Amours intemporels (5)
de Spike
Avant de partir, Eurydice nous avait préparé un baluchon qui contenait du fromage de chèvre, de la viande et une grosse gourde de vin, sachant qu'on arriverait qu'en fin d'après-midi au palais D'odysséus.
Fais attention à Philippe, Aristide, ne le fatigue pas trop.
J'en fais le serment, on va y aller tranquillement, au trot. Ça te va comme ça ? Eurydice.
Oui. Vous comptez rester combien de temps au palais ?
Je pense trois ou quatre jours. Je pense que notre roi a beaucoup à raconter au bout de vingt ans d'absence.
Je pourrais déjà vous en raconter une partie. Dit Homère
J'ai rencontré les principaux personnages, et les personnes vivantes qui étaient au Siège d'Ilion.
Parfait, vous nous raconterez, tout ça en chemin. Tu es d'accord Philippe ?
Pas de problème, au revoir Eurydice.
Revenez-moi en entier. Bonne route.
Le soleil était déjà haut, quand on prit la direction du palais qui se trouvait a l'autre bout d'Ithakè.
Homère, est-ce que je peux vous tutoyer ?
Pas de problème, Aristide, vu le chemin qu'on à faire ça serait plus simple.
Que dirais-tu ne nous raconter le siège d'Ilion ?
Ça sera avec plaisir.
Homère se mit à nous raconter, son histoire qui avait pour titre « l'Iliade ». Il y mettait du cur. De l'origine de la guerre, jusqu'à la prise de la ville avec la ruse d'Odysséus avec le cheval de bois. Si bien, qu'on n'avait pas vu le temps passer.
Tu es un sacré conteur, Homère.
Merci, mais il faut que j'améliore, et je pense qu'Odysséus m'apportera les derniers détails qui me manquent.
Que diriez-vous de s'arrêter pour manger, ce que ma nourrice nous a préparé ?
Voilà une bonne idée. Dit-je
Le soleil tape fort, et se mettre à l'ombre des oliviers qui forme ce petit-bois. Et puis ton histoire, Homère, m'a ouvert l'appétit.
Excellente idée, Philippe.
Aristide mit une grande peau, à l'ombre d'un grand olivier et l'on partagea le repas. Le vin aidant à faire passer la viande séchée et le fromage, commençai à me monter un peu à la tête.
Je ferais bien un petit somme, pour pouvoir être en pleine forme, pour notre arrivé.
Moi aussi, Philippe. De plus les chevaux ont besoin de se reposer. Et toi Homère ?
Moi ça va, mais vous pouvez dormir, faut que je mettre de l'ordre dans mes parchemins.
J'ai vu une cabane, on y va Philippe ?
Oui, pour le réveil je pense que Pinas, le fera dès qu'il se sera reposé.
La cabane était cachée, par une haie et heureusement. Connaissant Aristide, ce genre de sieste, il aimait que trop bien, surtout ma présence. En entrant dans la cabane, je pris Aristide dans mes bras, et je l'embrassai avec tout l'amour que je pouvais lui donner.
Que me vaut ce baiser digne d'un dieu.
J'ai une chose importante à te dire, mon Aristide.
C'est si important ?
Oui, ma mémoire commence à revenir, c'est assez flou quand même.
Et alors ?
Je te rassure, d'où je viens, je suis seul. Mais, je t'aime trop.
Moi aussi mon Philippe. Mais tu as sûrement une vie.
Mais je t'aime, je ne veux pas te quitter.
En disant ça, je l'enlaçais pour l'embrasser tout en nous faisant tomber dans la paille. Nos tuniques volèrent, et je lui ai fait l'amour, pour lui prouver que je tenais à lui. Il me rendit tous les plaisirs que je lui donnais. On termina, en un des plus 69 que j'ai connu. Chacun donnant son sirop de kordom en même temps. On s'endormit, chacun dans les bras de l'autre.
Ce n'est pas croyable, vous auriez pu attendre de faire ça au palais !!
On sursauta, Tèlémakhos se tenait dans l'encadrure de la porte de la cabane.
Tu permets, qu'on se rhabille
Pas de problème, Aristide.
Je le ferais, dès que tu seras sorti.
Tiens, tu es pudique ?
Je ne dis pas ça pour moi, mais pour Philippe.
Pendant ce petit dialogue, je vis que Tèlémakhos, qui était a contre jour, avait un corps parfait, et l'on pouvait bien voir à travers sa tunique. Aristide avait fait du bon bouleau.
Philippe,
Oui, Aristide
Tu rêves ou quoi, habille toi. Tèlémakhos nous attends.
Oui tout de suite, au fait merci, jamais j'aurai osé de me montrer nu.
Il a quand même vu tes fesses. Pour mon plus grand des plaisirs.
Ah oui pourquoi ?
Ça lui rappelle des vieux souvenirs, et vu son sourire, il est heureux pour moi, malgré cette petite ou grande ombre...
Tu parles de ma mémoire ?
Oui.
Viens près de moi que je t'embrasse pour la faire disparaître un petit moment.
Tèlémakhos, on arrive dans deux minutes.
Je vous donne une minute, on vous attend au palais surtout mon père.
Je fis un court, mais un baiser brûlant à mon Aristide qui aura bien continué sur la paille.
Où est passé Homère demanda Aristide
Il est au palais sachant que vous alliez faire plus qu'une sieste, il a décidé de prendre le devant, et il nous dit que vous n'alliez pas tarder à arriver, mais te connaissant Aristide, j'ai préféré prendre le devant, pour vous faire accélérer le pas. J'ai sauté sur le cheval que tu as prêté à Homère. De plus mon père a hâte de te connaître ainsi que Philippe, quand je lui ai raconté l'incident sur l'exécution des prétendants, chose qui a surpris mon père, connaître un grec qui ne se bat pas.
Mais je ne suis pas grec, Tèlémakhos ! Dis-je
Pourtant tu le parles très bien
Laisse le tranquille, Tèlémakhos, sa mémoire lui revient peu à peu. Je pense quand il l'aura retrouvé entièrement, tu auras une explication. De plus moi je n'en ai cure, je l'aime et il m'aime. Et ça j'en suis sure. Allez, mettons en route puisqu'on est attendu au palais.
On mit plus de deux heures pour arriver au palais.
Je vais confier les chevaux aux serviteurs de notre demeure, et je vous montrerai vos chambres respectives. Nous dit Tèlémakhos tous en amenant nos chevaux aux écuries.
Mais, on ne va pas dormir ensemble demandais-je à Aristide
Ce n'est pas un problème, j'irais te rejoindre dans la nuit, il faudra juste que je regagne ma chambre avant le premier chant du cop.
Tèlémakhos revint, 5 minutes plus tard.
Suivez-moi, je vous ai trouvé vos chambres dans une aile du palais, qu'Aristide ne connaît pas.
Pourtant en 6 mois j'ai eu le temps de le connaître.
C'est sûr, mais pas tout.
On traversa un vaste jardin et Tèlémakhos nous amena devant une petite maison accolée au palais.
Voilà, c'est dans cette demeure que vous avez vos chambres . nous dit-il avec un grand sourire
Et en entrant, je compris pourquoi il souriait. Il y avait qu'une seule pièce avec un grand lit.
Tèlémakhos, tu nous as fait marcher. Dit Aristide
Tèlémakhos éclata de rire.
C'est vrai, je suis content de moi. Mais sachant que Philippe était toujours présent, je sais que tu tiens, et je ne pouvais pas vous séparer, même le temps d'une nuit. Je vous ai donc préparé cette surprise. Je fais mettre de l'eau fraîche, vous avez encore de la paille,, vous pourrez vous rafraîchir, et je vous ai apporté pour chacun de vous une nouvelle tunique. Voilà, évitez de montrer votre amour, car le soleil ne va pas tarder à se coucher. Je viendrais vous chercher, pour amener à la salle du banquet et je vous présenterais mes parents. À tout à l'heure.
Tèlémakhos.
Oui, Philippe ?
Merci. Dis-je en même temps qu'Aristide.
C'est très important l'hospitalité chez nous, mais c'est vrai que pour vous deux, j'ai fait plus, et vos remerciements me viennent droit au cur. Bon, je reviens vous chercher au coucher de l'astre du jour.
Une fois Tèlémakhos partit, Aristide me sauta au cou, tout en m'embrassant.
Philippe, je suis heureux. Heureux et amoureux. Je t'aime, Philippe. Et le fait que Tèlémakhos nous ait préparé cette chambre, c'est qu'il t'apprécie. Mais lavons nous, et changeons nous, de façon qu'on soit présentable devant le roi.
Deviendrais-tu sérieux ?
Pour le moment, oui. Mais tu ne perds rien pour attendre, Tu verras quand on ira se coucher.
Je me disais quand même que tu me préparais bien une surprise.
Ça c'est vrai, mais tu le sauras que quand on se couchera, mon amour.
Sur ces mots, on se lava et l'on mit les tuniques, que Tèlémakhos nous avait préparé. Elles étaient magnifiques, et mon Aristide était un dieu vivant et de la façon dont il me regardait, il devait penser la même chose. Tèlémakhos arriva au bon moment une minute de plus, il nous aura trouvé en train de tester le lit. Lui aussi s'était changé, il était très beau.
Philippe évite de me regarder comme ça tu vas rendre jaloux Aristide.
Je lui permets, Tèlémakhos, tu es vraiment magnifique.
Vous deux aussi, et le plus beau c'est vos sentiments que vous prouvez l'un pour l'autre ; vous rayonnez. Suivez-moi, on attend plus que nous.
En suivant Tèlémakhos, je me ne doutais pas que j'allais vivre mes dernières heures sur Ithakè, pour revenir a mon époque.
Tèlémakhos nous emmena dans une grande salle, ou la plupart des invités étaient présents, au fond de la salle il y avait trois grandes chaises, ou était assis le roi d'Ithakè et sa femme et de son fils. Tèlémakhos nous mena directement devant Odysséus.
Père, permets moi de te présenter la personne qui m'a aidée moralement et son compagnon.
Ce n'est pas la peine, mon fils, tu m'en as assez parlé. Le jeune homme brun est Aristide et le jeune homme roux avec le bandage doit être Philippe. Me suis-je trompé ?
Non, Odysséus. Je vois que Tèlémakhos nous a bien décris.
Tu a raison Aristide. Je vous présente la reine d'Ithakè, la plus fidèle de femme, ma femme : Pènélopéia
Odysséus, je connais déjà Aristide mais point Philippe. Et au regard d'Aristide, je vois que Philippe est quelqu'un de bien.
Je vous remercie Pènélopéia. Dis-je en rougissant.
Je sais assez de chose sur Aristide, mais sur toi Philippe on ne sait très peu chose. Et Tèlémakhos m'a conté d'étranges propos à ton sujet. Il est vrai que j'ai vu d'étranges contrés en dix ans de voyage et d'exil, mais je ne connais pas de pays où la violence et de tuer un homme pour se venger ou se défendre est proscrit.
Odysséus, si je n'avais pas perdu une bonne partie de ma mémoire, je me ferais un plaisir de vous dire de quel pays ou région et les réponses à toutes les questions que vous pouvez vous poser. Ma mémoire me revient par bribes, ce sont surtout des personnes que je connais ou que j'ai connu. Et je tiens aussi à vous remercier de m'avoir convié à fêter votre retour.
Tu sais bien parlé, Philippe. Les amis de mon fils sont aussi mes amis, et Tèlémakhos a su dès la première fois qu'il t'a vue, qu'on ne pouvait pas inviter Aristide sans ta présence. Et excuse nous d'être suspicieux a ton sujet. Ma famille et moi-même avons subi de terribles épreuves.
Ô Odysséus, je ne suis point vexé, et cela est compréhensible. Je ne sais pas si Tèlémakhos vous l'a dit mais je sais une partie de votre histoire. Comment je le sais, je ne pourrais vous l'expliquer. Je ne pourrais point raconter ce que vous avez vécu, que ça soit au pays de mangeur de lotus, ou dans l'antre du Kyklopes (cyclope), ou encore l'épisode de Kharybdis et Skyllè (Charybide et Scylla).
Époustouflant !!! Je n'ai pas encore raconté mon exil à qui que ça soit. Serais-tu un devin ou un dieu ?
Ni l'un, ni l'autre, ô Odysséus, ce n'est que ma mémoire, et le fait de dire ça, me fait peur. Ne comprenant pas pourquoi je le sais.
Odysséus, laissez tranquille, Philippe. N'oubliez pas qu'il est blessé et qu'il est votre invité. Dit Pènélopéia
C'est vrai, serviteurs apportez deux chaises pour ses deux personnes, vous mangerez près de nous.
Odysséus, Philippe et moi-même, nous vous remercions.
À ce moment, Tèlémakhos posa sa lance contre le mur, mal placé elle tomba et atterrit sur mon crâne. Et avant de sombrer dans l'inconscience, j'ai eu un flash et toute ma mémoire fut revenu.
Encore ?
Quoi encore dit moi Baptiste !
Il est de nouveau dans les pommes, mais il va bien. Pas de fracture du crâne. Il a la tête dure, Spike.
Ah si tu savais, elle est plus dure que la moyenne, et quand une idée est rentrée dans sa tête, c'est un miracle quand il change d'avis.
Mais ce n'est pas ça qui le fera revenir. Heureusement qu'on a toujours le contact de tout ce qu'il ressent.
Vraiment tout ?
Oui.
Ça fait un peu voyeur.
Te ne culpabilises pas, je ne te le dis pas quand il prend du plaisir avec la personne avec qui il est.
Ah ! Serais-tu un peu voyeur ?
Mais qu'est-ce que tu vas chercher, Wilfrid ? Tu as vraiment les idées mal placées. Au fait toujours pas de nouvel d'Enrique ?
Ben, aux dernières nouvelles, ils ont trouvé un manuscrit d'Homère. Mais ils ne sont pas sûrs, ils vérifient son authenticité. Et après, il faut le traduire, même avec notre technologie actuelle on ne peut pas le faire. Le manuscrit passera entre plusieurs mains, pour être certain de la traduction.
En attendant, il faut que je trouve un moyen pour faire revenir Spike.
Philippe, ça va ? Philippe tu m'entends ?
Ou suis-je ?
Dans les appartements de Tèlémakhos.
Pardon ?
Tu es sûr que tu vas bien ?
Ben, je crois que oui, mon Aristide. J'ai les idées un peu confuses et un mal de crane.
Excuse moi Philippe, c'est ma lance, elle est tombée en plein sur ta bosse. Mais ne t'inquiètes pas. Le médecin du palais va arriver pour te soigner. Me dit Tèlémakhos
Je vais prévenir mon père que tu as repris tes esprits. Ah voila le médecin. À tout de suite.
Pendant que Tèlémakhos partit rejoindre son père, le médecin m'examina et me dit :
Vous avez la tête dure, trois bosses aux mêmes endroits, c'est unique. Mais la dernière est petite. Je vais vous mettre une crème pour faire disparaître les bosses et je vais refaire un bandage neuf. Mâchez ces feuilles, ça va faire disparaître la douleur, pendant un temps. Et vous pourrez rejoindre notre roi.
Quand le médecin eut fini le bandage Tèlémakhos était de nouveau présent.
Alors Lambro, comment va Philippe ?
Demandez lui, mon prince.
Comment te sens-tu ?
Je pense que je vais juste un peu récupérer mon souffle et me remettre mes idées en place, et je rejoindrai le banquet.
D'accord on t'attend. Tu veux qu'Aristide reste avec toi.
Oui, j'irais plus vite mieux avec sa présence.
De toute façon, je serais resté que tu le veuilles ou pas. Répondit mon ange gardien.
Bon a tout de suite et pas de bêtises, c'est ma chambre, je vous rappelle.
Pas de problème, et pour le moment je ne suis pas en état.
Sur ces mots Tèlémakhos quitta la chambre.
Tu es sûr que tu n'es pas en état de ...
Aristide, j'ai une chose à te dire.
Quoi ?
Ma mémoire est revenu.
...
Je peux te rassurer, je n'ai personne dans ma vie excepté toi. Je te raconterai, après le banquet, qui je suis et d'où je viens. Mais je dois remettre mes idées en ordre et savoir trouver les mots pour te raconter mon histoire. Mais mieux vaut rejoindre nos hôtes, sans rien leur dire. J'aimerais que tu ne dises rien à Tèlémakhos. Mais, une chose est sûre. Aristide, je t'aime comme jamais je n'ai aimé. Je t'aime.
Philippe, je t'aime aussi, et tu me l'as prouvée plus d'une fois que tu m'aimais. Vu que tu m'aimes et que je t'aime de la même intensité. Je respecterai ton choix, de ne rien dire. Mais j'ai peur de ce que tu vas me raconter, quand on sera seul ce soir.
Aristide, approche-toi.
Je lui fis le plus grand baiser que je pouvais faire pour le rassurer.
Je vois que tu vas mieux, aller on va rejoindre le roi et ses invités, sinon je te viole sur place.
On rejoignit la salle des banquets main dans la main. Je dus le lâcher mon m'asseoir. Mais son regard en disant long : il était amoureux et anxieux.
À croire, Aristide, que vous êtes meilleur médecin pour Philippe que le mien.
Ce compliment me va droit au cur, Ô Odysséus.
Mais votre médecine est justement le cur. Mangez et buvez et après je vous conterai ce qu'il m'est arrivé, et aussi la perte de mes compagnons.
Le choc m'avait ouvert l'appétit, une heure après, Odysséus se mit à nous raconter son étrange voyage. Chose que je connaissais ayant lu l'Odyssée pendant mes cours d'histoire. Mais là, c'était unique puisque le héros lui-même le racontait, chose unique surtout pour moi féru d'histoire. Cela nous poussa tard dans la nuit. Quand Ulysse eut fini son Odyssée les invités partirent. J'allais faire de même avec Aristide quand Ulysse nous demanda de rester un peu.
Philippe, Je vous ai regardé pendant que je racontais mon histoire, certes vous buviez mes paroles, mais vous aviez l'air de ne pas être surpris de ce que j'ai vécu.
Ô Odysséus, parce que je connais votre histoire. Je ne sais pas comment. Peut-être pendant mon sommeil, les dieux ont décidé de me le faire rêver. Mais je préfère vous écouter, que de chercher dans ma mémoire, qui le demande trop d'effort, sans vouloir vous offensez.
Vous ne m'offensez point, au contraire j'aime votre franchise. J'aimerais vous parler, dès qu'on sera réveillé, et Aristide votre présence sera très utile, je pense qu'on apprendra des choses.
Ô Odysséus, ça sera avec le plus grand des plaisirs, si c'est votre souhait et celui des dieux, je serais là. Je vous souhaite bon sommeil.
À vous aussi, mais je pense que vous ne dormirez pas tout de suite. Dit Ulysse avec un sourire malicieux en regardant Aristide.
Père, je vais les raccompagner, si ça ne les dérange pas.
Moi, ça ne me dérange pas, et toi Philippe ?
Moi non plus.
Nous quittâmes Ulysse et la salle de banquet en compagnie de Télémaque.
Qu'est-ce qui se passe Tèlémakhos demandât Aristide.
Ben voila quand je vous ai quitté, je suis resté à vous écouter. Et je sais que Philippe à retrouver la mémoire. Vu l'affection que je te porte Aristide, j'aimerais savoir. Si Philippe est d'accord et toi aussi.
Je ne sais pas quoi penser et toi Philippe ?
Moi, je vais dire la vérité, mais vous aurez du mal à me croire. Je suis un être humain comme vous pas un dieu. Je préfère que tu décides, Aristide.
Même si je tombe de haut, Philippe je te croirais, n'oublie pas que tu parles en dormant. En un langage que je ne comprends pas. C'est sûr, tu n'es pas grec. Alors si tu y tiens Tèlémakhos, tu peux venir écouter sa vie, avant son arrivé sur Ithakè.
On regagna la maison, qui nous été réservée. On alluma plusieurs lampes à huile. Et je commençai mon récit.
Voilà, je ne viens pas de votre monde, je veux dire de votre monde actuel.
Comment ça ? Me demanda Aristide.
Je viens du futur, c'est simple normalement je ne suis pas encore né. Pas avant 4000 ans.
Tu es sérieux
Je te l'ai dit et je te le répète, Aristide je t'aime, et je veux être sincère. D'Après comment je suis arrivé sur Ithaque, je veux dire Ithakè. Je pense que Tèlémakhos a vérifié si j'étais arrivé par une nef. N'est-ce pas Tèlémakhos ?
Oui, personne ne t'as débarqué, personne ne t'as transporté.
Mais comment tu es arrivé dit Aristide
C'est difficile à expliquer, pour être simple je suis arrivé de nulle part sauf de mon époque. Mais je vous le répète, je ne suis pas un dieu. Tu as vu les bosses, un dieu les guérira lui-même.
Et comment tu repars dans ton monde ?
Tu veux dire mon époque, Aristide.
Oui, d'où tu viens.
Tu vois le bracelet que je porte, c'est en le serrant que je repars. Je pense, quand tu m'as amené chez toi la première fois, tu as dû essayer de l'enlever.
Oui je n'ai pas pu. Il ait fait d'une pièce. Même au couteau, je n'ai pas pu le couper.
Pendant plus d'une heure, j'ai expliqué mon monde et les idées fausses qui avaient de leur monde. Télémaque resta dubitatif, Aristide était abasourdi, mais me croyait.
Et tu compte rentrer à ton époque ?
Oui, Aristide pour rassurer mes amis. Et je pense que ça va être notre dernière nuit ensemble. Parce que si je te ramène ce n'est pas sûr que tu pourras rester a notre époque. Il y a un conseil qui décide si tu peux rester ou pas. Puis il faudra t'habituer à mon monde. En 4000 ans, on a appris beaucoup de choses.
En disant cela, je commençais à pleurer, Aristide aussi.
J'aurais préféré, être amnésique.
Philippe, je le sais. Mais je voudrais te suivre dans ton monde.
C'est incroyable, a coté l'histoire de mon père est dérisoire a coté. Je vais aller me coucher.
Je t'accompagne jusqu'à la porte Tèlémakhos. Tu le permets Philippe ?
Oui, vous avez besoin de parler. Je t'attends.
Un quart d'heure, après, Aristide fut de retour.
Alors, Tèlémakhos te croit, Homère lui a conté une histoire similaire. Deux garçons ont disparu à Mykonos. Du jour au lendemain, et un des garçons avait un bracelet comme le tien. Pourquoi ne pas faire comme eux ?
-Je te l'ai dit. Es-tu vraiment prêt à découvrir des choses totalement nouvelles. Apprendre notre langue. Si je te dis que des hommes habitent sur la lune et sur mars. Que nos chariots volent. Ça risque d'être un choc pour toi. Il y a plein choses très modernes. Je ne veux pas te voir malheureux à cause moi.
Mais je vais très malheureux, sans toi.
J'essaierai de revenir. Faut que je demande conseil a mes amis. Je suis déchiré, je t'aime tant. La nuit porte conseil, comme on dit a mon époque. Viens te coucher.
Oui, au soleil tu réfléchiras mieux. J'ai une chose à te demander pour sceller notre amour.
Tout ce que tu veux, Aristide.
J'aimerais ton sirop de kordom, en moi. Tu seras le premier et le dernier qui le fera.
Si c'est ton souhait.
Aristide s'approcha et m'embrassa comme jamais il avait fait. Il me dirigea vers le lit, tout en nous déshabillant. Il éteignit les lampes et huile. Et je lui fis l'amour comme il me l'avait demandé, et sans que je lui demande, il me rendit le même plaisir. On continua jusqu'au premier chant du cop. Aristide s'endormit très vite. Ma décision était prise, et pour éviter les adieux, je décidai de partir. Je me levai doucement pour ne pas le réveiller, et je commençai à serrer le bracelet. Une lumière m'entoura, ce qui réveilla Aristide, comprenant ce qu'il passait, il se leva et se jeta à mon cou, et l'on fit tous les deux un bond dans le temps.
Allô, oui Enrique. Tu sais où se trouve Spike ? Génial. OK on t'attend. Baptiste, Enrique arrive et va nous dire où et à quelle époque il est exactement.
Trop tard, Wilfrid, trop tard.
Comment ça trop tard. Il est mort ?
Non il vient de faire un saut dans le temps. Mais je ne sais pas où et quand.
Pendant une bonne minute, Aristide qui me tenait la main, nous étions dans un brouillard. Après ce laps de temps, on arriva en pleine bataille. Il y avait des grecs et, d'après les armures des perses. Mais qu'est-ce qui s'était passé ???
Philippe, c'est ça ton époque ??
Non pas du tout.
Mais alors ...
Aristide ne termina pas sa phrase, il tomba à genoux. Un flots de sang sortait de sa bouche et il s'écroula. Il avait trois flèches dans le dos. Je vis un perse avec une armure rouge qui avait tué mon amour de ma vie. Fou de rage, je pris un arc , qui etait à terre, et au moment il allait décapiter, un grec avec une superbe armure, je lui décochai une flèche qui l'arrêta net, le grec en profita pour le tuer définitivement. Je m'approchai d'Aristide, il respirait encore, il fallait changer d'époque pour le sauver. Je pris Aristide dans mes bras et commençai à serrer le bracelet de nouveau.
Tu arrives trop tard, Enrique. Spike à changer d'époque et l'on ne sait pas où il est.
C'est bête, j'aurais du te le dire au visiophone que...
Il va faire de nouveau un saut temporel, dit brusquement Baptiste, je tente le tout pour le tout, je vais augmenter la charge temporelle.
Ça va le faire revenir ?
Je l'espère, Wilfrid.
La lumière commença à arriver et a ce moment, je reçus une décharge électrique qui provenait du bracelet. Sous la douleur, je lâchai Aristide qui disparut sous mes yeux. Après, je ne me souviens plus de rien, car je reçus un coup de massue sur mon casque, et avant de sombrer dans le néant, j'entendis :
Aidez ce soldat, il m'a sauvé la vie.
Regarde, Baptiste, le tube se remplit de brouillard. Spike est de retour.
Non, Wilfrid, il est toujours dans le passé.
Ben, c'est qui alors ?
Le plus simple c'est d'aller voir. Je suppose que vous êtes Enrique, moi c'est Baptiste.
Plus tard les présentations, aller ouvre le tube.
Baptiste appuya sur deux Boutons, et le tube s'ouvrit.
Je ne sais qui c'est, mais il est blessé. Vite sortez le de là, et mettez le sur le lit, Je vais l'hiberner pour éviter qu'il perde plus de sang, et ça arrêtera net la blessure avant de l'opérer.
Mais qui c'est?
Wilfrid, je sais que ce n'est pas le moment des présentations. Cette personne c'est Aristide, l'amant de Spike.
Désolé, c'est plus qu'un amant, c'est ce qu'il cherchait. Mais, il faut l'opérer de suite. J'appelle l'équipe médicale. Et après,une fois rétabli Aristide, puisque c'est nom, pourra nous expliquer ce qui s'est passé.
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