Naïm (1) de Bravery
vendredi 17 mars 2006, 10:34 - Bravery - Lien permanent
J'osai soutenir un instant encore son regard opaque dont la noirceur quelque peu menaçante semblait vouloir me jauger.
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2006-01-04
Au beau milieu de la nuit, la Ford Fiesta aux occupants encore bien éméchés, démarra en trombe en crissant légèrement sur le bitume, puis elle disparut au loin, sur le boulevard périphérique. Je n’avais plus que quelques centaines de mètres à parcourir pour retrouver mon appartement. Les restes d’alcool qui circulaient encore pernicieusement dans mes veines semblaient me doter d’une rare acuité en aiguisant mensongèrement toutes mes perceptions. Malgré l’heure tardive, aucune fatigue n’alourdissait mes paupières et l’air étrangement chaud qui s’engouffrait dans les rues silencieuses et désolées de Vénissieux soulignait l’irréalité du lieu. Tout autour de moi, les cimes des immeubles bétonnés aux formes dépouillées et tristes se détachaient à peine sur le fond lugubre d’un ciel assombri. Les faibles halos de lumière projetés à intervalles réguliers par les réverbères ne faisaient qu’accentuer l’obscurité des nombreuses ruelles latérales qui respiraient l’insécurité. Mais après une chasse infructueuse, je sentais en moi la témérité d’un traqueur au désir inassouvi et l’inquiétante jungle urbaine, mille fois parcourue, ne m’inquiéta pas outre mesure.
Alors que je m’approchais nonchalamment du dernier rond-point, mon attention fut soudain retenue par la silhouette d’un homme dont la présence immobile au milieu de cette rue déserte ne m’inspira pas confiance. La plupart des jeunes de la cité voisine traînaient toujours en bande, mais celui-là semblait n’attendre personne et à en juger par sa dégaine, il venait indubitablement des Minguettes. Adossé contre un mur, la jambe repliée, il trônait sur son fief, sous l’auréole jaunâtre d’un réverbère, comme s’il eut été le maître des lieux. Ayant fière allure, il était vêtu d’un jogging foncé dont le tissu brillant gantait avantageusement ses cuisses avant de disparaître, en haut de ses chevilles, dans des chaussettes de sport d’une blancheur impeccable. Ses pieds étaient chaussés d’une belle paire d’adidas aux pointes effilées et aux semelles amortissantes. Une casquette à la visière bien arquée épousait étroitement les formes de son crâne et cachait le haut de son visage, si bien que je ne pouvais d’abord distinguer que le contour carré de sa mâchoire. Entre ses lèvres épaisses pendait une cigarette qui n’attendait que d’être allumée. La tête tournée vers moi, il semblait m’avoir déjà repéré mais ce ne fut qu’en arrivant à sa hauteur que je pus apercevoir ses yeux nacrés à la pupille foncée et inquiétante qui m’observaient singulièrement.
Contrairement à mon habitude, j’osai soutenir un instant encore son regard opaque dont la noirceur quelque peu menaçante semblait vouloir me jauger sans que je pusse réellement en deviner la raison, cependant son visage basané et un peu voyou ne manifestait aucune expression particulière. Par peur de l’offenser, je finis par baisser les yeux sur le trottoir, peu avant de passer devant lui. Mais à peine avais-je fait quelques pas que je sentis incontestablement quelqu’un me suivre. Afin de ne pas trahir l’angoisse qui commençait à se saisir subrepticement de moi, je décidai de ne pas me retourner, mais le bruit de chaussures retentissant derrière moi sur l’asphalte était indéniable. J’espérai alors qu’ils cesseraient lorsque je tournerai dans la rue où se trouvait mon immeuble, mais ce fut en vain. Plus je m’approchai de la porte de mon immeuble, plus ses pas semblaient s’accorder aux miens.
Arrivé sous le porche, je fis mine de chercher longuement mes clés dans l'attente que l’inconnu passât son chemin, mais au lieu de cela, un silence sinistre régna soudainement dans la nuit jusqu’à ce qu’une voix grave le brisât.
- Eh, t’as pas du feu ?
La diction relâchée et les intonations dentales de cette voix caverneuse qui se révéla plus bien proche de moi que je ne le croyais, confirmèrent aussitôt mes soupçons et après m’être retourné, je reconnus le jeune beur, croisé un instant plus tôt. Pris au dépourvu, je fouillai mes poches sans réfléchir et lui tendis mon bic. Il fit alors rouler la pierre sous son large pouce et une longue flamme jaune illumina ses traits endurcis et cuivrés. Puis il tira une longue bouffée en tenant sa cigarette dans le creux de sa main, avant de me dévisager attentivement. De par sa large carrure qui inspirait immédiatement le respect, il me tenait acculé au mur, volontairement ou pas.
- T’en veux une ?
Sa question revêtait davantage le caractère d’une injonction à laquelle je ne trouvai pas sur le moment le courage de désobéir. Il me tendit alors directement sa clope dont le filtre mouillé de salive humecta mes lèvres et il s’en ralluma une autre, avant de glisser insolemment mon briquet dans sa poche.
- Tu fais quoi ici si tard ?
- J’étais à Lyon avec des potes.
- T’as teufé. T’habites ici ? Je t’ai jamais vu.
- Ouais.
- T’habites seul ?
- Ouais.
- A quel étage ?
- Au dernier.
- Alors, t’as une belle vue sur la barre que j’habite.
Me mitraillant de questions comme un flic, il continuait à me mater droit dans les yeux, sans jamais ciller, si bien qu’il était impossible de se dérober à l’interrogatoire serré qu’il me faisait subir. Ne voulant pas le provoquer, je pris le parti d’y répondre dans l’espoir qu’il finît par se lasser et qu’il s’en allât. Mais à l’inverse, il sembla tout juste commencer à prendre goût à notre petite conversation.
- Tu me fais visiter ta piaule ?
- Il est déjà tard…
- Allez, fais pas l’enflure. Juste un p’tit tour et je me lachave. J’vais pas te dépouiller, c’est juste pour voir !
Il se mit soudainement à parler avec beaucoup plus d’émotions dans la voix comme pour me convaincre de sa bonne foi, tandis que son regard sombre se faisait de plus en plus insistant. J’avais l’impression qu’il cherchait à me dire autre chose, mais qu’il n’osait pas. Son attitude un peu priante contrastait alors étrangement avec ses manières de petit lascar. Partagé entre mon scepticisme et la volonté de le croire, je finis par refouler mes craintes et ouvris la large porte en verre. J’eus toute de suite conscience de faire la plus grosse connerie de ma vie, mais encore un peu ivre, j’avais tout simplement envie de me lancer dans une aventure dont j’ignorais entièrement le dénouement.
Il me suivit dans les escaliers sans rien dire, et arrivés au quatrième étage, je le fis entrer dans mon petit studio, après avoir allumé l’interrupteur. L’unique pièce, essentiellement composé de vieux meubles récupérés, ne payait pas de mine, mais la vue de la fenêtre sur la cité voisine était effectivement splendide. Pourtant mon intrus paraissait prêter plus d’attention à mon appartement qu’à la perspective qu’il offrait et au lieu de me rejoindre, il resta à côté de la porte et examina attentivement ma demeure. Je lui lançai alors un regard interrogateur et ses yeux retrouvèrent instantanément une lueur tout aussi insondable qu’abyssale. Je compris aussitôt qu’il venait d’obtenir ce qu’il cherchait, même si j’ignorais encore ce que c’était. Pris au piège, je sentis les battements de mon cœur s’accélérer malgré moi. Sans révéler le moindrement ses intentions, il éteignit la lumière plongeant la chambre dans une semi obscurité. Seul l’éclairage de la rue dispensait une clarté en demi-teintes qui permettait tout juste de distinguer le rebord du canapé au milieu de la pièce. Telle une luciole, le bout incandescent de sa cigarette s’agitait doucement dans l’air jusqu’à ce qu’il l’écrasât finalement dans le pot de fleur à côté de lui.
Sans faire de bruit, il s’approcha alors de la fenêtre où je me tenais debout sans oser faire le moindre mouvement. Son visage s’éclaira progressivement au fil et à mesure qu’il avançait et je découvris avec effroi ses traits rudes et stoïques, tandis qu’un scintillement mauvais faisait briller ses yeux comme ceux d’un fauve. Il tendit alors posément son bras vers moi et saisit dans sa main le creux de mon épaule. Sa poigne était ferme et virile et je vis aussitôt que sa force physique devait être bien supérieure à la mienne. Puis, ses doigts se resserrèrent lentement mais inexorablement sur mon épaule. Je feignis d’abord de ne rien sentir, mais la douleur devint telle que mon visage se crispa malgré moi.
- Fous-toi à genoux !
Il prononça ces mots avec une dureté cinglante et sous la pression de sa main, je me laissai immédiatement tomber à terre, la tête baissée. Il relâcha alors légèrement sa prise, si bien que la souffrance s’atténua un peu. Les roulements de mon cœur semblables à ceux d’un tambour résonnèrent si fortement dans ma poitrine que j’étais persuadé qu’il pouvait les entendre. Paralysé par la peur, je n’osai même pas me défendre, j’étais entièrement à sa merci. Et en même temps, tout me semblait si irréel que j’étais incapable de réaliser le danger auquel je m’étais exposé.
Sa main s’agrippa ensuite brutalement à ma chevelure et m’obligea à lever la tête vers lui. Ses yeux noirs exhalèrent une telle violence que je crus un instant qu’il voulait me tabasser, mais je compris que le feu qui le consumait si ardemment était d’une tout autre nature lorsqu’il me força à fourrer mon visage contre son bas-ventre. Je me débattis instinctivement en me cambrant en arrière mais mon ravisseur réagit aussitôt en giflant furieusement ma joue qui s’enflamma d’un rouge écarlate tandis qu’une intense décharge électrique brûla férocement ma chair sur toute la moitié de mon visage. Nous échangeâmes alors un long regard profond et lorsqu’il colla à nouveau mon visage contre son sexe, il constata que je n’exerçais plus aucune résistance. Tandis qu’un sourire vainqueur s’afficha sur ses lèvres, je me surpris à ne pas trouver le contact de cette protubérance molle contre ma peau si désagréable. Malgré la peur qui me tenaillait le ventre, je découvrais avec effarement en moi une attirance singulière pour ce tortionnaire si violent, comme si les supplices qu’il comptait me faire subir m’inspiraient autant de craintes que de désirs. J’essayai alors de rester pragmatique et me dis que s’il suffisait de lui tailler une pipe pour qu’il me laissât sain et sauf, j’étais prêt à lui donner ce qu’il attendait de moi. Cela valait mieux que déclencher sa colère.
- Fous-toi à walpé ! Allez, désape-toi !
Sans consentir un seul instant à me libérer de son joug, il me regarda avec une certaine suffisance enlever un à un mes vêtements et il ne me relâcha que le temps de faire passer mon tee-shirt par la tête. Lorsque je ne portai plus que mon slip et mes runnings, je comptai un instant sur son indulgence et lui adressai un regard implorant mais la subordination qu’il attendait de moi devait être totale et il ne toléra que les runnings... Je ne ressentais aucune pudeur à me montrer dans toute ma nudité, car mon corps bien bâti me procurait habituellement une certaine fierté, mais se retrouver complètement dénudé, agenouillé à ses pieds, la queue ballante entre les cuisses avait quelque chose de profondément humiliant et cela semblait l’exciter bien plus encore que la vue de mes membres musclés.
- Baisse mon froc !
Cette fois-ci, je n’attendis pas qu’il levât la main sur moi pour m’exécuter et descendis le pantalon de son jogging sur le haut ses cuisses dont je pus apercevoir en partie l’épaisseur musclée. Dessous, il portait un slip en coton blanc dont l’odeur qui en émanait était toute à la fois pénétrante et ensorcelante. Le paquet semblait bien fourni, même si aucune érection ne trahissait son émoi. Je baissai le slip à son tour et en libérai le contenu. Sa queue était certes encore toute flasque mais la chair assez volumineuse de son membre indiquait qu’il se sentait déjà tout à fait à l’aise et qu’il n’attendait plus qu’on s’attelât à son chibre. Son beau gland bien allongé, circoncis selon la tradition musulmane, dénotait une couleur plus claire que le mât, assez large d’ailleurs, et bien qu’elle fût en repos, sa queue semblait pouvoir atteindre des dimensions enviables.
- Allez, Lopesa, vas-y ! Suce !
Seuls les mots qu’il prononçait trop rapidement et sans articuler trahissaient son impatience, car son visage conservait la même rigueur inexpressive. Et sans faire mon difficile, je me décidai à happer d’une seule bouchée son membre encore engourdi que je fis tanguer sur ma langue en le passant d’une joue à l’autre. Il avait d’abord un goût fort et rance, comme si les sécrétions engendrées par une excitation furtive plus tôt dans la journée avaient fini par sécher dans son slip et je dus donc m’efforcer de saliver autant que possible pour le neutraliser, encore que cette saveur particulière ne fût pas entièrement déplaisante. L’excès écumeux qui débordait de mes lèvres et les suaves cabrioles de ma bouche ne tardèrent pas à faire gonfler son chibre qui se laissa de plus en plus difficilement malmener et courber par ma langue tant il se durcissait rapidement. Lorsque sa queue toute baveuse quitta mon antre, elle se tenait déjà bien droit et il me fallut cette fois-ci l’enfoncer bien plus profondément dans ma gorge pour l’avaler jusqu’à la hampe.
De toute évidence, mon beur ne s’était pas attendu à tomber sur un mec qui le piperait aussi habilement, et sous l’effet de la surprise et des prodigieuses caresses de ma langue, il se sentit dans un premier temps pris un peu au dépourvu et cela lui cloua le bec un instant. Mais rapidement, ma dévotion inattendue ne tarda pas à le séduire et il sut parfaitement s’accommoder de cette nouvelle situation.
- Vas-y qu’elle est auche, ta bouche ! J’suis tombé sur un vrai pro ! T’es grave dèp ! Hein ? Ça te fait carrément kiffer de la sucer ! T’es une vraie tarlouze !
Après quelques va-et-vient, les lèvres bien serrées le long de son manche, il bandait déjà comme un taureau et ce n’était qu’avec peine que je pouvais engloutir sa queue jusqu’à sa racine tant ses proportions étaient devenues généreuses. Assumant chacune des insultes à mon encontre qu’il proférait avec une délectation évidente, je poursuivis inébranlablement le lustrage de sa matraque et l’assurance impassible dont je faisais preuve en le suçant sembla lui plaire tout particulièrement. Les lèvres tiraillés aux commissures par l’épaisseur de sa queue qui allaient et venaient incessamment en moi, je levais les yeux vers lui afin de croiser son regard. Le spectacle offert par l’engouffrement répété de sa bite au fond de ma gorge eut finalement raison de ses dernières réticences. Sa main cramponnée à mes cheveux qui au début me forçait à gober son imposant gourdin ne faisait maintenant qu’accompagner docilement mes hochements de tête, tandis que les traits crispés de son visage que j’avais erronément cru inexpressifs se relâchaient doucement. Alors qu’il se laissait de plus en plus aller au plaisir procuré par ma bouche, ses prunelles noires se mirent à reluire d’un éclat comblé.
Moi-même, je ne tardai pas à succomber au sortilège de son braquemart si charnu et épais. Malgré la servilité à laquelle il m’avait astreint, ou peut-être précisément à cause de cela, je me laissai bientôt gagner par son excitation et ma propre queue ne tarda pas à trahir mon émoi en se redressant inexorablement à mon entrejambe, sans même que j’eusse besoin de la toucher. J’aurais préféré ne pas lui exposer si ostensiblement le trouble mâle qu’il éveillait en moi, mais la dégradante nudité à laquelle il m’avait contraint ne me permit pas un seul instant de dissimuler le plaisir physique que je prenais à le sucer. Il mit d’ailleurs peu de temps à s’en rendre compte et lorsque mon sexe eut atteint ses pleines dimensions et se fut rabattu contre mon abdomen, il ne s’empêcha pas de m’en faire la remarque.
- T’as le barreau grave ! Petit lope ! Elle te fait triquer, ma teub ! Hein ? Tu la kiffes grave ! Z’y va ! Prends-la dans ta bouche ! Ça te fait jouir, hein ? T’as vu comment tu gaules !
Mais loin de le rebuter, mon érection ne fit que l’enthousiasmer et en la matant, il dut bien constater que la taille de mon membre n’avait rien à envie au sien. Et bien qu’il ne laissât rien paraître, j’eus l’étrange sensation qu’il n’y était pas indifférent. En guise de réponse à ses insinuations plus véridiques les unes que les autres, je m’appliquai donc à le pomper plus fougueusement encore et la docilité que je lui témoignais ne fit qu’intensifier son débit de parole. Je n’eus alors aucun remords à m’astiquer le manche en même temps que je le pipais et mon audace ne fut pas pour lui déplaire. Se mettant aussi à son aise, il défit enfin la fermeture éclair de sa veste qui s’ouvrit, à ma grande surprise, sur un torse nu et imberbe. Il la fit ensuite glisser sur ses épaules et exhiba à son insu son buste magnifiquement escarpé à mes yeux gourmands. Sa solide carrure ressemblait à celle d’un boxeur, les muscles étaient à la fois denses et parfaitement définis et ils se gonflaient à chaque mouvement qu’il faisait. De ses larges épaules carrées s’élançaient ses bras splendides aux biceps particulièrement bien développés, tandis que l’imposant calibre de ses avant-bras expliquait la force titanesque dont il avait preuve un instant auparavant. A son poignet, il portait une lourde chaîne d’argent aux larges maillons sur laquelle était inscrit le prénom Naïm. Il me dévisagea alors arrogamment, comme s’il eut été satisfait que je découvrisse enfin le nom de mon tortionnaire.
- Tu vas pas l’oublier, ce nom, crois-moi !
Puis, il m’ordonna de lui enlever entièrement le pantalon de son jogging que je fis passer immédiatement avec son slip au-dessus de ses runnings, si bien qu’il se retrouva uniquement vêtu de ses tennis et de sa casquette. Ses jambes massives se révélèrent être à l’image du reste de son corps. Partant du pli de l’aine impeccablement tracé, ses cuisses dessinaient un galbe bien courbé tant ses quadriceps étaient vigoureusement travaillés, tandis qu’entre le genou et la pointe de son orteil, l’os du tibia délinéait sous la peau un bel arc athlétique au dos duquel les muscles bandés de son mollet saillaient fièrement.
Ensuite, il poussa brusquement du pied la vétuste table basse sur le côté en faisant insolemment tomber par terre la moitié des choses qui s’y trouvait, si bien que le large tapis feutré, placé au pied du canapé, fut entièrement dégagé. Comme un puissant pacha, Il y prit place en s’allongeant sur le flanc, une jambe ramenée vers lui et en prenant appui sur son avant-bras afin de relever le buste. Il n’attendait plus que je vinsse m'incliner face à lui. Observé dans toute son envergure, son corps complètement dénudé me frappa autant par sa beauté masculine que par ses proportions à la fois si parfaites et si musculeuses. Sa peau brune, presque dorée, tout comme ses yeux sombres aux contours charbonneux exhalaient un charme oriental que la fierté ressortant de ses manières de lascar ne faisait que rehausser. Il possédait en même temps la dureté acérée d’une brute ayant grandi banlieue et une sensualité charismatique qui émanait de ses traits arabes. Sans le faire attendre, je m’étalai à mon tour, face à lui mais en sens inverse, de façon à ce que son membre tendu se tint à quelques centimètres seulement de mon visage. Et ce membre formait réellement l’apothéose de ce corps si mâle. Émergeant des poils noirs et courts de son pubis, sa longue hampe légèrement courbée sur la gauche était ornée de nervures d’autant plus saillantes que son sexe s’était entre-temps raidi à son maximum et il pouvait à présent s’enorgueillir d’un calibre des plus impressionnants. Couronnant son mât bien ventru, le gland pulpeux et pourpré s’allongeait en de magnifiques courbes plantureuses, avant d’être ciselé à son bout d’une délicate fente toute lisse.
- Allez, viens ! Bouffe-moi le nœud, sale chbeb !... Elle te scotche, ma pine ! Hein ?... T’en vois pas souvent des comme ça ?... C’est du braquos, ça !... Allez, vas-y, prends-la dans ta gueule de céfran !... Suce-la grave !.... Fais-moi kiffer à mort !... Ouais, suce… Ça t’fait triper à donfe de te taper la teub d’un rebeu, hein ?... Y’a qu’a voir ta gueule !... J’suis bien chibré, moi !... Fais pas ta lope, prends-la bien dans ta pogne !... Serre-la…. Sens comme elle t’explose la gueule !… Ouais… Tu vas voir, tu vas kiffer comme jamais dans ta vie… Prends ton panard !... Nique-toi le gosier… Prends-la bien profond… Ouais… Ouais… Il est chanmé, le céfran… Il aime ça !... C’est l’éclate totale, là… Oh, ça gaze… Ouais… Continue comme ça… Sale toubab de ta race, t’es un vrai accro de la queue… Tu m’fais kiffer à mort… Lèche mes burnes…Vas-y… Racle-moi bien les yocs, sale tarba… Ouais, comme ça… C’est le délire… Pompe, z’y va, pompe !... Sens ma zguègue !...
Et pendant qu’il me guidait à grand renfort d’injures et qu’il se délectait du spectacle offert par les acrobaties de ma bouche sur sa queue, son regard ne manquait pas de lorgner de plus en plus fréquemment mon sexe bien raide. Puis, un peu timidement, il se décida finalement à y porter la main et à le saisir entre ses doigts. Il le tint d’abord d’un geste hésitant comme si le fait de toucher ma queue pouvait entacher sa dignité, mais au contact de sa chair brûlante et dure, Naïm gagna imperceptiblement en assurance. Petit à petit, il se mit à l’enserrer fortement dans le creux de son poing comme pour en vérifier la fermeté et bien qu’il s’efforçât de ne rien laisser paraître, il sembla presque surpris de la trouver aussi tendue.
- T’as le barreau grave, sale bâtard !... Putain, il est bien chibré, le céfran… C’est ma teub qui t’file la trique, hein ?... Ça t’fait kiffer de la sucer ?...
Alors que je sentais sa grosse main rugueuse monter et descendre mollement le long de mon mât, Naïm continua à m’assaillir de tirades plus crasses les unes que les autres, comme pour mieux asseoir sa dominance mâle, de peur qu’il pût l’ébranler en me masturbant. Mais derrière son arrogance un peu surfaite, je pressentais une attirance croissante et secrète pour mon pieu qu’il n’osait encore afficher. Jouant du coude, il approcha subrepticement son visage de mon bas-ventre, mais sa vanité l’empêcha de succomber à la tentation qui semblait de plus en plus le tenailler et il se contenta juste de caresser furtivement ma matraque.
De toute évidence, franchir le pas serait aller à l’encontre du code de conduite que lui dictait tacitement son fier statut de zonard. Je cessai alors un instant mes va-et-vient gloutons pour ne garder que son gland en bouche que j’enlaçais vicieusement de ma langue tout en lui lançant des regards tout aussi effrontés que salaces pour lui montrer ouvertement tout le plaisir que me procurait sa bite. Sans rien dire, il me regarda, l’air un peu confondu, et après un instant, sans détacher son regard du mien, il entrouvrit indolemment ses lèvres qu’il posa à contrecoeur sur mon nœud avant de le faire pénétrer pratiquement à reculons dans la chaleur moite de son antre. Sa langue toute sèche encore effleura pudiquement la peau tendue de mon macaron comme s’il voulait le sucer sans le toucher. De mon côté, je continuai à le mater droit dans les yeux tout en appuyant de plus en plus les mouvements de ma langue contre son morceau. Sans ciller des paupières, les pupilles fixés sur moi, il essaya placidement de faire de même. La tension palpable engendrée par la rudesse accrocheuse avec laquelle nous nous toisions fut telle qu’une bouffée de chaleur enveloppa nos visages, mais aucun de nous n’était prêt à cligner des yeux. A mesure que je lui astiquais le gland avec une habilité croissante, il prenait de plus en plus goût à la saveur de mon sexe, et lorsque sa langue se frotta fortuitement contre la fente de mon nœud, je ne pus réprimer un profond soupir, à peine étouffé par le chibre obstruant ma bouche.
Comme si ma plainte gémissante avait actionné un déclic, Naïm perdit d’un seul coup ses inhibitions et se lâcha complètement. Il emballa alors mon dard autour de sa langue avec tant de fougue et de volupté que mes yeux se fermèrent de plaisir et je m’aperçus rapidement qu’il était loin d’être aussi maladroit que ne l’avait laissé présager ses réticences initiales. Au contraire, sa gourmandise lubrique et insatiable paraissait égaler la mienne en tout point. Donnant enfin libre court à ses désirs virils, il se débarrassa de sa casquette qui le gênait dans ses mouvements et il fit glisser sans aucune retenue ma hampe tout au fond de sa gorge jusqu’à ce que ses lèvres touchassent mon pubis. Sa bouche pompeuse et salivante se révéla bientôt être aussi agile dans l’art de la fellation que dans celui des joutes verbales. L’entrain avec lequel il me pipait à présent ne fit qu’aiguillonner mon orgueil et je me remis sans plus attendre à lui dégraisser perversement le chibre en rivalisant d’impétuosité avec lui.
Nos corps mouillés de chaleur se rapprochèrent instinctivement l’un de l’autre jusqu’à se toucher étroitement. Sa large main se posa impunément sur mon cul et le ramena prestement vers lui pour qu’il pût gober plus profondément encore mon braquemart, tandis que je m’accrochais à ses épaisses cuisses musclées pour mieux éprouver toute la virilité de son anatomie. Mon fougueux étalon parvenait avec une facilité étonnante à engouffrer ma queue au plus profond de son gosier sans que celui-ci ne se serrât le moindrement et je dus déployer tous mes efforts pour arriver à en faire de même. La symphonie de gargouillements baveux produit par l’exquise succion de nos membres n’était entrecoupée que par les gémissements mâles et caverneux qui s’échappaient à intervalles réguliers de nos bouches encombrées, tandis qu’une forte respiration se dégageait de nos narines. Le plaisir si tactile qui nous submergeait provenait autant de nos queues violemment pourléchées que de la délicieuse sensation procurée par le volumineux morceau qui nous remplissait la bouche. Et de par la manière vorace et fébrile dont il engloutissait mon manche, je ne doutai pas un seul instant que ce dernier exerçait sur lui le même attrait que le sien sur moi, tandis que ses doigts qui se plantaient de plus en plus fermement dans ma chair trahissait tout aussi irréfutablement la jouissance qu’il ressentait à me sucer.
Plus nous nous adonnions à nos délices moites et juteux, plus nos corps se mettaient à gesticuler naturellement l’un contre l’autre, comme si le plaisir ressenti devenait trop intense pour que nous eussions pu le contenir. Au fur et à mesure que je m’époumonais sur son manche, celui-ci se prit à tressaillir intempestivement comme s’il se préparait lentement à cracher sa sève, mais Naïm qui explorait maintenant de ses doigts vicelards les abords de mon intimité ne semblait aucunement vouloir mettre un terme si précoce à nos ébats. Tout en continuant à se bâfrer sur mon pieu, il s’employa à masser de plus en plus expressément l’entour de mon fion qu’il tirailla dans tous les sens, sans encore oser le palper. Au contact de ses indélicates paluches balourdes, je sentis une kyrielle de sensations délicieuses parcourir toute l’étendue de ma croupe qui se tendit spontanément en arrière afin qu’il poursuivît le doux traitement qu’il lui appliquait, ce qu’il ne manqua pas de faire.
Craignant que ma bouche suceuse supplantât les désirs qu’il faisait naître en moi en jouant avec mon fion, je suspendis la fellation dont je le gratifiais et m’étendis lascivement sur le ventre en écartant ostensiblement les cuisses, si bien que mon fessier se dressait à présent juste au-dessous de son nez. Naïm compris aussitôt les envies que ses attouchements fouineurs avaient éveillé en moi et celles-ci ne semblèrent nullement contrecarrer les siennes. Il s’agenouilla alors dans l’espace laissé libre par mes jambes écartées, et penchant sa tête en avant, il racla bruyamment sa gorge avant d’expulser de généreux mollards qui vinrent s’écraser de manière éparse sur la raie de mes fesses. S’accumulant, les épais crachats dégoulinèrent alors en un long filet écumeux dans la rainure de mes meules en maculant savoureusement, sur leur passage, le pourtour plisée de mon anus. Cette sirupeuse sensation de mouillé sur ma rosette me transporta sur un divin nuage de bonheur et je cambrai de nouveau la taille en gémissant légèrement pour le lui faire comprendre. Il saisit aussitôt ce que mes lèvres n’osaient exprimer et cet aveu si humiliant à ses yeux ne fit qu’aiguiser sa volonté de me démontrer sa supériorité.
- Tu veux que je te broute la teuche, hein ? Regarde-moi comment il frémit, ce sale bâtard de sa race ! J’suis tombé sur une vraie chaudasse, hein ? Tu vas voir, j’vais t’éclater le tarpé que tu vas plus sentir ta rondelle !