Amours intemporels (6)
de Spike
Léquipe médicale emporta Aristide. Avant leur arrivé, Baptiste avait retiré les flèches et déshabillé, de façon quil soit prêt à être opéré.
- Et ben, tu parles dune histoire. Spike arrive à trouver son bonheur, et il est perdu dans le temps, on ne sait où ?
- Wilfrid, moi, je sais à quelle époque, où il se trouve en ce moment.
- Ah oui tu sais où il se trouve, Enrique ?
- Pour moi cest simple, en regardant larmure dAristide et les flèches quil a reçues, je sais à peu près l'époque et le lieu. Larmure est grecque et les flèches sont persanes. Et ce genre darmure était fait sous Alexandre III, pour être plus simple...
- Alexandre Le Grand, quatrième siècle avant Jésus-Christ.
- Tu connais lhistoire, Baptiste ?
- Pas autant que Spike et toi. Mais dabord allons voir létat de santé de Spike. Il est de nouveau dans les pommes. Il va sen souvenir de son voyage, si lon arrive à le faire revenir. Par contre, Enrique, explique nous, comment tu connais le prénom de la personne qui a su faire battre le cur de Spike.
-Comme te la dit, Wilfrid. On a retrouvé plusieurs manuscrits dHomère, dans lesquels il raconte deux histoires à peu près identique, dont il a été témoin. Une à Athènes et une autre sur Ithaque. Mais, celle qui nous intéresse est la seconde. Il décrit deux garçons, un brun et un rouquin qui avait la tête bandée. Homère donne même leur prénom : Aristide et Philippe.
- Cest vrai, le vrai prénom de Spike, cest Philippe.
- Tout à fait, Wilfrid. Homère continue son histoire, après un festin chez Ulysse, Aristide et Philippe avaient disparu. Mais personne ne sut expliquer leur disparition, excepte Télémaque, qui disait ne pas sinquiéter, quils nétaient point mort et quils étaient heureux sans donner plus de précision. Daprès ce que Wilfrid mavait dit au visiophone, je me suis dit que ça ne pouvait être que Spike.
- Dommage que tu sois arrivé, trop tard.
- Désolé Baptiste.
- Est-ce que tu peux situer plus précisément, où Spike se trouve.
- Pas précisément entre 334 et 323 avant Jésus-Christ.
- Près de dix ans, cest vaste.
- Je retourne à la maison de lhistoire du monde, pour trouver un indice pour savoir où il est. Dès que jai quelque chose, je vous tiens au courant, et de votre côté donnez- moi aussi des nouvelles.
- Pas de problème, Enrique. Bon, mon petit Wilfrid, allons voir comment se comporte Spike.
- Alors ? Baptiste du nouveau.
- Oui, il se réveille.
Quest-ce que jai mal au crâne. Jai du mal à ouvrir les yeux. Cest normal, jai un truc humide dessus.
- Ne bougez pas, vous avez reçu un sacré coup de massue qui a fait éclater votre casque.
- Où est-ce que je suis ?
- Dans la tente du général Ephestion.
- Je me sens bizarre. Qui est le général Ephestion ?
- Un des généraux de notre roi et aussi un ami très cher du roi.
- Excusez- moi, mais jai un énorme brouillard dans ma mémoire. Vous parlez de quel roi ?
- Votre choc est plus sérieux que je le pensais, pour oublier le nom dAlexandre III, roi de Macédoine, de Grèce et bientôt de la Mésopotamie dès que Darius III aura abdiqué. Ça vous ne rappelle rien ?
- Je suis désolé, je me ne souviens pas. Votre roi ne sappelle pas Alexandre le Grand par hasard ?
- Non, mais sil continue à reconquérir toutes les villes grecques et que Darius III abdique, il pourrait porter ce nom. Quel est votre nom ?
- Mon nom ? Je crois que cest Philippe.
- Vous nen êtes pas sûr ?
- Ça doit être ça, cest la seule donc je me souviens.
- Vous devez vous reposer, je vais prévenir le général Ephestion que vous êtes réveillés. »
Je nai pas entendu la fin de la phrase, un voile blanc passa devant mes yeux et en fond, je vis un visage dun garçon souriant aux cheveux bruns et au regard dun bleu intense. Mais qui cest ? Jai dû arrêter de réfléchir, car un guerrier avec une armure digne dun roi venait de rentrer dans la tente.
«- Philippe, je suis le général Ephestion, je tenais à te remercier de mavoir sauvé pendant la bataille.
- Jai fait ça ?
- Oui, et pour cela je tai mis dans ma tente, pour que tu sois bien soigné. Mon médecin ma dit que tu avais perdu la mémoire.
- Je me souviens seulement de mon nom, et tout le reste a disparu, même le fait de vous avoir sauvé la vie.
- Tu peux me tutoyer, jai une dette envers toi. Tu resteras dans ma tente jusquà que tu puisses marcher. Je dormirais avec Alexandre, en attendant je vais te remettre entre les mains de mon aide de camp, qui veillera sur toi.
- Cest vraiment excessif, je ...
- Je le fais vraiment avec plaisir, et si Alexandre apprend que tu as quitté ma tente, il sera très vexé, cest comme un frère à mes yeux. Dailleurs il voudra te voir une fois guérit. En attendant, je vais chercher Andréas.
- Andréas ?
- Oui, cest mon aide de camp. Reposes-toi, je reviens avec lui. »
Quand Ephestion quitta la tente, je mendormis avec le visage de ce garçon ; Mais qui cest ?
Ou suis-je ? Quest-ce que cest que ce truc froid sur mon front ? Et cette voix que je ne connais pas. Jai du mal à ouvrir les yeux. Avec un effort, jarrive à ouvrir et une violente douleur au niveau du crâne marracha un cri.
«- Je tai fait mal ? Me dit un garçon aux cheveux bruns et au regard quon sy noierait sans problème, surtout moi.
- Non, cest seulement en ouvrant mes yeux. Javais oublié ma blessure, jai limpression, de lavoir depuis des siècles.
- Ça me rassure, je men serais voulu davoir fait mal au garçon qui à sauver Ephestion et qui est plutôt...
- Plutôt quoi ?
- Rien, oublie.
- Pour oublier ce nest pas un problème, vu que je me souviens que de mon nom. Au fait on se connaît ?
- Excuses moi Philippe, je suis Andréas. Il me fit un de ses sourires ajouté à son regard que mon bas-ventre a failli se réveiller
- Ça fait longtemps que je dors ?
- Oh que oui, ça fait plus de 2 jours, tu as eu un accès de fièvre.
- Je comprends le froid sur mon front...
- Depuis que tu as eu de la fièvre, je suis resté a ton chevet pour changer la compresse et changer le pansement de ta blessure.
- Presque tout le temps. Dit Ephestion qui venait de rentrer dans la tente.
- Juste le temps de dormir 4 heures et sur mon ordre. Je ne sais pas ce que tu lui as fait, Philippe ? »
Andréas se mit à rougir dune telle façon, quil était dun rouge écarlate.
«- Ne sois pas gênés Andréas, au contraire rien quen regardant le sourire de Philippe, ça na pas lair de lui déplaire. »
Je me suis senti devenir aussi rouge qu'Andréas.
«- Je crois que je viens de perdre un bon soldat ; je pensais de te mettre à un grade bien apprécié dans mon armée, Philippe. Mais vu quil ny a pas que ta tête qui soit touché, je ne voudrais pas briser deux curs en vous séparant aussi vite. Donc, en conséquence je naurai pas un aide de camp mais deux. Vous êtes devenus muets ?
- Ben je suis surpris et je ne sais pas comment te remercier Ephestion.
- En me disant merci tout simplement.
- Mille merci Ephestion.
- Et toi Philippe ?
- Moi je ne sais pas si cest le coup sur la tête, mais je narrive pas à comprendre.
- Andréas, tu peux lui expliquer, je dois rejoindre Alexandre. »
«- Comment va Aristide ?
- Lopération, cest bien passé, maintenant il faut attendre. Mais ne tinquiète pas Wilfrid !
- Pourtant, il y a de quoi, Baptiste. Comment lui expliquer où est ce quil se trouve, et lui expliquer que Spike se promène dans le temps, et puis il y aura le problème de la langue, ça fait des millénaires quon ne parle plus le grec antique.
- Enrique doit le savoir.
- Je ne sais pas
- Le plus simple cest de lui demander, et de toute façon Aristide apprendra notre langue avec la technique comment parler Français en 3 heures. Mais cest sûr, il lui faudra lui expliquer. Contact Enrique savoir sil il parle le grec ancien, et si la réponse est négative demande lui sil connaît quelquun qui le parle.
- Mais avant, je voudrais savoir comment va Spike ?
- Ben il va mieux, mais pendant deux jours jai eu peur.
- Pourquoi ça ?
- Il était dans un état comateux et ...
- Il était dans le coma ?
- Laisses moi finir, Wilfrid. Être dans un état comateux ne veut pas dire quil était dans le coma. Maintenant il est réveillé, et daprès ce que je lis sur ses états dames, comment dire, sa libido sest réveillée.
- Il est tombé de nouveau amoureux ?
- Mais non !!! tu sais ce que cest la libido ? Il est juste attiré par je ne sais pas qui. Il y a un problème, il est devenu de nouveau amnésique. Heureusement que les sentiments du cur ont plus de mémoire.
- Je ne te comprends pas, mais alors pas du tout.
- Cest simple, il pourra faire lamour avec tous les garçons quil trouvera séduisants, mais il ne pourra pas tombé amoureux car Aristide est dans son cur, seul son cerveau ne sen souvient pas. Mais son cur oui. Tu connais ça avec Erwan.
- Cétait presque ça. Jetais plutôt attiré cest après la première nuit quon est tombé amoureux.
- Ce que je peux te dire, cest que Spike va mieux, maintenant contact Enrique pendant ce temps la je vais voir comment va Aristide.
- OK, Baptiste, dès que jai la réponse, je te rejoins au chevet dAristide. »
«- Alors tu as compris ?
- Je crois que oui. Ephestion ne veut pas nous séparer parce que je te plais.
- Je crois que cest réciproque, non ?
- Difficile de rester de marbre avec le regard et le sourire que tu as quand tu me regardes.
- Vrai ?
- Bien sûr que cest vrai, je ne mens jamais, surtout sur ce sujet.
- Donc, si je dors avec toi cette nuit, ça te ne dérangera pas ?
- Au contraire, jen serai ravi, tu es mon garde malade. Je peux te demander quelque chose.
- Bien sûr, tout ce que tu veux.
- Vraiment tout ?
- Presque, que veux-tu ?
- Je meurs de faim.
- Quel genre de faim ?
- Pour linstant me remplir le ventre pour les autres faims, on verra.
- Je tapporte ça tout de suite, faut dire que moi aussi jaie lestomac dans les talons, javais peu dappétit quand tu étais fiévreux. Une petite chose, tu as déliré pendant ces 2 jours et tu as parlé. Je voudrais savoir qui est cet Aristide ?
- Aristide !?
- Oui tu as répété ce nom plusieurs fois.
- Aristide je ne vois pas, ma mémoire me manque, quoi que ce prénom mait lair familier.
- Demain je questionnerais les soldats, on doit bien en trouver un qui te connaît, et par rapport à ce quil dira, ta mémoire reviendra peut-être. Bon, reposes toi, je reviens tout de suite.
- Andréas ?
- Oui, Philippe ?
- Je tadore
- Moi je ne tadore pas, je taime. »
Je nai pas attendu bien longtemps, mon garde malade revint avec un plateau plein de viande, de légumes et un panier de fruits.
«- Je ne vais pas mourir de faim. Cest beaucoup pour deux personnes !
- Je sais, mais il faut que tu prennes des forces dans 4 jours, on lève le camp. Alexandre veut la ville de Tyr, la bataille dIssos où tu as sauvé Ephestion est que le début de la reconquête des villes Grecques occupée par les Perses depuis bien longtemps. Mais mangeons. Ensuite je change ton pansement.
- Ou sont mes vêtements ?
- Ben, vu que tu avais de la fièvre je les ai brûlés.
- Tu les a brûlés ? Mais pourquoi ?
- On est en Perse, il y a peut-être des maladies que lon ne connaît pas. Par précaution, je les ai détruits par le feu. Mais ne tinquiètes pas dès que tu pourras te lever, je tapporterais une tunique. Mais mange !!!
- Je suis à tes ordres cher Andréas
- Fais attention à ce que tu dit !!!
- Je sais, je suis le malade, mais dès que je serais guéri...
- Tu feras quoi ?
- Tu veux vraiment le savoir.
- Jen ai une petite idée, mais je nen suis pas ... »
Andréas neut pas le temps de terminer sa phrase, je nai pas put mempêcher de lembrasser. Jallais dire quelque chose quAndréas répondit à mon assaut en sinstallant dans le lit de camp.
Il était solide ce lit de camp. À moins QuAndréas était en manque ou bien il me désirait autant que je le désirais, ce fut une nuit assez torride. À croire que la dernière fois que jai fais ça remonte à mille ans.
« -Baptiste ?
- Chut moins fort ! Tu as des nouvelles ?
- Oui et toi ?
- Sortons de la chambre
- Alors comment va Aristide ?
- Il va bien, mais pour le moment il dort. Lopération, cest tres bien passé. Et toi tu as des nouvelles dEnrique ?
- Oui, il parle le grec antique, pas aussi bien que Spike mais il arrivera à comprendre Aristide et à lui parler. Dailleurs il ne va pas tarder à arriver.
- Parfait Wilfrid. DAprès les médecins, Aristide va se réveiller dans une heure. On va attendre Enrique en prenant un café si ça te dit.
- Je ne vois pas, ce que je pourrais faire pendant ce temps-là.
- Au fait !
- Quoi ?
- Je comprends pourquoi Spike est tombe amoureux fou. Il est vraiment beau Aristide.
- Pas touche ! cest le petit ami de mon meilleur ami. Et peut-être son futur si on arrive à ramener Spike.
- Pour qui me prends-tu, Wilfrid ? Je ne suis pas un casseur de couple.
- Excuse- moi, je ne te connais pas assez.
- Allez, je te paie le café pour me faire pardonner. Tiens voila Enrique. »
« -Philippe, réveille toi.
- Laisse- moi un peu dormir. Je nai pas entendu la visio-réveille.
- Le quoi ? »
Jouvris les yeux, et je vis un Andréas complètement interloqué.
« - Le quoi ? Répéta Andréas.
- Quoi quoi ?
- Ben, tu as dit un mot bizarre.
- Ah oui ! Lequel ?
- Visio-réveille ! Cest quoi ?
- Je ne sais pas du tout, ou je ne men souviens pas.
- Et bien, on va aller à la pêche des informations sur toi. Je tai apporté une nouvelle Tunique. Mais en attendant, je te change ton pansement et après tu mangeras. Jirai chercher deux chevaux pendant que tu te restauras.
- Aristide ?
- Oui
- Bonjour !
- Oh jai complètement oublié de te le souhaiter, à cause du mot étrange. »
Je laurais bien pardonner de vive voix, mais parlé pendant quune langue cherche la votre cest plutôt difficile, et le plus difficile cest quand il entra dans mes , nu comme un ver, dans un état à faire pâlir un turc. Deux heures plus tard, je me restaurai avec Aristide, cest que ça creuse ce genre dexercice.
à suivre
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