Greifenstein (2) de Bravery
vendredi 3 juillet 2009, 11:01 - Bravery - Lien permanent
La selle longiligne n‘avait cessé de galvaniser son périnée. A peine avait-il fait quelques pas qu‘il perçût son sexe se gonfler dans son cuissard. Sa sensibilité était à fleur de peau.
Il retrouva sans peine la petite clairière où il aimait à s‘exposer nu au soleil. Toute comme les autres, elle était déserte. Maxime posa son vélo et ôta aussitôt son maillot. Son souffle était court, sa poitrine se soulevait lourdement. Il redouta un instant que son équipier ne lui posât un lapin, mais à peine voulait-il déballer sa serviette qu‘il l‘entendit arriver. L‘homme avait fière allure sur sa bécane. D‘un coup chevronné du pied, il déboîta ses chaussures de cales. Il resplendissait de sportivité. Ses biceps étaient remarquablement tendus.
– Tu viens d‘arriver ?
– Ouais.
Maxime aimait l‘assurance de sa voix Le sentiment de camaraderie qu‘il éprouvait en sa présence lui plaisait. Il avait l‘impression d‘être traité comme un frère. Maxime espéra qu‘il ne remarquerait pas la semi-érection qui déformait légèrement son cuissard.
Le biker se déchaussa d‘abord, puis retira son tricot. Les ornements de ses tatouages soulignaient la rudesse de sa musculature. Il s‘assit sur sa serviette sans enlever ni ses gants ni son short. Maxime fit de même. Les bras posés sur les genoux, les deux hommes récupéraient leurs forces. Malgré les minutes qui s‘écoulaient, Maxime ne parvenait pas à perdre son érection. Son sexe, mollement arqué, dessinait une demi-lune contre son abdomen. La situation était singulière. Nul ne pouvait prétendre se prélasser. Quelques fins nuages filtraient les rayons du soleil. L‘air était printanier. Une sensation de déjà-vu les pénétra. Chacun d‘eux semblait appréhender la suite.
– Comment tu t‘appelles au fait ?
– Maxime. Et toi?
– Yanis. T‘as sprinté aujourd‘hui, non?
– Ouais...
Maxime se sentait tout honteux d‘avoir été percé à jour. Yanis s‘inclina en arrière et tourna le visage vers le soleil. Il savourait les rayonnements sur sa peau. Sans faire de façons, il défit les boutons de son short et l‘abaissa sur ses cuisses. seuls ses gants sans doigts continuait à le vêtir. Sa queue joliment proportionnée reposait paisiblement sur le côté. Maxime éprouva quelques réticences à faire de même. La nervosité le retenait.
– Tu ne veux pas te mettre à l‘aise, demanda Yanis à qui cela n‘avait pas échappé.
– Euh... si... balbutia ce dernier, sans pour autant s‘exécuter.
– Si tu gardes ton cuissard pour cacher ta trique, c‘est un peu loupé. C‘est assez moulant.
Les joues de Maxime s‘empourprèrent. Il glissa ses doigts sous l‘élastique du cuissard et le fit glisser sur ses jambes. Son membre, significativement alourdi, retomba sur le creux de sa cuisse. La taille suspecte trahissait son excitation. Mais le détachement qu‘affichait son compère le décomplexa rapidement. Il se surprit bientôt à apprécier le spectacle qu‘offrait sa verge et partagea son contentement avec Yanis.
– J‘ai pas vraiment l‘habitude de bander en présence d‘un mec... Se justifia-t-il.
– Depuis qu‘on a... Enfin... Y‘a vraiment pas de quoi se sentir gêné... Moi, ça ne me dérange pas.
Bien qu‘indirecte, l‘évocation de leur première rencontre embarrassa Maxime.
– Quand je repense à ce qu‘on a fait, j‘ai un peu h... bredouilla Maxime, sans terminer sa phrase.
– Pourquoi ! Objecta le biker.
– Je ne veux pas que tu croies que je...
– Je sais, interrompit-il. Je l‘avais bien remarqué. Ce ne m‘a pas empêché de trouver ça bandant.
La sincérité du mec le sidérait. S‘il devinait toujours plus ou moins ce que ses potes pensaient réellement, il ne les entendait jamais parler aussi ouvertement. C‘était une sorte de loi tacite entre hommes. Yanis l‘enfreignait avec désinvolture, ça lui plaisait.
– T‘es pas beaucoup plus expérimenté que moi, hein ? Continua-t-il comme s‘il pouvait lire dans ses pensées.
– Pas vraiment, sourit Maxime.
– On s‘en fout, non ?
– Ouais, on s‘en fout.
– Et puis, tu ne serais pas venu aujourd‘hui, si ça ne t‘avait pas plu.
Le silence coupable de Maxime était affirmatif.
– C‘est bizarre, hein, deux bites ensemble ?
– Ouais... rétorqua Maxime à qui cela lui avait aussi rappelé ses années au collège. Ca t‘a foutu mal à l‘aise ?
– Non, répondit-il sans hésitation. Au contraire, je trouve que t‘as une belle queue.
En dépit de son apparente futilité, la conversation échauffait leurs sens. Maxime bandait maintenant comme un taureau. Par pudeur, il avait relevé le genou pour mieux dissimuler son érection. Yanis, dont le sexe flemmardait toujours, semblait n‘avoir aucun complexe.
– Montre-moi ta queue !
Sa voix était presque dénuée d‘émotions. Maxime s‘exécuta et baissa sa jambe. Il enserra sa verge à la base et l‘exhiba dans toute sa dureté. Sa taille était des plus honorables.
– J‘aime bien sa forme, commenta le biker.
– C‘est pas un peu bizarre de parler de la queue d‘un autre mec.
– Pourquoi ? Tu ne trouves pas ça beau, une queue ?
– Si ! Enfin, j‘en connais pas beaucoup d‘autres...
– Et la mienne, elle te plaît ? Demanda-t-il le plus naturellement du monde.
– Ouais... Surtout que tu es bien foutu.
– Tu t‘es déjà fait sucer par un mec ?
– Non.
– J‘ai envie de sucer ta queue, dit-il soudainement sans ciller des yeux.
– Vas-y...
Maxime écarta les cuisses si bien que l‘homme put s‘allonger face à lui. Accoudé, il leva la tête au-dessus du membre juteux. Il ouvrit lentement les lèvres et les posa sur le gland. On aurait dit qu‘il cherchait à rassasier sa curiosité. Il prit le noeud en bouche et le goûta précautionneusement. Maxime était tout-chose. D‘abord réticente, sa langue explora peu à peu les contours charnus. Lorsqu‘elle en eut fait le tour, elle s‘attaqua à la hampe. Le sexe s‘enfonça dans sa bouche. Maxime inspira bruyamment.
Le biker s‘efforça d‘avaler le mât aussi loin qu‘il put, puis le recracha en serrant les lèvres. Lorsqu‘il hocha de nouveau la tête, Maxime distingua une expression de satisfaction sur son visage. Cette-fois ci, il engloutit le membre beaucoup plus sensuellement. Sa langue pourléchait diligemment la peau tendue, tandis que les joues se resserraient. Les hochements s‘enchaînèrent de plus en plus vite. Non seulement il ne montrait aucune appréhension, mais il semblait réellement y prendre goût. Maxime était aux anges. Son équipier paraissait instinctivement savoir comment manier sa langue pour lui arracher des profonds soupirs. La virilité de ce mec, allongé entre ses jambes, ne faisait qu‘exacerber son émoi.
À mesure qu‘il mouvait ses lèvres, le sportif semblait gagner en assurance. La succion se faisait plus goulue, la langue se pressait avidement, les balancements de tête s‘amplifiaient. Sa respiration entrecoupée évoluait en des discrets gémissements. Maxime constata rapidement que le biker prenait autant de plaisir à le sucer que lui à se faire sucer. Cela l‘excita d‘autant plus. Sa verge commença déjà à vibrer nerveusement.
Brusquement Yanis releva la tête. La sueur perlait sur son visage. Les yeux brillaient d‘ivresse. La bouche restait bée. Chancelant, il se redressa sur ses genoux et examina son entrejambe.
– Oh Putain ! Je bande ! S‘exclama-t-il avec effarement, comme s‘il ne parvenait pas à en croire ses yeux.
Son pieu de chair, tout enorgueilli, s‘était hissé jusqu‘à atteindre des dimensions colossales. Plantureux, veineux et bombé, il resplendissait de virilité. A sa vue, Maxime en saliva. L‘homme le regarda droit dans les yeux, son regard débordait de concupiscence.
– Donne-moi ton cul ! Ordonna-t-il autoritairement.
Maxime qui brûlait d‘impatience s‘allongea sur le dos et écarta écartant les cuisses en l‘air. Bien que dégradante - ou précisément parce que dégradante - la posture ne fit qu‘aviver son désir. Le biker, lui, s‘empara précipitamment de son sac et en sortit un petit tube transparent. Sa queue fut lubrifiée en un rien de temps. Sans prendre garde, il empoigna les chevilles de Maxime qu‘il maintint en hauteur et dirigea impatiemment sa queue contre la fente. Tel un matador, il cambra les reins et pointa son pieu sur le trou. Le gland s‘immisça sans encombre dans la rosette. D‘un coup sec, il planta alors son manche jusqu‘à la garde. Maxime gémit violemment.
Écartant davantage les jambes de sa capture, il se mit à la culbuter farouchement. Maxime encaissa vaillamment la brutalité de ses à-coups. Douloureuses et délicieuses, les secousses l‘électrisaient à lui en faire perdre la raison. La queue monumentale le fouillait de fond en comble. Sa rondelle se distendait au-delà de toute mesure. Les pieds en l‘air, Maxime se découvrait terriblement vulnérable. Le premier pouvait ramoner le cul aussi profondément qu‘il le désirait; le second n‘avait aucun moyen d‘esquive. Et le biker ne se priva pas. Étalant sa dominance, il défonça son cul dans les règles de l‘art. Les coups de reins étaient si déchaînés que le corps du cycliste bringuebalait d‘avant en arrière. Les saccades vives et effrénées lui arrachaient de bruyants râles. Il sentait toute la virilité de l‘homme s‘emparer de lui. Il était à sa merci.
Les émotions de sa première expérience se ravivèrent comme si elles n‘avaient jamais cessé d‘exister. Le sang tambourinait dans ses tempes. Il avait l‘impression de suffoquer tant le plaisir le cinglait. Son regard se voilait. La fougue avec laquelle les deux hommes baisaient augurait la brièveté de leurs ébats. Ils avaient si longuement attendu que le plaisir déferlait maintenant sur eux comme une mer houleuse. Rien ne pouvaient les réfréner. Maxime sentit l‘épaisse main de Yanis saisir son pieu. De rapides roulements de poignet accompagnaient maintenant le pilonnage de son cul. Ce dernier cherchait viscéralement à étreindre le lourd gourdin qui l‘assénait de coups. Il cria. Une abondante pluie de sperme inonda son torse au rythme des soubresauts de sa queue. L‘extase le foudroyait.
Même vidé de tout son foutre, son sexe continuait à trembler nerveusement. Yanis se retira aussitôt, enserra fébrilement son mât, puis le lâcha brusquement. De puissantes giclées blanchâtres s‘abattirent sur Maxime. Les jets éclaboussèrent son visage, prolongeant son orgasme de secondes infiniment divines.
La jouissance les avait fauchés de plein fouet. Ils en étaient tout groggy. Yanis se laissa tomber à côté de Maxime. Ils étaient tous les deux à bout de souffle.
– Putain... Putain... Oh putain... s‘extasiait le biker.
– Tu m‘as littéralement fait planer !
– J‘en reviens pas...
– Je crois que j‘ai jamais autant joui de ma vie...
Les amas de sperme s‘écoulaient lentement le long du cou. Une odeur de mâles embaumait l‘air. La sueur mouillait les fronts. Un sentiment d‘euphorie les galvanisait. Il leur fallut de longues minutes pour récupérer.
– Alors, t‘es toujours aussi complexé à te faire enculer ? Demanda Yanis un peu moqueur.
– Non, c‘était le pied... J‘adore ta queue.
– J‘adore ton cul, répondit-il en écho. J‘m en fous si c‘est pas catholique.
– Pareil.
L‘assouvissement de leur désirs déliaient leur langue. Ils se sentaient libres comme l‘air.
– Prends ma serviette pour t‘essuyer !
– Putain, j‘ai joui comme une fontaine.
– J‘ai vu ça, sourit-il d‘un air complice. T‘es incroyable.
Ils étanchèrent leur soif, échangèrent leurs impressions, firent des blagues. D‘aveux en compliments, ils continuaient à surfer sur la même vague. Tous deux avaient la conviction d‘avoir gagné un pote. Le terme pouvait paraître en complète contradiction avec ce qu‘ils venait de vivre, mais aucun autre mot ne leur vint à l‘esprit. Ils parlèrent longuement de leur passion commune et de leurs exploits sportifs. Chacun raconta un peu sa vie. Même leurs silences les enthousiasmaient. Le soleil était encore haut et l‘air doux. Ils se prélassèrent en toute insouciance, chacun savourant la présence de l‘autre. Rien ne pressait. Ils avaient tout l‘après-midi devant eux.
Lorsque la chaleur se fit plus forte, Maxime trouva le courage de se rincer dans le fleuve. Il ne rencontra pas âme qui vive dans les fourrées. Le sperme ayant séché sur sa peau, il dut se frotter longuement à l‘eau froide. Quand il revint, il grelottait de partout. Admiratif, Yanis contemplait son corps. Le cycliste s‘allongea de nouveau sur la serviette. Ses muscles courbaturés lui procuraient une agréable douleur.
Les senteurs du fleuve embaumaient l‘air. Tout autour d‘eux, le luxuriant feuillage des buissons formait une clôture végétale qui se mouvait nonchalamment sous l‘effet du vent. Tout un dégradé de verts habillait les rameaux. La nature renaissait. Au sol, les brins d‘herbe reflétaient la lumière en des scintillements argentés. Une légère brise caressait leur peau. De temps à autre, une fourmi ou un moucheron crapahutaient sur leurs jambes. Ils les chassaient du revers de la main. Yanis observait Maxime à son insu. Le soleil éblouissait les parties saillantes de son corps, intensifiant les reliefs de son anatomie. Il était tout bronzé. Les poils de ses jambes chatoyaient au soleil. Sa queue reposait languissamment contre sa cuisse. Yanis, lui, n‘avait pas sommeil. Assis en tailleur, il tapotait sur le sol.
– Tu sais, quand on s‘est rencontré par hasard dans le magasin ? En vérité, c‘était la troisième fois ce jour-là que j‘y passais...
– Mon vélo n‘avait pas besoin de révision, confessa Maxime en tournant la tête. Pourtant, j‘étais pas sûr de te trouver ici aujourd‘hui.
– Ca faisait déjà une demi-heure que je tournais en rond dans le coin.
Les deux hommes rirent d‘eux-même.
– Tu veux dormir ?
– Je ne sais pas... Pourquoi, tu veux faire quoi ?
– Je ne sais, répondit Yanis dont le regard lubrique parlait un autre langage.
Maxime ne put réprimer un sourire à la vue de son expression espiègle. Le chenapan se redressa subitement et s‘assit victorieusement sur le torse de Maxime avant de le saisir par les poignets. Sa puérilité était trompeuse, le désir qui se cachait derrière ses pupilles dilatées était bien celui d‘un homme. Ils se regardèrent droit dans les yeux. L‘intensité qu‘ils dégageaient était ineffable. L‘attirance qu‘ils éprouvaient l‘un pour l‘autre les transperçait au coeur. Yanis baissa son visage sur celui de Maxime. Ce dernier, ébahi, ne put opposer la moindre résistance. Lorsqu‘il sentit les lèvres se poser sur les siennes, un sentiment électrique le traversa. c‘était la première fois qu‘un homme l‘embrassait.
Il ouvrit la bouche à son tour et sa langue enlaça celle de Yanis. La sensation était toute différente de ce qu‘il connaissait. La gourmandise, la force, la vigueur de ce baiser surpassait tous les autres. Le fait d‘embrasser un homme l‘enflamma. Plus leurs bouches s‘accolaient goulûment, plus il sentit son sexe se raidir. Lorsque Yanis tendit le bras en arrière pour saisir son pieu, ce dernier était déjà à moitié bandé. Le biker n‘eut pas à le masser bien longtemps pour que le mât se durcît à bloc. L‘avidité avec laquelle il empoignait la tige mettait à nu ses propres désirs. Il brûlait d‘ardeurs.
Lorsqu‘à bout de souffle, il redressa le buste, il put difficilement cacher sa propre érection. Le lourd gourdin s‘était incontestablement épaissi. Maxime se repût alors à satiété du corps sec et musclé qui le dominait. Il y posa les mains et tâta âprement les muscles saillants qui regorgeaient de sang. Leur contact l‘électrisait. Yanis, lui, se délectait de ses caresses. Son corps s‘incurvait voluptueusement sous le passage des doigts mâles. Il lui offrait sa virilité avec complaisance. À son tour, il laissa son compère saisir son sexe. Le glissement du prépuce sur son gland tout comme la fermeté de la poigne le surexcitèrent.
Le voyant saisir le tube de gel, Maxime éprouva quelques réticences à l‘idée d‘encaisser de sitôt ses coups de queue. En dépit de son excitation, il n‘était pas sûr d‘en avoir envie. Le biker fit couler deux, trois noix dans sa paume, puis dirigea sa main en arrière. Lorsque la sensation de froid pinça son propre pieu, Maxime comprit que l‘homme avait autre chose en tête. Il sourcilla d‘abord de stupéfaction, mais l‘idée l‘enflamma rapidement. Le viril vététiste voulait lui aussi goûter à l‘ivresse de la pénétration. La perspective d‘enculer ce mâle farouche l‘enivrait éperdument.
Maxime ne se méprenait pas. Un fois le sexe tout enduit, Yanis le coinça entre ses fesses et balança lascivement sa croupe pour en sentir la dureté. Sa propre bite se raidissait à vue d‘oeil. Exalté, Maxime planta les doigts dans ses miches qu‘il écarta avec rapacité. Yanis ferma les yeux, son souffle se fit plus court. Le cycliste glissa son majeur sur le trou tout lisse. Il se sentait tout bizarre de fouiller de si près son intimité.
Sans tarder, il empoigna son manche et le pointa contre la rosette. D‘un coup de reins, il tenta de la déflorer mais elle s‘indigna fermement. Il força alors l‘entrée et parvint juste à faufiler son gland, tandis le visage de Yanis se crispait de douleur. Il stoppa aussitôt et le regarda droit dans les yeux. Yanis était résolu et n‘entreprit rien pour l‘arrêter.
Précautionneusement, il continua son avancée. Le cavité était si étroite que sa queue lui faisait presque mal. Yanis, lui, caressait nerveusement son sexe pour compenser le supplice qu‘endurait son cul. Bien que plus humble, le membre de Maxime n‘en était pas moins charnu. De centimètres en centimètres, la mât s‘enfonçait entre les meules musclées. Maxime lubrifiait régulièrement les abords de la rosette pour faciliter le passage. À force de patience, il réussit enfin à l‘empaler entièrement. Une fois en lui, il ne fit plus aucun mouvement. Yanis s‘efforçait visiblement de se détendre. Maxime, lui, sentait une incroyable pression contre son pieu. Soudain le fourreau se rétracta fortement, puis se décontracta. Cela se produit une nouvelle fois. Puis une fois de plus. Puis encore une fois. Yanis commençait à contrôler ses muscles. Il agita prudemment sa croupe sur le sexe bandé et l‘enserra volontairement. Maxime lut aussitôt sur ses traits une expression de plaisir.
Contractant ses fesses, il se mettait à jouer avec le mât qui le pénétrait. Son antre se montra bientôt beaucoup plus malléable. Il lâcha alors sa propre queue et se déhancha sensuellement. Ses mouvements devinrent de plus en plus lestes. Sa respiration s‘était apaisé, son visage s‘était décrispé. Lorsqu‘il le vit mordre ses lèvres, Maxime sut qu‘il appréciait indubitablement le massage de sa prostate.
– T‘aimes ça?
– Ouais, soupira Yanis.
– Et comme ça, tu aimes ? Demanda-t-il tout en commençant activement à mouvoir sa queue en lui.
La seule réponse que Yanis put lui donner fut un langoureux gémissement.
– Embrasse-moi !
Yanis se pencha en avant et emballa le cycliste à pleine bouche tandis que ce dernier - s'agrippant à ses fesses - commençait à le limer. Les étreintes moites de leurs langues échauffèrent ses sens. Les doux frottements le long de son anus lui fouettèrent le sang. Même la bouche gourmande de Maxime ne parvenait pas à étouffer ses râles.
Petit à petit, les coups de queue s‘accélèrent. Promenant ses mains sur le corps délicieusement musclé, Maxime avait de plus en plus de mal à contenir ses ardeurs. Le massage de son noeud à l‘intérieur du trou bien chaud l‘enivrait terriblement. le sexe bandé de son compagnon se pressait voluptueusement contre son ventre. À chaque inspiration, son odeur suave embaumait ses narines tandis que les vibrations virils de sa voix résonnaient dans ses oreilles. Il touchait charnellement à ce que Yanis avait de plus intime et la volupté que l‘homme exhalait l‘ensorcelait au plus haut point.
Bien qu‘il secouait maintenant son pieu aussi brutalement qu‘il le pouvait, sa liberté de mouvement était trop restreinte pour qu‘il pût réellement jouir. Dans un accès de fougue, il redressa le buste, ceintura Yanis de ses bras et le fit tomber à la renverse. Son dos cogna contre l‘herbe. D‘un geste vif, il retira sa bite et saisit Yanis par la cheville. Puis, il la tira violemment en l‘air, obligeant ainsi le biker à se retourner sur lui-même. Le ventre plaqué au sol, ce dernier voulut se redresser sur ses genoux, mais à peine se tenait-il à quatre patte que Maxime l‘enfourcha violemment de son sexe. Le tenant fermement par les hanches, il pouvait maintenant le matraquer de sa queue à sa guise.
Sous l‘effet de la surprise et de la douleur, Yanis fut incapable de se défendre. Maintenant que le cycliste labourait frénétiquement son fion, il se sentait d‘autant plus impuissant. Non qu‘il n‘eût pas eu la force de se libérer, mais il n‘en éprouvait aucunement le désir. Le martèlement de son cul qui faisaient tressauter tout son corps le remplissait de béatitude. Entièrement à sa merci, il pouvait s‘offrir dans toute sa virilité. Sa trique énorme, prête à éjaculer à tout moment, se balançait entre ses cuisses au rythme des coups de queue qu‘il le défonçaient.
Il se redressa sur le genoux et accola son dos au torse de Maxime afin de mieux le sentir. Tendant le bras en arrière, il s‘accrocha à ses fesses. Sa tête tomba sur son épaule. Le corps-à-corps enflammé auquel ils s‘adonnaient en toute immodération embrasait divinement leurs sens. Yanis qui se soumettait avec dévotion était à deux doigts de l‘extase.
– Jouis-moi dans le cul ! Vas-y, jouis-moi dans le cul !
Atteignant le summum de la jouissance, Maxime s‘apprêtait à cracher sa sauce d‘un instant à l‘autre. Il saisit le pieu de Yanis et se mit à le branler virilement. Sa propre queue fouillait le fion du biker aussi profondément que possible. Il se mit lui aussi à gémir. Ses râles s‘intensifiaient à mesure qu‘il sentait ses couilles se contracter. Il était tout proche. La mèche s‘allumait, se consumait, tirait à sa fin... Oh oui !... Une explosion jouissive parcourut toute la longueur de sa bite. D‘exquises secousses la faisaient palpiter, tandis que le foutre jaillissait abondamment. Les puissants jets s‘abattaient les uns après les autres au plus profond du trou qui, lui aussi, semblait tressaillir. Alors que sa queue propulsait les derniers gouttes de sperme, Yanis commençait tout juste à éjaculer. Les convulsions de son fourreau firent perdurer l‘orgasme de Maxime qui, transcendé, serrait le corps de Yanis aussi fermement que possible contre lui.
Lorsque leurs couilles furent entièrement vidées, ils se déboîtèrent l‘un de l‘autre avant de se laisser tomber. Le plaisir avait été trop fulgurant pour qu‘ils s‘échangâssent aussitôt des tendresses. Chacun essayait de comprendre ce qui venait de se passer.
L‘ivresse de leurs ébats ne s‘estompa que lentement. À l‘horizon, Le soleil couchant les ramena à la réalité. Il était temps de s‘en aller. Ni Yanis, ni Maxime n‘en éprouvaient l‘envie. Ils se rhabillèrent sans enthousiasme. Cette fois-ci, aucun d‘eux ne voulait partir comme un voleur.
– C‘était cool, résuma Yanis dont le sourire béat insinuait un tout autre ordre de grandeur.
– Ouais, c‘était cool, confirma Maxime avec la même ironie. Avant qu‘on parte... ça te dirait pas qu‘on s‘échange nos numéros.
– Je croyais déjà que tu demanderais jamais.
Ils se dévoraient des yeux. Bien qu‘ils avaient assouvi tous leurs désirs, l‘attrait qu‘ils éprouvaient l‘un pour l‘autre ne s‘amenuisait pas. Yanis passa sa main dans la nuque du cycliste et l‘attira contre lui. Ils s‘embrassèrent goulûment.
– On pourrait se revoir après-demain, je finis plus tôt...
Lorsque Maxime remonta sur son vélo après avoir enregistré le numéro de portable de Yanis, ses jambes étaient légères comme des plumes. Il s‘élança sur la route asphaltée, le coeur palpitant. Il avait trouvé son homme.
FIN
Commentaires
même si certains ne partagent pas mon opinion, ces histoires simples au dénouement heureux me plaisent.
Vrai simple et belle
bises Norbert
Eh bien la suite est attendue avec impatience ! ça a l'air si naturel la façon dont tu l'écris.. un vrai plaisir
Toujours autant de plaisir à te lire, moment merveilleux.
Merci