Ma vie à la fac 1

L’écran afficha le message tant redouté : « Index out of range ». Je tapai sur la table en lâchant un soupir d’exaspération. Cela faisait 3 jours que je passais toutes les fins d’après-midi sur ce programme que je devais rendre le lendemain. En cette année de 1985, l’informatique était désormais un cours obligatoire qui entrait dans le calcul de la moyenne. Dans mon petit lycée de la campagne pas-de-calaisienne, on ne savait pas ce que c’était un ordinateur. Je pestai intérieurement. Dans une demi-heure, la salle d’informatique allait fermer et ce foutu programme ne fonctionnait pas. Je regardai les lignes défiler sur l’écran sans comprendre ce qui clochait.

La salle était quasiment vide. Une fille commença à remballer ses affaires, un garçon l’attendait dans l’embrasure de la porte. Au fond des rangées d’ordinateurs, un jeune homme, le moniteur de la salle d’informatique était penché sur son écran et pianotait rapidement sur les touches du clavier. Il était chargé de surveiller le bon usage des ordinateurs et parfois donnait des conseils.

Je contemplai désespéré mon écran tentant d’analyser ces vicieuses lignes de codes et de comprendre mes erreurs. J’entendis derrière moi une voix qui me demanda « tu veux que je t’aide ». Je me retournai et je vis le moniteur de la salle qui s’était approché sans que je m’en aperçoive. Il devait avoir entre 25 et 30 ans, athlétique, brun, avec des yeux noirs, très beau avec ses traits affirmés et volontaires. Beaucoup de charme. J’acceptai son aide avec ferveur.

Il s’assit à coté de moi et me demanda ce que je devais faire et quel était le problème. Il était souriant et disponible. Très pédagogue, il m’expliqua et corrigea mes fautes. De temps en temps, par inadvertance, nos mains se touchaient fugacement provoquant autant de décharges électriques qui me troublaient. Son parfum léger et agréable arrivait jusqu’à mes narines. Je fis semblant d’écouter car j’étais subjugué par ses mains et son visage.

Le programme fonctionnait. Maintenant il était l’heure de sortir. Le moniteur éteignit les ordinateurs et la salle. Nous nous retrouvâmes dans le couloir. Il ferma la porte. Je ne sus pas pourquoi je l’attendis. Il se tourna et me demanda « tu vas bouffer maintenant ? » Je lui répondis « oui je vais au Resto U. ». « Tu permets que je t’accompagne ? Je n’ai plus rien dans le frigo ». J’acquiesçai, enthousiaste. Nous nous dirigeâmes vers le restaurant universitaire en échangeant quelques banalités sur les études à la fac et la difficulté de vivre loin des siens.

Pendant le repas, on a discuté de tout. J’appris qu’il était en thèse d’informatique, qu’il était assez sportif, célibataire, qu’il habitait dans le vieux Lille … A chaque fois qu’il plongeait ses yeux noirs dans les miens, je rougissais. A chaque fois qu’il me touchait la main pour prendre du pain ou du sel, je rougissais. J’étais sous le charme. Comment ne l’avais-je pas remarqué avant ? On sortit du restaurant universitaire et il me demanda doucement « alors qu’est-ce qu’on fait ? » en me regardant droit dans les yeux. Je m’entendis lui dire avec stupéfaction « je t’offre un café … dans ma piaule ? ». Il me décocha un sourire ravageur.

Nous nous rendîmes presque muets à ma chambre d’étudiant, dans la résidence qui était proche. En ce début de soirée, elle résonnait de bruits de la vie estudiantine. Ma piaule, comme toutes les autres était un réduit de 4 mètres sur 3. Il y avait juste assez de place pour un lit, un bureau, une armoire, un lavabo. Comme je suis ordonné, je pouvais l’inviter sans honte. J’avais mis quelques photos de ma famille dans un coin du bureau auxquelles le professeur jeta un coup d’œil. Il s’assit sur le lit. J’allumai les deux lampes qui dispensèrent une lumière plus douce que celle, blafarde, du plafonnier. Je mis à chauffer le café et je m’assis à coté de lui.

L’homme que je désirai me regarda et je fus captivé par son regard. Il approcha sa main et m’effleura le visage. Je ressentis sa chaleur. Il m’attira et déposa un doux baiser sur mes lèvres. Je le lui rendis tout en plongeant dans le lac noir de son regard. Il me serra contre lui et m’embrassa fougueusement. Je sentis sa chaude langue caresser la mienne. Ses mains parcouraient mon corps et retirèrent ma chemise de mon pantalon. Tout en continuant à m’embrasser, le jeune homme la déboutonna et me l’enleva. Je sentis mon tricot de corps se soulever et ses mains brûlantes touchèrent ma peau. Des décharges électriques parcouraient mon dos et je sentis monter en moi une chaleur bienheureuse. Il retira mon sous-vêtement puis ôta rapidement son pull et son tee-shirt. Je pus admirer alors son torse musclé et impeccablement épilé. Mon amant me serra à nouveau dans ses bras et me coucha sur le lit. Nous étions peau contre peau, langue contre langue, nos mains cajolant nos corps qui s’embrasaient.

Il cessa de m’embrasser, défit ma ceinture et déboutonna mon jean pendant que je le caressai à travers son pantalon. Sa main se glissa entre le jean et mon slip. J’étais en pleine érection. Il me caressa le sexe en m’embrassant à nouveau. Je défis sa ceinture et je déboutonnai son pantalon. La braguette glissa et je sentis également sa verge en érection, bien dure et bien imposante. Sa bouche descendit sur ma gorge puis sur son mon torse pour atteindre les tétons qui étaient eux aussi très durs. Il les lécha et les mordilla alors que ses mains s’affairaient à enlever mon jean. Sa bouche descendit sur mon ventre vers mon pubis. Il embrassa ma verge à travers le tissu très fin et soyeux de mon slip. Puis, le sous-vêtement et le pantalon rejoignirent la chemise sur le sol. Son jean tomba sur le sol pour faire apparaître un boxer noir qui moulait son sexe tendu et gorgé de promesses.

Je m’approchai de lui et pris ses fesses entre mes mains. J’embrassai sa barre à travers le boxer et impatient je le fis glisser. La verge jaillit. Elle avait une odeur agréable et musquée. Il me caressa le visage avec son chibre. J’ouvris la bouche et l’enfournai goulûment. Ses mains me tinrent la tête pour courir dans mes cheveux. Son membre allait et venait tandis que mes mains emprisonnaient ses fesses très fermes et musclées. Puis, je le branlai alors que ma bouche voyageait de ses testicules au bout du gland. Ses râles de plaisir retentirent et je fus complètement noyé dans des ondes de chaleur lubriques.

Mon amant se retourna et s’appuya sur le bureau, les jambes légèrement écartées. Je baisai ses fesses en les massant délicatement puis je les écartai. Sa rosette m’apparut comme un soleil. J’enfouis mon visage dans ses chairs et ma langue lécha rapidement sa fente. Il poussa à nouveau un râle de plaisir. Je déambulai, de haut en bas et m’attardai sur sa rondelle du bout de la langue. J’écartai encore plus ses fesses et j’introduis ma langue dans son trou. Cela avait un goût bizarre mais pas dégoûtant. Je mis mes deux mains sur son sexe et je le branlai en cadence.

Au bout d’un moment, il se retourna et me coucha sur le dos sur le lit. Mes jambes étaient en dehors et écartées. Mon beau professeur m’embrassa sur la bouche puis chercha son pantalon pour en sortir un préservatif dont il déchira l’enveloppe d’un coup de dents. Il déroula le caoutchouc rapidement sur mon sexe. Cela me déconcerta un peu, je n’en avais jamais mis.

Je vis mon amant s’asseoir sur mon chibre et il se laissa pénétrer sans problème. Ma verge fut enserrée dans une chaude gangue humide. Une déferlante de plaisir m’envahit et j’eus un petit hoquet. Il se souleva et s’abaissa dans un lent va-et-vient. Ses mains me caressèrent les couilles et masturbèrent son sexe en même temps. Il fouilla mon entrejambes et un doigt atteignit ma rondelle. Il me la massait alors que j’étais dans la sienne. Je caressai son torse musclé et j’étais perdu dans une mer agitée de volupté.

Il accéléra le rythme et s’accrocha à mes jambes. Sa respiration se fit plus rapide. Des ondes de plaisirs intenses partirent de ma verge et déferlèrent dans tout mon corps et mon esprit. Je sentis monter l’orgasme avec la puissance d’un raz-de-marée. Je poussai un petit cri et je sentis ma semence jaillir. Il décéléra, se leva et se retourna. Il se masturba rapidement et ne tarda pas à m’envoyer son foutre sur mon ventre dans un cri de jouissance.

Mon amant m’enleva le préservatif plein de ma semence et le jeta à la poubelle. Il prit un mouchoir dans la boite sur le bureau et me nettoya. Puis, il se coucha sur moi et m’embrassa en souriant. Nous nous regardâmes dans les yeux et je me perdis une fois de plus dans ses yeux noirs. Nous câlinions tendrement en silence.

La vigueur revint dans nos deux membres. Nos caresses se firent plus sauvages. Il descendit vers mon sexe et l’emboucha. Je m’abandonnai les yeux fermés à ses caresses buccales. Il introduisit un doigt dans ma rondelle après l’avoir caressée. Ce n’était pas très agréable mais l’idée qu’il me pénétrait me fit oublier la sensation douloureuse et cela m’excita. Il me masturba pendant que son doigt allait et venait pour tenter de desserrer mon anneau presque vierge. Chaque partie de mon bas ventre fut une source de plaisir. La douleur disparut, et un deuxième doigt entra rejoindre le premier, cette fois plus facilement. Je jouai avec ses cheveux pendant que sa bouche s’activait sur mon chibre.

Il sortit un nouveau préservatif de son pantalon. En un tour de main, la capote recouvrit son membre. Mon tendre amant me mit sur le ventre et écarta mes fesses. Sa bouche vint se poser sur mon anus et sa langue parcourut rapidement ma raie provoquant un plaisir intense qui partait du creux de mes reins. J’ondoyais au gré de ses coups de langue et de ses caresses. Il mit son membre caoutchouté sur ma raie et m’effleura la rondelle. Ses mains écartèrent mes fesses et me tenaient par les hanches. Son pénis fut présenté à mon anus. Je savais ce qu’il allait me pénétrer j’espérais que mon corps se souviendrait d’une lointaine première fois.

Je sentis une douleur dans le bas du dos et son chibre entra en moi. Il s’inséra précautionneusement dans mes tendres chairs. J’étais écartelé, empalé, ouvert comme on rompt une miche de pain. Il s’arrêta et je m’habituai à la douleur. Puis la pénétration reprit avec des pauses par intermittence. Son pubis se frotta sur mes fesses, mon corps avait avalé complètement son sexe. D’un déhanchement souple, il commença à aller et venir très doucement. La douleur s’estompa et fit place au plaisir. Mon anus lubrifié et préparé me dispensa une jouissance jusqu’alors inconnue. Mon sexe frotta sur la couverture au rythme du balancement de son corps. Nous ne faisions qu’un. Je le sentis en moi, je le sentis autour de moi. Ses bras parcouraient mon corps au rythme de nos respirations et de nos ahanements. Il accéléra puis décèlera puis recommença. J’étais sur des montagnes russes dont son chibre était le sommet.

Mon amant se retira et me mit sur le dos. Il prit mes jambes dans ses bras, me les souleva et les posa sur ses épaules. D’un coup, il me pénétra. Nous pouvions voir sur nos visages le plaisir que nous ressentions. Il me pinçait légèrement les tétons pendant que je me masturbai alors que son sexe allait et venait en moi. La cadence s’accéléra et fut très rapide. Je ne savais plus qui j’étais, entièrement engloutit par la jouissance qui explosait comme mille soleils. J’entendis deux cris, deux feulements et une lave bouillante jaillit sur mon ventre.

Mon amant sortit de mes fesses et retira le préservatif qui était rempli de sa substance. Il s’allongea à coté de moi et joua avec mon sperme en m’embrassant. Il déposa un baiser sur mon ventre et trempa ses lèvres dans le liquide. J’étais exténué. Il me caressait le torse, la nuque et le visage. Nous restâmes un moment comme cela, tendrement enlacés.

Le professeur se leva et me dit qu’il devait rentrer. C’est vrai que ce lit était à peine assez grand pour un être humain normal. J’aurais voulu qu’il reste avec moi. Il s’habilla et moi je restai nu alangui sur le lit avec une vague douleur dans le bas du dos. Sans un mot, il m’embrassa encore une fois et sortit de la chambre.

Je restai un moment allongé en pensant à ce qui c’était passé. Cela n’avait rien à voir avec le souvenir de ma première relation sexuelle. Et cette fois, cela y était, j’étais vraiment un homme et je savais que je ne connaîtrais jamais le sexe des femmes. Je me levai, je mis mon slip, je nettoyai mon sperme séché. J’éteignis la cafetière inutile. Je pris ma serviette et mes affaires de toilette et je me rendis à la douche. J’avais un peu mal à l’anus mais j’étais heureux et j’ai l’impression de flotter au dessus du sol.

Le lendemain, je n’avais qu’une hâte : aller retrouver mon amant. La journée se passa et j’avais beaucoup de mal à me concentrer sur les cours qui défilaient trop lentement. A la fin de la journée, je courus vers la salle d’informatique. Il était là comme à son habitude et était occupé avec un étudiant. Quand il me vit, il m’adressa un vague sourire. J’allumai un ordinateur et je fis semblant de me passionner pour un programme. Ce soir, il était visiblement très occupé auprès des autres étudiants. En passant, il me salua poliment.

Je restai jusqu’à la fermeture. Un peu gêné, je lui demandai s’il voulait que l’on se voit ce soir. Il me répondit par la négative. Je lui répliquai dans un souffle que je l’aimai. C’est que je croyais sur le moment. Sur mon insistance, il m’expliqua sur le même ton professoral qu’il avait employé pour m’aider dans la programmation, qu’il ne m’avait rien promis, qu’il n’était pas amoureux même si cela avait été super, qu’il était trop jeune pour s’investir dans une relation, qu’il ne serait pas un bon mec de toute façon, … J’avais l’impression d’être un tout petit enfant que l’on gronde parce qu’il faisait un caprice. Je pris mes affaires et je sortis de la salle d’informatique, un peu penaud, rouge comme une tomate. Il avait raison sur le fait qu’il ne m’avait rien promis. Je m’étais trompé sur ses intentions et nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes. Je m’aperçus plus tard qu’il était de la race des prédateurs : je séduis, je prends, je jette.