Je m’affale sur le dos de Vetea qui se termine tout seul à la main, sentant bien que, sur ce coup là, il n’a rien d’autre à attendre de moi que les grands coups de bite qui viennent de vigoureusement le ramoner !

Je m’agenouille pour reprendre mon souffle, lève la tête vers son beau visage de Tahitien de carte postale et j’ai encore la force de sourire et de lui dire :

- Ne me traite plus jamais de puceau !

- Je t’adore Laurent. J’ai adoré que tu m’encules avec cette force ! Mais malgré tout, tu verras, t’as encore des choses à découvrir…

Il me relève, m’embrasse, et suggère :

- Tu crois pas qu’on devrait s’occuper de Jérôme ? Il a l’air bien seul le pauvre !

Et c’est ce qu’on a fait …

Plus tard, nous sommes sur la terrasse, terminant un dîner roboratif qui nous a permis de reprendre des forces. Evidemment, nous parlons de sexe. Vetea cherche à me pousser dans mes derniers retranchements :

- Laurent, je te comprends pas. Comment as-tu fait pour attendre hier soir pour découvrir les joies de la baise ? T’es gaulé comme un dieu grec, t’as une bite en acier, y a plein de nanas et de mecs qui t’attendent et toi, rien ! Je pige pas. Tu te branlais au moins ?

- Ah pour ça oui alors ! J’ai giclé des hectolitres de sperme tout seul dans mon pieu ! Ca, tu peux me croire. Mais je sais pas, j’osais pas. Je pensais que j’étais complètement naze d’avoir envie à la fois des mecs et des filles. Je me disais que j’allais me ramasser des gamelles et du coup je ne faisais rien !

- Eh bé, heureusement que Jérôme est venu et que j’ai eu le bol de voir ça. Ca aurait été dommage de rater ce qu’on vient de vivre ! Et en plus, c’est pas fini … Et puis, y a les nanas maintenant. C’est pas parce que tu t’envoies en l’air avec nous que tu dois pas penser à en sauter plein, plein, plein ! Tu te rends compte, l’autre jour, j’ai couché avec Tania et après, elle m’a demandé pourquoi tu ne l’abordais pas ! J’adore ça moi, baiser une fille et l’entendre me parler après d’un autre mec comme si je n’avais rien fait ! Le vrai bonheur !

Il s’énerve un peu …

- Espèce de petit con, faut vraiment que t’apprennes la vie tu sais. Tania, t’as qu’à lever le petit doigt pour qu’elle te tombe dans les bras ! Enfin, je dis le petit doigt, ça c’est juste pour commencer, après faudra lever autre chose !

Cette fois, il se marre, mais c’est pas la peine d’essayer de prendre la parole, il est intarissable :

- Et puis, y a pas que Tania, tu sais. J’en connais d’autres qui rêve de ta bite, connard. Y a Diana, par exemple !

- Quelle Diana, ta sœur ?

- Ben oui, ma sœur. Avec elle aussi je parle cul figure-toi. La seule différence c’est qu’avec elle, je parle seulement. Même si des fois on a été à deux doigts de passer à l’acte, on s’est toujours retenus... Un vieux fond d’éducation bourgeoise !

- Diana, je rêve … Elle aussi, je me suis branlé des tas de fois en pensant elle, mais j’ai toujours cru qu’elle était inaccessible. Je me disais qu’à vingt ans, elle devait avoir plein de mecs, des vrais, qui lui courent après et qu’elle avait pas envie de s’occuper d’un p’tit jeune comme moi !

- Putain ! T’es vraiment trop comme type ! Parce que t’es pas un vrai mec peut-être ? Le dard qui m’a déchiré le cul tout à l’heure c’est une p’tite quéquette de minot, c’est ça ? Je rêve …

Jérôme, qui écoutait notre échange en silence, intervient à son tour :

- Eh, Laurent, faut que tu prennes Vetea comme impresario, il va te lever des supers coups : « Mesdemoiselles, venez voir le phénomène de foire, la plus belle queue du lycée, qui m’a bourré le cul pendant deux heures, n’attend que vos chattes ! Venez vous faire ramoner, vous ne le regretterez pas ! Et vous Messieurs si vous voulez à la fois une bouche et un cul accueillants et, par-dessus le marché, une bite en acier trempé, n’hésitez pas, vous allez adorer ! »

Vetea rigole encore :

- Ah ouais, super et après je prendrai ma commission !

Je sens qu’il faut que je reprenne l’avantage :

- OK, OK, les mecs vous vous êtes bien foutus de moi et vous aviez raison. Mais vous allez voir, maintenant que vous m’avez ouvert la voie, vous n’allez plus me reconnaître ! Je vais baiser sans arrêt, nanas, mecs, tout ce qui passera à portée de ma queue, de ma bouche et de mon cul passera à la casserole ! Foi de Laurent !

Vetea se lève.

- Sur ces bonnes paroles, je pars rassuré. Faut que j’aille reprendre des forces. Après une journée comme ça, j’ai besoin de dormir un peu, sinon demain je ne serai plus bon à rien. Et vous je vous conseille de dormir aussi. Si vous baisez toute la nuit, demain, je vais me sentir bien seul !

On répond en chœur, la main levée :

- T’inquiète pas Papa ! On promet : deux petits coups, pas plus, et après dodo !

Le lendemain matin, je suis délicieusement réveillé par la bouche de Yannick qui s’applique à me faire la plus belle des pipes. Je lui signale que je ne dors plus et son solo évolue vers un duo « soixante-neuvien » qui nous emmène vers les sommets. Redescendus sur terre, nous nous enfilons un superbe petit-déjeuner : c’est pas parce qu’on baise beaucoup que ça nous coupe l’appétit, ce serait même plutôt le contraire !

Vetea arrive peu après, l’air ennuyé.

- Je viens de me disputer avec Diana. Elle veut que je l’aide à changer les meubles de place dans sa chambre et moi, ça m’emmerde ces conneries. J’aime mieux rester avec vous ! J’ai envie d’aller faire un tour à vélo. Vous venez ?

Je ne suis pas très chaud.

- Bof, ça me tente pas trop. Tu préfères pas qu’on aille se baigner ?

- Non, si on reste par là, elle va me crocher, faut que je me barre.

Jérôme étant OK, je les laisse partir se promener tous les deux et je prends un bouquin pour buller un peu à l’ombre des arbres du jardin. Depuis le début des vacances, j’ai été trop occupé pour lire et même si je ne regrette rien de mes occupations de remplacement, ça me manque un peu. Je n’ai pas ouvert mon roman depuis dix minutes que Diana arrive.

- Salut Laurent, t’as pas vu Vetea ? J’ai besoin de lui.

- Si, mais il n’est plus là. Il est parti faire du vélo avec Jérôme. Je peux t’aider ?

- Le salaud, il est pas parti faire du vélo, il s’est enfui oui ! T’es gentil Laurent, mais je ne veux pas t’embêter. Je veux déplacer les meubles dans ma chambre pour mieux voir le lagon de mon lit. Je vais pas te casser les pieds avec ça.

- Tu m’embêtes pas. Ca me fait plaisir.

Je me lève d’un bond et je la regarde mieux. Elle est magnifique avec ses longs cheveux noirs qu’elle a noués en un haut chignon qui met en valeur son port de tête, son sourire illuminant son visage, et surtout, surtout, ses seins superbes, dressés droit devant elles et que j’évite de trop regarder pour ne pas paraître grossier. Je la suis et nous commençons à jouer les déménageurs.

Au bout d’une heure, tout est en place et nous sommes en eau, mais satisfaits du travail accompli. Je souris à Diana.

- Je crois qu’on a bien bossé. Je vais rentrer au faré pour me doucher, je crois que j’en ai un tout petit peu besoin !

Diana s’approche de moi, me prend la main.

- Pourquoi rentrer chez toi ? Viens, on va la prendre ici, cette douche. Tous les deux …

J’ai l’impression que ma bouche s’assèche d’un coup et que je suis tétanisé. Je ne résiste pas, elle m’attire vers la salle de bains dont elle referme la porte. D’un geste elle dénoue ses cheveux qui retombent sur son dos, tout en enlevant son soutien-gorge. Fasciné, je tends la main …

Plus tard, bien plus tard, je reviens chez moi comme en volant. Mes pieds ne touchent plus terre, j’ai l’impression d’être ivre mort. Mes deux potes sont sur la terrasse, bavardant tranquillement, un verre de jus à la main. Dès qu’ils me voient, ils éclatent de rire avec un bel ensemble.

- Tais toi, dit Jérôme. Ne dis rien. Surtout, ne dis rien. Tout se lit sur ton visage. Là, je crois vraiment qu’on ne va plus du tout pouvoir te traiter de puceau.

Vetea est mort de rire lui aussi. J’essaie de donner le change.

- Mais qu’est-ce qui vous prend ? Pourquoi tu dis ça ? Pourquoi vous vous marrez comme des baleines ?

- Oh bé, il suffit de voir ta tête. On dirait que tu reviens d’un séjour au paradis ! Elle est bonne alors, ma frangine ?

- Mais, mais …

- Mêêê, mêêê, on dirait une chèvre maintenant ! Nous prends pas pour des cons, Laurent. T’arrives de chez moi, t’as un sourire béat qui ne décolle pas de ton visage et tu voudrais me faire croire que t’as joué aux dominos avec Diana ?

- Bon, bon, d’accord, j’avoue, j’avoue. Quand vous êtes partis, j’ai commencé à bouquiner et puis elle est arrivée, elle te cherchait, lâcheur. Alors je suis allé l’aider, et puis après, bé voilà quoi …

- Waouh, le mec et il croit qu’il va s’en tirer comme ça ! Eh, raconte-nous petit puceau, euh pardon, raconte grand baiseur, ça va, je peux t’appeler comme ça ?

- Arrête Vetea, te fous pas de moi. C’était tellement, tellement, tellement... Je ne sais même pas comment dire !

- Quoi, tellement, tellement, tellement, tu vas pas dire qu’elle suce mieux que nous, quand même ?

- Non, mais …

- Comment ça « non mais », oh attend, ça va pas se passer comme ça. Jérôme, prends-le par les pieds !

Avant même que j’ai eu le temps d’esquisser un geste de défense, ils m’attrapent, me soulèvent et m’entraînent vers la chambre. Ils me jettent sur le lit, m’arrachent mon short et se mettent au travail. Vetea me lèche les couilles avec douceur, les agace, les mordille, les avale. Pendant ce temps, Jérôme s’occupe de ma queue, il lèche le gland, descend le long de la hampe, remonte, redescend, avale, suce, joue avec ma bite comme si elle lui appartenait, puis ils changent de place, ils me font une pipe en stéréo ! Je ne sais plus où je suis, je me laisse faire, totalement abandonné à leurs bouches expertes. Quand ils sentent que je suis au bord de jouir, ils s‘arrêtent et Vetea reprend son discours :

- Et pour baiser ? C’est une chaude Diana, je sais, mais Jérôme, c’est pas mal non plus tu sais, allez, vas-y, saute-le.

Jérôme s’est mis sur le dos, un coussin sur son cul qu’il me présente comme une offrande. Il est tellement souple que ses grandes jambes sont pratiquement ouvertes à l’horizontale. Je ne prends même pas le temps de le lécher, je suis tellement excité que je l’empale d’un coup sec. Pour la première fois je l’encule en étant face à lui et le baiser que nous échangeons électrise tous mes sens. Il ondule son cul comme Diana tout à l’heure. Je retrouve les mêmes sensations, il se sert de son cul comme elle de sa chatte. Bien que je me sois vidé deux fois en elle, je sens que je ne vais pas tenir longtemps à ce rythme là. Jérôme entoure mon dos de ses jambes et m’enserre encore plus fortement. Mais je continue quand même mon pilonnage qui aboutit à un orgasme violent. Je m’effondre sur lui essoufflé, épuisé, heureux …

Vetea, décidément tenace, veut un verdict immédiat :

- Alors mec, c’était pas bien ça ? Résultat ? Qui baise le mieux ?

- Match nul, Vetea, match nul. Vingt sur vingt partout ! Faut surtout pas m’obliger à choisir !

- Ouais, ouais, hurle Vetea ! Il est des nôôôôôôôtres ! J’avais tellement peur que Diana fasse de toi un hétéro 100 % !

- Comment ça, t’avais peur ? Mais, ce matin, tu pouvais pas savoir que j’allais la sauter, ta sœur !

- Euh, non, mais …. Je l’espérais bien quand même ! Je le doutais bien que si on se barrait, elle viendrait, que gentleman comme tu es, tu ne refuserais pas de l’aider et après, la connaissant, je pensais bien qu’elle te ferait sauter le pas … Enfin, sauter le pas, pas que le pas, quand même !

- Mais alors, c’était prémédité ?

- Oui et non. Je me disais que si tu ne partais pas en vélo avec nous, y avait une bonne chance que ça se passe comme ça. Et puis, j’avais vraiment envie qu’elle soit ta première nana ! Mais j’avais peur que tu n’aies plus envie de nous après ! Avec Jérôme, on était inquiets en t’attendant.

Je le cache en rigolant, mais je suis vraiment ému. Je leur roule un super patin à tous les deux.

- T’es un salaud Vetea, mais t’es un super copain. T’inquiète pas. J’ai adoré baiser avec Diana et puis je crois que j’ai été plutôt bon, alors du coup, je n’ai plus de complexes et tu vas voir que je vais suivre ton exemple à fond maintenant. Tania peut préparer sa chatte, elle va le sentir passer ! Mais c’est pas pour ça que je vais renoncer aux plaisirs entre mecs. Regarde comme t’es beau avec ta queue magnifique. Viens, t’as pas encore joui toi, viens me baiser. Mon cul n’a pas encore servi aujourd’hui. Il est en manque !

Il n’attendait que ça et se jette sur moi. A quatre pattes, je lui offre mon cul, je veux qu’il en profite un maximum et qu’il me défonce aussi fort que je l’ai enculé dans la douche hier. Il ne s’en prive pas. Excités comme nous sommes, les préliminaires ne sont plus de mise, il me pénètre d’un coup en poussant un han de bûcheron. Même prévenu, je suis surpris par sa puissance. Il me faut bien quelques secondes pour encaisser le choc. Mais ce cap passé, je redécouvre le bonheur intense de me faire enculer. J’arrive à le rejoindre dans sa route vers le plaisir et nous voguons maintenant de conserve, en duo, attentifs l’un à l’autre tout en restant concentrés sur notre plaisir personnel. Jérôme ne veut pas rester sur le bord du chemin. Il s’est rapproché de nous et caresse le dos de Vetea tout en branlant ma queue qui a retrouvé toute sa vigueur. J’arrive à assurer mon équilibre sur une seule main et moi aussi je branle Jérôme. Nos mouvements se coordonnent comme un moteur bien rodé et, bientôt, une fois de plus, trois giclées de foutre nous laissent pantelants mais heureux sur le lit, entassés, emmêlés, tellement bien. Je savoure le bonheur d’avoir des potes comme ça qui ont su si bien me faire découvrir les richesses que pouvait me procurer mon corps.

Les jours suivants, nous avons continué d’explorer les diverses manières de s’envoyer en l’air entre mecs. J’ai bien sûr eu le temps d’aller faire plusieurs « causettes » avec Diana. Nous avons eu aussi un week-end de break, la présence de mes parents limitant les possibilités de partouze dans le jardin. Quoique qu’ils soient d’esprit ouvert et libéral, ça aurait sans doute pu les surprendre un petit peu ! Nous avons d’ailleurs eu un instant d’affolement, Jérôme et moi, quand nous avons réalisé que nous avions oublié de séparer nos deux lits, toujours réunis, alors que mes parents étaient déjà arrivés. Nous avons jonglé avec les portes comme dans un vaudeville pour arriver à redonner un aspect respectable à notre chambre. Les deux nuits où mes parents ont dormi à la maison, nous avons quand même réussi à baiser, condamnés au silence, ce qui ne nous a pas empêché de juter bien comme il faut !

Enfin, le lundi matin arrive, mes parents repartent de bonne heure pour prendre le premier ferry et retourner à leur boulot. Leur voiture n’a même pas fait cent mètres que Vetea arrive en courant.

- Oh les mecs, ça fait deux jours que je me la mets sous le bras. J’ai trop envie !

Et nous nous enlaçons avec bonheur. Encore une semaine qui commence bien. Après cette baise de retrouvailles, nous discutons pour décider du programme du jour. Vetea propose une balade en vélo jusqu’au belvédère. Ca c’est une idée, je n’y suis pas allé depuis plusieurs années. Le belvédère, à Moorea, c’est un point de vue unique, d’où on peut voir les deux grandes baies de l’île, la baie d’Opunohu et la baie de Cook. Quand le temps est clair et ensoleillé comme aujourd’hui, le spectacle vaut vraiment le coup d’œil. Par contre, faut se le mériter ! Ca grimpe sec pour accéder au site et on sait qu’on va en baver. Mais à cœur vaillant rien d’impossible et nous enfourchons nos bécanes avec bonheur.

Une heure plus tard, trempés de sueur mais heureux, nous atteignons notre but. Tout seuls face à la vue, nous savourons la beauté du paysage. Je suis appuyé à la rambarde qui surplombe la route d’accès, fasciné par l’incroyable camaïeu de bleus que nous offrent le lagon et l’océan. Mes potes aussi sont subjugués. Jérôme se colle derrière moi et je sens rapidement qu’il n’y a pas que le point de vue qui lui fasse de l’effet !

- Jérôme ! T’es vraiment un obsédé ! Y a que le cul qui compte pour toi !

- Mmmouais, c’est vrai, j’aime ton cul. J’ai envie de te baiser, ici. Devant une telle vue, je suis sûr que ça va décupler nos envies !

Ce salaud frotte sa queue contre le lycra de mon cuissard et je suis bientôt aussi excité que lui. Surtout que Vetea s’en mêle : sans se démonter, il s’agenouille entre la rambarde et moi, mordille ma queue à travers le tissu de mon short puis, sans hésiter, l’abaisse d’un seul coup et commence à me sucer amoureusement. Mmmmm, je suis là cul nu en plein air, n’importe qui pourrait arriver à tout moment, mais je bande à mort, pris en sandwich entre la bouche gourmande de Vetea et les doigts chercheurs de Jérôme qui préparent le travail. Je me cambre pour lui faciliter l’entrée à ma grotte secrète, encore inviolée il y a une semaine, mais devenue une vraie avenue à bites depuis !

Il sort sa queue et l’approche de ma rosette entrouverte. Il commence à appuyer pour se frayer un passage et …. Merde, merde, merde ! Un car de touristes arrive ! C’était trop beau, une belle matinée comme celle-là, c’était fatal qu’on ne reste pas seuls très longtemps. On se rhabille en catastrophe et on se redresse tous les trois, collés l’un contre l’autre, juste à temps pour avoir l’air à peu près normaux quand le car arrive et dégueule sa cargaison de moutons photographes ! Beuuurkkk, ils sont moches, ils sont tristes et ils sont japonais en plus ! Ces gens-là, je ne les comprends pas, on les voit arriver en procession deux par deux, bien rangés, « honeymooners » disciplinés, allant là où le guide leur dit d’aller, mangeant, buvant, pissant quand le guide leur dit de manger, boire ou pisser. Je parie qu’ils baisent quand le guide leur dit de baiser ! Pas un millimètre cube d’initiative ! En plus, ils ont même pas l’air heureux ! Ils sont en voyage de noces et ils ont même pas l’air amoureux ! Et ces guignols qui nous empêchent de baiser tranquilles ! La colère monte en moi et je multiplie les commentaires désagréables, relayés par mes potes aussi frustrés que moi !

A un moment, Jérôme remarque quelque chose :

- Eh les mecs, vous avez vu le type là-bas ? C’est le seul qui n’a pas l’air en couple. En plus, ça fait deux fois qu’il prend des photos de nous …

Du coup, je regarde mieux. Effectivement, à l’autre bout de l’esplanade, il y a un Japonais atypique : il est grand, il est beau et il n’est pas habillé comme les autres. Il a une vingtaine d’années, il porte un grand bermuda bleu et un débardeur blanc qui met en valeur ses larges épaules et ses pectoraux bien dessinés. Il a des cheveux ébouriffés un peu comme Jérôme et c’est vrai qu’il regarde davantage notre trio que le paysage.

Vetea observe et rend son verdict :

- Je suis sûr qu’il est pédé ce type. Y a des regards qui ne trompent pas. Vous pensez à la même chose que moi ?

Avant même qu’on réponde, il prend l’initiative et lui fait un grand sourire, le bout de sa langue légèrement sorti, accompagné d’un geste de la main sans équivoque vers l’avant de son short. Bingo ! Le mec n’attendait visiblement que ça. Il rend le sourire et s’approche lentement sans nous quitter des yeux, totalement indifférent au troupeau de ses collègues touristes ou, plutôt, je le sens bien, de ses futurs ex-collègues. Nous sommes tous les quatre seuls au monde comme protégés par une bulle invisible qui nous isole des autres. Quelques mots échangés dans un anglais hésitant nous confirment que Vetea avait vu juste : nous allons provisoirement oublier les joies du triangle pour découvrir les trésors cachés du carré. Ce n’est plus du sexe, c’est de la géométrie ! Il s’appelle Yoshiro et a autant envie de coucher avec nous que nous avons envie de coucher avec lui. Il va parlementer avec le guide. Avec cette langue à la con, on a l’impression qu’ils s’engueulent mais non, finalement, tout va bien. Yoshiro revient vers nous en levant le pouce. Il faut qu’il soit à son hôtel à seize heures pour repartir vers Tahiti, ce qui nous laisse largement le temps de nous découvrir !

Heureusement, le vélo de Vetea a un porte-bagages ce qui lui permet de prendre Yoshiro sur sa bécane pour notre retour vers le faré. Une fois descendus du belvédère, nous retrouvons la route de ceinture où nous pouvons rouler de front. Yoshiro se tient fermement à Vetea en lui massant la queue avec vigueur. En voilà deux qui prennent de l’avance sur Jérôme et moi !

Arrivés à la maison, nous jetons nos vélos par terre et nous nous précipitons vers la chambre. Pas besoin de parler, on sait tous ce que nous voulons. On est tous en sueur mais on s’en fout, l’envie de sexe nous submerge tous les quatre, excités par ce que nous allons découvrir d’inconnu. Jérôme s’approche de Yoshiro et goûte sa bouche en premier. Vetea et moi, nous nous occupons du reste. Je m’agenouille devant notre Jap et je m’imprègne de l’odeur virile de son short, je m’en enivre, je le lèche, je le mords. Vetea fait pareil sur le cul. Je ne tiens pas longtemps et je baisse bermuda et slip d’un seul coup pour découvrir sa queue. Elle est un peu plus courte que les nôtres mais elle est droite et dure comme une lance. Elle dépasse fièrement de sa toison pubienne abondante. J’y enfouis mon nez me grisant à nouveau de ce mélange d’odeurs de savon, de pisse, de foutre, de sueur... Le cocktail est détonnant. Je me retiens d’avaler sa queue d’un seul coup. Je prends le temps de la lécher avec gourmandise. D’abord, son gland, circoncis, violacé. Il me semble que mes coups de langue le font grossir…

Pendant que je découvre le recto, Vetea s’attaque au verso. Yoshiro a écarté les jambes pour lui faciliter l’accès et Vetea envahit l’espace avec sa langue qui se promène le long de la raie, s’arrête sur le trou, repart, revient, titille, descend vers les couilles.

C’est Yoshiro qui interrompt nos mouvements. Il nous fait comprendre que, maintenant, c’est à lui de partir à notre découverte. Il commence par Jérôme. Moitié par gestes, moitié en anglais il demande à Vetea et à moi de rester tranquilles et d’attendre notre tour ! D’un seul coup, il a pris l’ascendant sur nous et nous lui obéissons, subjugués par son autorité naturelle, par sa beauté et par la sensualité électrisante qui émane de son corps bandé comme un arc. C’est donc en spectateurs que Vetea et moi, enlacés mais sages, nous regardons notre nouvel ami s’occuper de Jérôme. Il l’effeuille avec douceur, le touchant à peine, jouant de ses doigts et de sa bouche comme un concertiste de son instrument. Il a laissé son slip à Jérôme et semble se désintéresser de la queue de notre pote, emprisonnée dans son tissu. Il l’a assis sur le lit et lui lèche les pieds, suçant les orteils un à un pendant que ses mains arpentent chaque centimètre carré des jambes de Jérôme. Je ne sais pas comment Yoshiro s’y prend mais Jérôme a l’air en apnée, subjugué par le traitement que Yoshiro lui inflige alors même qu’il ne lui a même pas touché le sexe. C’est du grand art ! Enfin, le bourreau se décide à un peu de clémence et, du bout des dents, il attrape le slip de Jérôme qu’il fait lentement descendre jusqu’à ses pieds. De là, il remonte lentement vers la queue érigée de notre pote en léchant lentement son mollet, puis son genou, l’intérieur de son genou, sa cuisse et, au moment d’arriver à la bite de Jérôme, tendue vers la bouche de l’Asiatique, hop, il redescend vers l’autre pied et recommence son manège. Jérôme n’en peut plus et gémit de plaisir, de douleur, d’impatience.

La deuxième jambe terminée, Yoshiro s’attaque enfin au sexe de sa victime, enfin, de son partenaire, car si Jérôme est une victime, Vetea et moi avons sacrément envie d’endosser le rôle ! A tout petits coups de langue, il parcourt le dard dressé et on sent que si tout ce qu’il fait est contrôlé, il prend un plaisir infini à montrer son savoir-faire et à donner du plaisir. Il embouche ensuite la queue de Jérôme, quelques secondes, pas plus, se relève et vient me prendre par la main. C’est mon tour !

Une fois que nous avons subi tous les trois le même traitement, nous sommes maintenant tous à poil, la bite au garde à vous, prête à servir. J’ai envie de tout faire mais c’est Yoshiro qui décide, conservant son rôle de chef d’orchestre. Il nous dit à peu près :

- Moi baise vous premier, vous baise moi après. OK ?

Pas de problème mec, on est prêts à se faire perforer par ta lance et à te rendre la pareille ensuite ! C’est encore lui qui règle la manœuvre. Il nous fait mettre à quatre pattes, tête contre tête, en étoile, de telle sorte que nous puissions nous embrasser pendant qu’il nous saute. Il commence encore par Jérôme et se met à le baiser à une vitesse folle. Même dans mes rêves, je ne pensais pas qu’on pouvait bouger le cul aussi vite que ce Jap ! Il a l’air monté sur roulement à billes et Jérôme ronronne de bonheur comme un chat qui apprécie les caresses. Mais là, il ne s’agit pas de caresses, il y a une queue qui pilonne un cul et qui entre et sort aussi vite qu’un marteau piqueur ! Yoshiro continue son relais de folie : au bout de trois minutes environ, il abandonne Jérôme et m’encule d’un coup sec et me fait subir le même sort. Puis il m’abandonne pour sauter Vetea. Il a une endurance terrible et nous donne l’impression qu’il pourrait tourner comme ça pendant des heures ! Je suis partagé entre l’énorme excitation que me procure cette scène inattendue et la frustration de la brièveté de ces assauts. Trois minutes, c’est comme un échantillon, on a envie d’en avoir davantage et quand il sort de mon cul pour s’attaquer à celui de Vetea, je ressens comme un grand vide. C’est à la fin du troisième tour qu’on sent bien qu’il va cesser de résister à la jouissance qui monte en lui. Il encule Vetea de plus en plus vigoureusement, puis, d’un seul coup, sort sa queue, la branle frénétiquement et éjacule des flots laiteux de sperme abondant sur le dos de notre pote. Je ne résiste pas à l’envie et je vais lécher ce foutre abondamment répandu avant de happer la queue de Yoshiro encore formidablement dure jusqu’à ce qu’il me demande d’arrêter, les mouvements de ma langue sur son gland devenant douloureux après une si forte jouissance.

Profitant de ce qu’il fatigue un peu, je le couche sur le lit et je commence à lui lécher le cul et à le préparer à ce qu’il va recevoir. Cette fois, il ne cherche plus à diriger et il se laisse faire. Deuxième round du match Tahiti - Japon ! Mes copains m’ayant laissé faire, c’est moi qui ouvre le bal. Je le pénètre lentement, étonné de la facilité avec laquelle j’entre dans son cul. Je ne suis sûrement pas le premier à sauter notre bel Asiatique. Il a levé ses jambes qu’il cale sur mes épaules, ce qui me permet de mieux apprécier le spectacle de ma queue pilonnant son beau petit cul. En attendant leur tour, Vetea et Jérôme se caressent, se branlent doucement, comme des boxeurs s’échauffant avant un combat. Je suis un peu comme une première partie qui chauffe la salle avant l’arrivée des vedettes. Je le bourre du mieux que je peux pour le remettre dans le coup après son orgasme de tout à l’heure et qu’il soit content de se faire baiser. Content, je crois qu’il l’est, mais pour moi c’est de mieux en mieux. Je me répands dans son cul avec bonheur, échangeant avec lui un magnifique baiser final pour couronner ma prestation.

C’est à mes potes maintenant. Qui commence ? Yoshiro a son idée :

- Moi déjà essayé : moi pouvoir prendre deux ensemble. Vous vouloir ?

Jérôme et Vetea sourient et l’embrassent ce qui vaut acceptation. Jérôme se met sur le dos, la bite dressée et invite le Jap à s’asseoir dessus. Yoshiro chevauche le torse de Jérôme, écarte bien les jambes et s’empale sans problème sur la queue tendue qui n’attendait que lui, son conduit lubrifié par mon sperme étant déjà bien ouvert. Il se couche ensuite sur la poitrine de Jérôme ouvrant au maximum son cul pour que Vetea puisse tenter de s’y glisser à son tour. Je suce un peu sa queue pour la lubrifier et Vetea s’approche. Il tente de glisser son gland par-dessus la hampe de Jérôme mais il manque de place et il faut forcer le passage, ce qui distend le cul de Yoshiro. Celui-ci, semblant abîmé dans une méditation profonde, se décontracte au maximum pour accepter l’offrande. Millimètre après millimètre, Vetea progresse et au bout d’un moment son gland est enfin entré totalement. La suite est plus simple, Vetea finit par entrer presque complètement. Mes deux potes sont dans le cul de Yoshiro. Jérôme donne des tout petits coups de cul auxquels Vetea répond comme en écho. L’addition de ces vibrations fait bouger l’ensemble. Pas question ici de pilonnage, tout se fait en douceur. J’assiste au spectacle, fasciné par la vision incroyable de ces deux queues entrées dans ce cul que je n’aurais pas cru capable de recevoir tout ça et surtout par la vue des visages des trois acteurs, tellement concentrés sur leur corps, sur leur plaisir montant qu’ils me donnent l’impression de n’être plus là. Jérôme pousse un long gémissement, comme une corne de brume et enserre de ses bras puissants le torse du Japonais. Ce signal de jouissance libère les énergies des deux autres qui, à leur tour, poussent des cris d’extase et tombent comme évanouis, soulevés par l’intensité de ce qu’ils ressentent. Je me sens abandonné mais je suis heureux d’avoir vu ça.

Ils libèrent doucement Yoshiro et bientôt nous sommes trois à le lécher, l’embrasser, le caresser. Je m’occupe plus particulièrement de son cul, léchant, buvant… Je ne sais plus où est passé le puceau complexé que j’étais encore il y a huit jours mais il est clair que mes tabous tombent tous les uns après les autres !

Yoshiro redescend sur terre, nous sourit, nous rend nos baisers. Nous prenons tous les quatre une douche régénératrice, tout en douceur et en tendresse. Il est bientôt l’heure de nous quitter mais, en bon Japonais, Yoshiro insiste pour nous prendre tous les trois en photo dans le jardin, le lagon derrière nous.

- Toi donne adresse, moi envoyer photo !

Vetea se charge de le ramener à l’hôtel sur son vélo pendant que Jérôme et moi reprenons des forces en commentant largement cette rencontre et ces suites inattendues. Je suis rêveur.

- Tu te rends compte, il y a à peine plus d’une semaine, je me branlais tristement tous les soirs en me demandant quand j’arriverais à baiser ! Et maintenant, j’ai l’impression de tout connaître du sexe ! Tu crois pas que ça a été un peu vite ?

- D’abord je suis sûr que toi comme moi on connaît pas encore tout et puis, tu sais, je crois que c’est toujours renouvelé. J’ai pas beaucoup plus d’expérience que toi mais j’ai l’impression que c’est jamais pareil même si on baise avec le même ou la même partenaire. Et puis c’est tellement bon, même si ça ressemble à la fois d’avant, tant qu’on prend du plaisir, qu’est-ce que ça peut foutre que ça soit pareil ?

- T’as raison. N’empêche, maintenant que j’y ai goûté, j’ai l’impression que c’est une drogue dure et que je vais avoir du mal à me désintoxiquer !

- Oh pour ça, n’essaie pas ! C’est peut-être une drogue mais c’est une drogue saine !

On continue à papoter en attendant Vetea. Il arrive bientôt, encore tout secoué de la force de l’aventure que nous venons de vivre.

- Alors les mecs, vous en avez pensé quoi ? Je croyais pas que c’était possible un truc comme ça ! Tu crois qu’il va pouvoir s’asseoir dans l’avion ? Moi qui me prenais pour un baiseur au top, je me rends compte que j’ai encore des trucs à apprendre !

- Heureusement, répond Jérôme, si tu savais tout à dix-sept ans, ce serait triste ! C’est ce qu’on disait avec Laurent pendant que tu ramenais Yoshiro. Le sexe, c’est toujours renouvelé, je suis sûr qu’on a encore plein de choses à explorer ! Tiens, justement, ça me fait penser : tu te souviens, Laurent, le premier soir, pendant que je te massais le dos et que tu m’as fait des aveux. T’as dit un truc qui m’est resté. Tu me disais que tu te branlais en pensant à moi, ma queue, mon cul, tout ça, et puis t’as dit que tu voulais être mon esclave sexuel. Ca voulait dire quoi pour toi ?

Je réfléchis un peu puis je me lance.

- Je sais pas bien, c’est un peu confus dans ma tête, surtout maintenant que j’ai découvert le sexe en vrai. Au plus fort de mes fantasmes, j’avais envie d’être une vraie salope, un trou à bites complètement soumis à son ou ses maîtres. On pouvait m’insulter, me fouetter, me pisser dessus, m’obliger à lécher des pieds, sucer des queues, bouffer des culs, me faire prendre des kilomètres de bites dans le cul. Ca m’excitait un max. En même temps, je crois que ça me ferait un peu peur en vrai mais si c’était avec des gens en qui j’ai vraiment confiance, pourquoi pas. En fait, je sais pas bien, si c’est seulement un fantasme ou une vraie envie…

Il y a un petit silence et c’est Vetea qui rebondit sur ce que je viens de dire.

- C’est marrant, j’avais déjà un peu pensé à un truc comme ça. Et là, de t’entendre en parler, ça m’échauffe. Je crois que j’essaierais bien. Mais moi, tu vois, je ferais plutôt le maître… Euh, Laurent, tu es sûr de ce que tu veux ? Quand on parle comme ça, t’es mon ami, et même plus que ça et si je baise avec toi et avec Jérôme, c’est parce qu’il y a quelque chose de fort entre nous trois. Si on essaie un trip maître - esclave, je vais laisser sortir tout ce qu’il y a de plus vicieux en moi et j’oublierai qui tu es. Tu comprends ?

- Oui, bien sûr. Ca fait partie du jeu. Tu sais, je dois être un peu fou. Rien que d’en parler, je bande et en même temps, j’ai la trouille, une putain de trouille. Mais si c’est avec toi, je crois que j’ai davantage envie que peur. Je crois que je veux essayer. Si ça marche pas, on s’arrêtera.

- Tu peux avoir confiance en moi.

Je frissonne. C’est comme une invitation et j’hésite à me jeter à l’eau. Jérôme intervient.

- Si vous essayez, je voudrais bien être juste témoin. Je ne suis pas sûr que ça me branche mais je veux bien regarder et peut-être je vous rejoindrai si ça m’excite.

Je me lève, je vais vers Vetea et le fixe avec un grand sourire :

- OK Vetea, je suis prêt à t’obéir.

Sa réaction est fulgurante et me suffoque. Il me gifle à la volée :

- Petit salaud, je vais te faire passer ton sourire. Agenouille-toi devant ton Maître. Depuis quand un esclave se permet de regarder son maître dans les yeux ? Désormais tu m’appelles Maître et tu me vouvoies, c’est compris ?

Je m’agenouille, je baisse la tête. Il me gifle à nouveau.

- C’est compris ?

- Oui, Maître, je suis à vos ordres.

- Prosterne-toi devant moi et lèche mes pieds !

Cette fois, c’est commencé, je voulais ça, j’y suis ! Je m’agenouille et je me prosterne à ses pieds comme il me l’a demandé. Il est adossé à la table et pendant que je commence à lécher son pied gauche, son pied droit m’appuie sur la tête avec force.

- Allez, minable, applique-toi. Je veux bien sentir ta langue entre chaque orteil. Nettoie-moi bien. Tu n’es qu’une bouche pour moi…

Je lèche ses orteils un à un, je les suce comme des petites bites. Je veux faire plaisir à mon Maître.

- OK, maintenant, déshabille-toi et mets toi à quatre pattes. Allez, plus vite, tu es mou, minable ! Mais je rêve, tu bandes, salope ! Tu te permets d’être excité ! Le seul qui peut bander et jouir ici, c’est moi. Branle-toi devant moi, à quatre pattes. Je veux que tu lâches ton foutre comme un chien et que tu ne sois plus qu’un trou à ma disposition.

Sa voix dure et sévère m’électrise. Je me branle avec force. La jouissance vient vite et j’arrose le sol de mon sperme.

- Bien, ça va aller mieux maintenant. Tu te mets à plat ventre et tu me nettoies toutes tes cochonneries avec ta langue. Allez vite !

Il a enlevé la ceinture de son bermuda et commence à me fouetter le cul et le dos. J’ai peur qu’il se déchaîne mais ses coups sont bien ajustés. La douleur est à la fois supportable et excitante. Chaque coup est comme une décharge électrique qui m’encourage à lécher mon foutre sur le ciment de la terrasse. Quand le sol est propre et que j’ai tout avalé, je m’immobilise sur le sol froid, attendant les ordres de mon Maître, prêt à tout faire pour le satisfaire. Je n’entends plus rien mais je n’ose pas bouger. Enfin, sa voix me reparle. J’ai besoin de l’entendre, je veux savoir ce qu’il attend de moi.

- Mets-toi à quatre pattes et va jusqu’au jardin. Tu n’es qu’un porc, tu avances comme un porc. Maintenant, tu te mets à genoux. Regarde ma queue, elle est gonflée de pisse pour toi.

Sans autre préavis, il commence à me pisser dessus. Le liquide jaillit en un jet fort et puissant. Il m’arrose d’abord la poitrine puis remonte vers mon visage.

- Ouvre la bouche et avale, ordure !

J’obéis et je reçois sa pisse sur la langue. Je manque suffoquer, je ferme les yeux mais je tiens. J’avale, surpris par l’aigreur et la chaleur du liquide. Il termine en me rentrant sa bite dégoulinante dans la bouche.

- Allez, nettoie-la. Tu n’es qu’une pissotière et un trou à bite pour moi. Tu es laid, tu es minable. Je vais te punir d’être si minable.

J’avale sa queue. Je m’applique à la nettoyer et essayer de la faire durcir. Ce n’est plus comme quand je suçais Vetea pour le bonheur de le faire jouir. Ce n’est plus Vetea, c’est mon Maître, il faut qu’il soit content de moi, il faut que sa queue soit nettoyée de mes souillures.

Il ressort sa bite de ma bouche. Elle à nouveau raide et fière, prête à me perforer. Je veux que mon corps soit à son service. J’attends que la voix de mon Maître me guide à nouveau.

- Reviens sur la terrasse. Toujours à quatre pattes.

Je découvre que Jérôme s’est déshabillé et que sa queue bandée montre que le spectacle lui plait. Mon Maître attrape des épingles à linge et me les installe sur les seins. Je grimace car la douleur est vive mais un coup de ceinture sur les fesses me fait comprendre qu’il faut que je reste impassible. Il prend maintenant un foulard noir et me bande les yeux. Je me sens isolé ce qui accroît encore à la fois ma peur et mon excitation. Que veut-il de moi ? Sans rien dire, il fait tomber des coups de ceinture sur mon dos et mes fesses. Il sait les ajuster. Ca me fait mal mais je me surprends à aimer cette douleur qui m’émoustille et me donne envie d’en supporter davantage. Les pinces me font mal aussi et je me surprends à aimer ça. Je veux subir encore. Je sens que je bande à nouveau. Je sais que je vais me faire punir pour cette audace mais je ne peux pas empêcher ma queue de durcir.

- Regarde Jérôme, cette pute rebande encore. C’est vraiment un porc. Il va falloir être sévère avec lui. On va se servir de ses trous pour nous faire jouir. Minable, avance tout droit, tu vas arriver sur la queue de Jérôme. Je veux que tu l’avales et que tu le pompes à fond. Applique-toi. Je veux qu’il soit content de toi, sinon, tu vas dérouiller.

Je fais quelques pas et je reconnais l’odeur tant aimée de la bite de mon pote. Mais ce n’est plus mon pote, c’est l’ami de mon Maître. Il faut que je lui donne du plaisir. J’avale sa queue si dure et reste un moment immobile, le nez dans sa toison, ma langue seule restant en mouvement autour de son gland. Je commence ensuite une succion régulière, rythmée par les coups de ceinture que mon Maître continue de m’asséner. Le fait de ne rien voir attise mes autres sens. Je sens que mon Maître tourne autour de moi et que ses coups tombent de tous côtés. J’écarte un peu les jambes à la fois pour mieux asseoir mon équilibre et pour monter à mon Maître que je m’ouvre pour lui.

- Regarde-moi cette salope ! Elle veut de la queue ! On va lui en donner. Ce cul m’excite. J’ai envie de le bourrer.

Les coups de ceinture s’arrêtent. Je n’entends plus rien. Où est mon Maître ? Enfin, je sens son gland à l’entrée de ma rondelle. Je pousse mon cul en arrière, impatient d’être défoncé. Je n’attends pas longtemps, mon Maître s’enfonce en moi d’un seul coup, avec violence, comme pour me transpercer. Vetea m’a déjà enculé puissamment mais je n’ai pas ressenti autant de force que dans ce que vient de me faire mon Maître. Mon Maître a raison, je ne suis qu’un trou, un trou et une bouche, pilonnés en même temps par ces deux queues dressées que je veux faire gicler en moi. Les pinces à linge tirent sur mes seins, les coups de ceinture me brûlent un peu mais seuls comptent ma bouche et mon cul, mon cul et ma bouche. Je veux qu’ils jouissent, je veux qu’ils jouissent.

J’accélère ma succion et les mains de Jérôme qui tirent mes cheveux m’aident à tenir la cadence. Derrière, mon Maître me pilonne en me fessant. Je veux qu’ils jouissent, je veux qu’ils jouissent…

Enfin, je sens des frémissements sur ma langue, le gland de Jérôme grossit puis se répand sur ma langue, emplit ma bouche qui avale goulûment son foutre crémeux, si doux au palais. Derrière, mon Maître accélère et pousse un feulement annonciateur de délivrance. Il s’effondre sur mon dos en grognant. J’ai joui moi aussi presque sans m’en apercevoir. J’étais tant obsédé par leur plaisir que j’en ai pris moi aussi sans le maîtriser ni m’en rendre compte. J’espère que mon Maître est content. Je voudrais qu’il m’aime, je voudrais qu’ils m’aiment… Je suis effondré sur le ventre de Jérôme, libéré de leurs deux bites, je suis agité de soubresauts et, sans l’avoir senti venir, je pleure. Je suis allé tellement plus loin que je ne l’aurais imaginé, je pleure.

Il n’y a plus de Maître, il n’y a plus d’esclave. Il n’y a plus que trois potes. Il y a Vetea et Jérôme qui m’entourent, me serrent dans leurs bras, fort, sans rien dire. Les mots sont inutiles pour l’instant. Ils m’ont relevé, enlevé bandeau et pinces et ils m’enserrent, m’embrassent, me lèchent, me câlinent.

Mes sanglots s’apaisent peu à peu. J’ai l’impression que mes larmes m’ont nettoyé et ont enlevé un peu du poids qui pesait sur ma poitrine. Vetea a l’air sonné, lui aussi au bord des larmes. Il murmure :

- On n’aurait pas dû, on n’aurait pas dû. Je suis un salaud.

Je colle mes lèvres sur les siennes.

- Chut. Tu es tout sauf un salaud. J’en avais envie, tu en avais envie. J’ai eu les yeux plus gros que le ventre, c’est tout. Je ne pensais pas que je partirais aussi loin dans le délire. Je me rends compte que la réalité et le fantasme, c’est pas toujours pareil. Et pourtant, j’ai joui très fort, et toi aussi d’ailleurs. Mais pour le moment, je ne suis pas assez mûr pour du sexe comme ça. Plus tard, peut-être. Là, j’ai besoin de tendresse et d’amour. J’ai envie que vous me fassiez l’amour avec douceur, que vous me fassiez jouir comme si vous vouliez me laver. J’ai envie qu’on s’aime.

Ils me prennent chacun par une main et m’entraînent vers la salle de bain. Nous nous retrouvons dans la douche comme l’autre jour mais il n’y a plus l’excitation de la dernière fois. Nous avons besoin de tendresse, de beaucoup de tendresse. Ils m’entourent, un savon à la main, et commencent à me masser lentement, en prenant tout leur temps. Je suis bientôt couvert de mousse mais ils n’arrêtent pas leurs caresses. Ils n’évitent ni mon sexe, ni mes couilles, ni mon cul, mais ils ne cherchent pas à me donner du plaisir, ou tout cas pas un plaisir sexuel. Pourtant du plaisir, ils m’en donnent ! Je me sens bien, de mieux en mieux. J’ai l’impression que leur savonnage minutieux et silencieux apaise toutes mes tensions et me nettoie de toutes les pensées troubles qui m’ont assailli tout à l’heure. Et quand ils commencent à me rincer, la mousse qui quitte mon corps emporte avec elle toutes mes impuretés. Je suis bientôt tout propre, tout neuf.

Je les serre tous les deux dans mes bras. Je sens les larmes qui remontent dans mes yeux mais, cette fois, ce sont des larmes d’émotion, de bonheur.

- Merci. Ce que vous venez de me donner, je ne l’oublierai jamais. Depuis bientôt deux semaines, vous avez été des professeurs merveilleux. Mais je sais maintenant que vous êtes plus que ça. Tout ce que nous avons vécu, ça restera gravé en nous à jamais. Venez, je vais mieux maintenant, j’ai envie qu’on fasse l’amour, j’ai envie de vous donner du bonheur.

Sans nous concerter, nous nous dirigeons tout droit vers le lagon, comme si nous avions senti tous les trois en même temps que ce lieu de rêve serait idéal pour vivre un grand moment. Nous nous allongeons dans l’eau au bord de la plage. A cet endroit là, il n’y a quasiment pas de profondeur et on a presque l’impression d’être couché sur une couverture aquatique. La lune est moins ronde que le premier soir avec Jérôme mais suffit quand même à nous éclairer. Nous roulons les uns vers les autres, sentant le besoin de nous toucher, comme si l’absence d’un seul devenait intolérable. Nous ne sommes plus que six mains à la recherche de peaux à caresser, comme trois pianistes jouant en même temps un concerto écrit rien que pour eux. Nous ignorons même nos sexes, animés seulement d’un besoin de contact, de sentir l’autre, non les autres, à côté, tout près. Nos lèvres, nos langues, se rencontrent, se parlent, se disent le bonheur d’être là ensemble, seuls au monde, seulement heureux de démontrer que un plus un plus un font un.

Bientôt nous adoptons une position en triangle, chacun ayant le double plaisir de sucer et d’être sucé. J’ai Vetea en bouche pendant que Jérôme s’occupe de moi. Nous atteignons un tel niveau d’harmonie qu’on a l’impression que nos langues et nos bouches travaillent au même rythme suivant un même mouvement qu’elles auraient décidé d’elles-mêmes sans que leurs propriétaires aient leur mot à dire ! L’eau donne un goût salé à nos queues et ajoute à la magie de l’instant. Le temps n’existe plus, il est comme arrêté. Vetea se redresse, s’installe à quatre pattes et, d’un simple geste de la tête, m’invite à venir derrière lui et à le prendre. J’entre en lui avec force mais lenteur, puis, une fois au bout, je m’arrête, attendant qu’à son tour, Jérôme vienne compléter notre trio. Comme je viens de le faire il s’introduit en moi avec autorité mais lentement comme pour mieux profiter du moindre millième de seconde que nous vivons. Nous restons immobiles un long moment, Jérôme me poussant dans Vetea. Puis doucement, infiniment doucement, Jérôme commence à bouger et me donne le signal pour l’imiter et amplifier ses mouvements qui résonnent dans le cul de Vetea. Celui-ci encaisse avec bonheur les coups additionnés de nos deux queues qui se répercutent en écho en lui. Jérôme tient à merveille son rôle de chef d’orchestre, décidant du rythme, accélérant, ralentissant, amplifiant puis raccourcissant ses mouvements qui deviennent les miens. Ses mains puissantes sont agrippées à mes hanches comme pour mieux battre le tempo. Moi, je partage les miennes entre le dos et la queue de Vetea, fièrement dressée telle l’étendard de notre trio. Même nos soupirs se superposent et ne font plus qu’un. La sensualité qui nous animait au début est maintenant animale. Jérôme a intensifié ses mouvements que je répercute dans le cul de Vetea. La jouissance est proche et nous aspirons tous les trois à une apothéose commune. Elle arrive finalement comme la mise à feu d’une fusée dont chaque étage déclencherait le suivant. Jérôme arrive au port le premier ce qui fait partir ma propre jouissance qui entraîne l’explosion de la queue de Vetea dans ma main recueillant l’ondée.

Nous nous effondrons dans l’eau, refusant de nous séparer, cherchant à prolonger encore cet instant d’éternité qui vient de nous unir à jamais. Longtemps après, nous nous relevons ensemble et rentrons à la maison, enlacés, nous couchant tous les trois sur le lit sans même nous rincer, sans même échanger un mot, attendant juste que le sommeil nous rejoigne tel un rideau tombant sur une scène après un immense moment d’émotion.

Ensuite tout s’accélère : dernière semaine, dernier week-end avant le départ de Jérôme qui rentre en France le mercredi suivant. Nous continuons à faire comme si le bonheur inouï de ces vacances de rêve ne devait pas avoir de fin mais le cœur n’y est plus tout à fait, et un début de tristesse commence à nous envahir.

Le dimanche matin, alors que Jérôme se douche, mon père vient me voir.

- Ca te dirait qu’on dise à Vetea de rentrer avec nous pour qu’il passe à la maison les deux derniers jours avec Jérôme et toi ?

- Oh Papa, c’est super sympa d’y avoir pensé. Bien sûr que ça me dirait ! Jérôme et Vetea vont être ravis. Puis avec Vetea, y a pas de problème, il pourra dormir sur le divan du salon.

Mon père sourit, hésite un peu, puis poursuit :

- Sur le divan ? Oui, sans doute, mais peut-être que si vous réunissiez les deux lits de votre chambre, personne ne verrait d’inconvénient à ce que vous dormiez tous les trois dans le même lit ?

Je me sens rougir :

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Oh tu sais, les enfants croient toujours que les parents sont aveugles et ne voient rien. Dès le premier week-end, ta mère et moi avons découvert qu’il s’était passé quelque chose entre vous. Vous avez eu beau faire des efforts magnifiques pour remettre la chambre en ordre, il y a des gestes qui vous ont échappé. On n’a rien dit mais on a vu et on a compris …

Je suis bluffé, inquiet mais surpris de son calme apparent.

- Et, ça ne vous a pas, euh, choqué ?

- Choqué ? Non. Tu sais, on n’en parle pas beaucoup mais, en matière de sexe, ta mère et moi, nous sommes plutôt ouverts. Et puis, tu avais l’air tellement heureux. Alors bien sûr, si tu préfères les garçons, ça nous inquiète pour toi, parce que la société est sévère avec ceux qui ont tes goûts, mais nous, nous sommes sûrs de l’amour qu’on te porte. Si tu dois être heureux comme ça, on te soutiendra toujours, même si on regrettera les petits enfants que nous n’aurons pas !

Je prends son discours comme une décharge. Les larmes me montent aux yeux, ce qui devient fréquent ces temps-ci ! Je le prends dans mes bras, je l’embrasse de tout mon amour.

- Merci Papa. C’est tellement fort ce que tu viens de me dire ! J’ai drôlement de la chance d’avoir des parents comme vous. Mais tu sais, je dois te dire quelque chose. Vous n’êtes pas aveugles mais vous ne voyez pas tout ! Tu sais, avant que Jérôme arrive, j’étais coincé, je n’arrivais pas à franchir le pas. Vetea et lui, ils m’ont libéré et ouvert à des tas de choses. Mais il n’y a pas qu’eux. Pendant ces trois semaines, j’ai beaucoup couché avec Diana aussi. J’ai découvert que le sexe c’était trop formidable pour le réserver uniquement aux filles ou uniquement aux garçons. Tu peux être rassuré. Normalement, il n’y a pas de raison pour que vous n’ayez pas de petits enfants un jour ! Maintenant, j’ai plus de blocages et je vais rattraper le temps perdu !

Il rit de bon cœur. Ses yeux brillent aussi. Nous venons de vivre un moment fort que tous les pères et les fils ne connaissent pas.

- Je suis rassuré. Profites-en bien mais … n’oublie pas ton boulot !

Je rigole.

- Ah, ça m’aurait étonné ça ! T’as pas de souci à avoir. Ce que je viens de découvrir me donne une telle pêche que ça va décupler mes forces pour le travail. Sois tranquille. Voilà Jérôme qui sort de la douche. On va se dépêcher d’aller chez Vetea pour lui annoncer ça !

Installés sur la terrasse de la maison de Vetea, nous discutons de ma conversation avec mon père. Mes copains m’envient.

- Putain, j’avais déjà senti que ton père était top, dit Jérôme, mais ça, ça m’assoit. Si seulement le mien pouvait être ouvert comme ça ! Lui il est super coincé, les pédés sont des anormaux. Je crois qu’il me dévisserait la tête s’il avait le moindre soupçon de ce que je suis capable de faire !

- Moi c’est pareil, dit Vetea, le mien il me foutrait dehors mais je sais pas s’il s’intéresse vraiment à ce que je fais. Pourvu que je lui foute la paix et que j’ai des notes correctes, le reste il s’en tape ! T’as vraiment du bol d’avoir des parents comme ça. Ca va me faire plaisir de passer deux jours chez vous ! Bon, on va faire un tour en pirogue ?

Diana qui écoutait s’en rien dire intervient.

- Non, non, Jérôme et toi, vous allez faire un tour en pirogue. Laurent reste là. Je vais peut-être pas le revoir de sitôt. Vous me le laissez encore un peu !

On ne peut pas refuser une invitation comme ça ! Je la prends tendrement par la taille et renvoie mes copains d’un geste gentiment moqueur :

- Allez pagayer les petits ! Moi, j’ai mieux à faire !

Ils y vont sans discuter, contents pour moi de ce qui m’attend. Ces derniers moments avec Diana sont magnifiques mais le temps court, s’enfuit. Nous sommes déjà mardi soir, chez mes parents à Tahiti. Demain matin, Jérôme doit être à six heures à l’aéroport. Nos plus belles vacances sont presque finies. Elles avaient commencé avec la lettre de Jérôme que mon père avait ramenée de la boite postale. Elles s’achèvent de la même façon. Papa arrive étonné avec une enveloppe du Japon pour moi. A l’intérieur, notre trio magnifiquement immortalisé par Yoshiro. Il a eu la bonne idée d’en faire trois exemplaires ce qui nous permet d’avoir un souvenir chacun.

Dernière nuit sans sommeil, dernières extases, dernières larmes aussi. Nous nous jurons amitié éternelle…

L’aéroport, bondé comme chaque matin où un avion d’UTA s’envole vers Los Angeles puis Paris. Derniers instants. Je sens que je vais craquer. Vetea et moi couronnons notre pote :

- Allez, va-t-en vite. J’ai pas envie de pleurer en plein aéroport …

Il passe le contrôle de police, fait un dernier signe de la main et disparaît dans la zone sous douane. C’est la dernière leçon de mon apprentissage : la séparation !

°°°°°°°°°°°°°°

Je reviens à moi comme un plongeur remonte à la surface après une longue randonnée dans les eaux profondes.

Je suis assis sur mon carton de livres. La nuit est tombée sans que je m’en rende compte tellement j’étais perdu dans mes pensées. Mon chien est à mes pieds, la tête levée vers moi en quête de caresses. Il se demande ce que je fais mais, tant que je le tolère près de moi, il est content.

J’ai fait un long voyage dans mes souvenirs de cet été magnifique où j’avais définitivement jeté au lagon mes habits d’enfant pour endosser ceux de l’homme en devenir que j’étais alors. Le retour au présent se fait par étapes.

Tant de choses se sont passées depuis : mes aventures multiples, Tania en tête, vite remplacée… Puis le bac, le départ pour la fac en France et là, la débauche totale, l’explosion de mes sens à peine tempérée par le sérieux relatif qui m’avait permis de passer mes quatre années de maîtrise grâce à un bachotage intensif des dernières semaines avant les exams... Les retrouvailles avec Jérôme, nos expériences répétées, la brouille aussi pour une Sophie qui nous avait séparés, la réconciliation dans une pleine semaine où nous n’avions presque pas quitté le lit, puis la dernière séparation avec mon retour à Tahiti… Là, les retrouvailles avec Vetea qui lui n’avait pas quitté son île et était devenu instituteur… Puis la rencontre qui allait faire basculer ma vie : Mireille, son visage d’ange, sa taille fine et ses seins de déesse … Le mariage avec Vetea comme témoin, les enfants, le temps qui passe… Aujourd’hui, si près et si loin de cet été où tout avait commencé… La vie quoi !

Je me sens bien seul ce soir après cette longue promenade dans mon passé. J’aurais besoin d’amour. Ma femme me manque. Le téléphone sonne :

- Chérie, je pensais justement à toi ….