J'ai toujours été attiré par les hommes, cela depuis tout petit. Je ne déteste pas les femmes au contraire, j'aime les femmes et leur corps.

Je vis avec cela.

Dans mon travail, je suis régleur sur machine numérique, je suis entouré d'hommes. J'adore mater les mecs dans leur bleu de travail. Parmi eux, j'ai un pote, il s'appelle Manu et je dois dire que j'en pince pour lui. On s'entend bien dans le travail, on s'intéresse aux mêmes choses. Nous sommes mariés tous les deux (Hé oui! J'ai cédé à la pression de la société!), nos femmes sont gentilles et s'entendent très bien. Tous les deux on va voir du foot, on aime la même musique. Manu n est pas très bavard, je le suis pour deux, mais on se sent bien tous les deux. Ce n est pas pour cela que nous couchons ensemble, on a jamais eu l'un pour l'autre un geste tendre ou quoi que se soit d'autre! Nos femmes nous appellent les inséparables mais elles n'ont plus n'imaginent pas que Manu et moi. . . .

Pourtant j'aimerais bien ! Il m arrive de me branler sous la douche et c'est à Manu que je pense ! J'ai déjà baisé plusieurs fois avec lui. . . . en rêve !

Manu n'est pas un Appolon. Il est grand, plutôt maigre, un visage osseux mais un regard d'une douceur qui me fait fondre à chaque fois qu il le pose sur moi. C'est un timide aussi quand il veut faire part de ses émotions, il se met à bégayer. Dans ces moments là, j ai envie de le prendre dans mes bras et de l'embrasser. Mais ça je ne le ferais jamais, j'aurais trop peur que notre amitié en pâtisse. Je me demande si lui aussi en pince pour moi, je scrute ses gestes, ses réactions qui trahiraient ses sentiments à mon égard, mais si comme moi il s'efforce de ne rien laisser paraître. . . On n est pas prêt de s'avouer quoique se soit !

Alors je savoure tous les moments que nous passons ensemble, appréciant que nos cuisses se frôlent quand nous sommes assis l'un à coté de l'autre lors d'un match de foot, que nos mains se touchent ! Nous nous sommes embrassés une fois, sur la joue et ce ne fut pas à notre initiative mais celle de nos femmes qui à un réveillon bien arrosé, nous ont incité à nous faire la bise pour la nouvelle année.

Mais depuis quelques jours notre relation a pris une autre tournure. D'abord Manu est devenu papa ! ? J ai un petit mec ? est-il venu m annoncer . On n'est tombé dans les bras l'un de l'autre. J'étais heureux pour lui, heureux d être entre ses bras de sentir son corps contre le mien.

Et puis il y a eu ce stage que nous a fait faire notre boîte, une semaine loin des nôtres. Le premier jour quand il a fallu choisir notre compagnon de chambre, Manu a naturellement dit à notre animateur qu il partageait la chambre avec moi, il m a cherché du regard pour avoir mon assentiment et un sourire est venu éclairer son visage.

Le soir on se faisait chier, on allait boire un pot avec les autres et on se couchait tôt, des vrais moines. Et puis le dernier s est produit une chose inattendu, les autres étaient montés se coucher et nous étions tous les deux à siroter un dernier verre ( le verre de trop!), nous étions silencieux à contempler un jeune couple qui se bécotait de façon langoureuse.

- ça à l'air de marcher pour eux me dit-il

Je répondis par un laconique ? ouais.

Et Manu se mit à me parler de son couple, du fait que sa femme et lui se n était pas pareil, que depuis la naissance de leur gosse c était comme si quelque chose c était cassé.

Je le rassurais en lui disant que l arrivée d un enfant n était pas quelque chose d ordinaire et que cela chamboulait leur vie à deux. Il acquiesça sans conviction et retomba dans le silence.

Je lui fit remarquer l'heure et nous mont‚mes nous coucher, chacun se prépara à dormir. Je le croisait dans la salle de bain et le voyant encore sous l'effet de son aveux, je lui tapait sur l'épaule (il était torse nu et en slip) lui disant de ne pas s en faire. Il s effondra en pleur, me laissant désemparé , je ne trouvis rien d autre à faire que de le prendre dans mes bras, il sanglota longtemps contre mon épaule. Nous étions tous les deux enlacé dans la salle de bain. Le sentir malheureux , me rendit pareil . Une vague m envahit, ce que je savais déjà me revenait en pleine figure, j'étais amoureux dingue de Manu ! Mais dans cette étreinte je ne ressentis rien de sexuel, beaucoup de tendresse, rien d autre. On bout d un moment il se reprit, s écarta de moi, me remercia d être là. Je lui répondis qu il pouvait compter sur moi toujours, il me sourit, posa un baiser sur ma joue et partit se coucher.

Je dormis mal, bouleversé par la tristesse de celui que j aimais.

Le lendemain, nous restâmes silencieux et la semaine se termina . C'est avant de descendre de ma voiture arrivé chez lui, qu'il me demanda de rester discret sur ce qui c'était passé la veille.

Je retrouvais ma femme qui avait son air des mauvaises nouvelles. Elle m annonça que la femme de Manu s était barré avec son gosse. Un quart d'heure plus tard Manu me téléphonait en pleur. Quand après avoir discuté je raccrochais, ma femme après m'avoir écouté me dit de partir tout de suite chez Manu pour éviter qu'il ne fasse une bétîse. Je fonçais chez lui. Il m'ouvrit et m'apercevant se jeta dans mes bras en pleur. C'était trop pour moi, je fondis en larme et nous restâmes ainsi dans son entrée à pleurer comme des madeleines. On discuta un long moment, je finis par lui conseiller de prendre un somnifère et d'aller se coucher.

D accord me dit-il mais tu reste avec moi t'attend que je sois endormis pour partir.

J'acceptais, il se déshabilla et se coucha. Il se remit à pleurer et n acceptant pas de le voir malheureux comme cela, je m assis à côté de lui.

Au matin, je me réveillais j étais couché tout habiller dans le lit de Manu, celui ci me serrait dans ces bras, coller contre mon dos !

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