Lorsque Maxime désengagea les chaussures des cales et descendit de selle, ses cuisses étaient si raides qu‘il pouvait à peine les mouvoir. Il lui fallut un instant pour se réadapter au sol. La semelle rigide de ses Adidas Road alourdissait de surcroît sa démarche. Il avait l‘impression de sentir chaque fibre de ses muscles, ses jambes étaient exténuées.



Quittant la route asphaltée, il ne voulait pas prendre le risque d‘abîmer son vélo de course. Les sentiers de terre, cachés dans les fourrés menaient à une série de petites clairières éparpillées le long du fleuve. Le week-end-end, il fallait s‘aventurer assez loin pour trouver une place de libre, mais en semaine, Maxime n‘avait que l‘embarras du choix. Il connaissait un endroit à l‘écart, qui malgré son isolement, restait longuement ensoleillé.



Après avoir posé son vélo, il se déshabilla entièrement et s‘étendit sur la fine couverture qu‘il avait emmené. Le soleil printanier brillait agréablement sur sa peau. De temps à autre, une légère brise caressait les feuilles des arbres, tandis que le gazouillement des oiseaux fleurissaient les silences. Le ciel était calme et dégagé. Après l‘effort, le repos avait une saveur sans égal. Maxime ne tarda pas à somnoler.



Le lieu était si paisible que Maxime reconnut aussitôt aux craquements des branches que quelqu‘un s‘approchait. Le bruit des pas était accompagné d‘un cliquetis de chaîne. Vu que le coin était notoirement fréquenté de nudistes, Maxime ne se soucia pas de renfiler son cuissard. Le promeneur ne faisait probablement que passer. Les pas se faisant proches, Maxime tourna finalement la tête. Un vététiste apparut à travers les branches. À sa tenue tout comme à son vélo, on pouvait voir que l‘homme n‘avait rien d‘un amateur.
– Y‘a de la place pour deux, non ?
– Sa voix était rude, mais engageante.
– Je t‘en prie, répondit Maxime.



L‘homme posa son moutain bike à terre. Sa peau était brunie par le soleil. Ses cheveux, aussi courts que sa barbe, laissaient deviner la peau de son crâne. Des crottes de terre couvraient ses mollets musclés. Il se déchaussa et enleva son tricot avant de l‘étendre sur une branche. Son torse tatoué accusait des reliefs secs. Un short mi-cycliste, mi-baggy enserrait sa taille avant de s‘évaser au niveau des cuisses. Il l‘enleva et dévoila le galbe impressionnant de ses jambes. Sous les poils ras de son pubis pendait un sexe volumineux. Sa tenue de cycliste avait laissé plusieurs marques de bronzage aux biceps et aux cuisses. En revanche, il ne portait aucune trace de maillot.



Bien que l‘espace était étroit, le biker s‘allongea suffisamment à l‘écart pour ne pas paraître envahissant. Maxime posa de nouveau son regard sur son entrejambe. Cela lui rappela les entraînements de foot de son adolescence. Il n‘y avait que sous la douche des vestiaires qu‘il avait vu autant de pénis différents. Le spécimen qui s‘offrait maintenant à son regard était définitivement de taille généreuse. Il se demanda même un instant si la queue n‘était pas légèrement érigée. L‘étrange intimité qui les liait soudainement ne l‘importunait pas. Au contraire, il aimait cette ambiance virile.



L‘homme se retourna finalement sur le ventre. Les rayons du soleil illuminaient sa peau cuivrée. La musculature de son corps était sans équivoque celle d‘un cycliste. Les jambes puissantes et endurcies dessinaient de superbes courbures, avant que la saillie des fesses ne s‘élevât harmonieusement au-dessus des reins. Le dos était noueux et agile. Maxime se laissa gagner par le même sentiment de paresse et cala sa tête sur son sac à dos. Un ciel azuré, percé d‘un soleil blanc, s‘étendait au-dessus d‘eux, tandis que tout autour, le branchage dense et verdissant bruissait sereinement. Les minutes semblaient languir dans l‘oisiveté. Le temps se faisait élastique. La tension des muscles se relâchait, la respiration s‘appesantissait. Maxime n‘aurait pas pu dire combien de temps ils se prélassèrent au soleil.



Lorsque son voisin se redressa en s‘étirant démonstrativement, il sortit lui aussi de sa torpeur. Le gaillard se redressa en s‘appuyant sur ses paumes. Entre ses cuisses écartées pavoisait maintenant un sexe bien renflé. Maxime affûta son regard. La queue bandait à moitié. Malgré les picotements dans son ventre, il feignit l‘indifférence. En toute impudence, l‘homme empoigna son manche et le caressa d‘un air absent. Le morceau de chair ne tarda pas à se durcir. Les mouvements de la main se firent alors plus énergiques et le membre opposa bientôt une vive résistance. Le calibre de l‘engin l‘impressionna. Légèrement courbé, le sexe se rabattait vigoureusement contre son abdomen. Le gland décalotté bourgeonnait fièrement au-dessus du tronc. L‘enserrant entre le pouce et l‘index, le biker l‘asticota jusqu‘à ce que des discrètes crispations de plaisirs apparussent sur son visage. Puis d‘un seul coup il le lâcha. Son visage retrouva une expression détachée tandis que sa queue continuait à se tendre à son entrejambe. On aurait dit qu‘il n‘avait rien fait de plus répréhensible que de se gratter les couilles en public.



– Son attention son tourna sur le vélo de course.
– C‘est quoi comme marque, demanda-t-il laconiquement.
– Un Serious
Maxime fut presque surpris qu‘il lui prêta attention.
– Jamais entendu parler...
– C‘est une marque assez nouvelle.



La familiarité avec laquelle il le traitait le déstabilisait.



– Tu roules beaucoup?
– C‘est juste un hobby, ça dépend des semaines. S‘il fait beau, entre 80 et 200 kilomètres par semaine.
– Ouais, ça se voit à ta paire de fesses, commenta-t-il.
– T‘es souvent dans la région ?
– Parfois. J‘avais un vélo de course avant, reprit-il après une courte pause, mais j‘en avais marre des routes asphaltées. J‘avais besoin de plus de liberté. Je préfère me faufiler sur les chemins de terre. Y‘a plus d‘actions.



Malgré l‘absurdité de la situation Maxime se surprit à apprécier sa compagnie. Son interlocuteur qui ne montrait aucune pudeur, continuait à bander en lui parlant.



– Dès que je peux, faut que j‘sorte de la ville. J‘adore me défouler, puis trouver un coin tranquille dans la nature. Tu connais cette sensation après l‘effort, où tout ton corps crie de douleurs ? Moi, ça me fait triquer, ajouta-t-il en le regardant droit dans les yeux.
– Je vois ça, répondit Maxime, non sans ironie.
– Quoi ? Ca ne te fait jamais bander quand tu descends de ta bécane ?



Malgré le ton rustre, la question était sincère. Maxime sentait que les picotements dans son ventre se propageaient. Il n‘avait pas d‘érection, du moins, elle ne se voyait pas, pensait-il.



– Euh, je sais pas... Peut-être...



Son manque d‘assurance amusait le vététiste. Ses yeux de miel brillaient de malice. Il se releva et s‘assit en tailleur à côté de Maxime. Son sexe pointait infatigablement vers le haut, mais il n‘y accordait pas la moindre attention. Lorsqu‘il posa son regard sur la verge de Maxime, ce dernier en sentit les veines se gonfler imperceptiblement. Cela le mettait mal à l‘aise. Puis avec ses allures de chenapan, le biker saisit la bite comme si c‘était la sienne. Maxime se sentait tout chose. La sensation que lui procuraient ces doigts larges et puissants le troublait. Rarement un homme avait porté sa main sur son sexe. Il sentait irréfutablement que c‘était la main d‘un homme. Pourtant, la sensation n‘était pas désagréable. Le mec serra le poing, la queue se raffermit à vue d‘oeil. Il commença alors à la branler doucement, avec une certaine maladresse et elle se redressa toute fringuante. Il n‘eut pas besoin de la secouer bien longtemps pour qu‘elle s‘arqua durement contre son bas-ventre.



Maxime constata avec un certain effroi que ce n‘était pas tant les mouvements qui le faisaient bander, mais bien l‘homme qui les exécutait. Son sexe s‘exposait maintenant dans toute sa fierté. L‘homme s‘arrêta et lui lança un sourire espiègle.



– Okay, ça me fait aussi parfois bander, capitula Maxime, le sexe au-garde-à-vous.



La désinvolture du biker le mettait soudain en confiance. Maintenant qu‘il bandait autant que lui, il n‘y voyait aucun mal. Au contraire, il trouvait cela aussi libérateur que de se mettre à poil au soleil. Comme pour lui rendre la pareille, il empoigna fraternellement le généreux gourdin de son coéquipier et se mit à le masturber. Le biker ne s‘était pas attendu à sa spontanéité. Déconcerté, il n‘osa pas retirer sa main. Il le laissa faire.



Maxime aurait pensé éprouver un sentiment de camaraderie à toucher son sexe. Mais maintenant qu‘il l‘avait en main, il se rendait compte que le contact l‘électrisait. La chair ferme et chaude qui se mouvait entre ses doigts l‘excitait. Tout en remuant son poignet, il observa le mât. Fort à sa base, il s‘amincissait légèrement vers le prépuce et trahissait une légère courbe sur la droite. Des veines saillantes se ramifiaient le long de la hampe. Le gland, rond et allongé, était orné en son centre d‘une fente onctueuse.



Une bouffée de chaleur enveloppa son visage, des gouttes de sueur perlèrent sur ses tempes. Alors qu‘il faisait glisser ses doigts sur le sexe bandé, un éclair de lucidité le transperçait. L‘homme l‘avait tout de suite impressionné. Il l‘avait trouvé séduisant, comme on trouve parfois dans la rue un homme séduisant. On ne s‘interroge pas plus que ça. Mais la situation était différente. L‘homme n‘avait pas continué son chemin, il s‘était arrêté. Il s‘était foutu à poil à côté de lui, ne lui laissant aucune échappatoire. Il avait eu tout le loisir d‘observer son corps. Ce qu‘il avait pris pour de la jalousie se révélait être de l‘envie. Il le trouvait désirable. Il trouvait son corps désirable, il trouvait sa queue désirable. Le flash aurait dû l‘effrayer, mais sa bite bandait si vigoureusement qu‘il était incapable de se refréner.



Un soir de confidences, il avait affirmé, un peu à la légère, qu‘il n‘aurait rien contre le fait d‘essayer avec un mec si ce dernier lui plaisait vraiment. Il avait dit ça pour impressionner sa copine. Bien que prononcée avec sincérité, l‘idée était restée abstraite. Maintenant qu‘il se trouvait face à l‘homme qui lui plaisait vraiment, cela n‘avait plus rien d‘abstrait. Le désir suintait de tous ses pores.



Tandis que le biker l‘avait d‘abord laissé faire pour ne pas paraître puritain, il sentait avec surprise le plaisir l‘envahir à son tour. Ses airs détachés s‘évanouissaient à mesure que les frémissements de sa queue le gagnaient. Ses lèvres devinrent sèches. Dès lors, les regards qu‘ils s‘échangeaient n‘étaient plus ceux de deux galopins. Ils étaient chargés de concupiscence.



– Attends ! Glissa-t-il d‘une voix étouffée.



Maxime craignit qu‘il ne se dégonflât au dernier moment. Le gaillard se tourna en arrière, faisant bander tous les muscles de son torse et attrapa son sac. Il en sortit un petit tube au contenu transparent. Après avoir saisi la main de Maxime, il y versa une noix translucide. Maxime enduisit le gland tout lisse en le faisant rouler sous sa paume. Il ne se lassait pas de le caresser. Le bel engin glissait maintenant parfaitement dans son poing, il pouvait l‘astiquer aussi minutieusement qu‘il le voulait.



Accoudé en arrière, le biker le laissait délibérément jouer avec son mât. Plus Maxime le massait, plus le membre se mettait à palpiter. La taille était impressionnante. Bien que les sensations étaient toutes nouvelles, Maxime se surprenait à savourer le contact chaud et visqueux du pieu. Il savait pertinemment qu‘il enfreignait une loi tacite, mais il ne pouvait y résister. La forme, l‘ardeur, l‘envergure du sexe le subjuguait. Si l‘homme avait initialement éprouvé quelques réticences, il semblait les avoir aisément surmontées. Il ne chercha pas un seul instant à dissimuler son excitation.



– Putain, t‘as une sacrée queue, lâcha Maxime spontanément.
– Elle te plaît ?
Sur le coup, le biker trouva étrange de poser cette question à un homme. Cependant, la réponse ne l‘intéressait pas moins.
– Ouais, elle me fait kiffer.



L‘homme le regarda avec suspicion.
– T‘as déjà branlé un mec avant ?
– Tout au plus quand j‘avais douze ans !



L‘insolence de Maxime le réconforta. Elle excitait même sa curiosité.



– T‘as déjà eu envie d‘aller plus loin ?
– Ca dépend de ce que tu entends par là...
– Putain, tu t‘y prends trop bien, gémit-il finalement.



Maxime cogitait. Plus il étreignait le manche entre ses doigts, plus son appétit s‘aiguisait. D‘insolites désirs s‘emparaient de ses pensées. Des désirs qu‘il osait à peine s‘avouer. Pourtant, il n‘avait aucun remords à pétrir lascivement le sexe qui s‘offrait à lui. Où ses limites s‘arrêtaient-elles ? En avait-il vraiment ?



– Putain tu bandes autant que moi !



Bien que le biker s‘exclamait, la remarque n‘avait rien d‘insultante. Au contraire, il semblait presque soulagé de ne pas jouir seul des caresses qu‘on lui prodiguait. Cela les soudait. Les regards concupiscents qu‘ils se lançaient humblement suggéraient que leur plaisir dépassait la simple mécanique des gestes. Se mettant à ses aises, Maxime s‘allongea à terre, entre ses jambes écartées. Le mec regarda attentivement son corps.



– T‘es bien foutu, tu sais.
– T‘es bien monté...



La franchise avec laquelle ils se faisaient face les éperonnait. Fiers de leur tolérance, ils en mesuraient tous deux pour la première fois les conséquences. La sueur mouillait maintenant le torse du biker dont les aspérités musculeuses brillaient au soleil. Sa respiration se faisait haletante.



– Arrête, arrête, arrête ! Répéta-t-il jusqu‘à ce que sa voix se fit grondeuse.



Maxime lâcha le sexe trépidant et baveux. Le mec voulait reprendre son souffle. L‘interruption abrupte les coupa dans leur élan. Sans rien dire, le biker retourna sur sa serviette. Assis en tailleur, il cachait son sexe derrière sa cuisse. Le gazouillement des oiseaux couvrait leur silence. Ce n‘était pas un silence gêné. C‘était le silence de l‘attente. Chacun s‘efforçait de tempérer ses ardeurs.



– T‘as fait combien de kilomètres aujourd‘hui ?
– Une petite cinquantaine, répondit Maxime.



Les regards fixaient le vide. La conversation ne prenait pas. Les minutes s‘écoulèrent sans qu‘aucun d‘eux ne prît la parole. Mais ni l‘un ni l‘autre ne ressentaient le besoin de partir. Les esprits semblaient doucement s‘éclaircir. Le biker lâcha finalement un lourd soupir et se tourna vers Maxime.



– T‘arrives à débander ?



En guise de réponse, ce dernier se tourna sur le flanc. Sa bite était toujours aussi raide. Le biker déplia le genou et exposa lui aussi sa fière érection. Cela les fit sourire. Tous deux s‘accordèrent à penser qu‘ils ne pouvaient plus ignorer leurs érections.



– J‘suis excité comme un clébard...
– Tu veux que je te branle ? Demanda le vététiste naïvement.
Chacun d‘eux savait que cela ne suffirait pas à vraiment les satisfaire.
– Je... Balbutia Maxime sans parvenir à aller plus loin.
– Quoi ? Dis-le !
– Ta queue me fait bander, avoua-t-il honteusement.



Le biker s‘apprêta à lui faire la proposition inverse, mais devina instinctivement qu‘il avait autre chose en tête. Silencieusement, il enserra sa queue à la racine et la secoua d‘avant en arrière comme pour en exhiber la grosseur.



– Tu sais quoi ? Je...
– Quoi ? Demanda cette fois-ci Maxime.
– ... Ce qui me ferait vraiment triquer...
– Vas-y, dis-le !
– Non, laisse tomber, c‘était une idée con.
– Nan, vas-y !



L‘insistance de Maxime commença à lui faire ouvrir les yeux. Son équipier cycliste n‘était peut-être pas aussi conforme qu‘il le croyait. Bien qu‘une lueur d‘espoir illuminait son regard, il ne parvint pas à exprimer ses pensées. Ce fut Maxime qui vint à sa rescousse.



– Mon cul te plaît ?
– Ouais, mais... voulait-il s‘excuser.
– Ta bite me plaît, l‘interrompit Maxime.
– Vraiment ?



Il ne put cacher sa surprise.



– J‘en ai envie, confessa-t-il comme pour le convaincre.
– Tu l‘as déjà fait, demanda le biker anxieusement.
– Et toi ?
– Une fois... Mais elle n‘a pas vraiment aimé... Tu l‘as déjà fait ? Insista-t-il.
– Non, mais j‘en ai souvent eu envie.



Sans-doute était-ce la première fois qu‘il l‘avouait aussi ouvertement. Il réalisait à peine le courage ou la folie qui l‘avait saisi, mais depuis qu‘il avait tenu dans ses mains cette imposante bite, l‘idée ne l‘avait plus quitté. Tout indiquait qu‘il le ferait pour la première et la dernière fois dans sa vie, mais il ne voulait à aucun prix manquer cette opportunité.



– J‘ai envie que tu me prennes, répéta-t-il d‘un voix dont l‘assurance l‘étonna lui même.
– Ton cul me fait bander, enchaîna le biker comme s‘il pouvait soudainement lire ses pensées.



Maxime, le sexe étriqué, se mit à quatre pattes. Les veines le long de son cou et de ses tempes se regorgeaient de sang. Son coeur palpitait. Ses pensées se brouillaient. La position lui parut avilissante, ou du moins inaccoutumée, mais il était résolu. La croupe en l‘air, jamais il n‘avait senti le désir aussi présent.



Le biker s‘agenouilla derrière lui. Il caressa ses fesses, d‘abord doucement puis plus vigoureusement. Le contact de cette main puissante sur son corps le stimula. Maxime ne tarda pas à en deviner l‘ardeur possessive. Puis il perçut un filet de gèle glisser le long de sa raie. Lorsque le lubrifiant atteignit son anus avant de couler le long de ses couilles, il retint sa respiration malgré lui. Soudain, il sentit la queue massive rebondir sur sa croupe. La sensation l‘électrisa. Petit à petit, le biker rapprocha son gourdin du sillon poilu, puis le glissa sensuellement contre la peau tout enduite.



A mesure que le mât se frottait le long de sa raie, Maxime se consumait de désirs. Son corps se déliait, s‘échauffait, s‘enflammait. Son orifice brûlait d‘impatience. Plus le gland se pressait contre sa rosette, plus il se sentait prêt à l‘accueillir. Alors que le biker ne voulait que poursuivre ses va-et-vient lascifs, le noeud buta contre la rondelle et la déflora involontairement. Sous l‘effet de la surprise, Maxime poussa un cri à peine audible.



Il se rendit rapidement compte que son anus ne se resserrait pas outre mesure. Aucune douleur ne l‘accablait. Au contraire, la pression qui s‘exerçait sur sa rondelle lui plaisait. Le biker sentit lui aussi que le trou ne cherchait pas à lui résister. Lentement, il en poussa l‘entrée. Pendant que le manche se frayer un passage entre ses miches, Maxime eut peine à trouver son souffle tant les sensations qui l‘assaillaient dépassaient son entendement. Le membre viril, en étirant ses parois, le transportait. Son cul exultait littéralement. La bite lui paraissait si volumineuse qu‘il craignit d‘en pâtir, mais les décharges de plaisir étaient si violentes qu‘elles rendaient même la douleur exquise.



– Vas-y ! Enfonce-la-moi !
– Comme ça, rétorqua le biker, mi-hésitant, mi-autoritaire, puis introduisit d‘un coup sec son braquemart jusqu‘à la garde.



Maxime jeta un cri rauque. Son rectum se resserra instinctivement contre le manche. Mais la rigidité du pieu qui l‘embrochait n‘engendrait en lui qu‘un incroyable sentiment de jouissance. Sa propre queue trépidait entre ses cuisses. Lorsque le biker commença à s‘agiter en lui, il parvint à peine à saisir la virulence du plaisir qui le gagnait. S‘il avait toujours aimé glisser ses doigts sous ses couilles, jamais il n‘avait soupçonné que son fion pouvait lui procurer une telle extase.



Son émoi ne tarda pas à aiguillonner l‘ardeur du coureur.
– T‘aimes ça ? Demanda ce dernier d‘une voix sèche.
– Ouais...
– Elle te plaît ma queue ?
– Ouais... Ouais, vas-y, baise-moi...
– Comme ça ? Dit-il, tout en lui assénant un violent coup de reins.
– Oui !



Pendant qu‘il savourait éperdument les tamponnements de son cul, Maxime s‘apercevait peu à peu qu‘il s‘offrait à un mec. Au-delà des sensations purement charnelles, la conscience de de se donner à un autre homme l‘ébranlait. Il se laissait littéralement dominer par sa force. Bien que cela bouleversait de fond en comble ses convictions, il était incapable de s‘insurger. Aussi avilissante que sa posture fût, il en jouissait incommensurablement. La virilité du biker qui transparaissait à chacun de ses déhanchements le faisait autant vibrer que les à-coups.



Il devait se faire violence pour étouffer ses gémissements. seuls des sons abrupts s‘échappaient de sa gorge quand les culbutes se faisaient trop féroces. La cambrure de ses reins, elle, divulguait tout la dévotion que lui inspirait l‘imposant braquemart.



De son côté, le biker empoignait les lobes des fesses avec une telle vigueur que ses pectoraux se contractaient excessivement. Abusant de la malléabilité du trou, il n‘hésitait plus à fourrer sa queue jusqu‘à faire buter son bassin contre la croupe. Ses va-et-vient onduleux dessinaient des arcs de plus en plus larges. Il pouvait planter son pieu comme bon lui semblait.



Lui aussi ne cessait de s‘extasier. L‘opportunité était unique. Rien ne lui plaisait autant que le fessier d‘un coureur cycliste. Si le fantasme lui avait effleuré l‘esprit plus d‘une fois, jamais il n‘avait pensé passer à l‘acte. Maintenant que sa bite allait et venait le long de l‘étroit fourreau, il lui semblait atteindre le nirvana. Pour couronner le tout, la monture était un séduisant sprinter. Au vu de ses airs virils, jamais il n‘aurait cru pouvoir le convaincre. Non seulement il se laissait enculer, mais encore il prenait autant son pied que lui. Le biker était au comble du bonheur.



Mesurant sa virilité à la sienne, il amplifia ses déhanchements. Malgré leur violence, le beau cycliste encaissa les coups avec volupté. Le dévouement avec lequel il offrait sa croupe l‘enivrait vertigineusement. Désireux de le posséder au plus profond de sa masculinité, il redoubla de zèle. Portant tout son poids en avant, il ne tarda pas à écraser son partenaire au point de le faire chuter. Allongé sur lui, il pouvait dès lors sentir les frémissements de son corps. A mesure qu‘il le labourait, les muscles du dos et des fesses se contractaient délicieusement. Il saisit les poignets au dessus de la tête comme pour mieux asseoir sa supériorité et remua frénétiquement son bas-ventre. Ses jambes s‘emmêlaient aux siennes, son souffle saccadé balayait la nuque, sa queue malaxait fébrilement le fion.



Prisonnier de son étreinte, le mâle rugissait extatiquement. Le biker sentit les sphincters se tordre impulsivement autour de sa bite, tandis que le corps tout entier tressaillait. Il pouvait expressément sentir l‘orgasme qui le terrassait. Les brusques torsions des reins ainsi que les râles d‘agonie accompagnaient le jaillissement du foutre qui s‘échappaient par saccade de sa queue comprimée au sol. Le biker qui n‘avait cessé un seul instant de le matraquer sentit lui aussi le plaisir l‘envahir. Il enfonça son pieu de chair aussi profondément qu‘il le put et cracha presque simultanément sa sève visqueuse. L‘extase était si divine que ses doigts se cramponnèrent violemment aux poignets de sa proie, tandis que ses fesses se resserrèrent avec fureur.



Les deux hommes en sueur étaient comme abasourdis. Petit à petit, les secousses se dissipèrent, les muscles se relâchèrent, la respiration s‘apaisa. Le vététiste retira prudemment sa bite toute poisseuse et libéra son équipier de son emprise. Ce dernier se tourna sur le flanc. Son abdomen était bel et bien enduit de foutre. Il n‘avait même pas eu à se branler. Le biker se releva.



– Je reviens tout de suite, j‘vais rincer ma queue dans le fleuve.



Lorsque Maxime le vit réapparaître entre les branchages, le sexe avait bien ramolli. Le sien par contre continuait à bander contre son bas-ventre. Le mec tout trempé s‘installa sur sa serviette.



– Ca va? Demanda-t-il gentiment.
Maxime lui lança un franc sourire en guise de réponse.



Ils s‘allongèrent tous les deux au soleil sans échanger un mot. Le sentiment de bien-être qui les enveloppait rendait toute conversation inutile. Le soleil continuait à taper avec force. Ils fermèrent leurs yeux. Les têtes étaient vides. Le sommeil les rattrapa sans qu‘ils eurent la force de lutter.



Ce ne fut que lorsque le vent se leva et que les nuages couvrirent le ciel qu‘ils se réveillèrent. Ils avaient bien dû dormir une bonne heure. En dépit de leurs yeux tout ensommeillés, ils saisirent aussitôt la situation. Le temps se gâtait à l‘orage et le soleil était bas. Ni l‘un ni l‘autre n‘était équipé pour rouler de nuit et la route était encore longue. Ils s‘échangèrent un regard tacite et se levèrent aussitôt. Chacun enfila ses vêtements à la va-vite et rassembla ses affaires. Le biker était prêt à partir, tandis que Maxime devait encore pousser son vélo jusqu‘à la route.



– J‘imagine qu‘on ne prend pas le même chemin.
– Pas vraiment, répondit Maxime en regardant le moutain bike.



Le temps pressait, quelques gouttes de pluie commençaient à tomber. Maxime réalisa à ce moment que leur chemin se séparait vraiment ici. L‘idée le navrait, mais il s‘imaginait mal lui demander son numéro de téléphone. Le biker paraissait aussi ennuyé que lui.



– J‘vais y aller alors...
– Ouais, commenta Maxime, incapable de le retenir.
– elle est bien entretenue, ta bécane.
– Je la fais réviser régulièrement.
– Tu vas chez qui?
– Un petit magasin dans la Westbahnstraße.



Les gouttes s‘intensifiaient.
– Bonne route alors !
– A toi aussi.



Impuissant, il le regarda partir sur le sentier de terre. Lorsqu‘il rejoint le chemin principal, le biker avait déjà disparu depuis longtemps. De nouveau seul, il pouvait distinguer la réalité de ses fantasmes. Pourtant les brûlures de son cul n‘étaient pas imaginaires. Il monta en selle et étouffa ses pensées à violents coups de pédales.

Suite