais bien savoir qui est ce Baptiste et ce Wilfrid. Ça te ne dit rien ?
— Franchement non, j’entends ces prénoms pour la première fois !!!
— Tu dois les connaitres, mais tu as oublié. C’est peut-être tes amants. Mais vraiment tu as tout oublié.
— Hélas, j’espère que non, je suis tellement bien avec toi, ça m’arracherait le cœur !!!
— Repose— toi, je vais chercher ma nourrice, elle va regarder ta bosse, et la soigner. À toute suite mon cœur. »
Aristide mit sa tunique et partit de la chambre. Mais qui était Baptiste et Wilfrid ? Je me posais la question pour la centième fois, lorsque qu’une dame dans la cinquantaine entra dans la chambre.
«— Bonjour, Philippe, je suis Eurydice la nourrice d’Aristide. Je ne sais ce que vous avez fait à mon Aristide, il est très heureux ? Il m’a fait la bise, chose qui fait rarement. Mais assez parler montrez-moi votre bosse. Attendez, je vais vous aider à enlever le pansement. Voilà, elle a bien dégonflé, mais va falloir que j’applique une crème de ma fabrication et refaire un pansement. D’ici deux jours, ça ira beaucoup, vous verrez.
— Merci madame.
— Eurydice, appelez-moi Eurydice.
— Mon ptit Philippe tu as intérêt à écouter mon Eurydice, car elle pourrait te faire une autre bosse. » Dit Aristide en riant.
«— Je vais préparer le cataplasme et un potage que vous boirez, et toi Aristide prépare un repas que vous mangerez tous les deux, à croire que vous n’avez pas mangé depuis deux jours.
— C’est presque vrai ma douce Eurydice.
— Ne va pas fatiguer de nouveau mon blessé, aller file, et vous, Philippe, restez coucher jusqu’à ce que je revienne. »
Une fois Eurydice et Aristide partit, je m’endormis et me mis à rêver de ce tube et du brouillard et où de cette voix qui « A toute suite » puis tout commença à tourner, et prit de panique, je poussai un cri qui me réveilla.
«— Philippe, ça va ? Qu’est— ce qui t’arrive ?
— J’ai fait juste un cauchemar, mais il etait tellement réel !
— Ne t’inquiètes pas je suis là, maintenant c’est fini. Tu veux un gros câlin pour te calmer ?
— ARISTIDE, je t’ai dit de la laisser tranquille
— Mais, Eurydice il vient de faire un mauvais rêve et ...
— D’accord, le repas est prêt ?
— Oui
— Bon va dans la salle, je t’envoie Philippe dès que j’aurai mis le cataplasme et refait son pansement. En attendant buvez ceci Philippe.
— Qu’est-ce que c’est ?
— Une potion qui va vous remettre debout, buvez. »
Je m’exécutais quand j’ai failli tout recracher.
«— Mais c’est immonde votre potion !!!
— Oui, je sais, mais c’est efficace. Allez buvez !
— D’accord, il le faut puisque demain on va ou palais.
— Impossible vous ne serez pas tout à fait remis.
— Mais c’est Odysséus qui nous a convié, Tèlémakhos est venu hier pour nous le dire.
— Je ne peux rien contre la volonté d’Odysséus, mais ce soir et demain avant de partir vous serez de boire une coupe de ma potion, sinon je réponds de rien. Maintenant occupons nous de votre bosse. Et après vous pourrez rejoindre ce chenapan d’Aristide. »
La bonne Eurydice me mit sa mixture sur ma bosse avec une douceur, pour ne pas me faire mal, et refit un nouveau pansement. Une fois sorti de la chambre, je revêtis ma tunique, pour rejoindre Aristide, qui m’attendait avec impatience.
«— Alors, comment te sens-tu ?
— Un peu barbouillé par la mixture, mais en mangeant, je pense que j’arriverais à faire disparaître, le goût.
— Je suis sûr que cette potion, va te remettre en forme, et il le faut.
— Pourquoi ?
Parce que cet après-midi, je vais t’apprendre à bien monter a cheval, je ne voudrais pas que tu te blesses de nouveau.
— Ma mémoire me manque, je ne sais même pas si je peux monter sur un cheval. Et rien qu’a l’idée...
— Il le faut pourtant, demain on va au palais à cheval, sinon il faudrait partir ce soir pour arriver demain soir.
— S’il le faut et puis je pense être entre de bonnes mains.
— Mieux que ça, entre de bon bras, les miens en l’occurrence.
— Alors monsieur le professeur, mangeons, et après une petite sieste bien méritée, et après je serais à toi !
— Seulement après la sieste ?
— Tu crois que toi a mes cotés, je vais avoir envie de dormir. Cela me semble difficile.
— Alors mangeons, j’ai hâte de faire la sieste. »

Spike

Suite

Retour au sommaire de Textes Gais


Diffusez votre publicité sur nos textes pour tous publics en 468x60 ou 728x90, nos textes pour adultes en 468x60 ou 728x90
Les textes diffusés ici sont la propriété de leurs auteurs respectifs et de TextesGais.com. Tous droits réservés.
Site muni du tag ICRA pour la protection des mineurs.
Editeur : Editions textes gais. Hébergeur : Olf Software.
(c) Textesgais.com