Simplement lui, de Vincent Koch
dimanche 13 juin 2010, 23:14 - Romans - Lien permanent
Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.
Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin. Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé beau.
Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer.
Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : « Je t'aime aussi, petit con. » Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux.
On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain. »
Commentaires
J'adore les textes gays, j'en ai écris beaucoup dès l'âge de 14 ans lors de mes premiers amours secrets, lors de mes premières baises caché dans la forêt derrière le nouveau quartier résidentiel de la maison de mes parents entouré de forêt et de petites rivières où nous allions prendre des baignades à poils à côté d'une chute d'eau caché par d'immense arbres centenaire couché sur un sable fin parsemé de verdure et de rochers.
Oui j'aimerais m'abonner à votre site Internet et partagé quelques un de mes textes si cela est possible bien sûr ? Je devrai les corriger avant de vous les soumettre. Mais si vous acceptez ou non je serai très heureux de faire connaissance avec les membres de votre site qui m'intéresse beaucoup.
Jeremy 20 ans, universitaire à l'UQAM
Montréal, natif de Saint-Prosper près de Saint-Anne-de-la-Pérade.
Cette histoire est belle, de l'amitié qui vire a de l'amour et a des révélations. A lire
belle histoire d'amitié. qui se tourne ver une tré belle histoire d'amour évidente
Je viens de terminer Simplement Lui, de Vincent Koch. J'ai globalement bien aimé ce bouquin. Une histoire d'amour, simple et tellement compliquée à la fois, racontée avec les tripes.
4è de couv : Hugues. Mon meilleur ami. Lui et Moi. Moi et Lui. On se connaît. On ne se quitte pas. On ne se quittera pas. Il me connaît par coeur. Il sait ce que j'ai dans la tête. Pas besoin de parler. Parfois. On se comprend. C'est comme ça entre nous. Fusionnel.
Une nuit, il est venu s'asseoir dans le lit avec moi. Il s'est endormi en parlant avec moi. J'ai rejoint Morphée aussi. Bien après. Au petit matin.
Au réveil. Nous étions l'un contre l'autre. Les bras de l'un entourant ceux de l'autre. Je l'ai trouvé très beau. Je lui ai dit merci. Et un je t'aime est parti. Seul. Non voulu. C'est vrai que je l'aime. Il est plus qu'un frère. Je n'en ai pas. Plus qu'un père. Le mien n'est jamais là. C'est pas difficile de le remplacer. Il est plus que tout. Il m'a regardé. Sereinement. Il m'a dit : "Je t'aime aussi, petit con. "Il ne l'avait pas mal pris. Il était toujours là. Pas d'ambiguïté. Il a compris mon message. Tant mieux. On s'est dérobé. Décacheté. Avec nos érections matinales. On avait l'air de deux homos. Pas nous. Putain.
Ce qui est chouette dans ce livre, c'est que cette histoire, on la sent vraie. Pas de chichis, pas de romance à deux balles, ni d'envies de trop en faire. On est dans la vraie vie d'un vrai garçon, qui se rend compte au fur et à mesure du temps et des épreuves qu'il est amoureux de son meilleur ami. Qu'il est certainement homo, et qu'il va falloir qu'il deale avec ça pour le restant de sa vie.
On parle d'acceptation, du regard des autres, du coming out, de ces moments où on se cherche, où on ne sait pas très bien où on en est. Tout un tas de situations, de positions dans lesquelles on s'est déjà retrouvés, n'est-ce pas ? Et dans ces cas là, c'est plus facile d'être empathique.
L'ensemble du livre est construit comme un journal intime. D'ailleurs, en tournant la dernière page du dernier chapitre, j'en suis toujours à me demander si ce livre n'est pas le journal intime de Vincent. On entre dans sa tête, son coeur, et c'est écrit avec beaucoup de spontanéité. On est dans l'intimé du jeune homme. Et lui seul ferme la porte quand ça devient trop hot. Quand il le décide.
Et avec la qualité de ce bouquin - son écriture intuitive et jetée, la proximité que l'on acquiert très vite avec Vincent - vient également son défaut, selon moi.
Je trouve que le style de Vincent est trop scandé. Trop écrit. Avec. Des points. Comme. Si on respirait. Par saccades. Et comme j'entends ce que je lis dans ma tête, lire ce bouquin m'a littéralement fait manquer de souffle. Comme si je venais de courir tout un footing. J'exagère mais l'idée est là, et c'est tout à fait personnel.
Mais dans l'ensemble, c'est une très jolie histoire. Etre amoureux de son meilleur ami, le désirer plus que tout, ça parlera à beaucoup, j'en suis convaincu. C'est simple, mais c'est lui.