Naïm (5) de Bravery
vendredi 17 mars 2006, 22:46 - Bravery - Lien permanent
J'osai soutenir un instant encore son regard opaque dont la noirceur quelque peu menaçante semblait vouloir me jauger.
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2006-02-24
Les cheveux trempés et désordonnés, je passai une serviette autour de ma taille et me rendis dans la cuisine pour y chercher une bouteille d’eau minérale au frigo. Mais rien ne semblait pouvoir me rafraîchir en cette chaude journée d’été. Indolemment, je matai l’écran de mon portable en passant et découvris un nouveau sms. Il venait de Naïm.
terrain de foot, wc, 16.30
Il était quatre heures et quart. Les pensées se bousculèrent dans ma tête, et je ne sus d’abord que faire. Deux jours s’était écoulés depuis que cet enculé de Naïm m’avait tendu ce piège et mon cul commençait tout juste à se remettre. Et pourtant, son message me réjouissait malgré moi. C’était la première fois qu’il m’en envoyait un. Et puis, que pouvait-il bien m’arriver au beau milieu de l’après-midi ? Il ne me ferait certainement pas deux fois le même coup. Et quand bien même… Les souvenirs de cette fameuse nuit me faisait encore bander.
Sans réfléchir, je saisis mon jean qui traînait par terre et l’enfilai sans prendre la peine de mettre un slip, puis je choisis rapidement un tee-shirt en coton, celui qui moulait si bien mes épaules. Rien qu’à l’idée de le revoir, je sentais déjà ma queue toute émoustillée contre l’étoffe rêche de mon pantalon. Après avoir chaussé mes pieds nus de ma paire de runnings, je m’empressai de quitter l’appartement sans me préoccuper de mes cheveux mouillés.
Après dix minutes de marche sous une chaleur écrasante, j’atteignis enfin le terrain de foot sur lequel je vis à ma grande surprise deux équipes se battre en duel. Je cherchai alors Naïm du regard et le trouvai assis dans les tribunes. Ce jour-là, il ne portait pas de veste, mais seulement un léger débardeur qui mettait en relief ses larges pectoraux tout en découvrant ses volumineux biceps. Décidément, sa carrure de boxeur me faisait à chaque fois le même effet. Il me repéra également de loin, et se dirigea alors discrètement vers le bâtiment adjacent au terrain dans lequel se trouvaient les vestiaires et les chiottes.
Je me mis à le suivre avec suffisamment de distance pour ne pas attirer l’attention. L’intérieur de la bâtisse qui paraissait déserte était baigné d’une agréable fraîcheur compensant l’odeur de sueur et de pisse qui suintait des murs. Je l’entendis alors descendre les escaliers menant aux toilettes et m’y engageai également. Adossé à la porte des latrines, il semblait m’attendre, mais dès qu’il me vit, il continua son chemin, en s’enfonçant dans un couloir contigu. Je marchai sur ses pas en me demandant où le chemin qu’il empruntait nous mènerait, puis nous nous arrêtâmes finalement devant une autre porte sur laquelle était inscrite réservé aux arbitres. Sortant un jeu de clés de sa poche, il ouvrit la porte sans rien dire et nous pénétrâmes dans une pièce minuscule au carrelage délavé et crade, contenant seulement un w.-c. et un petit lavabo, au-dessus duquel pendait un miroir. Naïm referma alors la porte à clé derrière nous et se retourna tant bien que mal vers moi, vu l’étroitesse du lieu.
La torpeur qui régnait dehors ne semblait qu’attiser le désir palpable que nous exhalions alors l’un pour l’autre, en nous faisant face. Naïm leva la paume de la main contre mon torse et m’accula violemment au mur. Puis il se serra brusquement contre moi et m’embrassa virilement à pleine bouche tout en collant son bassin au mien. Le contact de son corps brûlant et musculeux m’électrisa sur le champ et déchaîna outrageusement l’envie que j’avais de lui. La manière fougueuse et vorace dont il fourrait sa langue entre mes lèvres, tout comme la trique que je sentais à son entrejambe m’indiquèrent que cette envie était pleinement réciproque.
Mes mains se posèrent dans le creux de ses reins, avant de glisser sur le galbe vigoureux de ses fesses. Il roula alors languissamment son bas-ventre d’avant en arrière comme pour mieux compresser son membre bien raidi contre ma braguette dont il ne tarda pas à deviner la ferme protubérance. Et à mesure qu’il me fouillait la bouche, je sentis mon sexe se déployer copieusement jusqu’à ce qu’il s’étranglât dans l’exiguïté dans mon jean.
- J’me suis réveillé avec une méga gaule ce matin…
Mes doigts s’aventurèrent sur le devant de son survêt et malaxèrent avidement l’impressionnant chibre à travers l’étoffe, tandis que les siens s’emparèrent tout aussi fiévreusement du bel arc qui se dessinait sous mon pantalon.
…et depuis j’ai qu’une seule pensée en tête…
Etonnamment délurée, sa paluche défit fébrilement les boutons mon levi’s qui s’échancra sur mon pubis et Naïm s’empara de ma queue enfin libérée qu’il empoigna avec force avant de la masturber sensuellement.
… celle de te niquer comme un forcené…
A mon tour, je glissai la main sous l’élastique de son jogging et de son slip avant de saisir finalement son gros mât charnu. La raideur de son sexe tout brûlant dans le creux de mes doigts aiguisa terriblement mon appétit et je me mis également à le branler.
… ton cul me file la trique…
Sans cesser de caresser lubriquement son braquemart, je le déballai hors du pantalon pour mieux pouvoir le saisir. Ses lèvres happèrent de nouveau les miennes, tandis que ses larges mains trapues se faufilèrent sous mon tee-shirt.
… t’es trop bien chibré …
Et tout en pétrissant les muscles de mon torse, il releva doucement mon maillot sous mes aisselles, avant de me le faire passer par la tête. Il massa alors mes pectoraux dénudés comme pour en éprouver charnellement toute la fermeté, tandis que sa bouche léchait la peau moite dans le creux de mon cou.
… ton corps de stokosse me fait kiffer…
Plus j’étreignais de mes doigts son braquemart à la hampe bien pleine et au gland si plantureux, plus je désirais le sentir s’enfoncer au plus profond de mon cul.
… j’ai envie de toi... de t’enculer…
De la poche de mon jean, je sortis alors le préservatif que j’avais emmené et en déchirai impatiemment l’enveloppe avant de commencer à le dérouler sur son membre raidi. Séduit par l’impatience dont je faisais preuve, il me regarda sagement faire et se laissa docilement tripoter le sexe par mes mains agiles. Sa queue légèrement cambrée sur le côté se dressait dans toute sa splendeur, tandis que de fines veinures regorgeant de vitalité se dessinaient sous la fine peau de sa hampe aux teintes dorées. En son bout trônait un gland majestueux dont la surface parfaitement lisse s’étirait vigoureusement en de replètes courbes, tant il bandait. Après que le ténu latex eut enfin épousé ses formes délicieusement corpulentes, je lui adressai d’ardents regards farouches qui trahirent mieux que mes mots le violent désir qui me dévorait. Je me tournai alors dos à lui et lui tendis ma croupe qui saillait fébrilement au dessus de l’échancrure de mon jean, tout en posant mes avant-bras contre le carrelage froid et sale du mur.
… j’ai envie de sentir la chaleur ton darge…
Ses larges doigts tout mouillés de salive se faufilèrent avec familiarité dans la raie de mes fesses et se dirigèrent sans détour sur mon anus tout émoustillé que Naïm pénétra ensuite de ses longues phalanges afin de bien en lubrifier l’entrée. Son habile doigté attendrit insidieusement le pourtour de mon fion qui se laissa commodément malaxer et il attisa inexorablement la flamme incandescente qui commençait déjà à pourlécher les parois de mon orifice. Plus ses doigts me trituraient le fion, plus il me tardait de sentir son lourd gourdin s’engouffrer en moi.
… ta rondelle est toute souple… t’es carrément chaud…
Après avoir craché deux, trois mollards dans le creux de ma main, je tendis le bras en arrière et me saisit de son membre que j’enduisis soigneusement de salive. Lorsque Naïm apposa enfin son dard contre ma pastille, il n’osa d’abord pas s’introduire trop brutalement en moi, de peur de me faire mal. Mais trop désireux de le sentir enfin en moi, je cambrai le dos et m’empalai d’un coup sec sur son délicieux pieu de chair. Rarement je n’étais parvenu à encaisser une si grosse queue avec autant de zèle, et pourtant, sur le moment, je n’en ressentis qu’un immense plaisir. Mon fion était si avide de sa queue qu’il avait perdu toutes réticences et il s’était aussitôt adapté à ses généreuses dimensions. Le discret soupir de contentement qui s’échappa de ma gorge indiqua alors à mon bel étalon qu’il n’avait aucunement besoin de me ménager.
- … putain… c’est trop bon…
- Vas-y… Baise-moi…
Naïm se défit alors de son débardeur qu’il balança négligemment par terre et il m’enserra virilement dans ses bras si bien que mon dos se colla à la peau moite de son torse dénudé. Puis tout en effectuant des sinueux roulements de bassin, il commença à me labourer lascivement le cul de façon à ce que je ressentisse les moindres mouvements de son imposante matraque. Son sexe ventru qui m’emplissait le derche de toute son envergure glissait en moi avec une étonnante aisance et semblaient activer sur son passage la totalité de mes centres nerveux. De grisantes décharges électriques parcoururent ma muqueuse toute exaltée et mon corps entier se consuma en un embrasement des plus brûlants. J’avais alors l’impression que les doux frottements de son membre décuplaient incommensurablement la sensibilité de mon orifice qui aspirait plus que jamais à éprouver charnellement toute la rigueur de sa queue taurine. L’étau de ses bras musclés autour de mon buste ne faisait qu’accroître les divines sensations procurées par la masculinité brute qui s’exhalait de toute sa personne et à mesure que son braquemart bêchait mon intime sillon, je me plus à rechercher de plus en plus avidement le contact de ce corps torride, pendant que son souffle chaud et haletant dans le creux de ma nuque me faisait frissonner de plaisir.
- … dis-moi que ça te fait kiffer…
- … ta queue me rend dingue… vas-y… bourre-moi le cul… vas-y…
Harmonisant nos ondoyants mouvements langoureux, nous nous mîmes à gesticuler étroitement l’un contre l’autre à la cadence des puissants à-coups de sa bite qui s’enfonçait de plus en plus profondément en moi. Ses lèvres gourmandes déposèrent d’exaltants baisers sur mes épaules avant de remonter le long de mon cou et de suçoter le lobe de mes oreilles. Sous l’effort, nous ne tardâmes pas à suer abondamment mais la moiteur collante de nos peaux cuivrées ne fit qu’exalter le désir inextinguible que nous ressentions l’un pour l’autre et l’odeur à la fois capiteuse et fauve qui émanait de son corps en nage encensa délicieusement mes narines dilatées. Alors qu’au dehors, les cris des spectateurs et les coups de sifflet de l’arbitre parvenaient jusqu’à nous, je dus de plus en plus me faire violence pour ne pas pousser à voix haute les caverneux gémissements qui emplissaient ma gorge. Loin de m’embarrasser, la proximité de toutes ces personnes qui ignoraient complètement ce qui se passait à quelques murs d’eux, m’excita au plus haut point et à en juger par la vigueur avec laquelle Naïm me lustrait le fion, il n’en éprouvait pas moins de plaisir. L’ivresse dont j’étais saisi me fit perdre toute notion de pudeur jusqu’à ce que j’atteignisse enfin le point de non-retour.
- … vas-y… défonce… défonce…
- … allez, prends ça…
- … bourre, vas-y, bourre…
Animé par mes exhortations, Naïm amplifia alors le tempo de ses profonds tamponnements au point de bientôt perdre le contrôle sur les délices dont le pourvoyait mon orifice. Entraîné par ses instincts mâles, il s’évertua dès lors à me culbuter aussi intensément qu’il le pouvait, et alors que je pensais avoir atteint le paroxysme du plaisir, il se mit à masturber ma queue bien raide de ses doigts avides. Je commençai soudainement à ressentir au plus profond de mes entrailles une jouissance tellement dévastatrice qu’il me semblait ne plus rien percevoir d’autre que le martèlement de son pieu. Un voile noir obscurcit peu à peu ma vue avant d’embrumer fallacieusement mon esprit, tandis que tous mes sens en alerte exultaient férocement face à cet indescriptible foisonnement d’émotions charnelles. Au-delà de tout rapport de force, nos corps s’unissaient dans une excessive volupté qui nous dépassait pareillement. Les crispations incontrôlées de ses muscles ainsi que ses fougueux déhanchements m’indiquèrent qu’il était aussi subjugué que moi par la bestialité avec laquelle nous nous adonnions l’un et l’autre à ce lustrage infiniment délectable. De par le prodigieux talent avec lequel il me niquait, il parvint alors à dompter mes ardeurs et à assouvir souverainement mon robuste appétit. Les caresses masturbatoires qu’il dispensait fiévreusement sur mon mât bien hissé ne firent qu’intensifier les étourdissantes sensations qui irradiaient continuellement de mon rectum. Et avant même qu’il pût intenter d’infléchir la montée de ma sève, je me mis involontairement à cracher mon foutre en de longues giclées contre le mur carrelé des toilettes, alors qu’un immense sentiment d’extase s’empara de moi.
Naïm se dégagea rapidement de mes miches et balança précipitamment le préservatif dans la cuvette des chiottes avant de commencer à secouer frénétiquement son manche. A peine eus-je le temps de me retourner vers lui et de glisser ma main sous son gland que de collantes traînées blanchâtres s’abattirent à grands flots sur ma paume avant de suinter savoureusement entres mes doigts. Sous son front mouillé de sueur, ses yeux ivres de plaisir arboraient des pupilles sombres et dilatées. Portant la main à son visage, je caressai d’abord ses joues échauffées avant d’effleurer ses lèvres, et avec une fierté tout masculine, il se mit à lécher lubriquement mes doigts dégoulinants de sperme, en me fixant droit dans les yeux.
Le pantalon baissé et la queue encore baveuse, nous nous échangeâmes alors un regard un peu hébété, comme si nous venions tout juste de reprendre nos esprits. Bien que nous nous fussions à l’instant vidés de toute notre énergie, nos queues se refusaient encore à débander et l’atmosphère électrisante qui régnait entre nous n’avait en rien perdu de sa tension. Après avoir ramassé son débardeur, Naïm essuya ses aisselles et son visage en prenant cet un air de crâneur qui me séduisait tant, et avant qu’il ne le renfilât, je m’en saisis impertinemment et humai à pleines narines le parfum de sa sueur, mêlé à celui plus âcre de son foutre. J’essayai de m’en imprégner pour le garder aussi longtemps que possible en mémoire.
Puis sans plus attendre, nous nous rhabillâmes en silence. La situation dans laquelle nous nous trouvions maintenant était si explicite qu’aucun de nous n’osait prononcer le moindre mot. Si notre rencontre furtive nous avait occasionné à tous deux une grande satisfaction, j’étais de loin celui qui l’assumait le plus aisément. Muré dans son mutisme, Naïm semblait être partagé entre la honte et l’irrésistible envie de me revoir. Même si le désarroi qu’il s’efforçait de dissimuler ne me laissait pas de marbre, j’étais au fond de moi terriblement satisfait, car je savais pertinemment qu’il succomberait de nouveau à l’obsession que j’avais fait naître en lui et je n’étais certainement pas prêt de l’en dissuader…
- Vas-y en premier. Ce serait trop louche si on sortait en même temps…
Je le quittai alors un peu à contrecœur, sans me retourner, mais dans l’espoir de bientôt le revoir.