J’avais 15 ans et je savais déjà de quel bord j’étais. Je n’avais jamais rien fait mais mes désirs et mes fantasmes étaient clairement et sans aucun doute dirigés vers mes petits camarades. Malgré de discrets « sondages », il me semblait que j’étais le seul pédé de mon entourage. J’étais un peu désespéré. En 1982, il était difficile de s’afficher ouvertement, surtout dans une petite ville du Pas-de-Calais.

Dans ma classe, j’avais un copain, Guy, qui était assez chaud. Il parlait cul tout le temps, il se masturbait en classe et il avait constitué un classeur contenant des images porno, hétéro, qu’il exhibait à la récréation ou en salle d’études. Il n’était pas spécialement beau mais il était drôle et sympa. Je m’étais lié d’une amitié qui se bornait au cadre du collège. Il habitait tout près et moi, j’habitais un autre quartier.

Un matin, il dut aller à l’infirmerie car il avait mal au ventre. Le midi, j’allai le voir pour lui tenir compagnie. Nous étions seuls car l’infirmière était partie déjeuner. Evidemment, la conversation a rapidement viré au cul. Nous nous sommes racontés la manière dont nous nous masturbions, nos techniques différaient. Moi, je m’allongeai sur le ventre et je frottai mon sexe contre le lit, ou le canapé ou n’importe quelle surface un peu mœlleuse que je trouvais sur l’instant pour me soulager. Lui, plus classiquement, prenait son sexe avec sa main. Nos problèmes à tous les deux étaient de trouver un coin tranquille et surtout de ne pas laisser les traces de notre jouissance. Il m’a aussi narré quelques expériences avec les filles. Cela ne dépassait pas la branlette ou même la pipe. Il m’avoua qu’il n’avait jamais trempé son biscuit, comme on dit.

Tout émoustillé par cette conversation, je dirigeai la conversation avec un certain machiavélisme, pour arriver à parler de relations homos. Je voulais savoir si derrière son discours parfaitement hétéro, il y avait moyen qu’il s’intéresse à moi.

- je voudrais tout essayer, dis-je avec mauvaise foi
- bof, mon toubib m’a fait une fois un toucher rectal, je n’ai pas aimé, répliqua-t-il
- il t’a fait quoi ?, demandai-je d’un ton qui se voulait détaché.
- il a enfilé un gant, il a mis de la vaseline et il me l’a introduit dans le cul. C’est froid et visqueux. Et ce ne n’était pas agréable, dit-il avec une grimace de dégoût.

Je pris mon courage à deux mains et après un court silence, je me lançais.

- tu as déjà pensé à coucher avec des mecs ?
- non pas vraiment.
- moi je voudrais pouvoir dire : j’ai tout essayé, déclarai-je
- ouais, c’est vrai qu’il ne faut pas mourir idiot. Les pédés le font, c’est que ça doit être bon.
- t’accepterais que je te masturbe et que je te suce ? demandai-je de but en blanc, en rougissant jusqu’aux oreilles.

Il me regarda un peu suspicieux.

- ouep, si tu veux. Mais on ne s’encule pas, dit-il tout bas, comme si la terre entière allait entendre notre accord
- on ne va pas faire ça ici, l’infirmière ne va pas tarder à arriver.
- ouais, et puis j’ai encore mal au ventre là. Ce soir ma mère travaille tard. On pourrait faire cela chez moi, proposa-t-il
- moi j’appellerai pour dire que je vais faire mes devoirs chez un pote, dis-je en faisant un clin d’œil complice
- on aura deux heures devant nous, pour une branlette et une pipe, cela devrait suffire.
- tu ne t’es pas branlé ici, j’espère, lui demandai-je un peu inquiet, qu’il n’assure pas le moment venu.
- t’inquiète, j’ai les bourses pleines même si je l’ai fait ce matin en me levant, et puis je peux me branler 5 ou 6 fois par jour.

Avant de partir, je mis ma main sur sa couverture et lui caressait à travers la couverture. Nous nous regardions en souriant. Je sentis une grosseur immédiatement. « Ca promet, dit-il ». J’arrêtai mon manège car le bruit de la porte d’entrée m’informait que l’infirmière revenait.

Guy revint en cours et nous passâmes l’après-midi comme si de rien n’était. Il me fut difficile de mon concentrer sur les problèmes de mathématique et autres textes de La Fontaine car mon esprit vagabondait et pensait à ce que nous pourrions faire. J’avais une demi-érection douloureuse jusqu’à la fin du dernier cours de la journée.

Le soir, nous partîmes chez lui après avoir salué nos camarades de classe et échangé quelques banalités de collégiens, inquiets pour leurs moyennes et leur BEPC. J’appelai mes parents d’une cabine publique pour leur dire que je rentrerais plus tard en prétextant un devoir à faire avec un ami.

Nous pénétrâmes dans sa petite maison et nous allâmes dans sa chambre qui se trouvait au dernier étage. Elle était propre et bien rangée. Il y avait un lit d’une personne, un bureau un peu encombré de livres de classe, de BD et de revues. Des étagères croulaient sous les nounours, les livres et les jouets divers. De grands posters de chanteuses connues dissimulaient une tapisserie un peu jaunie et d’un goût peu sûr.

On retira nos blousons et je m’assieds sur le bord de son lit. Il alla chercher en dessous, deux classeurs. Je reconnus le premier qui contenait ses photos pornos. Je lui demandais ce que contenait l’autre. C’était un peu la boite de Pandore. Il y avait dedans des photos pornos, certes, mais cette fois avec des photos homos, des lesbiennes, et avec des pratiques extrêmes (sado, uro…).
- Celui-là tu nous le montres pas, lui fis-je remarquer
- -J’préfère pas
- et où tu les as eues ?
- je pique des revues chez le marchand de journaux, me révéla-t-il. Et puis, il y en a aussi dans les revues que mon père croit jeter discrètement au fond de la poubelle. Seulement c’est moi qui sort la poubelle, me dit-il en me faisant un clin d’œil.

On s’allongeait sur le ventre sur le lit et on commença à feuilleter le deuxième classeur. Très vite, j’eus une érection d’enfer. Je sentais sa chaleur à travers nos vêtements. Au bout d’une dizaine de minutes, je lui demandai s’il voulait qu’on commence. Il me répondit par l’affirmative. Il se mit sur le dos, défit sa ceinture et le bouton de son jean. Il ouvrit la braguette, descendit un peu son pantalon et son slip et sortit sa bite. Elle avait l’air assez petite par rapport à la mienne. Elle semblait perdue dans sa touffe pubienne fournie. J’en fis de même, dégageant enfin mon sexe tendu. Nous commençâmes un va et vient sur nos hampes respectives, le classeur entre nous deux, dont nous tournions les pages de temps à autre.

Alors que ma main gauche allait et venait sur mon chibre, je posais la main droite sur sa verge et remplaçait la sienne. Il croisa les mains et les plaça sous sa tête. Je nous masturbai lentement. Il ferma les yeux et se laissa faire. C’était la première fois que je touchais un autre sexe que le mien. C’était une sensation étrange. La peau de sa verge était aussi douce que la mienne et je la regardai rouler sous mes caresses. Le gland un peu violacé apparaissait sans peine à chaque mouvement.

Au bout d’un moment, il se décida et prit ma bite dans sa main. Nous nous masturbions mutuellement. « Je l’ai déjà fait avec mon cousin », me révéla-t-il. « C’était super ! ». Il fit défiler de son autre main les pages du classeur avec son cortège de pipes, de sodos, de cunilingus et de cuir.

Après un temps, je lui passai une main au-dessus du pubis et je dégageais son nombril. Je me penchai vers lui et commençai à l’embrasser tout en caressant son sexe et son bas-ventre. Il avait encore une peau douce de bébé. Elle avait l’odeur un peu sûre d’une fin de journée. Le jean m’embêtait un peu. Très vite, je descendais vers sa bite goûtant à ses poils pubiens. Je lui jetais un coup d’œil et il me regarda intensément. Je le décalottai doucement. L’odeur était forte, poivrée et musquée mais très agréable. Je donnais un petit coup de langue sur la base du gland et je sentis son sexe se tendre. Je fis le tour du gland puis je descendais vers les couilles. Je dus m’arrêter car le jean m’empêchait de les atteindre. Je remontai et pris sa verge en bouche. Nouveau spasme. Ma bouche et ma main lui donnaient du plaisir simultanément. Je réalisai qu’avoir son sexe dans ma bouche m’en donnait aussi.

A chaque fois que j’accélérais je lui arrachais un râle de plaisir. J’adorais le goût de sa bite et je bandai douloureusement. Je me frottai contre la couverture. Je lui fis glisser le jean complètement que j’envoyai valdinguer dans la chambre. Je vis apparaître complètement son sexe, ses cuisses et ses replis intimes. Je me mis entre ses cuisses et j’atteignis ses couilles que je gobais avant de revenir avec la pointe de la langue vers le gland. Je réalisai enfin ce que j’avais tant rêvé au fond de mon lit. Je pouvais lire la volupté sur son visage. Il avait les yeux fermés et ses hanches ondulaient au rythme de mes caresses buccales.

Avec une main, je lui massai les testicules tandis que ma bouche et l’autre main s’activaient sur sa bite sur le point d’exploser. J’accélérais le mouvement. Il me souffla « je vais jouir ». Je continuai. Je reçus alors son sperme au fond de la gorge ce qui me fit un peu suffoquer. J’avalai toutes les giclées et continuai à le sucer. Il poussa un petit cri de contentement. Son sperme était plus consistant et plus épais que le mien. Le goût était différent aussi, plus âcre, et plus salé.

J’éjectai le classeur devenu inutile et je repris ma place à ses cotés ma bite érigée. Il la prit dans sa main et me masturba. « tu veux goûter ? » lui demandai-je. Pour toute réponse, il se releva et enfourna ma bite dans sa bouche. J’eus un hoquet de plaisir. Même s’il n’était pas expert et qu’il commit quelques maladresses, je sentis les vagues de volupté à chacun de ses mouvements. Rapidement, j’eus envie de jouir. « fais gaffe ca monte ! ». Il se retira immédiatement et continua néanmoins à me branler. Un long flot de sperme sortit tandis que je criai à mon tour de jouissance. Il prit le rouleau de Sopalin et me le tendit. J’essuyai mon foutre sur mon ventre. Heureusement, je n’en avais pas mis sur mes vêtements.

Nous nous recouchâmes sur le dos, l’un contre l’autre, nos bites à moitié molles.
- alors ?, me demanda-t-il
- c’était super !
- ouep, mieux que la grosse Julie, celle qui m’a pompé dans les toilettes de la piscine, me dit-il
- c’est vrai cela t’a plu ? Même de me sucer ?
- te sucer ? Ouais ... pas mal, c’est moins dégeu que ce je croyais. Je préfère être sucé tout de même.

Je recommençai à lui caresser la bite. Elle réagit immédiatement et reprit de la vigueur.
- tu veux qu’on recommence ? lui demandai-je
- ouep, j’ai encore envie que tu me suces
- pas tout de suite, j’ai envie d’autres choses, on n’a pas tout fait, lui dis-je en me tournant pour le regarder droit dans les yeux.
- Par exemple ?
- Ça par exemple, susurrai-je

J’approchai mes lèvres et l’embrassai. Il se laissa faire et je fis pénétrer ma langue. Nous échangeâmes un long baiser langoureux.
Puis, je me dévêtis complètement et je terminais de le déshabiller. Il me regarda faire. Nous étions nus comme des vers, avec nos pénis dressés. Je m’allongeais sur le lui et l’embrassait de nouveau. Il me caressa les fesses puis il me mit sur le dos. Il était au dessus de moi. Nos bites étaient l’une contre l’autre et il commença à onduler tout en m’embrassant. Je lui caressai le dos, les fesses et les cuisses et lui me caressait le torse et mes tétons qui étaient très durs à ma grande surprise. Après un moment, j’écartai les jambes et je les plaçai autour de lui. Il continua son mouvement de reptation. Je lui glissais à l’oreille dans un souffle, « je voudrais que tu me prennes ». Il arrêta et me regarda. Il me dit « tu es un vrai pédé, une vraie salope en fait ». Je ne dis rien.
Il me fit me retourner et je me retrouvai sur le ventre. Je cambrai les reins comme sur une des photos du classeur et lui offris mes fesses.

Il mit son sexe dans ma raie. Je sentais sa verge très dure qui me caressait l’anus. Après quelques instants, il essaya de me pénétrer mais à part un doigt, rien n’était jamais rentré et mon anus lui refusa le passage.
- il faut lubrifier je crois, dis-je
- avec quoi … je vais voir ce qu’il y a dans la pharmacie

Il partit et revint quelques minutes plus tard qui me semblaient des heures. Il avait dans la main un tube de crème pour fesses de bébé. Il me tartina la rondelle avec cette crème. C’est effectivement visqueux et froid mais cela lui permit de m’introduire sans problème un doigt recouvert de crème.

Il se masturba rapidement sur mes fesses, sa verge s’était ramollie dans une demi-raideur. Elle reprit de la vigueur et il tenta de me pénétrer à nouveau. Cela me fit un peu mal. Il força un peu et ressortit tout de suite. Il recommença et il me pénétra un peu. Son gland était passé. La douleur n’était pas intense et pas désagréable. Il resta sans bouger. Je commençai à m’y faire. Il poussa un peu et entra plus profondément. Après quelques hésitations, il fut complètement en moi. J’avais un peu mal bien que son sexe n’était pas énorme.

Il me lima doucement et le plaisir effaça la douleur. Je sentais son sexe dans mes fesses aller et venir. Aux bruits qu’il faisait, cela lui plaisait aussi. Il s’appuyait sur les mains à coté de moi et moi, je m’agrippais à son matelas. Quand il était presque sorti, je me cambrai au maximum et j’accompagnai sa plongée dans mes tendres chairs en étouffant un cri dans l’oreiller. Nos corps ondulaient au rythme de ses coups de boutoir. A nos respirations et nos gémissements, je sentis monter notre jouissance. Elle déferla comme un raz-de-marée qui emporta tout sur son passage. Nous criâmes tous les deux, et alors que je sentis son sperme dans mes entrailles et j’inondais sa couverture.

Nous nous écroulâmes. Nous restâmes un moment comme cela, je sentais sa bite qui devenait flasque. Il finit par se retirer. Je me retournai sur le dos et l se plaça à coté de moi me chevauchant partiellement. Je l’embrassais à pleine bouche.
- Merci, lui dis-je en souriant
- Merci pour quoi ?
- Ca t’a plu ?
- C’est la première fois que je baisais et c’est bon d’être dans un cul, m’avoua-t-il
- Je suis désolé pour tes draps
- Ma mère croira que c’est à moi, elle a l’habitude mais elle ne dira rien de toute façon.

Je voulus l’embrasser à nouveau mais il détourna la tête et me dit « il va falloir que tu partes, ma mère va rentrer ».

Nous nous rhabillâmes en silence. Il épongea consciencieusement mon sperme avec le Sopalin.

Il me raccompagna à la porte en silence et me fit un signe d’au revoir.

Je retournai chez moi sur un petit nuage. Ca y était je l’avais fait, et bien en plus. Une petite douleur dans le fondement me rappelait que son sexe avait pénétré en moi. Je sentais aussi son odeur sur ma peau.

Les jours suivants, il me demanda juste de le sucer dans les toilettes du collège, il prétextait que sa mère ou son père était là … Nous n’avons jamais recommencé à faire l’amour. Comme j’en avais assez de ne faire que le sucer, nous avons très vite arrêté. Quelques temps plus tard, il sortait avec une fille qui allait au lycée. Sans doute que notre expérience ne lui avait pas plus, ou alors remettait trop en question son hétérosexualité. En tout cas, il nous lâcha avec ses histoires de cul et son classeur. Il se comportait avec moi comme si de rien n’était mais je voyais dans ses yeux qu’il me traitait intérieurement de pédé. Il alla dans un autre lycée que le mien et nous nous sommes perdus de vus.