Je lui souris encore :

- Ca t’a plu ? On t’avait déjà fait ça ?

Il a presque les larmes aux yeux pour répondre.

- J’ai adoré mais c’était la première fois. Ma seule expérience c’était avec un copain dans les chiottes du lycée, mais il ne s’était occupé que de lui. Je l’avais sucé et il m’avait enculé mais une fois fini son affaire, il s’était rhabillé sans même m’aider à jouir. Là c’était …. trop fort pour que je dise !

Il s’agenouille à son tour pour descendre à notre niveau et, tour à tour, il nous offre sa bouche et découvre le plaisir du contact de sa langue avec les nôtres. Il s’enhardit et c’est lui qui propose.

- Maintenant, je voudrais vous donner du plaisir à vous. Vous êtes tellement beaux et vous avez l’air vraiment gentils … J’aimerais en sucer un pendant que l’autre m’enculerait et puis changer ensuite … C’est à moi de vous faire jouir.

Je me suis allongé sur le dos et Karim s’est installé à quatre pattes entre mes jambes pour pouvoir à la fois avaler ma queue et offris son cul à Yannick. Celui-ci prend le temps de bien lécher la rosette de Karim puis approche son gland, qu’il introduit délicatement avant de faire une pause. Et là, notre ado, finalement pas si timide que ça, donne un grand coup de cul en arrière et réussit à s’empaler tout seul, sans pour autant abandonner ma bite bien au chaud dans sa bouche. Il est incroyable ce jeune homme ! Sa bouche et son cul rythment le mouvement et on a l’impression qu’il est monté sur roulements à billes. C’est lui qui donne le tempo pendant dix bonnes minutes sans donner le moindre signe de faiblesse. Yannick et moi, nous nous laissons faire, heureux de vivre un tel moment.

Mais ce n’est pas fini, d’un autre coup de cul magistral, Karim éjecte la queue de Yannick puis vient s’accroupir au-dessus de mon dard sur lequel il s’installe en se l’enfonçant d’un seul coup, au tréfonds de son anus déjà béant. Ensuite, d’un appel muet de sa bouche grande ouverte, il appelle la queue délaissée de Yannick qui vient trouver un nouvel abri dans la bouche du jeune beur affamé.

Il continue à donner la cadence et je suis impressionné par les mouvements de son cul sur ma queue verticale. Je donne quelques coups de bassin pour amplifier les vibrations mais je n’arrive pas suivre son rythme. Il a le sens de la baise en lui et s’il a aussi peu d’expérience qu’il nous le disait tout à l’heure, ça doit être une révélation pour lui aussi. Sa bouche gloutonne semble également procurer un plaisir infini à Yannick qui ne le quitte pas des yeux, fasciné par le spectacle de cette bouche et de ce cul qui pistonnent les queues qui les ont embrochées. En fait, nous ne sommes pas en train de le baiser, notre Karim, il se baise tout seul sur nos deux bites et c’est lui le vrai maître du jeu.

J’ai empoigné sa queue que je branle avec autant de vigueur que son cul s’agite sur ma lance. Nos plaisirs montent de concert, et c’est encore Karim qui donne le coup d’envoi, lâchant plusieurs giclées de son jus crémeux dans ma main que je porte aussitôt à ma bouche pour tout laper, pendant que j’éclate à mon tour dans son cul serré qui a si bien su essorer ma queue reconnaissante. Bien qu’il ait joui, Karim ne s’arrête pas pour autant de sucer Yann, qui tient encore un peu, puis finit par rendre les armes en se vidant dans la bouche de Karim qui n’attendait que ça.

A peine fatigué par sa performance, Karim sourit, tellement heureux du plaisir qu’il a donné et de celui qu’il a pris. Il reste embroché sur ma bite et celle-ci n’envisage même de débander. Karim tombe à plat ventre sur ma poitrine, toujours arrimé à ma queue et m’embrasse langoureusement. Sa langue est aussi virevoltante que son cul et je prends plaisir à jouer avec et à retrouver le goût du foutre de Yann, dont je ne suis toujours pas rassasié.

Heureux d’être soudé à lui, je lui parle avec douceur, pendant que Yannick s’allonge à côté de nous et nous caresse tout en douceur.

- Tu n’as vraiment pas d’autre expérience que ce que tu nous as dit ? Tu baises comme un Dieu, Karim. Tu nous as fait jouir fabuleusement !

Il rosit de bonheur sous le compliment.

- Non, c’est vrai, je n’avais jamais rien fait d’autre mais j’en avais tellement envie et j’y avais pensé tellement souvent que ça m’a servi d’expérience ! Pour ne pas laisser de trace sur les draps, parce que ma mère me fouetterait, je me branle à chaque fois que je prends une douche, en m’enculant avec le balai des chiottes !!!

Il rit, étonné de son audace à raconter des trucs aussi intimes. Yannick rebondit sur ce qu’il vient d’entendre.

- Comment ça, ta mère te fouetterait ? Ils sont si réacs que ça tes parents ? Ils ne connaissent pas la masturbation ? J’imagine qu’ils ne savent pas que tu aimes les garçons ?

- Ouh la non ! Là, pour le coup, c’est mon père qui carrément me tuerait ! Pour eux, un garçon, ça doit baiser les filles qui doivent être à disposition, point final. Et moi, les filles, je ne suis pas sûr d’avoir envie …

C’est moi qui réagis maintenant.

- Et avec les garçons, tu t’imagines juste passif ? Quand je vois ce que tu as fait à nos queues avec ta bouche et ton cul, j’ose à peine penser à ce que tu pourrais faire de nos culs si tu voulais bien nous baiser !

Il rosit encore :

- En fait, je croyais que j’étais juste passif mais là, de vous voir si beaux et avec des culs aussi excitants, je crois que j’aurais envie d’essayer. Vous voudriez ?

Yannick et moi éclatons de rire en même temps. Je sors doucement du cul de Karim, le fait rouler sur le côté et constate avec stupeur que sa bite est déjà dure à nouveau. C’est une sex-machine ce mec ! Je donne un baiser rapide à son gland et je me mets à quatre pattes, imité par Yann, qui vient s’installer à côté de moi. Je ne suis pas encore complètement rebandé mais ce n’est pas grave parce que mon cul est bien ouvert et c’est de ça qu’il va être question maintenant.

Pas besoin de mots pour se comprendre. Karim a compris le message et vient se positionner derrière moi. Pour bien montrer qu’il peut être un mec actif, il m’agrippe par les hanches, donne un coup sec et m’encule à fond sans autre précaution, comme Yann l’autre jour sur la table de la cuisine. Ca me coupe le souffle un instant, mais je suis vite transporté par le marteau-piqueur qui s’agite entre mes fesses, puis attristé de le sentir partir pour emplir Yannick à son tour.

Heureusement, il a un tel rythme qu’on a à peine le temps de sentir son absence qu’il est déjà revenu. Alors qu’il ne donne aucun signe de faiblesse et que Yannick et moi, qui subissons ses assauts avec bonheur, sommes à nouveau fièrement bandés, je profite d’un moment où Karim baise Yannick pour me glisser devant ce dernier. La manœuvre demande un peu d’ajustement mais mes deux partenaires ont compris où je voulais en venir. Karim s’arrête de pilonner Yannick et le guide pour qu’il puisse m’embrocher à son tour. Le volume de la queue de Yann me surprend un peu par rapport à celle de Karim, mais je la retrouve comme une vieille connaissance qui reprend ses habitudes. Je m’arc-boute sur mes bras pour tenir le choc et je leur donne le départ.

- Allez les mecs, défoncez-moi en cadence, faites-moi éclater le cul, je suis prêt à vous recevoir.

Et là, ça devient prodigieux. Karim donne le tempo et chacun de ces coups de queue se répercute dans le dard de Yann qui me perfore avec encore plus de force. J’ai l’impression d’être transpercé et tout mon corps vibre comme si j’étais branché sur un vibromasseur géant.

Je ne me retiens plus et je pousse un hurlement à chaque coup qu’ils me portent. Je ne sais bientôt plus où j’en suis. C’est moi le premier à exploser et je vois plusieurs giclées de foutre jaillir de ma queue et aller s’écraser plus loin sur la couverture. Mes genoux flageolent et mes deux amants suivent le mouvement et s’abattent de tout leur poids sur mon corps qui les accueille. Je réussis à soulever un peu le cul et ils continuent à me pilonner. Yannick craque ensuite et je le sens se vider en moi en plusieurs longs soupirs qui rythment les jaillissements de sa semence. Mais Karim lui ne s’arrête pas. Nous sommes affalés l’un sur l’autre et lui ne cesse de s’agiter dans le cul de Yannick. Enfin, il décule d’un coup sec, s’approche de nos visages et, se branlant énergiquement, jute avec force et vigueur sur nos deux têtes, tournées vers lui, bouches ouvertes pour recueillir la précieuse ondée.

Cette fois, nous sommes tous morts et si nous restons longtemps enlacés, les uns dans les autres, nos sexes sont au repos et la tendresse a remplacé l’excitation.

Après un long moment de repos, nous nous rhabillons en silence, à la fois comblés de ce que nous avons vécu et tristes d’imaginer que cette rencontre puisse être sans lendemain. Karim a les larmes aux yeux et me tombe dans les bras. Je le caresse doucement et lui parle :

- Ne pleure pas, Karim. Je vais te laisser mon numéro de téléphone. Je ne te promets pas qu’on puisse se revoir mais si on trouve un moment de libre tous les deux en même temps, je te jure qu’on le fera. Mais toi, il faut que tu arrives à convaincre tes parents de te laisser prendre une chambre à la Cité U à Toulouse pour continuer tes études. Tu ne vas pas faire trente bornes de bus deux fois par jour ! Et là, tu verras, tu trouveras tous les mecs que tu voudras et... qui sait, les filles aussi ! Il faudra quand même que tu essayes pour savoir ce que tu préfères !

Même s’il en a lourd sur le cœur de nous voir partir, il nous sourit après nous avoir enlacés une dernière fois et nous le regardons partir sans se retourner.

Après cette journée mémorable à la campagne, nous rentrons repus de grand air et de sexe et, pour la première fois depuis longtemps, nous restons habillés dans l’appartement ! Nous profitons de cette baisse momentanée de notre ardeur pour recommencer à nous intéresser aux Jeux de Montréal où les résultats médiocres des Français ne nous font guère regretter d’avoir choisi l’action plutôt que la contemplation ! Nous sommes à mi-Jeux et la natation va s’achever (à la grande joie de Yannick) pour laisser la place à l’athlétisme. Ca attise à nouveau notre intérêt, d’abord parce que c’est le sport roi aux Jeux et surtout parce que c’est là où réside notre principale chance de titre, grâce à Guy Drut sur 110 mètres haies. Il y a quatre ans, il avait conquis une médaille d’argent très inattendue. Depuis, il a progressé, il est devenu un leader et il arrive en favori avec la pression de l’attente de tout un peuple sur les épaules. Même si sa popularité n’est pas tout à fait à la hauteur de ses mérites, Yannick et moi sommes à fond derrière lui et on espère bien qu’il va faire résonner la Marseillaise dans le beau stade olympique de Montréal.

Après une bonne nuit de sommeil, notre ardeur est évidemment revenue et nous entamons la journée par une double enculade réciproque, merveilleux moyen de se donner de l’appétit pour un copieux petit déjeuner.

Pendant que nous nous goinfrons avec appétit, à nouveau nus comme tous ces derniers jours, Yannick entreprend de parler d’avenir.

- Nico, qu’est-ce que tu vas faire après ? Moi je suis encore là une petite semaine mais ensuite je vais repartir à Aix. On aura passé des moments fabuleux et on se sera découvert une entente sexuelle géniale mais, tu sais bien qu’on n’a pas vraiment d’autres points communs et que, avec le temps, ça finirait pas casser. T’as pas quelqu’un en vue, fille ou garçon ?

- T’as raison. Je ne t’oublierai jamais parce que tu m’as révélé à moi-même, mais je sais bien que si on vivait longtemps ensemble ça finirait mal. Après tout ce qu’on vient de vivre, je crois que je me sens que je suis plus homo qu’hétéro. Oh, je sais bien que je saurais satisfaire une fille mais, là aussi, sur la durée, jouer avec une queue qui ne soit pas la mienne me manquerait trop si j’en étais privé. Je crois que je vais devenir gay à 100%. Je ne sais pas comment je révélerai ça à mes parents, mais, bon, on verra ça plus tard, il y a un temps pour tout.

- Je crois que je suis comme toi. On a eu des expériences tellement démentes tous les deux et puis avec Karim que je vois bien que je suis davantage fait pour ça que pour les filles uniquement. Il me manquerait toujours la joie de sentir un gland qui s’apprête à juter sur ma langue ou le plaisir d’une queue qui me fait vibrer de l’intérieur. Et alors, t’aurais un copain en vue avec qui tu pourrais t’entendre en dehors du lit et t’éclater aussi dans le lit ?

Je soupire et mes yeux s’échappent un peu dans le vague. Je reste songeur, silencieux et Yannick respecte ce silence en attendant ma réponse.

- Si, il y a bien quelqu’un, mais j’ai peur que ce soit sans espoir. C’est un très bon copain, mon meilleur copain même. Il s’appelle Thomas mais tout le monde lui dit Tom. C’est un mec de ma promo à la fac de droit. Il est aussi grand que nous, bien balancé et roux comme les carottes. Il a les cheveux en brosse mais ça ne lui donne pas l’air sérieux car il a toujours ses beaux yeux bleus qui rigolent. C’est un mec en or, on se marre bien tous les deux. Le seul problème, c’est que je crois bien que c’est un hétéro pur jus. Quand j’avais une copine, on sortait à quatre avec sa copine à lui. Et chaque fois qu’on a parlé de cul tous les deux, ça a toujours été pour se raconter nos exploits avec nos nanas !

- Et alors ? Ca ne veut rien dire ça. Regarde, tu te vantais bien de tes expériences, d’ailleurs réelles, avec tes copines et ça ne t’empêchait pas de rêver à des mecs. Peut-être que pour lui c’est pareil ?

- T’as peut-être raison. C’est vrai qu’on s’est vus à poil quelques fois dans les douches à la piscine. J’essayais de le regarder discrètement et il m’a semblé qu’une fois, lui aussi, me matait mais quand je m’étais retourné, il avait détourné les yeux aussitôt. Mais enfin, je me fais peut-être des idées …

- Au fait, comment ça se fait que je ne l’ai pas encore rencontré depuis que je suis là. Si c’est ton meilleur copain …

- C’est parce qu’il est en vacances chez ses grands-parents à Royan. Il rentre demain et d’ailleurs on avait prévu de voir la finale de Drut ensemble. Je l’appellerai pour confirmer.

- Et bien voilà. Fais confiance à mon instinct, si je sens qu’il y a une possibilité, tu verras que Tom te tombera dans les bras.

Je l’embrasse d’un baiser rapide sur les lèvres et puis, comme ça ne me suffit pas et que je ne suis jamais rassasié, je m’agenouille pour une petite pipe de remerciements. Ca vaut bien ça !

Le lendemain, j’appelle Tom et le rendez-vous est pris pour le mardi soir dont on espère tous que ce sera le jour de gloire de l’athlétisme tricolore.

Deux jours à tenir avant ce qui sera peut-être aussi mon grand soir ! Maintenant que Yann m’a mis cette idée en tête, j’ai du mal à penser à autre chose mais même s’il sait bien que nous ne serons jamais amoureux l’un de l’autre, il sait trouver les arguments pour me changer les idées et continuer nos séances intensives de gymnastique sexuelle !

Pour pouvoir accueillir Tom dignement, nous mettons un peu d’ordre dans l’appartement, remettons le lit en position divan et, suprême attention, nous nous douchons et nous nous habillons ! Versailles quoi …

Quand il arrive le mardi soir, j’ai une bouffée de tendresse, d’amour et d’envie qui m’assaille. Je la masque de mon mieux en mettant quand même plus d’intensité que d’habitude dans la vigoureuse poignée de mains que nous échangeons. C’est un bonheur de revoir son visage illuminé de ce sourire franc qui ne le quitte presque jamais. Ses yeux bleus contribuent également à éclairer son visage. Je sais bien que je ne suis pas totalement impartial, mais je trouve qu’il irradie de santé et de joie de vivre et comme Tom est toujours en éveil, son beau regard semble illuminé de l’intérieur.

Outre la joie de le revoir, j’ai aussi le plaisir de sentir que le premier contact avec Yannick a été immédiatement positif. Ces deux là se sont appréciés au premier regard et le sourire approbateur que me lance Yann me redonne un coup de fouet au moral en vue de la suite des événements.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’instant, tous nos regards sont tournés vers Montréal pour les deux demi-finales du 110 mètres haies qui précèdent la finale d’un peu plus de deux heures et demie.

A la fin des deux courses, notre enthousiasme est nettement retombé. Bien sûr, Drut s’est qualifié sans problème mais il a paru tellement lourd et emprunté à côté de l’allure aérienne de son principal adversaire, le Cubain Casanas, qui a survolé la deuxième demi-finale, qu’on a vraiment l’impression que l’étiquette de favori vient de changer de propriétaire et que c’est désormais Casanas qui semble le vainqueur le plus probable.

J’essaie de regonfler le moral des troupes.

- Allez les gars, il ne faut pas se décourager. La seule course qui compte, c’et la finale. On est d’accord qu’il n’a pas été bon en demi, mais l’important c’est qu’il le soit tout à l’heure. Moi, je reste confiant, il va être champion olympique !

- Ouais, t’as raison, ajoute Yannick. Moi, je ne crois pas qu’il ait caché son jeu, mais si jamais il était trop confiant, la demie va servir de détonateur et va le remettre sur les rails pour qu’il gagne la finale.

- Les mecs, je suis désolé, répond Tom. Moi je crois que c’est cuit. Casanas en a encore plein sous la semelle et même si Drut est meilleur en finale, je crois que ce soir c’est le Cubain le meilleur. Je pense que Drut sera en argent … si tout va bien !

Yann me lance un petit clin d’œil que je ne comprends pas et il continue :

- T’es prêt à parier sur le résultat ?

- Oh là, mec, t’emballe pas, répond Tom, j’ai pas un rond moi !

- T’inquiète pas, je ne te parle pas de pognon. Moi aussi, je ne suis rien d’autre qu’un pauvre étudiant, dit-il en riant. Je te propose un truc différent, un peu particulier. Si Drut n’est pas champion olympique, tu pourras faire ce que tu veux de Nico et moi jusqu’à demain matin. Nous obéirons à tous tes ordres. En revanche, si Drut est médaille d’or, c’est toi qui devras obéir à toutes nos demandes pendant toute la nuit. D’accord ?

Je suis vert devant l’audace de mon pote. Je comprends mieux son clin d’œil de tout à l’heure mais j’ai peur de la réaction de Tom.

- Effectivement c’est assez spécial, répond Tom. Euh, petite question, on est entre gens raisonnables, n’est-ce pas ? OK pour obéir à tous les ordres mais à condition que ça ne laisse pas de traces sur le corps et que ça ne mette pas en danger. C’est bien comme ça que tu l’entends ?

- Bien sûr, je te propose juste quelque chose qui apporte un peu de piment et qui nous fasse faire des choses inhabituelles, mais rien de dangereux, ça va de soi !

- Alors, tope là, dit Tom. Je marche !

Nous unissons nos trois mains en signe d’accord. Quoi qu’il arrive, il est désormais clair que nous allons vivre une soirée hors norme !

En attendant la finale, on regarde les autres épreuves plus ou moins attentivement, tout en buvant un coup et en se racontant nos vacances. Yannick et moi sommes évidemment très discrets alors que Tom en fait des tonnes sur une certaine Nicole, avec qui il a passé pas mal de temps à Royan et notamment lors d’un bain de minuit torride sur la plage de la Conche du Chay … L’évocation de cet épisode remet un peu mon moral en berne, mais je joue le jeu en demandant des détails croustillants supplémentaires.

L’heure tant attendue arrive enfin. La tension a monté d’un cran dans le salon et nos rires et blagues plus ou moins vaseuses ont fait place à un silence pesant.

Les huit fauves ont pris place dans leurs starting-blocks. A vos marques … Nous sommes tous les trois debout devant le divan … Prêts … Pan ! Treize secondes et trente centièmes de hurlements plus tard, nous tombons dans les bras les uns des autres, follement heureux et même fiers (comme si on y était pour quelque chose !) de la belle victoire de Drut, aussi magistral en finale qu’il avait été hésitant en demi. Drut est médaille d’or, Drut va faire retentir la Marseillaise dans le stade olympique et nous ne lassons pas de voir et revoir les ralentis abondamment diffusés par la télé canadienne. Drut a gagné et je ne réalise pas tout de suite que Yannick et moi avons gagné aussi et que Tom va donc être à notre merci toute la nuit qui vient.

C’est Tom, lui-même, très fair-play qui nous ramène à la réalité. Il s’assoit sur le divan et déclare calmement :

- Les mecs, ce qui est dit est dit. Drut a gagné, donc j’ai perdu. Je suis à vos ordres. Je suis prêt à faire tout ce que vous voulez.

Je m’apprête à répondre mais Yannick me fait taire d’un seul coup d’œil. Je vois bien qu’il a son idée, alors je lui laisse l’initiative de la maîtrise des opérations. Il éteint calmement la télé et prend la parole.

- Bien, dit-il, dans un premier temps, nous allons te soumettre à un interrogatoire. Tu devras dire la vérité, toute la vérité. Si je sens que tu mens, tu pourras être puni, de plus en plus sévèrement en cas de récidive. Donc, sois franc, tu as tout à y gagner !

- OK je suis prêt, vous pouvez y aller.

- Bien, tu nous as raconté tes exploits sexuels avec Nicole pendant tes vacances à Royan. Est-ce que tout était vrai ou bien est-ce que tu as embelli la vérité ?

Tom a un petit sourire gêné et il répond :

- Oui, j’ai embelli. Vous comprenez, Nicole, j’étais fier de l’avoir levée parce que c’est vraiment une belle fille, très bandante, mais en fait c’est un glaçon. Elle est complètement coincée et je n’ai pas trouvé la clé pour la dégeler. En fait, on n’a baisé que trois fois et ça a été assez décevant à chaque fois. Elle me donnait l’impression de faire des efforts et de ne pas y arriver, du coup moi ça me coinçait. Y a même une fois où je n’ai même pas réussi à jouir. Quant à elle, j’en parle même pas. Elle a peur de tout et l’idée même de me sucer lui levait le cœur. Nicole, c’est un magasin qui a une jolie vitrine mais qui n’a rien en stock !

- Et avant Nicole, tu as eu beaucoup d’expériences ?

- Pas tant que ça. Nous autres les mecs, on aime bien en rajouter et se faire passer pour des supers Don Juan, mais moi, en vrai, j’ai tiré que quatre filles et ça n’a vraiment été bien qu’avec une seule. Tu te souviens, Nico, c’était Stéphanie. C’est la seule que j’ai connue qui s’amusait au plumard et avec elle je me suis bien éclaté. Malheureusement elle a déménagé et la dernière nuit que j’ai passée avec elle reste mon meilleur souvenir de cul jusqu’à ce jour. Hélas, c’était il y a plus d’un an maintenant.

- Quand tu n’as pas de copine, tu te branles souvent ?

- Ah ça oui, et même en période « avec » ! J’adore me branler, je sais bien faire monter mon plaisir et me faire jouir quand je l’ai décidé. En général, je fais ça dans mon lit, j’aime bien être allongé. J’aime moins dans la douche, même si une fois je l’ai fait dans les chiottes à la fac, pendant un cours !

- Et quand tu te branles, à quoi tu penses ?

- Depuis ma fameuse dernière nuit avec Stéphanie, je me sers de ces souvenirs là. Ca m’excite et j’arrive à bien décoller.

- Tu nous as parlé de nanas mais tu n’as pas parlé de mecs. Est-ce que tu eu des expériences homos ? Ou au moins des fantasmes ?

Alors que jusque là, Tom répondait du tac au tac, il se trouble pour la première fois. Il semble chercher ses mots et reste silencieux. Du coup, il se fait reprendre sèchement par Yannick.

- Allons, réponds ! Ne m’oblige pas à sévir !

- Euh, expérience homo ? A peine. Une fois avec un de mes cousins, on a voulu faire un concours de branlette à celui qui juterait le dernier. Comme on trichait et qu’on bougeait à peine la main, on a croisé et on s’est branlés mutuellement. J’ai eu la joie de le faire jouir en premier et j’ai discrètement léché ma main après. J’ai adoré le goût mais je n’ai jamais rien fait d’autre avec un mec après. Bizarrement, bien que j’aie beaucoup aimé le goût de son foutre à lui, je n’arrive jamais à avaler le mien après m’être fait jouir. J’y pense avant d’éjaculer mais je n’ai plus envie une fois que l’excitation est retombée.

- Tu n’as pas complètement répondu. En dehors de cette expérience, est-ce que tu as des fantasmes homos ?

- Je crois oui mais en même temps j’en ai un peu peur. En dehors de Stéphanie, mes expériences avec les filles ne m’ont pas complètement satisfait même si, vu ce que j’ai fait avec elle, je sais que je peux bien s’entendre au lit avec une fille, mais peut-être que c’est plus rare et que les nanas sont moins portées sur le cul que nous. Avec un mec, oui, je crois que j’ai envie de tout essayer mais j’ai la trouille. Je n’ai pas la trouille de faire des trucs sexuels, j’ai peur de faire le premier pas avec un mec qui serait un hétéro homophobe sans que je le sache et qui foutrait ma réputation en l’air.

- C’est important ta réputation ?

- Euh, ben oui bien sûr. J’ai pas envie de voir les autres se détourner de moi.

- Si les hétéros se détournent de toi, peut-être que ça te permettra d’attirer les homos !

- Oui, sans doute, mais je ne sais pas vraiment ce que je veux.

- Quand tu dis que tu as peur de faire le premier pas, tu penses à quelqu’un en particulier ?

Alors que je suis suspendu à ses lèvres, il s’interrompt à nouveau. Il rougit (et chez un rouquin, c’est spectaculaire !). Il me semble voir les larmes affluer dans ses yeux et il fait un gros effort pour les empêcher de couler. Même Yannick se trouble et sort un instant de son rôle de méchant. Il finit quand même par le relancer à nouveau mais avec beaucoup moins de dureté que tout à l’heure.

- Allons, tu ne peux pas en rester là. Je répète ma question : tu penses à quelqu’un en particulier ?

Tom respire fort à deux reprises, comme s’il prenait son élan. Son regard se fixe sur l’horizon, au loin, à travers la fenêtre, et alors que ses larmes commencent à couler doucement le long de ses joues, il se lance enfin dans sa confession :

- Oui, je pense à quelqu’un. Il y a trois ans que Nico et moi sommes les meilleurs copains du monde et ça fait déjà un moment que je me dis que je voudrais qu’il soit plus qu’un copain pour moi. Mais, comme c’est un pur hétéro, je me suis forcé à faire comme lui et des fois je ne l’ai pas regretté. Mais en vrai, je ne pense qu’à lui. J’ai menti tout à l’heure, quand je me branle, je pense à Nico, je suce Nico, je baise Nico, Nico me suce, Nico m’encule, tout quoi ! Et même quand j’ai baisé Nicole, j’ai pensé que je sautais Nico…

Il renifle un coup et les yeux brouillés de larmes, il a la force cette fois de tourner la tête vers moi. Je suis bouleversé mais il ne s’en aperçoit pas et il continue à parler.

- Voilà Nico, tu sais tout maintenant. Je sais bien que j’ai perdu le pari et que je dois vous obéir jusqu’à demain mais maintenant que je t’ai dit la vérité, je ne vais plus oser te regarder en face. Je vais rentrer chez moi. Je sais bien que je te dégoûte mais si tu arrives à oublier que je suis un sale pédé, j’aimerais qu’on reste copains quand même.

Il se lève comme pour s’apprêter à partir et ça me fait réagir enfin. Je m’approche de lui, l’enlace et, à mon tour, je m’effondre en larmes, la tête enfouie dans son cou. Malgré l’intensité de mon émotion, les mots de Tom ont déclenché une excitation terrible en moi et je frotte mon érection contre sa cuisse pour mieux lui faire comprendre la réalité de mes sentiments. Je parviens aussi à articuler.

- Oh Tom ! Si tu savais ce que j’ai pu rêver d’entendre ce que tu viens de dire. Je t’aime Tom et ça fait longtemps. Ne t’en va pas, je veux être à toi.

Nous commençons à échanger un long baiser mais Yannick, qui était resté silencieux depuis un bon moment, nous rappelle à la réalité.

- Bon les enfants, vous êtes adorables, je vais verser ma petite larme moi aussi mais je suggère quand même que vous alliez vous ébattre dans la chambre de Nico. Comme ça, ça me laissera le loisir de regarder les Jeux tranquilles. Je vais même peut-être pouvoir voir le podium de Drut si ça n’est pas déjà fait !

Je sens bien que, même s’il est content pour nous, il a un peu d’amertume de se voir abandonné mais il le masque bien. Sous les yeux étonnés de Tom, je lui donne un rapide baiser sur les lèvres et avant d’entraîner mon nouvel amant dans ma chambre, je m’exclame en rigolant :

- Quand même, qu’est-ce que j’ai bien fait de fouiller ta valise !

Yannick rigole aussi et nous fout dehors d’une tape amicale sur les fesses.

- Fouiller sa valise, me dit Tom ? Qu’est-ce que tu as voulu dire ?

- Rien chéri. Je t’expliquerai plus tard. On a mieux à faire maintenant.

Je ferme doucement la porte, ma main toujours enfouie dans celle de Tom. Je le retourne face à moi et je lui prodigue à nouveau un long baiser qui fait encore monter l’intensité de notre excitation. Nous comprenons tacitement que cette première fois doit être inoubliable pour nous et qu’il ne faut rien brusquer. D’une certaine façon, le plus dur a été fait : nous révéler l’un à l’autre. Maintenant, le meilleur est à venir et nous nous délectons à l’avance du plaisir de la découverte réciproque de nos corps et de leurs sensations. Depuis une semaine, j’ai pris de l’avance sur Tom en matière d’expérience homosexuelle, mais vu le niveau de ses fantasmes et ce qu’il semble avoir vécu avec Stéphanie, je sens que je vais avoir du répondant dans tout ce que je tenterai !

Je lui murmure à l’oreille :

- Mon amour, j’ai tant rêvé de ce moment. Pour le premier round, laisse-moi l’initiative, après tout c’est moi qui ai gagné le pari ! Quand je me branlais en pensant à toi, un de mes fantasmes était que je te déshabillais lentement tout en découvrant ton corps avec ma bouche puis que je te suçais doucement, à genoux devant toi, qui restais debout jusqu’à ce que tu exploses dans ma bouche. Pendant tout ce temps là, tu ne me touchais pas et tu restais immobile.

Il opine d’un bref mouvement de tête et de son chaud et craquant sourire, il me donne le signal de départ.

Alors je l’enlace à nouveau et, comme tout à l’heure, j’enfouis mon visage dans son cou, mais cette fois je ne pleure plus, tout mon être est tendu vers la collecte d’odeurs. J’apprends à connaître la sienne, ce mélange de fragrances, particulier aux roux, un peu poivrées, un peu fortes, un peu enivrantes, j’y retrouve aussi des fragments d’odeur de savon, d’eau de toilette et de sueur. Le tout donne un cocktail terriblement envoûtant qui amplifie à nouveau mon envie de lui, pourtant déjà démesurée !

Après le nez, la langue. Je commence à lécher doucement son cou, son oreille droite, puis après un passage furtif mais intensif sur ses lèvres, je m’attarde dans l’oreille gauche. Les intrusions de ma langue lui donnent des frissons mais il reste stoïque et immobile comme je le lui ai demandé.

Je commence alors à défaire un à un les boutons de sa chemisette. Ca me permet petit à petit de découvrir son torse que je n’avais jamais vu ailleurs qu’à la piscine. Nous sommes de la même taille mais il est un peu plus baraqué que moi. Il fait un peu de muscu, mais sans excès et il a réussi à se construire un physique harmonieux. Ses pectoraux sont bien marqués et si ses abdos sont moins bien dessinés que ceux du beau Karim, il n’a pas à avoir honte de son ventre plat. Le dernier bouton ouvert, je m’attarde un peu sur le spectacle qui m’est offert, avant de retirer la chemise de son jean puis de la lui enlever complètement. Il est torse nu devant moi et la beauté de ce spectacle m’émeut. Comme tout à l’heure dans son cou, c’est d’abord mon nez qui furète partout, s’arrêtant longtemps dans ses aisselles que je sniffe avec intensité comme un cocaïnomane se faisant un rail ! Tom va devenir ma drogue, je le sens, mais une drogue saine et vivifiante, dont on ne peut attendre que du bonheur à en devenir accro !

Ma langue prend le relais à son tour avec le renfort de mes lèvres et de mes dents pour agacer, titiller et mordiller ses pointes de sein. Tom reste toujours impassible mais je sens bien qu’il endure un martyre à ne laisser paraître aucune émotion, mais si c’est un martyre, c’est le plus doux et le plus bandant des martyres et il est clair qu’il n’a pas envie de dire stop !

Je commence alors ma descente vers le Graal, je m’agenouille devant lui et, après un bref arrêt pour lécher son nombril, je colle mon visage à la braguette de son jean, complètement déformée par la puissance de son érection. J’ai l’impression qu’il a une bite majuscule mais, même si je meurs d’envie d’accélérer l’instant de la découverte, je trouve la force en moi pour garder le même rythme et ne pas aller plus vite. J’attrape son membre avec mes dents à travers le tissu épais du jean, tout en en défaisant les boutons de mes doigts malhabiles et empressés. J’ouvre enfin son pantalon et aperçois la blancheur immaculée de son slip, à peine mouillé d’une tache humide, révélatrice de son excitation.

Je baisse le jean d’un coup et les premiers gestes que Tom s’autorise sont de soulever les pieds pour m’aider à lui enlever son pantalon. Il est vraiment magnifique, simplement vêtu de son petit slip blanc qui a de plus en plus de mal à masquer la bête fauve qu’il abrite. Freinant encore mon envie de faire disparaître ce dernier rempart de sa nudité, j’aspire encore autant que je peux pour capter toutes les odeurs enfouies dans cette région de son anatomie dont je veux tout connaître : subtil mélange d’odeurs animales et florales, pisse et savon, foutre et parfum, un mec, un beau mec, mon mec.