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2006-02-24

Naïm n’eut alors aucun scrupule à avouer sans ambages la jouissance charnelle dont je le pourvoyais, tant l’ivresse qui l’avait gagné troublait ses sens. Curieusement, sa voix virile dénotait la même assurance que celle qu’il affichait lorsqu’il me baisait orgueilleusement et après qu’il eut surmonté ses réticences et ravalé son amour-propre, il s’avéra beaucoup plus sûr de lui que je ne l’aurais pensé. Je m’aperçus rapidement qu’il parvenait à encaisser les coups de queue avec la même concupiscence qu’il savait les donner et je me délectai alors autant des divines sensations dont son cul tout chaud me gratifiait que de l’indécente volupté qu’il arborait dès lors ouvertement en se faisant enculer.

- Fous-toi à quatre pattes !

Sans chercher un seul instant à se rebeller, il s’exécuta docilement et la position asservissante qu’il adopta de bon gré le rendit d’autant plus désirable qu’il s’offrit à moi dans toute sa virilité. Glissant ma main à son entrejambe, je découvris alors que sa propre queue était non seulement aussi bandée qu’un arc prêt à tirer mais qu’elle suintait déjà un savoureux liquide visqueux tant elle était excitée. Voyant qu’il se délectait suprêmement des coups de bite que je lui assénais, je n’hésitai plus à en intensifier la vélocité et je me mis alors à défoncer son fion dans les règles de l’art. Mais loin de le rebuter, cela ne fit qu’exalter ses ardeurs et contractant les muscles, il creusa servilement son dos pour mieux encore me tendre sa croupe. Mon braquemart glissait en lui comme un piston parfaitement huilé et semblait ne jamais pouvoir le pénétrer suffisamment profondément pour assouvir son féroce appétit. Faisant écho au matraquage de ma massue, ses grognements mâles attisèrent continuellement le zèle avec lequel je le chevauchais tandis que sous son abdomen, sa large queue charnue s’ébrouait furieusement en l’air à mesure que son corps essuyait les succulents sévices que je lui infligeais. La vue de ce splendide colosse prosterné devant moi m’emplit malgré moi d’une infinie fierté et je pris un plaisir tout particulier à mater narcissiquement mon sexe entrer et sortir le long ce douillet fourreau rectal. Naïm se saisit alors de sa verge et commença à se masturber comme pour amplifier les sensations que lui procurait le lustrage de son cul.

- Z’y va, défonce, défonce… Ouais… Ouais… Bourre-moi, bourre… Ouais… Z’y va…

Les mains accrochées à ses flancs, je me déhanchai dès lors comme un forcené et le tringlai comme un vulgaire trou à bites. Et plus je le traitais comme une vraie salope, plus il semblait apprécier la rudesse de mes à-coups. La sueur coulait déjà abondamment sur mon front et dégoulinait le long de mon échine tandis que je sentais ma queue s’échauffer dangereusement en lui. Les discrètes douleurs qui émanaient des multiples bleus sur ma peau se réveillèrent alors insidieusement, mais se perdirent rapidement dans les déferlantes vagues de délices que me submergeaient. Ma respiration se fit à son tour de plus en plus irrégulière et je dus bientôt me concentrer attentivement pour ne pas lâcher ma purée trop tôt. Car avant de me laisser aller, je tenais absolument à voir son visage de loubard pendant que je le niquais. Sans le prévenir, je me retirai soudainement de son antre et m’assis le sexe dressé sur le canapé.

- Viens !

Naïm ramassa alors le petit flacon qui jonchait le sol à côté de lui et s’installa sans cérémonies au-dessus de mes cuisses. De toute évidence, il n’avait plus rien contre le fait de s’emmancher sur ma queue devant mes regards enflammés. Suite à l’effort, des gouttelettes de transpiration ornaient sensuellement sa peau brune dont la brillance huileuse accentuait plus encore les reliefs de son corps de boxeur, tandis que ses pectoraux tout gonflés saillaient avantageusement au-dessus de sa tablette de chocolat. Sous ses poils pubiens, sa queue tout incrustée de fines veines distendues s’élançait contre son abdomen avec une étonnante vigueur et paraissait aussi dure que de la pierre. D’abord, il respira l’arôme pénétrant et vaporeux à pleines narines, puis il s’empala de nouveau sur mon pieu ventru, sans opposer la moindre résistance. L’intrusion de mon fier gourdin le long de son orifice tout émoustillé lui arracha un franc soupir et la manœuvrabilité que lui offrait cette nouvelle position s’avéra rapidement être à son goût. Il pouvait maintenant mouvoir ma queue en lui comme il le désirait.

J’ôtai de sa main le secret flacon et inspirai à mon tour le liquide évanescent. Pendant qu’il commençait à remuer lascivement son cul au-dessus de ma bite, je sentis le sang se congestionner dans ma tête comme si j’étais sur le point de perdre connaissance, puis mon cœur se mit à battre à toute vitesse et soudainement, j’eus la sensation que tous mes sens étaient en train de s’aiguiser prodigieusement si bien que chacune de mes perceptions s’empreignait d’une irréelle clarté. Les contorsions de son fion tout moite massaient ma hampe avec une telle volupté que je ne pus étouffer les gémissements qui s’échappaient de mes lèvres. L’insatiabilité dont faisait preuve mon jeune beur bien baraqué dépassa toutes mes attentes et je jouis autant des pressions de son cul sur mon sceptre que de l’abandon avec lequel il s’embrochait sur moi. Sans répit, il s’appliquait à onduler libidineusement son corps sur ma queue comme pour en sentir les moindres courbures. Mon gland se frottait languissamment contre les parois lisses et moelleuses de son trou, en s’aventurant de plus en plus loin. Ses belles fesses musclées gigotaient alors au-dessus de ma garde jusqu’à ce que mes bourses viennent les effleurer, puis elles se redressaient en faisant onctueusement coulisser mon mât en elles avant de se rasseoir voracement dessus. Naïm qui ne cessait en même temps de tripoter fiévreusement son sexe s’enivrait sur mon membre viril avec tellement d’avidité que les traits durs et acérés de son visage hâlé se relâchèrent en une expression d’extase incommensurable, tandis que les pupilles de ses yeux si ténébreux se confondait pratiquement avec l’iris tant elles étaient dilatées. L’espace de quelques secondes, nous nous échangeâmes un regard d’une incroyable intensité, puis ses paupières se rabaissèrent sous l’effet du plaisir. Ses gémissements rauques et terriblement mâles retentirent violemment à mes oreilles pendant que son cul se resserrait convulsivement sur ma hampe. Accompagnant ses mouvements, je me mis alors à rouler le bassin de haut en bas afin de planter plus brutalement encore mon pieu de chair en lui et après quelques va-et-vient, il enserra fébrilement sa queue dans son poing qui se mit à cracher de si puissants jets que les traînées de sperme vinrent s’écraser jusque sur mon visage en sueur. Et pendant qu’il déversait son foutre en gueulant sa jouissance comme un vociféré, je lâchai simultanément mon jus au plus profond de son cul…

Abattu par la violence de son plaisir, il inclina alors son buste sur moi et posa son front tout mouillé dans le creux de mon épaule, tandis que son souffle chaud et saccadé balayait sensuellement mon torse. Puis, relevant péniblement la tête, il posa ses lèvres sur les miennes qu’il embrassa goulûment avant de lécher lubriquement les amas de sperme qui collaient à ma peau… Alors que ma queue était toujours enfoncée en lui, je caressai les muscles humides et chauds de son dos en le serrant fermement contre moi. Sa présence virile avait quelque chose de terriblement délicieux et j’aurais souhaité que la magie de cet instant unique durât éternellement. Bien qu’il se fût entièrement déchargé, Naïm ne semblait pas le moins de monde vouloir se délasser de mon corps et ses mains ne tardèrent à répondre à mes caresses.

- Si tu me dis que c’était ta première fois, je ne te croirai pas…
- Disons que c’était la première fois que je me prenais une vraie queue, avoua-t-il alors sur un ton mi-gêné, mi-enjoué.
- J’en étais sûr que tu aimais ça !
- T’inquiète, lascar ! De nous deux, c’est toi qui restes la vraie salope !

Nous nous mîmes alors à rire de bon cœur et il déposa un doux baiser sur ma pommette.

- Aïe !
- Oh pardon, j’avais oublié…

Puis il se redressa en enlevant prudemment ma queue de son trou et nous renfilâmes nos slips. Naïm s’alluma alors une cigarette pendant que j’allai chercher deux bières au frigo et lorsque je revins dans le salon, je le retrouvai confortablement allongé sur le canapé. Je lui tendis sa canette et me servis dans son paquet de clope. Mais alors que je m’apprêtai à m’asseoir dans le fauteuil face à lui, il m’interrompit gentiment.

- Nan, allonge-toi contre moi…

Je vins donc me lover auprès de lui en accolant mon dos à son buste tandis qu’il passa son bras autour de mon torse pour me serrer tendrement contre lui. Tout près de lui, je pouvais sentir les battements réguliers de son cœur qui résonnait dans mon thorax, pendant que l’odeur fauve et mâle de son corps embaumait mes narines. Ses doigts caressèrent amoureusement mes pectoraux pendant que ses jambes s’enlacèrent aux miennes. La tête reposé sur son épaule, je me sentais terriblement bien et Naïm semblait apprécier autant que moi le contact de ma peau chaude. Nous fumâmes alors en silence nos cigarettes en nous repaissant seulement de la présence de l’autre. Bien que la nuit fût déjà bien avancée, nous n’éprouvâmes aucune fatigue et les minutes continuèrent à s’écouler sans que nous lassassions l’un de l’autre. Puis spontanément, nous commençâmes à faire nos premiers aveux, à nous avouer notre attirance réciproque, à admettre la fascination que nous nous inspirions, à évoquer avec pudeur nos sentiments naissants. L’intimité qui nous unissait semblait alors ne connaître aucune barrière, tout se disait avec naturel. Loin de la cité et de ses potes, Naïm n’éprouvait aucun embarras à montrer enfin celui qui se cachait derrière cette écorce si rude et l’humour tout comme la tendresse dont il faisait preuve me séduisait plus encore que l’éclat de mes yeux rieurs ne le trahissaient déjà.

- Dis Ludo…
- Ouais ?
- Je peux pieuter chez toi cette nuit ?
- J’allais te le demander…
- Où est ton lit ? Demanda-t-il alors en essayant de réprimer le sourire qui s’était esquissé sur ses lèvres.
- On est assis dessus, c’est pas grand chez moi…
- Je peux prendre une douche ?
- Tout ce dont tu as besoin est dans la salle de bains.

Et pendant qu’il disparut se laver, je m’attelai à déplier le canapé et à faire le lit. Un sentiment de légèreté m’envahit malgré moi et il me tardait déjà de m’endormir dans ses bras. Sans penser au lendemain. Lui et moi. Rien que nous deux. Nous et l’éternité.

Lorsque je le retrouvai pour me laver les dents, il était toujours dans la baignoire et finissait de se rincer. Tout en me brossant les canines, je me mis à l’observer à travers le rideau translucide. Au milieu des nuages de vapeur qui embrumait la petite pièce, son corps viril et brut continuait à exercer sur moi le même envoûtement. Sa beauté sauvage et masculine rayonnait trop crûment sous mes yeux ébahis pour que je pusse jamais m’y habituer. Machinalement, je recrachai le dentifrice dans le lavabo, puis regardai mon reflet dans le miroir de l’armoire à pharmacie. Un sourire se dessina malgré moi sur mes lèvres tandis que mes pupilles brillaient de malice. Puis sans réfléchir, j’enjambai le rebord de la baignoire et vins le rejoindre sous le pommeau de la douche. Naïm fut d’abord assez surpris de me voir subitement débarquer, mais mon intrusion ne sembla aucunement le déranger. Spontanément, il enserra ses bras autour de ma taille et m’approcha de lui.

- T’’enlèves jamais ton calbar quand tu te douches ? Demanda-t-il ironiquement.
- J’avais simplement envie de t’embrasser.
- Fais-le alors…

Alors qu’une chaude pluie inondait magiquement nos visages radieux de bonheur, je collai presque timidement mes lèvres aux siennes mais il répondit à mon baiser avec beaucoup moins de décence et fourra directement sa langue sulfureuse dans ma bouche gourmande tout en pelotant vigoureusement les lobes de mes fesses. Nous nous embrassâmes alors goulûment comme deux hommes en rut et le contact électrique de sa langue ne tarda pas à me filer une belle érection.

- T’as de nouveau la gaule ! S’exclama-t-il, un peu surpris.
- Ouais…
- T’as encore envie ?
- Ouais…
- T’en jamais assez, hein ? Ajouta-t-il, en affichant un franc sourire.
- Nan… Ça te dérange ?
- Au contraire, ça me plaît…

Puis pour le faire taire, je lui happai de nouveau ses lèvres et enfonçai à mon tour mon bel organe fouineur en lui que je fis langoureusement valser autour du sien. Ma bouche se faufila ensuite dans le creux de son cou pendant que Naïm tendit docilement ses bras au-dessus de sa tête, en faisant merveilleusement bander ses triceps. Mes caresses buccales s’engagèrent alors sur ses aisselles et sous l’effet de mes indiscrets lèchements, il laissa bientôt échapper de légers soupirs. Parallèlement, mes mains massèrent virilement les muscles tendus de son corps sur lesquels ruisselaient toujours les incessants filets d’eau qui jaillissaient abondamment de la pomme de douche. Plus ma langue féline s’agitait vicieusement sous ses bras, plus mon sexe se sentit étriqué dans l’étroitesse de mon slip, mais avant qu’il ne commençât à s’accoutumer aux délicieuses chatouilles dont je le choyais, je me mus progressivement vers ses pectoraux et en mordillai les pulpeux renflements du bout des dents, tout en les excitant de ma langue. De nouveau Naïm réagit avec une extrême sensibilité et étouffa tant bien que mal de pudiques geignements, pendant que ses mains s’agrippèrent plus fermement encore à la barre métallique soutenant le pommeau. Poursuivant ma descente, je pourléchai doucement les aspérités musculeuses de ses abdominaux qui se rétractèrent avec régal sous mon passage. Et à mesure que je m’approchais de son bas-ventre, son sexe commençait à se gonfler imperceptiblement en se déployant charnellement dans toute son épaisseur, tandis qu’à sa vue, je brûlais déjà de le gober entièrement dans ma bouche.

Mais au dernier moment, Naïm me fit signe que non et il sortit précipitamment de la baignoire en me laissant méchamment sur ma faim. Il s’empara alors d’une serviette et se sécha sommairement tout en me lançant de narquois sourires pendant que je restais planté comme un piquet sous la douche, incapable de cacher la belle érection qui se dessinait sous mon slip devenu tout transparent. Puis, il chiffonna la serviette en boule et me la jeta rudement pour que je m’essuyasse à mon tour. Je suivis son exemple sans décoller mon regard de son corps dénudé et je compris rapidement à son expression enjouée qu’il n’avait nullement l’intention de renoncer aux délices que j’étais prêt à lui octroyer. Il s’installa alors devant le grand miroir faisant face à la baignoire et attendis patiemment que je vinsse m’agenouiller à ses pieds.

Sans perdre un instant, je sortis de la baignoire et me débarrassai de mon slip. Puis je m’abaissai au sol et me cramponnai aux dos de ses cuisses avant d’avaler sans préliminaires l’appétissant morceau de chair qui pendait à son entrejambe. Le contact de son sexe charnu sur ma langue saliveuse me combla aussitôt d’un infini bonheur et je m’en rassasiai avidement en le transbahutant d’une joue à l’autre jusqu’à ce que je le sentisse s’épaissir vigoureusement en moi. Sa belle tige moelleuse qui s’était d’abord laissée malmener par les caprices de ma bouche commença alors à se cabrer et la résistance qu’elle opposa aux cabrioles de ma langue m’excita tellement que la visqueuse mouillure qui emplissait mon organe suceur se mit à dégouliner impudiquement sur mon menton. Peu à peu, sa queue s’élargit généreusement jusqu’à ce qu’il me fût bientôt impossible de la garder entièrement en bouche à moins d'en enfouir le nœud tout au fond de mon gosier. Les pincements de mes lèvres le long de sa hampe purent dans un premier temps éprouver toute la malléabilité de sa chair, puis après s’être pleinement durcie, ce fut sa queue qui imposa finalement ses formes replètes à mes deux sillons vermeilles. Sa verge parfaitement érigée glissa dès lors gracieusement en moi en effectuant de longs va-et-vient que je n’interrompais que pour faire tournoyer son beau gland lisse autour de mon organe tentaculaire et jouir de ce doux toucher onctueux.

Naïm qui accompagnait de ses mains râblées mes hochements de tête reluqua avec une orgueilleuse satisfaction les profondes déambulations de son sexe puissamment étarqué le long de ma gorge. Ce faisant, il se plaisait surtout à discerner sur les traits de mon visage le plaisir indéniable que je prenais en suçant son pieu et à me défier du regard afin de voir dans la lueur grisée de mes prunelles toute la fascination qu’exerçait sa queue sur moi. Puis ses yeux se détachèrent de moi pour mirer son reflet dans le miroir où il pouvait se voir des pieds à la tête pendant que je le pompais activement tout en me masturbant. L’image qui lui était renvoyée sembla alors tout particulièrement l’exciter et il commença à caresser sensuellement ses pectoraux tout en admirant les courbes masculines et élancées de son corps magnifiquement sculpté.

Ses désirs les plus cachés se réveillant peu à peu, Naïm ne ressentit bientôt plus aucune pudeur ni à se les avouer, ni à les assouvir. Enlevant sa bite de ma bouche gourmande, il se retourna et me présenta audacieusement son exquise croupe musculeuse en cambrant légèrement le dos. Je me saisis alors de ses belles miches parfaitement galbées que j’écartai l’une de l’autre afin d’en admirer le merveilleux sillon. Puis faisant miennes ses envies, je m’attelai à le pourlécher généreusement du dos de la langue et à peine eus-je commencé à l’astiquer que Naïm se mit à onduler son appétissant derrière pour appuyer les mouvements fouineurs de ma bouche. Aux tortillements lascifs de son cul je compris rapidement qu’il appréciait tout spécialement les papouilles humides que j'exécutais aux abords de son antre et lorsque je me mis à insérer vicieusement ma langue dans son fion, il manifesta un contentement bien plus audible qu’il ne l’avait fait auparavant. Son œillet aux chaudes parois malléables se laissa alors déplisser de bon gré et plus j’en explorais les profondeurs, plus Naïm semblait être aux anges. Les roulements de ma dague butineuse contre la peau suintante et extrêmement sensible de son écrin ne tardèrent pas à lui faire perdre sa contenance, alors que l’étonnante souplesse de sa pastille témoignait de l’impudicité dont il s’avérait à présent capable, maintenant qu’il avait déjà goûté au bonheur de se faire pénétrer. En plus des discrets soupirs jubilatoires qu’il poussait incessamment, je pouvais mesurer son plaisir à la dureté de sa queue qui se courbait fièrement à son entrejambe pendant que je continuais inlassablement à lui bêcher le sillon de ma crosse gloutonne, tout en malaxant virilement ses fesses musclées entre mes doigts possessifs. L’abandon avec lequel il se laissait alors bouffer le fion m’envoûta tout particulièrement et comme s’il eût voulu que ma langue le léchât plus profondément encore, il tendit le bras en arrière pour empoigner mes cheveux et tirer ma tête contre sa raie. A mesure que j’enfouissais le museau avec goinfrerie entre ses lobes, je sentis grandir en moi le désir de le posséder de nouveau, tandis que de son côté, Naïm paraissait ne pouvoir se rassasier des délicates attentions dont je le pourvoyais.

- Prends-moi ! Lança-t-il alors soudainement d’une voix assurée.

Pendant que je m’empressais de trouver un préservatif dans l’armoire à pharmacie, mon bel arabe inclina son buste en avant en s’appuyant de chaque côté du miroir, puis il écarta impatiemment les jambes. Contemplant attentivement notre reflet, il me regarda prendre position dans son dos et lorsque ma queue toute excitée tenta de s’immiscer en lui, même si les traits de son visage se crispèrent légèrement, son cul ne chercha aucunement à freiner la progression de mon membre qui s’engouffra ainsi en lui jusqu’à la garde. Dès que je me le fus entièrement enfilé, il ne put s’empêcher d’expirer un intense gémissement de béatitude, et à ma grande surprise, je pus de suite me mouvoir en lui comme bon me semblait, ce dont je ne me privai pas. Posant mes mains sur ses hanches, je m’appliquai dès lors à le ramoner avec brio, tout me délectant de l’image offerte par notre miroitement. Le torse bombé et les reins cambrés, j’eus tout le loisir de lui prouver la force virile qui m’animait et les puissants à-coups de ma bite le transportèrent bientôt d’une joie des plus charnelles. Fier des corpulentes dimensions de mon sexe, je n’eus aucun scrupule à lui faire grossièrement goûter à la rudesse de mes tamponnements, et plus je prenais physiquement possession de ce corps mâle et baraqué, plus Naïm semblait se consumer avec engouement. Son minois de racaille taillé à coups de serpe se tordit de plaisir, tandis que ses geignements rauques et bestiaux répondaient en écho au violent passage à tabac de son cul. Ne manquant aucune miette du spectacle que je lui offrais, il matait dans le miroir, avec une indécente cupidité, les déhanchements déchaînés de mon corps athlétique et jouissait de toute évidence autant du dénoyautage de son fion que de sa propre contemplation. De voir comment il se faisait sauvagement enculer paraissait l’exciter au plus haut point, tandis que sa grosse queue affriolante qui se balançait sous son ventre au rythme de mes assauts guerriers apparaissait aussi dure que du roc tant elle était bandée.

Matant les incessantes trépidations de ses muscles dorsaux et la vertigineuse cambrure de ses reins, je sentis tout comme lui le plaisir m’assaillir dangereusement, mais trop orgueilleux pour ralentir le tempo de mes va-et-vient, je poursuivis ma course effrénée en savourant de plus en plus intensément les frottements infiniment délectables de mon sexe en lui. Son fion tout docile offrait une sensation de douce tiédeur tandis sa douillette muqueuse, comme tapissée de délicieux petits coussinets, épousait divinement le généreux calibre de ma queue. Sa rondelle était entre-temps devenue si pétrissable qu’elle se refermait à peine lorsque que je m’amusais à la déflorer, en extirpant entièrement ma bite avant de l’enfoncer de nouveau. Mais ce dont je me régalais le plus était de voir combien Naïm appréciaient démesurément les grisants sévices que je lui infligeais, sans perdre un instant l’effarante masculinité qui le caractérisait. Bercé par ses râles lubriques, je ne pus à mon tour retenir plus longtemps de lourds gémissements dénonçant malgré moi l’apogée jouissive qui me guettait déjà.

- Attends ! Attends !

Naïm qui pressentait venir mon orgasme m’interrompit soudainement et se déboîta sans faire de manières. Se retournant vers moi, il exhiba alors la magnifique érection dont son sexe était pourvu et roulant des mécaniques, il s’avança crânement vers moi jusqu’à m’acculer au mur. Puis, faisant glisser ses doigts contre ma tige toute tendue, il m’ôta la capote et la balança par terre.

- Pas la peine de bourrer… J’en ai pas encore fini avec toi…

Ses mains se posèrent ensuite dans le creux de mon dos et m’attirèrent contre son torse, si bien que nos deux queues toutes raidies s’entrechoquèrent lubriquement l’une contre l’autre. Nous échangeâmes tous deux des regards aussi bien menaçants qu’aguicheurs, mais Naïm capitula le premier et ne put résister à l’envie d’embrasser mes lèvres. Donnant libre cours à ses ardeurs, il m’emballa alors à pleine bouche tandis que ses épaisses paluches se plantèrent voluptueusement dans la chair de mes miches. Et rien qu’à la façon dont il me fouillait la bouche je sentis qu’il avait terriblement envie de me rendre la pareille et le contact de ses mains sur ma croupe éveilla aussitôt en moi le désir de me donner entièrement à lui.

Empoignant virilement mes cuisses, il me souleva solidement jusqu’à ce que j’étreignisse sa taille de mes jambes et glissasse mes bras autour de son cou. Tandis que sa queue s’imbriqua naturellement dans le creux de mes fesses, il me porta vaillamment jusque dans la pièce voisine où il m’allongea délicatement sur le lit. Pendant que je calais ma tête sous un oreiller, Naïm s’étira dans de félins mouvements pour ramasser au sol le tube de lubrifiant et un préservatif. Puis les yeux brillants de malice, il déroula la rondelle de latex sur sa matraque massive avant de faire abondamment couler le liquide visqueux le long de ma raie. Ma queue était toujours si excitée de l’avoir si fougueusement niqué que je n’osai pas encore la toucher, de peur d’éjaculer. Tandis que je ramenai les genoux contre mon buste en les écartant bien l’un de l’autre, mon séduisant voyou bloqua les siens au dos de mes cuisses et se pencha au-dessus de moi, les bras en appui contre le matelas. Puis tout en me regardant droit dans les yeux, il commença à faire pression de son gland contre ma pastille. Doucement, je sentis son membre me pénétrer, s’avancer en moi, centimètre par centimètre, m’envahir de toute son envergure, sans que mon fion se rétractât. Et plus son pieu charnu s’engouffrait le long de mon fourreau étroit, plus je me languissais après lui. A mesure qu’il s’enfournait dans les profondeurs de mon antre, son intrusion s’accomplit avec de plus en plus d’aisance. De par son envieuse circonférence, il élargissait admirablement sur son passage ma chaste rondelle dont l’étirement me donna inévitablement un vif plaisir. Après qu’il m’eut entièrement emmanché, Naïm s’appliqua à balancer savoureusement les hanches d’avant en arrière dans des mouvements des plus onduleux de sorte que sa queue me pétrit méticuleusement le cul sans manifester le moindre empressement. Les langoureuses caresses de sa verge parvinrent aussitôt à me décrocher de ténus soupirs, tandis que mes paupières s’alourdirent inéluctablement sur mes yeux de braise. Observant chacune de mes expressions, Naïm se régala autant de l’abandon auquel je me livrais inconditionnellement que de la virilité que je continuais à afficher tout en me laisser posséder.

Sans aucune pudeur, je me laissais aller aux enivrantes sensations procurées par les va-et-vient de son gland qui fourrageait, raclait et ratissait agréablement les parois élastiques de mon cul. Mais mon intime embrasure était si gloutonne qu’elle aspira bientôt à ressentir plus charnellement encore les ébrouements de sa queue et mes mains se cramponnèrent contre sa croupe comme pour en renforcer les pénétrantes ondulations. Dès que son gourdin était entièrement en moi, Naïm tentait alors de l’enfoncer plus loin encore pour contenter mes insatiables désirs. L’engouement avec lequel je m’adonnais aux délices de sa bite lui plut tout particulièrement et il se laissa également gagner par le plaisir dont le pourvoyait mon anus. Son buste s’affala alors sensuellement sur le mien et mes bras enserrèrent son dos en une étreinte des plus rapprochées. Tandis que ses lèvres cherchèrent de nouveau les miennes, le corps à corps auquel nous nous livrions se fit de plus en plus lascif et caressant. Le contact de sa peau chaude et capiteuse décupla la concupiscente avidité de mes sens et attisa le feu dévorant qui me consumait de l’intérieur. Sentant de partout les viriles contractions de ses muscles vigoureux, je ne pus résister à la tentation de l’enlacer plus fermement encore contre moi, mais loin de l’étouffer, mes excessives accolades ne firent qu’exalter sa fougue et tout en intensifiant le matraquage de mon cul, il enfonça câlinement sa tête dans le creux de mon épaule en y déposant des baisers terriblement suaves. Sa langue salace goûta alors à la saveur salée de mon cou avant de remonter jusqu’aux lobes de mes oreilles qu’il pourlécha vicieusement en m’arrachant des râles de plus en plus rauques. Sous la force de ses à-coups, nos corps mouillés de sueur trépidèrent avec exubérance contre le sommier, tandis que Naïm parvenait de moins en moins à étouffer les profonds geignements qui enflammaient sa gorge. Ses déhanchements violents, rudes et déchaînés me labourèrent outrageusement en m’étourdissant jusqu’au vertige et bien que son ventre pressât divinement ma queue tout étriquée sous son poids, les délices qui m’accablaient venaient purement de mon anus. L’ivresse qui nous saisit atteignit alors son apogée et je sentis que Naïm était à deux doigts d’éjaculer.

Sans prévenir, il se retira précipitamment et à peine eut-il retiré sa capote que son pieu cracha déjà d’abondantes giclées laiteuses sur mon propre membre bandé pendant qu’il beuglait son plaisir de sa voix rocailleuse. Hors d’haleine, en nage et le regard hagard, Naïm s’empara ensuite de ma queue en prenant bien soin d’y étaler sa semence dont la consistance visqueuse lubrifia excellemment ma hampe. Puis faisant onctueusement glisser mon gland dans sa main en conque, il commença à masser habilement mon nœud qui se mit rapidement à frémir sous son énergique doigté et les intenses ravissements qui avaient embrasé ma croupe un instant auparavant se déplacèrent insidieusement le long de ma tige. Mon vicieux arabe qui n’éprouvait plus la moindre réticence à me toucher manœuvrait mon long mât avec une telle dextérité qu’il ne pouvait nier l’effet galvanisant que mon sexe avait sur lui et la fascination qu’il lui inspirait m’électrisa autant que ses succulentes caresses. Au lieu de me masturber dans les règles de l’art, il préféra prolonger le plaisir en frottant copieusement mon gland de la paume de sa main jusqu’à ce que tout mon corps se mît à trembler d’impatience. Mais malgré ses précautions, je fus bientôt saisi par une kyrielle de frissons plus célestes les uns que les autres et tout en me noyant dans une mer de plaisir, je balançai fièrement à mon tour de pâteuses éclaboussures blanchâtres qui vinrent joliment s’écraser contre mon torse aux muscles bandés. Epuisé, Naïm s’étendit alors à mes côtés et prit ma main dans la sienne, pendant que nous fixions silencieusement le plafond, stupéfaits par les divins méfaits qu’engendraient nos libidos conjuguées. Mais alors que nos féroces appétits étaient momentanément rassasiés, nous sentîmes tous deux que la force d’attraction qui nous liait inexorablement n’avait en rien perdu de sa réalité et une infinie tendresse nous porta instinctivement l’un vers l’autre.

Terrassés par l’effort, nous éteignîmes enfin toutes les lumières et nous nous blottîmes sous les draps, complètement nus, les corps intimement enlacés. Tandis que son souffle apaisant balayait ma nuque et que sa queue ramollie s’emboîta naturellement entre mes fesses, je me mis à penser au lendemain et à craindre malgré moi ce qu’il adviendrait lorsque le jour pointerait et chasserait de nouveau les ombres de nos ébats nocturnes. Naïm était devenu si précieux à mes yeux que la peur de le perdre m’ôta, en dépit de toute la fatigue qui m’abattait, toute envie de dormir. Je restai éveillé comme si je voulais sentir ce cœur battre auprès de moi aussi longtemps que possible. Mais trop fier, j’étais incapable de lui avouer ce qui me tenaillait le ventre. Pourtant Naïm sembla mystérieusement entendre le bourdonnement de mes pensées, et comme pour me rassurer, il me serra plus intensément encore dans ses bras.

- Demain, faudra racheter des potecas… Chuchota-t-il tout d’un coup.

Dans l’obscurité de la nuit, il réussit alors à me décrocher un sourire.

- Pas la peine de flipper Ludo… J’sais pas comment on va faire, mais on trouvera une solution. Moi non plus, j’ai pas envie que ça s’arrête…

Je tournai alors la tête vers lui et vis la lueur de ses larges prunelles noires. Mes lèvres trouvèrent instinctivement ses doux sillons et je l’embrassai comme je n’avais jamais embrassé un homme auparavant. Car le baiser que je lui donnai contint tout l’amour que je ressentais et tout ému, Naïm l’accepta respectueusement, tout en cramponnant en retour sa main sur mon cœur.

Fin