Amours intemporels (4)
de Spike
Je tenais vraiment à me reposer, mais comment rester de marbre a coté dAristide. Impossible de le calmer, mais cest vrai, je nai pas trop insisté pour dormir. De plus il est insatiable, mon beau grec. Après cette gymnastique façon Aristide. Il me laissa dormir quelques minutes, le temps de préparer la leçon déquitation.
« Alors mon beau rouquin, est-il prêt pour réapprendre à monter à cheval?
Ben, tu mas déjà donné un aperçu pendant la sieste. Si on peut appeler ça une sieste !
Tu crois ? Bon on va voir si ça a porté ses fruits ! Suis-moi, jai préparé ton cheval, celui dont tu es tombé.
Ah oui cest vrai que jai un cheval, javais oublié.
Il tattend dehors, avec le mien. »
Je suivis Aristide devant sa maison où deux chevaux nous attendaient.
« Lequel est le mien ?
Ben, regarde celui qui a lair content de retrouver son maître.
Le cheval noir ?
Oui cest le tien, de plus je suis un peu jaloux, de lamour qui te porte. Mais, vraiment il te ne rappelle rien ?
Non, mon pauvre Pinas !!! » À peine ai-je dit ça, que le cheval se mit à hennir.
« Pinas, cest son nom ?
Faut croire que oui, ta mémoire est en train de revenir.
Pour le moment je me souviens de mon prénom et celui de mon cheval.
Cest déjà un début. Aller, je me lance. »
Je mapprochais de Pinas, et là le cheval me donna un petit coup de tête comme pour mencourager. Et là, comme par enchantement, je sautai sur son dos comme si jétais né sur un cheval.
« Philippe
Oui Aristide ?
Soit le petit cours pendant la sieste a porté ses fruits, ou cest un miracle.
Pourquoi ?
Je ne sais pas comment tu es tombé de cheval, vu la façon dont tu le monte.
Je ne sais pas, et franchement jaimerais que ma mémoire me revienne, quoique depuis mon réveil, je suis heureux.
Mon pauvre Philippe, comme jai dit à Tèlémakhos, je moccuperais de toi, et essaierai de te faire retrouver ta mémoire, quitte à te perdre.
Pourquoi je te quitterai ?
La seule chose que je sais, ce nest pas la première que tu fais lamour à un garçon, et même tu le fais très bien. Tu as peut-être un homme qui tattend ?
Oui peut-être. Mais vivons le moment présent, fais-moi visiter un peu le coin.
Le temps de monter sur Avia, je te fais visiter mon domaine. »
Et nous voila parti, on a mis à peu près une heure, pour visiter son domaine. Il nétait pas grand, mais au trot, il semblait immense. Et Aristide était heureux, de me le montrer.
« Voilà, mon domaine sarrête à ce bosquet dolivier, que tu vois là-bas.
Tu dois avoir des parents qui sont bien vus sur Ithakè.
Non, pas du tout, cest Tèlémakhos qui mas donné ces terres.
Tèlémakhos ?
Oui, quand je suis arrivé sur Ithakè, il avait 16 ans et son moral nétait pas très haut, le fait de ne pas avoir de nouvelles de son père et les prétendants qui profitaient du palais et qui courtisaient sa mère. Jai réussi à lui parler, à lécouter et à le faire espérer que son père était toujours vivant. Et pour me remercier, il ma donné ce domaine.
Comme ça, juste en lui parlant ?
Heu... Cest vrai, on a eu une relation, ladolescent de 16 ans est devenu un homme au bout de 6 mois. Mais je nai pas abusé de sa jeunesse. Il avait besoin de quelquun qui pouvait lécouter, le comprendre et avait surtout de tendresse masculine. Pour lui maintenant, quatre ans après, je suis comme un frère, a ses yeux. Bon assez parlé de moi. Il faut que je montre une cabane de berger, qui est derrière le bosquet. Tu la vois ?
Oui, mais quest-ce quelle a de spécial.
Le premier arrivé donnera un gage au perdant.
Je vois le genre de gage que tu voudras de ma part si je suis perdant.
Et jai lintention de gagner. Allez Avia montre ce que tu sais faire. »
Avant même que je réagisse, Aristide était parti au galop. Heureusement, mon fidèle Pinas, se mit à galoper et réussi à dépasser Aristide, au moment où jarrivai aux niveaux du bosquet, Aristide se mit à crier :
« Philippe ! Philippe fait attention à la branche !!! »
Je me retournais, pour comprendre ce quil voulait me dire, mais trop tard, je sentis un énorme choc, a lendroit même où javais ma bosse.
« Philippe, Philippe ça va ?
Oui, je suis juste un peu sonné ? Wouah, quest-ce qui sest passé?
Jai essayé de tavertir que tu allais droit sur une branche dun olivier, mais trop tard. Tu peux marcher ?
Oui, je crois, le bandage a amorti le choc. Je suis juste sonné.
Viens jusquà la cabane, je vais regarder ça. On va laisser les chevaux se reposer. »
Au bout de deux minutes, on arriva à la cabane. Il y avait du foin tout frais, Aristide y installa une couverture, et me fit asseoir, pour regarder ma seconde bosse qui était sur la première. Franchement, jai la tête dure. Au moment où, Aristide enleva mon pansement, la vision dun garçon blond au sourire jovial mapparut.
« Aristide !
Je te fais mal ?
Non au contraire, je sais qui est Wilfrid.
Jai peur de la réponse ...
Je vais te rassurer, cest un ami, un très grand ami.
Un de tes anciens amants ?
Non, un très grand ami, mais cest la seule chose que je sais. Et, jai limpression quil veut maider à trouver quelque chose, mais je ne sais pas quoi. Cest confus. Aristide, prends- moi dans tes bras, jai mal au crâne en cherchant ce passé qui méchappe.
Tout de suite après avoir refait ton bandage. »
Aristide me refit le pansement avec toute la délicatesse quil pouvait me donner, et ensuite il me prit dans ses bras, je dirais même que cest moi-même quil le prit.
« Aristide, ça va ?
Oui et non, dans tes bras, ça va mais je peur de te perdre.
Une chose dont je suis sûr, Aristide
Laquelle ?
Cest que je suis amoureux de toi, comme jamais je lai été.
Comment tu peux savoir, ta mémoire nest pas revenu.
La mémoire peut-être, mais les sentiments sont ancrés dans la chair et non dans le cerveau.
Cest vrai ?
Oui, et je vais te le montrer. »
Je le couchais doucement, lui enleva sa tunique, et je commençai à lembrasser chaque parcelle de son corps. Et je ne pus continuer, car Aristide et sa virilité dominèrent la situation. Qui de nous deux avait perdu ? Aucun. Et qui avait gagné ? Tous les deux, et le trophée fut lamour que chacun de nous deux, en se le prouvant lun à lautre, dans des ébats, que je ne pourrais pas décrire ici. Car lamour se partage à deux.
Combien de temps ont duré les preuves damours suivit du sommeil, je ne saurais pas le dire.
« Philippe, réveille-toi. On nous regarde.
Quoi ? Quest ce que tu dit ?
Je te dis quon nous regarde. »
Je me retournai et devant la porte, je vis Pinas et Avia. Je fus pris dun fou rire suivit dAristide.
« Je crois quil est lheure de rentré, de plus si on arrive après la nuit, Eurydice ne va pas être contente.
Quand je pense que je vais boire, sa mixture affreuse.
Tu pourras monter ton cheval ?
Oui, ça va mieux, surtout depuis que nous avons fait lamour. Mais je préfère rentrer à pied.
Philippe.
Oui
Je taime.
Je taime aussi Aristide. »
Aristide pleura en membrassant, ce fut un duel de langues dans nos bouches respectives, qui furent interrompus par le hennissement de Pinas.
On rentra main dans la main, suivi de nos chevaux. Arrivé devant la demeure d'Aristide, on vit Eurydice sur le pas de la porte avec une coupe fumante.
« Cest seulement maintenant que vous rentrez ? Le soleil est presque couché.
Tu vois, Philippe, je tavais dit de pas trop flâner.
Quoi ? cest moi qui ...
Je vois que vous êtes en meilleure forme, Philippe. Mais Buvez ceci, le traitement nest pas fini.
Il le faut vraiment.
Je tiens à ce que vous soyez présentable et en bonne santé devant notre roi.
Daccord Eurydice, je vais boire votre potion. »
Javalai la boisson dun seul trait, et je fis une grimace qui a fait rire jusquaux larmes, Aristide.
« Maintenant, je vais changer le pansement
Désolé, ma douce Eurydice, on va dabord prendre un bain, et changer de tunique. Après tu pourras toccuper de mon hôte.
Donc Philippe prend son bain en premier, et comme ça je moccuperais de lui pendant que tu prendras le tien.
Je ne crois pas quon prendra un bain séparément. Nest-ce pas Aristide ?
Jallais le dire. Mais promis Eurydice, je ne vais pas le fatiguer ton blessé. Tu viens Philippe, je vais te donner une nouvelle tunique, et après le bain et je vais te frotter avec de lhuile. Eurydice peux-tu préparer le bain et, le repas ? Tu serais une déesse.
Promis tu me le ne fatigue pas.
Jai promis, je nai quune parole. »
Aristide me prit par la main, pour aller dans la chambre pour me choisir une de ces plus belles tuniques. Ensuite il me dirigea vers la salle des bains. Il y avait une grande baignoire en marbre, où fumait une eau odorante. Une baignoire où lon aurait pu mettre quatre personnes.
« Je vais te nettoyer, et te masser avec de lhuile. » Me dit Aristide
« Vraiment ? Tu as promis à Eurydice quon serait sage.
Jai dit ça je men souviens plus.
Ça, cest plus que de lamour ?
Ah oui ? Cest quoi alors ?
Je ne sais pas, mais je veux me baigner avant que leau refroidisse. »
Je me jetai sur Aristide pour lui retirer sa tunique, le problème ou le bonheur, il avait eu la même pensé, je me retrouvai nu comme un ver suivit dAristide, et vu létat de nos sexes, le bain allait être très chaud. Aristide a dû me faire tous les massages qui existent, et termina à me passer de lhuile, qui rend la peau si douce. Je nen restais pas là, je lui rendis tous les prodiges quil mavait donnés. En sortant de la salle des bains il y avait plus deau à lextérieur de la baignoire que dedans.
« Quels gamins que vous faites tous les deux, le repas est prêt, mais avant je moccupe de Philippe.
Asseyez vous, le temps que japplique le cataplasme et que je mette un nouveau pansement. Mais la bosse na pas dégonflé ? Cest bizarre, je vais mettre un peu plus de cataplasme. Voilà Cest fait. Je vous libère, je pense quAristide simpatiente. »
Quand je rentrai dans la salle des banquets, je vis Aristide à demi allongé avec plein de victuailles sur la table. Je vis surtout ses yeux bleus qui brillaient de plaisir et remplient damours. Ce regard me fit fondre, que jen pleurais de joie et de tristesse.
« Quest-ce qui tarrive ?
Je suis si heureux, que cest moi maintenant qui a peur de te perdre.
Mon amour, je serais toujours à tes cotés, quoi quil arrive.
Je taime tant Aristide
Et moi alors ? Moi aussi je taime plus que tu puisses imaginer, jai déjà aimé des garçons, mais cetait des amants. Toi cest différent, il ny a pas que le sexe, cest autre chose. Je narrive pas à expliquer. Viens près de moi. Et mangeons, après je te montrerai à quel point je taime. »
On dit vivre damour et deau fraîche, maintenant je comprends. Car nous avons peu mangé. Lenvie de nous prouver, nous avait coupé appétit, mais pas celui dêtre lun près de lautre, pour ne faire plus quun. Ce fut encore une nuit encore plus belle que les autres. Mais mon cerveau gâcha mon sommeil, je rêvais des choses tellement réelles, était -ce ma mémoire qui me revenait par bribes ou simplement un rêve. Quand je me réveillai, je me blottis près dAristide, pour réfléchir a ces rêves. Puis tout commença à semboîter, ma mémoire me revenait. Je poussai un cri qui réveilla mon amour qui était beaucoup plus vieux que moi, mais que jaimais.
« Philippe, ça va ?
Oui, Aristide, juste un mauvais rêve. Ne tinquiètes, près de toi il sest envolé.
Tu as beaucoup bouger pendant ton sommeil. Tu es sûr que tout va bien ?
Oui, oui je tassure.
Alors embrasse-moi pour me le prouver. »
Je me ne fis pas prier, et je lui fis le grand de baiser. Ce qui réveilla son bas-ventre, et évidemment cetait reparti pour un sport en chambre. Après cet interlude charnel, on se reposa, mais pas longtemps, car Eurydice rentra dans la chambre avec son horrible mixture.
« Allez les garçons, debout !!! Il faut vous préparer pour le festin quOdysséus a préparé pour fêter son retour. Mais avant tout, Philippe buvez ma potion contre les bosses.
Il le faut vraiment !!!
Cest ça ou je vous retiens ici. Cest comme vous voulez.
Alors, je nhésite pas, je bois. »
Je me mit à boire, mais cetait encore plus horrible que les deux autres. Je me bouchais le nez pour pouvoir boire. Je fis une telle grimace de dégoût, quAristide partit dans un grand fou rire suivi dEurydice. Je ne sais quelle tête je faisais, par le fait dêtre vexé, mais lhilarité repartit de plus belle, si bien que je me mit à rire aussi.
« Je vous ai préparé deux bols de lait de chèvres frais et du fromage, pour vous fortifier. Manger pendant ce temps la je vous prépare votre bain.
Merci Eurydice. Quest-ce que je ferais sans toi ?
Je ne sais pas, mon petit Aristide, je ne sais pas. »
Dès, le départ Eurydice, nous partîmes nous restaurer. À ce moment, la Eurydice :
« Aristide, un jeune homme demande un repas, puis-je le faire entrer pour quil partage votre repas du matin.
Oui, invite le. »
Eurydice fit entrer dans la salle, un jeune homme de 25 ans à peu près, barbu avec des yeux bleus magnifiques, différents des yeux bleus dAristide.
« Bonjour, je suis Aristide et voici mon ami Philippe.
Bonjour, je suis Homère, je suis venu pour écouter les histoires d'Odysséus.
Ça tombe nous allons au palais aujourdhui. On pourra y aller ensemble si vous le souhaitez.
Je souhaite juste me nourrir, car jai encore un bout de chemin à pied.
Ben, vous arriverez bien après le festin. Si vous voulez, je vous prête un cheval. Vous Savez monter à cheval?
Oui, quel grec ne sait pas monter à cheval?
Cest décidé, Philippe et moi-même, nous terminons ce repas. Eurydice, peux tu toccuper de notre hôte, pendant que nous préparons.
Pas de problèmes Aristide. Mais dès que vous êtes prêt, je voudrais voir la bosse de Philippe.
On vous rejoint dès que nous sommes prêt, et après je te prête Philippe, si tu me le rends.
Allez filez.»
Elle neut pas besoin de nous le dire deux fois. Nous nous dirigeâmes vers la chambre, pour choisir une tunique.
« Philippe, je vais thabiller pour que tu sois le plus beau avec moi. Voici cette tunique qui vient dAthéna, ainsi que ce manteau et ces sandales. Ah, que jy pense et cette épée.
Heu ! Lépée est indispensable. Tu sais moi les armes, je les ai en horreur.
Tu auras juste à porter, pas te battre avec, puis cest lusage.
Bon, si cest lusage, je me plie. Mais à contre-cur.
Tinquiètes pas, je serai près de toi. Je te ne quitterais pas dun pied. Bon, allons nous laver, avant que leau soit trop froide ; ça serait embêtant.
Pourquoi ?
Ben , froid, ça arrête pas mal de chose.
Cest bien ce que jai dit hier cest plus que de lamour.
Allez, viens vite que je te bichonne. »
En sortant du bain, il y a un peu moins deau en dehors que la veille. On shabilla, et lon alla rejoindre notre hôte qui avait fini de manger.
« Homère, la salle des bains serait prête, si vous souhaitez.
Jai peur dabuser de votre hospitalité.
Non, je vous assure. Le temps de changer leau et...
Ramassez celle qui a débordée. » Dit Eurydice
« Oui, je vous accompagnerais, juste aux portes. Je ne voudrais pas que ma nourrice, me martyriser mon Philippe. Avez-vous, des vêtements propres ?
Oui, pas de problèmes. Je vous remercie de votre hospitalité et de votre générosité. »
Dix minutes plus tard, Aristide revint. Entre temps, Eurydice avait changé mon pansement.
« Sympathique cet Homère nest ce pas Philippe ?
Serais-tu intéressés par hasard?
Philippe, je ne taurais pas connu, jaurais volontiers passé une nuit avec, mais pas plus. Mais il y a plus de jeux, puisque je suis heureux. Heureux et amoureux. Philippe, je taime.
Prouve-le-moi.
Avec plaisir. »
Aristide membrassa avec toute la passion quil pouvait donner.
« Je te crois, je t'aime aussi. Par contre il y a un fait qui me chiffonne. À moins que ça soit ma mémoire qui me joue des tours, mais il y a un lien entre Homère et Odysséus. Je narrive pas à voir lequel ?
Je ne pense pas quils se connaissent, vu la différence dage.
Messieurs, je suis prêt à vous suivre jusquau palais. » Nous dit Homère. Cest vrai quil était intéressant. Les chevaux préparés nous partîmes pour le festin chez le roi dIthakè. Si javais su la suite, je serais resté dans la demeure de mon amour pour toujours.
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