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2006-02-24

Monplaisir-Lumière, Grange Blanche, Laënnec, Mermoz Finel… Au fur et à mesure que le dernier métro s’approchait du terminus, les rames se désemplissaient perceptiblement de leurs passagers. Sous l’éclairage blafard des plafonniers, les derniers usagers assis solitairement s’enfermaient dans un silence de mise tandis que l’assommant vrombissement du train fantôme me plongeait dans une torpeur cotonneuse. Autour de moi, les regards fixaient un point invisible droit devant eux ou se perdaient derrière les fenêtres sans paysages. Farilly, Gare de Vénissieux, ouverture des portes. Je me levai alors paresseusement et quittai les émanations puantes de la ligne D. A la station, les quelques voyageurs nocturnes s’éparpillèrent en empruntant différentes sorties et je me retrouvai rapidement seul dans l’obscurité des rues désertées de Vénissieux. Je m’allumai une cigarette et poursuivis nonchalamment mon chemin. Il me tardait de retrouver enfin mon lit.

Alors que je m’engageai dans une rue sombre, bordée de chaque côté par les entrepôts des usines avoisinantes, j’aperçus de loin une grappe de petits zonards, regroupés sur le trottoir en train de discuter secrètement entre eux. Trop fainéant pour faire un long détour, je décidai de tenter ma chance et de continuer ma route en espérant qu’ils ne me remarqueraient pas. Et effectivement, à l’exception d’un jeune lascar qui se tenait un peu à l’écart, aucun d’eux ne sembla faire attention à ma venue. Mais lorsque j’arrivai à leur hauteur, je sentis rapidement que le type à la casquette bleue ne me laisserait pas passer sans me causer des ennuis.

- Eh toi ! T’as pas une garette ?
- C’est pas écrit bureau de tabac sur mon front !
- Eh comment il me manque de respect, le keum ! Lança-t-il sur un ton plus élevé pour prendre ses potes à témoin.

Mais ses compères parurent d’abord ne porter aucun intérêt à notre altercation et cela énerva d’autant plus le jeune mec qui me barra soudainement le chemin en posant sa main contre mon torse. D’un rapide revers du poignet, je la lui ôtai pour qu’il me laissât passer, mais il apprécia peu le geste et tenta aussitôt de me mettre un coup de poing dans le ventre. J’eus tout juste le temps de l’esquiver et profitai de sa confusion pour lui mettre une belle droite en plein dans la mâchoire qui le sonna suffisamment pour qu’il se cambrât en avant. Ses potes se retournèrent alors d’un seul coup et avant que j’eusse le temps de prendre mes jambes à mon cou, ils m’attrapèrent à deux par les bras et me plaquèrent solidement contre le mur. Le mec n’attendit pas une seule seconde pour prendre sa revanche et m’envoya un crochet du droit qui m’explosa violemment le visage. A peine la vive douleur commença-t-elle à se diffuser insupportablement dans la ramification de mes nerfs qu’un coup de poing porté férocement dans le ventre me plia en deux. Puis tout alla très vite. Les yeux mi-clos, je ne reconnus guère les ombres qui se profilaient tour à tour devant moi, toute désireuse de me passer à tabac. Les rossées s’enchaînèrent inlassablement en m’arrachant d’enragés gémissements, tandis que les insultes les plus ignobles fusèrent de toute part. Encaissant les coups aussi bien que je le pouvais, je ne distinguai rapidement plus les pédales et sale tapettes qu’ils proféraient hargneusement, comme pour exalter leur agressivité. Impuissant, je n’avais d’autre choix que de les laisser me frapper. Les souffrances qu’ils m’infligèrent devinrent bientôt si aigues que les quelques minutes passées à leur merci me parurent durer indéfiniment, mais alors que je m’enfonçais dans un état de plus en plus atonique, l’appel d’un de leurs noms me ramena brutalement à la réalité.

- Allez Naïm ! Zyva, achève-le !

Je redressai péniblement la tête et découvris le visage de Naïm que la capuche de son sweat-shirt plongeait en partie dans l’ombre. Tandis que ses yeux semblaient exprimer un terrible effroi, son poing s’élança mécaniquement vers mon ventre et me cogna si puissamment que mes jambes ne parvinrent plus à me porter. Les mecs me lâchèrent alors sans scrupules et je m’écroulai à terre, complètement vidé de mes forces. De derniers coups de pied dans mes côtes me donnèrent le reste, mais l’image de Naïm face à moi était bien plus douloureuse encore que toutes mes contusions rassemblées.

Je les entendis finalement partir et lorsqu’ils eurent lâchement quitté les lieux, je m’efforçai tant bien que mal de m’asseoir. Adossé contre le mur, je passai la main sous mon nez en sang et je sentis à la difficulté avec laquelle j’ouvrais mon œil droit qu’il devait être bien amoché. Je plongeai alors la main dans ma veste et souris malgré moi lorsque je remarquai qu’ils n’avaient même pas pensé à prendre mon paquet de cigarettes. Puis en toute placidité, je décidai de m’en allumer une que je fumai avec volupté pendant que les rares passants apeurés parcouraient la rue en faisant semblant de ne pas me voir.

Arrivé dans mon appartement, je disparus dans la salle de bains pour y inspecter mes blessures et à l’exception du bel œil au beurre noir, aucune lésion ne semblait être particulièrement préoccupante. D’ici quelques jours, je ne sentirais probablement plus les nombreux bleus qui couvraient mon corps. Malgré le détachement que j’essayais d’afficher, ce qui m’énervait profondément n’était pas tant le fait d’avoir été tabassé par une bande de jeunes cons, mais bien que Naïm en eut fait partie. J’avais parfaitement remarqué dans la lueur de son regard qu’il ne voulait aucunement me faire de mal, mais il avait été trop lâche pour s’opposer aux autres. Et paradoxalement, ce sentiment était le plus blessant de tous.

Après avoir désinfecté mes multiples plaies, j’allai chercher une bière dans le frigo et mis le dernier CD de Gorillaz dans la chaîne hi-fi. Avachi sur le canapé, j’essayai alors de me libérer de toute cette tension et de ne plus penser à ce qui venait d’arriver, même si les douleurs en tout genre que je ressentais rendait l’entreprise assez illusoire. Mais alors que je commençais à me détendre, la sonnette de l’interphone retentit soudainement. Il était plus d’une heure du matin.

- Allô ?
- Ouvre, c’est moi.
- Naïm ? Tu me prends pour un con ou quoi ?
- Promis, je suis tout seul…
- Vas te faire foutre, Naïm.
- S’il te plaît, Ludovic…
- Tu connais mon nom ?
- Bah… Si je sonne à ta porte…

Sans le vouloir, je ne pus retenir un rire spontané et le sien résonna également dans le combiné. J’appuyai alors sur le bouton pour débloquer la porte. Il avait certes mon numéro de portable, mais il ne m’avait jamais demandé mon prénom. Lorsqu’il apparut dans le cadre la porte, son visage s’empreignit de culpabilité et il osa à peine me regarder dans les yeux.

- Vas-y, entre.

Il me suivit alors presque timidement et s’assit sur le divan, à côté moi.

- Je suis désolé Ludo… Je ne le voulais pas, promis.

Puis il se mit à se justifier, à se défendre, à raconter désespérément pourquoi il n’était pas intervenu, tout en devinant que ses explications étaient peu convaincantes à mes yeux. Et pourtant les efforts surhumains avec lesquels il essayait de retrouver mes grâces avaient quelque chose de terriblement touchant. Jamais je ne l’avais vu aussi soucieux de l’opinion que j’avais de lui. Puis son regard finit par croiser le mien.

- Fais voir.

Sa main toucha mon visage et il observa les ecchymoses que les coups de poing avaient laissées.

- Ils t’ont pas loupé. T’as une belle droite et tu t’es bien défendu, mais contre six, t’avais aucune chance…
- C’est surtout le coquard qui fait mal.
- Ouais… Enfin bon, ça te donne un air viril, répondit-il pour me consoler un peu.
- Naïm ? Pourquoi t’as pas rappelé depuis qu’on s’est vu au stade ?

Et comme si ma question avait été la plus intime qu’il fût, il resta silencieux, sans savoir comment réagir.

- Tu ne veux pas me le dire ou tu ne sais pas ?

Mais ma seconde tentative resta aussi vaine que la première. Muet, il se contenta de me regarder droit dans les yeux, et pourtant la lueur qui y scintillait semblait pleine de réponses. A ce moment précis, sans qu’il ne le remarquât, il exhalait un charme virilement envoûtant auquel il était difficile de ne pas succomber. Dans la magie de l’instant, ses lèvres se rapprochèrent des miennes, et toute en douceur, elles les effleurèrent avant de les butiner délicatement. Nous nous embrassâmes alors langoureusement et toutes mes douleurs semblèrent se dissiper en l’espace d’une seconde. Bien que seules nos bouches se touchassent, je sentis déjà naître en moi le désir de posséder tout son corps. Cette fois-ci, non, je ne lui donnerais pas ce qu’il voulait. Me faisant violence, je me levai subitement et me détachai de lui.

- Je ne te comprends pas, Naïm. Je ne sais pas ce que tu veux… J’ai la tête pleine, là. J’ai besoin de me changer les idées.

Il me regarda alors sans broncher, tandis que les traits de son visage semblaient me demander pardon.

- Je vais prendre une douche. Pars ! Reste ! Fais ce que tu veux, je m’en fous…

Et sans attendre sa réponse, je m’enfermai dans la salle de bains. Laissant l’eau chaude ruisseler longuement sur mon corps, j’étais si désemparé que je sentais à peine les vifs picotements au coin de mon œil. Malgré moi, mon cœur se mit à battre la chamade comme si les sentiments qu’éveillait Naïm en moi étaient trop intenses pour qu’il pût les contenir. J’avais terriblement envie de ce mec, mais ce n’était pas seulement une attirance physique, c’était toute sa personne. Tout en lui me troublait. Tout…

J’enfilai une serviette autour de la taille et lorsque je retournai dans le salon, je le retrouvai au même endroit, sagement assis sur le canapé. Il n’avait même pas retiré sa veste à capuche. Sans rien dire, il me mata alors de la tête aux pieds, mais loin de l’arrogance qu’il arborait habituellement, il afficha ouvertement la fascination qu’il éprouvait en admirant mon corps à moitié dévêtu.

- T’es beau gosse… Lâcha-t-il soudainement comme pour justifier le sourire béât qui se dessinait sur ses lèvres.

Il ne fit aucun effort pour dissimuler l’émoi que lui suscitait la vue de ma nudité et prenant conscience de mon emprise, je décidai cette fois-ci d’en faire mon profit. Lorsque je m’assis dans le fauteuil face à lui en écartant confortablement les jambes, son regard se posa automatiquement dans l’échancrure de ma serviette, mais celle-ci ne fut pas assez profonde pour qu’il pût voir ce qu’il convoitait. Son regard continuait à luire d’un scintillement salace tandis que son sourire en coin trahissait à son insu l’excitation à laquelle il était en proie.

- Déshabille-toi !

Il fut d’abord surpris par l’assurance dont je fis preuve et hésita un instant à obtempérer, tant il était peu habitué à se laisser donner des ordres. Mais son désir surpassa sa fierté et sans dire mot, il se leva nonchalamment et fit glisser sa veste en découvrant ses larges épaules rondes et musclées. Son torse saillant et massif, naturellement bombé en avant, dénotait sensuellement toute la force physique dont il était pourvu. Se débarrassant de son débardeur, il banda les muscles de ses bras dont l’imposant calibre reflétait les nombreuses heures passées à soulever des poids, tandis que son abdomen se silhouettait sous la lumière tamisée du salon en de distinctes parcelles fermes et musculeuses. Au dessus de l’élastique de son jogging ressortaient de chaque côté de son bas-ventre les lignes puissamment modelées de l’aine, délimitant le haut de ses cuisses. Puis il se pencha en avant et enleva ses baskets l’une après l’autre. Faisant lentement coulisser le tissu fluide de son pantalon le long de ses jambes, il dénuda finalement ses cuisses épaisses dont le beau galbe assignait à ses membres d’élégantes formes athlétiques, avant que ses solides mollets n’accusassent à leur tour de voluptueuses courbures. Son slip blanc au contenu bien rempli soulignait alors autant la finesse de sa taille que la largeur de ses cuisses parfaitement dessinées. Mais Naïm savait pertinemment ce qui captivait le plus mon attention et sans montrer le moindre signe de pudeur, il ôta placidement le sous-vêtement qui renfermait son beau sexe aux formes si alléchantes. Bien que la verge n’avait pas encore atteint ses pleines dimensions, elle s’enorgueillissait déjà d’un beau diamètre.

- Branle-toi !

A son air quelque peu stupéfait, je compris qu’il eut plutôt attendu que je vinsse m’agenouiller à ses pieds pour pomper son gros nœud, mais je n’étais cette nuit-là aucunement décidé à partager l’autorité dont je me sentais investi et les traits impassibles de mon visage tout comme le ton rude de ma voix lui indiquèrent indéniablement qu’il ne parviendrait pas à ébranler ma détermination. Le retournement de situation ne fut pas sans le déconcerter, mais il sentit instinctivement que j’étais tout à fait en mesure de le plier à ma volonté. Non sans rancune, il accepta finalement de s’exécuter et au fur et à mesure qu’il se palucha, il se surprit à découvrir le plaisir qu’il éprouvait à se soumettre à mon joug. Son long sexe doré s’épaissit à vue d’œil et se banda bien trop précipitamment pour que cela ne fût que le fruit de ses caresses. De toute évidence, le fait de se savoir observé échauffa grandement ses appétits et les regards qu’il me lançait tout en se masturbant langoureusement révélèrent à quel point il appréciait de se faire désirer. Lorsqu’il remarqua de surcroît la bosse qui se formait inexorablement sous ma serviette, il parut d’autant plus émoustillé et son corps entier commença à se consumer de désirs. Ses sombres pupilles se dilatèrent significativement tandis que ses paupières s’abaissaient imperceptiblement sur ses beaux yeux orientaux. A mon tour, je défis ma serviette et exhibai mon large pénis joliment arqué que je me mis à enlacer sensuellement de mes doigts, tout en matant lubriquement ce beau colosse arabe à la bite si bien charpentée. Pour la première fois, je pus constater combien Naïm se sentait irrésistiblement attiré par le sexe érigé qui se tenait à quelques pas de lui. Il le fixait obsessionnellement du regard comme s’il le convoitait du plus profond de son être et comme deux chiens de faïence, nous continuâmes à nous observer, sans nous toucher, nous repaissant uniquement du spectacle offert par nos queues au garde-à-vous, avant que nous nous donnions l’un à l’autre.

- Allonge-toi sur le ventre.

Trop ensorcelé par la sensualité virile que j’exhalais pour s’opposer à mes ordres, il s’étala docilement sur le douillet tapis sans exprimer la moindre contestation. Après m’être saisi d’une petite boîte en osier, je m’agenouillai entre ses cuisses écartées et contemplai un instant son corps magnifiquement sculpté aux reflets cuivrés. La tête tournée sur le côté, Naïm ignorait que je dévorais ardemment les courbes noueuses de son dos musclé dont la chute en soulignait vertigineusement la splendide découpe évasée. Surplombait la cambrure de ses reins, l’impressionnante saillie de ses fesses fermes et massives n’avait d’égale que l’épaisseur musculeuse de ses cuisses qui, écrasées contre le sol, paraissaient encore plus volumineuses. D’une main, j’ouvris alors la petite boîte et pris le tube de lubrifiant que je tins au dessus de sa raie. Mais lorsque le liquide froid s’écoula le long de son sillon, Naïm sortit violemment de sa douce torpeur et tenta furieusement de se redresser. Sans craindre de lui écraser le thorax, je le plaquai brutalement au sol et le maintins fermement sous mon poids. Surpris par ma puissance physique, Naïm saisit rapidement que j’étais en position de force et qu’il ne parviendrait pas à se défaire. Je me penchai alors au-dessus de lui jusqu’à ce que ma bouche effleurât son oreille.

- Ose avouer que t’en as jamais eu envie ! Ose dire que tu n’y as jamais pensé ! Je le vois dans tes yeux quand tu me baises… Je vois à quel point t’en as envie…

Il comprit trop tard que son trop long silence l’avait déjà trahi. Malgré la terrible envie qui le tenaillait de se donner à moi, il ne pouvait encore s’avouer qu’il désirait se faire pénétrer par une queue, tout comme il avait refusé de me sucer devant son pote. A ses yeux, enculer un mec n’entachait en rien sa virilité, au contraire, cela la glorifiait même, mais se laisser posséder était tout autre chose. Son propre fantasme était alors en pleine opposition avec tout ce que lui édictait sa conduite, et pourtant en son for intérieur il avait le pressentiment inexplicable que ce désir était bien celui d’un homme, que sa nature même était profondément masculine. Bien que ses muscles restassent figés comme s’ils eurent été façonnés dans du marbre, il n’essaya plus de se débattre et de par son attitude passive et silencieuse, il m’invita tacitement à prendre finalement possession de lui.

J’enfilai d’abord un préservatif puis m’appliquai ensuite à glisser lascivement ma queue toute dure entre ses bels lobes compacts afin de bien la lubrifier. A chaque fois que mon gland passait au-dessus de son œillet, il me tardait de le déflorer enfin, mais pour ne pas l’effaroucher, je préférai prendre mon temps. Cependant, malgré tout mes soins, Naïm demeurait si crispé que je ne l’entendais même pas respirer et les caresses de mon sexe ne semblaient aucunement le mettre à l’aise. Lorsque ma bite tenta enfin de se frayer un passage à travers son fion tout étroit, celui-ci se rétracta si âprement qu’il me fallut lui faire terriblement violence pour pouvoir m’enfoncer en lui. Ma lente progression dut certainement lui causer les pires douleurs, mais trop fier pour le montrer, mon arrogant loubard n’émit pas un seul son. A la contraction de son anus qui étreignait tenacement ma queue, je sentis indéniablement les difficultés qu’il éprouvait encore à se laisser aller. Je fouillai alors dans la boîte en osier et lui tendis un petit flacon au verre opaque.

- Inspire, ça va te détendre !

Sans me demander ce que c’était, il déboucha la petite bouteille qu’il porta à son nez avant d’humer profondément de chaque narine le fort liquide volatile. A peine eut-il refermé le flacon que l’arôme éthéré commença à faire son effet. Les battements de son cœur s’accélérèrent soudainement et il se mit à respirer bruyamment, tandis que ses yeux se fermèrent spontanément sous l’action enivrante du parfum. Tous les membres de son corps se relaxèrent enfin et la pression qui enserrait douloureusement ma bite se relâcha progressivement. Je m’employai alors à me promener délicatement en lui et cette fois, je ne rencontrai aucune résistance. Au contraire, son doux écrin se laissa délicieusement lisser par les va-et-vient de mon membre charnu, tandis que les traits de son visage se décrispaient visiblement. Enfin, il se livrait complètement à moi, enfin je pouvais goûter à loisir à son intimité la plus mâle.

Alors que les vertus de la drogue ne tardèrent pas à se dissiper, Naïm continua à respirer assez fort et face aux suaves assauts de mon membre, son anus s’avoua bientôt définitivement vaincu. Je me mis à onduler voluptueusement au-dessus de son corps baraqué, en frottant mes jambes contre l’intérieur de ses cuisses écartées tandis qu’à chaque fin de course, mon bas-ventre butait savoureusement contre sa croupe offerte. Son souffle d’abord irrégulier et aléatoire s’accorda doucement aux mouvements de mon bassin et les longues expirations qu’il poussait dès que je le pénétrais ne laissèrent bientôt planer aucun doute sur le plaisir qu’il prenait à se faire labourer. De sa propre initiative, il inhala de nouveau les effluves de cet arôme grisant et après cela, il se montra de plus en plus réceptif aux avancées viriles de ma queue. Dans le creux de son dos, ses reins se cambrèrent vertigineusement de façon à ce que ses fesses se hissassent plus haut encore, se livrant d’elles-mêmes avec alanguissement, tandis que sous sa peau ambrée, ses muscles noueux se contractaient et se relâchaient aux rythmes des décharges infiniment délicieuses qui parcouraient toute son échine. Puis sa respiration courte et profonde s’alourdit significativement jusqu’à se transformer en de véritables soupirs clairement audibles. Plus je l’enculais, plus il osait afficher le plaisir qu’il y prenait et les gémissements qu’il lâchait furent bientôt si caverneux que je sus exactement comment manier ma matraque pour les lui arracher. Succombant au plaisir, il en oublia rapidement sa pudeur et les geignements qui s’échappaient à présent de sa gorge déployée étaient francs et retentissait sourdement dans le silence de la nuit. Jamais auparavant je ne l’avais entendu jouir de la sorte. C’était comme s’il s’abandonnait de toute son âme aux délices procurés par le pilonnage de son fion.

- T’aimes ça, hein ?
- Ouais…
- T’en veux encore…
- Ouais…