LA MARQUE DES FORCEPS
par Andrej Koymasky © 2008
écrit le 8er Mai, 1985
Traduit en français par Christophe

CHAPITRE 7
COMMENT BJORN SE DONNE À ATHAL POUR FAIRE ASSASSINER NIELS
A dire vrai, bien qu'il fasse bonne figure, Bjorn était plein de ressentiment contre Niels, ce jeune homme inconnu qui avait pris sa place de prince héritier. Avoir été le centre de l'attention de tous, et soudain, se sentir rejeté au second rang le rendait jaloux de Niels, bien qu'il ne le montre pas.
Mais Guntar, qui veillait sur Niels plus encore qu'avant, s'en aperçut. Un moment, il ne dit rien de ses soupçons, mais observa de près le comportement de Bjorn. Et à la fin, il prit peur que le prince ne complote quelque chose.
Alors, un soir, alors qu'ils étaient au lit, se caressant et s'embrassant, Guntar dit, "Niels... ton frère Bjorn complote contre toi, je le sens. Nous devons être très prudents."
"Bjorn ? Je ne crois pas, il est toujours si aimable avec moi. Ne vois-tu pas des problèmes là où il n'y en a pas ?"
"Niels, n'oublies-tu pas la prophétie du vieux sur la montagne ? Il a prononcé des mots qui nous ont parus étranges, incroyables. J'ai peur qu'ils ne soient vrais."
"Oh, le vieux ! Il avait complètement tort. Il a dit que notre amour deviendrait parfait quand le plus petit se donnerait au plus grand, mais j'étais déjà à toi, non ?"
"Oh, non, la prophétie aussi était vraie, et nous c'est juste que nous ne l'avons pas comprise. Je suis le petit, en réalité, même si nous ne l'avons pas compris. Je ne suis que chevalier, et tu es prince. Notre amour est devenu parfait le jour où je t'ai demandé de me prendre. Il l'avait vu également, même le lieu et l'heure. Ce n'est que maintenant que nous le comprenons. Ainsi, mon amour, nous devons être très prudents pour Bjorn."
"D'accord, mon amour, mais maintenant, pensons à nous deux. Sais-tu à quel point j'ai envie de toi ?"
"Oui, je le vois, mon amour. Mais quand tu es excité, tu es encore plus beau. En habit de prince, tu es magnifique, mais je te préfère comme ça, nu... Nu et prêt à me prendre ou à te donner à moi, à me faire sentir que je suis tien et que tu es mien." murmura Guntar en se penchant pour sucer les tétons de Niels tout en caressant sa virilité turgide et palpitante.
"Oh, Guntar, je t'aime... Je te veux !"
"Tu me veux ?" demanda le jeune homme avec une douce anticipation.
'Oui, bien sûr. Tu sais que j'aime te prendre... et comme j'aime que tu me prennes ! Oooh, mon Guntar... ouiii..." murmura Niels, excité pendant que son amant commençait à sucer son membre fort et dur, jusqu'au fond de la gorge, à l'agacer de la langue, bougeant rapidement la tête de haut en bas.
"Mets-la-moi, maintenant, mon amour !" soupira Guntar en s'offrant à son amant, "Tu deviens de plus en plus viril, fais-moi encore tien, prends-moi !"
"Oui... je suis là... oooh ! Tu me sens ?"
"Oui, mon amour... pousse... oh, comme c'est bon. Oh, Niels ! Comme tu es fort... comme ça... oui..." gémissait Guntar pendant que Niels le pénétrait avec passion. "Oh, Niels, mon amour... tu es si fort... si beau..."
Niels le pompait avec une énergie indomptable, frémissait de passion et Guntar répondait à chaque poussée, goûtant le ferme pieu de chair qui allait et venait en lui avec détermination.
Guntar aimait l'expression rayonnante avec laquelle Niels le prenait. Le garçon manifestait toute l'intensité de son plaisir et cela augmentait le plaisir du chevalier dont le sourire lumineux, charmé et les frissons de jouissance amplifiaient la passion de Niels dans une sorte de réaction en chaîne. Et Niels, enfin, plongea dans l'aimé de toutes ses forces, frémissant, tremblant et, dans une série de gémissements rauques de plaisir, il atteignit l'orgasme et se vida, jet après jet, dans son amant.
Alors, étroitement enlacés, ils s'embrassèrent et Guntar le caressa sur tout le corps pendant que Niels retrouvait peu à peu le calme après cet orgasme.
"Maintenant, prends-moi, Guntar, fais-moi sentir ta virilité, fais-moi sentir que je suis toujours à toi. Glisse-moi ton gros sceptre, profite de mon corps, il t'appartient. Fais-moi sentir comme tu me veux."
"Mon amour, je te veux, oui... comme ça... ouvre-toi... dans ton délicieux nid d'amour." murmura Guntar excité en commençant à glisser en Niels sa verge dure comme du marbre, à la peau soyeuse dans une série de poussées douces, passionnées.
Niels se détendit pour le recevoir, avec une expression radieuse sur le visage.
"Tu aimes mon petit cul ?" demanda le garçon à voix basse.
"Oui, je l'adore. Il est chaud, doux et accueillant. Mais j'aime aussi ton beau manche, tes lèvres douces, tes mains... j'aime tout de toi. Te faire l'amour est la chose la plus belle chose que je connaisse. J'aime être à toi, et te faire mien."
"Oui, je le vois, je le sens, ces merveilleuses sensations et je voudrais qu'elles ne finissent jamais."
Pendant que les deux amants faisaient l'amour, le Prince Bjorn entra discrètement dans la chambre d'un chevalier nommé Athal. Les raisons de cette visite nocturne n'étaient dictées ni par le désir, ni par l'amour.
"Athal... Tu dors ?" souffla Bjorn après avoir fermé la porte. Il éleva la lampe et marcha vers le lit.
L'écuyer sauta de sa paillasse, un poignard en main. "Qui va là ? Qui êtes vous ?"
"Le Prince Bjorn. Sors de cette chambre et laisse-nous seul."
"Oui, Altesse." dit l'autre en le reconnaissant."
Pendant que l'écuyer sortait, le chevalier s'était levé et se courba devant le Prince. "A quoi dois-je l'honneur de cette visite ?" demanda-t-il, quelque peu surpris.
"Athal, tu m'as juré fidélité."
"Bien sûr, Altesse."
"Très bien, l'heure est venue de me montrer ta fidélité. Tu dois faire quelque chose pour moi. Si tu le fais, tu pourras me demander quelque chose, n'importe quoi, tu comprends ?" dit le Prince en le regardant intensément.
"Tout ce que je voudrais, Altesse ? " demanda le chevalier en regardant Bjorn d'un air provoquant. "Vous savez bien quel est mon plus grand désir... Ça aussi ?"
"Ça aussi. Mais seulement si tu fais ce que je te demanderai..."
"Vous êtes vraiment prêt à devenir mon amant ? Ce que vous demandez doit vraiment vous tenir à cœur..."
"Oui, je veux que tu tues le Prince Niels."
"Hein ? Quoi ? Tuer le prince Niels ? Vous me demandez quelque chose d'impossible. Si je réussis, ils me couperont la tête, comment pourrez-vous être mon amant ?"
"Ne dis pas n'importe quoi. Je ne te demande pas de le faire toi-même, mais de t'arranger pour qu'il soit tué sans qu'on puisse te soupçonner. Et tu auras ta récompense..."
"Vous m'avez dit que vous n'aimiez pas le sexe entre hommes. Vous m'avez repoussé. Et à présent vous êtes prêt à devenir mon amant. Laissez-moi m'étonner. Ça serait facile, après ça, de vous débarrasser de moi."
"Tu as ma parole."
"Non, prince, votre parole ne suffit pas. Si vous voulez vraiment que je fasse ça pour vous, je veux deux choses. D'abord, une lettre écrite, ce sera mon assurance sur la vie. Ensuite, que vous soyez mon amant ici, dès maintenant. Comme ça, même si on m'attrape et que je suis condamné, j'aurais profité de vous un moment. Si vous n'êtes pas d'accord avec ces conditions, j'oublierai que vous êtes venu me voir."
"Tu me demandes beaucoup."
"Vous aussi, Altesse. Si vous voulez un peu de temps pour réfléchir..."
"Inutile, j'accepte les deux conditions. Mais si tu rates, je te tuerai de mes mains, tu as compris ?"
"Ah ? Et qu'est-ce qui vous empêchera de me tuer si je réussis ?"
"Tu devras te satisfaire de ma parole. Si tu réussis, je n'aurai aucune raison de te tuer."
"Pour ne plus faire l'amour avec moi, puisque ça ne vous plait pas. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un amant forcé."
"Alors faisons comme ça. J'irai dans ton lit cinquante fois. Je ferai tout ce que tu voudras, que j'y trouve ou non du plaisir. Si je romps ce contrat, je te payerai douze mesures d'or pour chaque fois que je ne serai pas venu dans ton lit."
"D'accord. Maintenant déshabillez-vous. Je veux la première des cinquante baises avec vous."
"Que veux-tu faire ?" demanda Bjorn en commençant à se dénuder.
"Je veux vous baiser, Altesse. Pénétrer votre délicieux petit cul dont je rêve depuis des mois."
"Ça ne va pas me faire mal ? Je ne l'ai jamais fait, alors..."
"J'ai un baume dont je me sers pour baiser mon écuyer. Il s'y est habitué, vous y parviendrez bien avant la fin des cinquante fois, Altesse." dit le chevalier en sortant son membre déjà dur.
Il poussa Bjorn à plat ventre sur son lit et il commença à étaler le baume du doigt sur le petit trou étroit et inviolé. Puis il poussa le bout de son index à l'intérieur, l'ouvrant pour passer aussi le majeur.
"Aïe, va doucement... attends..."
"Ce n'est qu'un doigt, habituez-vous. Détendez-vous, ça fera moins mal. Vous avez un beau cul, Altesse."
"Epargne-moi tes appréciations... Aïe, va doucement... Je ne sais pas si je vais pourvoir prendre ta queue, elle est trop grosse..."
"Mais non, vous verrez que je vais la rentrer comme une épée dans son fourreau. Vous n'êtes pas le premier garçon que je dépucelle. Tout ira bien, si vous vous détendez." dit Athal en massant du doigt pour assouplir le sphincter crispé qui l'attirait tellement.
"Combien de garçon as-tu dépucelé ?"
"Beaucoup. Et plus d'un a voulu recommencer, plus encore que moi, tant ils aimaient ça." répondit le chevalier en commençant à remuer lentement ses deux doigts dans le canal chaud et étroit."
"Et toi, qui t'a dépucelé ?" demanda Bjorn pris de curiosité.
"Quand j'avais treize ans, mon maître d'armes m'a dépucelé. Mais très vite, j'ai arrêté de la prendre, et j'ai commencé à la mettre aux autres. Mais détendez-vous ! Vous êtes trop crispé, je vais vous faire mal. Détendu. Vous allez voir que ça ira bien mieux, et chaque fois, ça sera meilleur, croyez-moi."
"Allez, baise-moi et qu'on en finisse. Je n'aime pas ça."
"Ecartez les fesses, alors. Mieux que ça... Voilà... Maintenant, je vais vous prendre, vous faire mien." dit Athal en montant sur le lit et en s'appuyant sur le garçon. Il plaça la tête de son pilon sur le trou et commença à pousser, mais Bjorn résista de toutes ses forces.
"Non, pas comme ça, ou ça va être pire. Si vous voulez que je vous débarrasse de votre frère aîné, vous devez me laisser vous baiser maintenant. Pensez à ce que vous allez gagner en échange de votre virginité, un royaume ! Ça n'en vaut pas la peine ?" dit Athal en continuant à pousser avec une force croissante. Mais il ne réussit pas à pénétrer, si peu que ce soit. Alors le jeune homme déclara, "Tant pis. La prochaine fois, ça ira mieux, je vais me contenter de la frotter sur la rosette sans entrer, pour vous permettre de vous habituer."
"Oui, c'est mieux..." murmura le garçon avec la voix pleine de soulagement que le danger soit passé.
Mais Athal n'attendait que ça. Il passa doucement l'extrémité de son membre sur le trou du garçon, et quand il sentit que l'autre s'était détendu, il poussa de toutes ses forces et, par surprise, réussit à le pénétrer de plusieurs centimètres.
"Aïïïeeee ! Sale brute, tu avais dit que..."
"C'est dedans, à présent..."
"Ça fait mal... retire-toi !"
"Non, mon Prince... Je vais vous la mettre à fond, maintenant..." dit Athal en l'agrippant et en poussant vigoureusement.
"Non... Arrête... Nooon... Tu me fais mal..."
"Silence, on va nous entendre..." haleta Athal en continuant à pousser à petits coups secs et vigoureux.
"Oh, merde ! Tu me défonces ! Arrête..."
"Voulez-vous abandonner notre accord ?"
"Non... mais... aïe... tu es trop gros !"
"Non, non, c'est la bonne taille, en fait, vous voyez, je suis dedans... Il faut juste vous détendre... vous détendre..."
"Facile à dire... Aaaïe... Tu es une bête... un porc..."
"Vous me plaisez, Prince Bjorn... Aahh... Voilà, je suis dedans... Vous la sentez ?"
"Merde, si je la sens ! Reste tranquille, au moins... s'il te plait..." gémit le garçon d'une voix plaintive.
"Oui, un moment, le temps que vous vous habituiez, et puis je vous baiserai comme il faut. Je veux en profiter longuement."
"Longuement ? Tu es fou ? Dépêche-toi... Oooh... Doucement... Non, attends, pas encore... Non... Merde, va doucement... Ça brûle comme un fer rouge, ça brûle... Oh, mon pauvre cul..."
Athal le baisait avec de longues et puissantes poussées, et il sentit finalement que le garçon cédait sous lui.
"C'est bon comme ça, Bjorn ! Maintenant, vous allez aimer !"
"Me plaire ? Ça m'étonnerait, c'est une torture !"
"Non, non... Laissez-moi sentir..." dit Athal en glissant sa main sous le ventre du Prince et palpant son membre. "Il devient dur, ça vous plait, non ?"
"Non, je n'aime pas du tout... Je ne sais pas pourquoi..."
"Ça continue à durcir... Dites que ça vous plait..."
"Nooonn..."
"Si, vous aimez. Bien, détendez-vous, comme ça. Aaah, c'est bon... Dites-moi que c'est bon..."
"Nooon..."
"Vous n'avez pas besoin de le dire, mais votre corps me le dira, quand vous jouirez."
"Noon..."
"Oh si, Bjorn, nous allons jouir ensemble, vous allez voir."
"Noon... oooh... oooh, nooon... oooh... oh, merde..." gémit le garçon qui réalisait que dans la douleur, il commençait à ressentir un plaisir diffus et il était furieux à l'idée de pouvoir éprouver un tel plaisir à se faire pénétrer par un de ses sujets. Il s'en sentait humilié.
Il ne pouvait rien y faire, il sentait que la libération approchait et il savait qu'il ne pouvait rien faire contre. Athal sentait bien le conflit intérieur du garçon, sous lui, et plus que l'acte lui-même, cette idée augmentait son plaisir. En cinquante fois, se disait-il, il ferait en sorte que Bjorn aime tant ça qu'il deviendrait son amant, son esclave. Un jour, Bjorn deviendrait Roi et il saurait en tirer profit. Il avait cinquante baises à sa disposition et le mieux était de commencer immédiatement.
Athal continuait à pilonner le garçon, mais comme avec délicatesse, touchant son corps aux points les plus sensibles et érotiques de manière à augmenter son plaisir.
Il vit qu'il y arrivait quand Bjorn se mit à gémir d'une voix plus basse et rauque et à trembler. " Oh, sale porc... ooooh... tu aimes... m'enculer... hein ? Ooooh... non... nooon... oooh, bâtard... Noon... noon... oooh... oh non, oooh... oooooooooooooh ! " ; gémit-il en répandant sa semence dans la main d'Athal, pendant que celui-ci se vidait en lui en poussant avec vigueur dans le canal chaud et palpitant.
Un moment, ils restèrent tous deux immobiles. Puis Bjorn essaya d'échapper au corps qui l'écrasait, toujours plongé en lui.
Athal roula sur le côté, le libérant.
Bjorn se tourna, se releva sur un coude et le regarda avec dégoût, plein de colère. "Tu es un porc, Athal. Un profiteur pervers."
"Je ne suis que votre fidèle sujet, votre Altesse. Et je ferai ce que vous m'avez demandé. Le prix à payer n'est pas trop élevé, non ?"
"Tu m'as pris par traîtrise... et mon cul me fait si mal que j'ai peur de ne pas pouvoir monter à cheval pendant un moment."
"Vous n'arriviez pas à vous détendre ! J'ai fait tout ce que je pouvais pour vous aider, ne le comprenez-vous pas ? Vous verrez que la prochaine fois, ce ne sera pas si dur. Chaque fois, ça ira un peu mieux, croyez-moi, votre Altesse. Avez-vous déjà enculé un garçon, mon Prince ?"
"Tu sais très bien que je ne culbute que des filles. Je ne suis pas un pervers comme toi. Ou comme Niels."
"Alors, vous ne savez pas ce que vous manquez. Vous devriez le faire une fois. Si vous voulez, vous pouvez prendre mon écuyer. Il sait vraiment comment la prendre, il vous ferait jouir plus que n'importe quelle femme. Et il serait honoré que vous le preniez."
"Ne dis pas n'importe quoi ! Je paye le prix convenu, mais ne crois pas que tu vas pouvoir me faire aimer ça !" répliqua Bjorn en s'habillant.
"Rappelez-vous de m'apporter ces deux documents, votre Altesse, avant de revenir dans mon lit me faire jouir. Pendant ce temps, je vais réfléchir à façon de vous aider pour votre frère."
Bjorn quitta la pièce sans ajouter un mot pendant que chevalier rassasié retournait dans le lit encore chaud du corps du garçon qu'il venait de déflorer.
En y repensant, il fut excité à nouveau. Dès que l'écuyer revint, il lui dit, "Viens ici, je veux ton cul."
"Oui, Chevalier, me voilà !" répondit le garçon joyeusement en grimpant dans le lit d'Athal et s'offrant à lui.
Deux nuits plus tard, Bjorn revint voir Athal avec une feuille de papier et son sceau.
Sur le papier, il avait écrit, "Moi, Prince Bjorn, ordonne au Chevalier Athal de faire en sorte d'éloigner par n'importe quel moyen et pour toujours l'usurpateur qu'on fait passer pour le Prince Niels en trompant le Roi, la Reine et toute la Cour."
"Tiens, voilà ! Ça te va ?" dit-il en lui tendant les feuilles.
"Oui, très bien. Vous avez bien choisis les mots, mais ça me va bien. Avec ça, je me sens plus tranquille."
"Parfait. Donne-moi de la cire, que j'y mette mon sceau." dit Bjorn. Il plia la feuille, la scella et la rendit à Athal. "Où vas-tu la mettre ?"
"A l'abri. Je n'ai pas encore décidé où. Mais à présent, déshabillez-vous, Altesse."
"D'accord, mais fait vite." répondit le garçon
Il se mit nu et se mit sur le lit du jeune homme. Celui-ci se libéra aussi de ses vêtements, prit du baume sur les doigts et se mit à titiller le trou de Bjorn tout en le lubrifiant. De l'autre main, il le touchait savamment sur les points sensibles, l'excitant. Et cette fois, il se prépara à pénétrer le garçon avec moins de violence que la première fois.
"Allez, qu'est-ce que tu attends ? Fais ce que tu as à faire, et vite." dit le prince, de nouveau partagé entre le plaisir que l'autre lui procurait et la rage de devoir se plier à des pratiques sexuelles qu'il détestait.
Mais Athal savait ce qu'il faisait et il prit son temps, et quand il pensa que le membre du Prince était assez dur, il le prit entre ses lèvres, tout en lui glissant délicatement un doigt dans le trou.
"Oh ! Qu'est-ce que tu fais ? Noon... Pas ça... C'était pas... prévu comme ça..." gémit le garçon en se tordant mais sans se retirer.
"Si Altesse, c'est dans notre accord. Mais cette fois, c'est moi qui commence comme ça, avant de vous la mettre."
"Tu es un porc."
"Oui, Altesse, je suis un gros porc. Et vous me plaisez, ça me fait devenir encore plus porc..." dit joyeusement Athal en recommençant à sucer avec talent, puis il lui dit, "Voila, tournez-vous, que je vous l'enfile..."
Bjorn se tourna et écarta les jambes. Athal était au-dessus de lui, et comme il l'avait pensé, la résistance du garçon à la pénétration fut moindre, plus facile à vaincre. Il se glissa en lui en une série de poussées bien calibrées, tout en lui excitant les tétons et en caressant le membre prisonnier entre le ventre et le lit.
"Je vous fais encore mal ?" demanda-t-il, excité.
"Bien sûr que ça fait mal, bâtard. Tu es monté comme un cheval."
"Mais avez-vous senti comme elle est entrée facilement ? Vous avez un petit cul délicieux... chaud... étroit... Et je jouis encore plus quand vous le serrez comme ça..." murmura Athal en finissant de s'insérer à fond.
Comme il s'y attendait, le garçon cessa de résister. Alors le chevalier commença à lui limer le rectum avec des mouvements de va-et-vient longs et passionnés, dans le but de donner un maximum de plaisir au garçon, non par altruisme, mais seulement pour qu'il s'abandonne à cette activité qui le rebutait.
Athal avait également compris que le garçon était sensible aux propos orduriers pendant l'amour, alors il lui murmurait à l'oreille tout en le pénétrant avec art.
"Sentez-vous ma belle bite dans votre petit cul tendre ? Et les boules qui claquent contre vos petites fesses ? J'aime vous baiser..."
"Oui, cochon... Je le sais... Vas plus vite, allez !"
"Non, Altesse, je veux en profiter comme il se doit. Et je vous remplirais les boyaux de mon jus..." dit Athal en continuant ses poussées rythmiques en scrutant l'augmentation du plaisir de l'autre.
Le chevalier se sentait maître de la situation et il aimait ça. Il aimait aussi la passivité avec laquelle le garçon la subissait, par rapport à la fois précédente. En fait, Athal aimait les garçons qui prenaient une part active à se faire pénétrer, qui lui faisaient sentir leur plaisir. Mais le fait que Bjorn ne veuille pas admettre le plaisir qu'il commençait à ressentir lui donnait un sentiment de puissance excitant.
Athal, dès le matin, délivra discrètement le document cacheté du prince à son ami, lui demandant de ne dire à personne qu'il l'avait, de le tenir caché et de n'ouvrir le document qu'au cas où il lui arriverait quelque chose.
Puis il commença à chercher le moyen de tuer Niels. Il pensa que la meilleure occasion serait pendant une battue de chasse, de manière à faire croire à un accident. Une flèche, droit dans le cœur de Niels, depuis un fourré. Une flèche aux couleurs d'un autre noble, volée dans une armurerie, longtemps avant, de sorte que personne ne puisse le retrouver. Lancée par un archer très habile et disposé à un tel tir. Quelqu'un comme son vieil ami de tournée Waltha. Que devait-il faire pour le convaincre de retourner à la Cour, alors qu'il n'en avait pas envie ? Trois ans auparavant, quant il avait hérité tous les biens de famille, il s'était installé dans son le petit mais superbe château sur un fjord, où il avait rassemblé des dizaines de garçons splendides pour son plaisir. Certes pas l'argent, ni le mirage d'un beau garçon. De fait, il en avait à volonté. Que pouvait-il désirer Waltha qu'il n'ait pas déjà ?
Athal décida quand même d'aller trouver son ami Waltha. Ainsi, après avoir passé une cinquième nuit au lit avec Bjorn, qui tentait toujours de feindre que ça ne lui plaisait pas, mais qui d'évidence avait des orgasmes de plus en plus intenses, il lui parla de son plan d'aller trouver un ami pour lui demander de rentrer à la Cour pour tuer Niels. Bjorn au début, ne fut pas content. Plus il y avait de personnes au courant de cette conjuration, plus il avait peur que quelque chose ne transpire. Mais Athal le tranquillisa en lui disant que c'était inévitable, pour une affaire pareille d'impliquer d'autres gens. Mais des gens de confiance, comme l'était évidement son ami Waltha.
Athal partit à l'aube sur son cheval, avec son fidèle écuyer. Ils chevauchèrent deux jours et arrivèrent enfin en vue du château de Waltha. Ils se présentèrent à la porte en s'annonçant. Waltha en personne vint les accueillir.
"Quelle bonne surprise, Athal ! Entre, mon ami, vous devez être fatigués par cette chevauchée. Je vais te faire préparer un bon bain par mes garçons... Viens choisir celui que tu préfères pour te servir..."
"Je ne resterai pas. Je suis venu discuter une affaire un peu particulière. J'ai besoin de toi aide, mon ami."
"Parfait, tout ce que tu voudras... Mais pour le moment, entre et détends-toi un peu. Il ne sera pas dit qu'un ami de Waltha ne profite pas de son hospitalité. Entre, assieds-toi. Je vais appeler mes garçons." dit Waltha en le faisant entrer dans une pièce joliment meublée, avec des fourrures étalées au sol et des armes précieuses aux murs. Il fit tinter une cloche.
Bientôt, la porte s'ouvrit et une douzaine de garçons entre quinze et vingt ans, portant la livrée de Waltha, orange et noire, entrèrent.
"Ah, voilà mes pages, tu peux en choisir deux ou trois qui te plaisent. Ils sont tous aussi habiles et désireux de te servir."
Athal les regarda. C'était vraiment un beau groupe. Il pourrait se détendre en se reposant. La livrée ajustée mettait en valeur les formes des garçons. Il en désigna deux.
Waltha approuva en disant, "Si je me rappelle bien de tes goûts, prends celui-là aussi. Je suis sûr qu'il te plaira.
Les trois garçons désignés s'inclinèrent pendant que les autres sortaient. "Allez vite préparer un bon bain pour mon ami Athal. Et faites en sorte qu'il soit content de vous." leur dit Waltha. Ils s'inclinèrent en souriant et sortirent à leur tour.
"Waltha, à présent que nous sommes seuls, je dois te dire la raison de cette visite inattendue."
"Nous aurons tout le temps, mon ami. Vas prendre un bon bain avec ces trois garçons, prends tout le temps que tu voudras. Et puis nous dînerons et tu pourras choisir un garçon pour réchauffer ton lit. Alors, avant d'aller dormir, tu me raconteras. Chez moi, pas d'affolement. On profite de la vie. Et puis, à part mes pages, il y a aussi des serviteurs et des gardes. Rappelle-toi qu'ils sont prêts à te plaire.
"Pour la nuit, j'ai mon écuyer."
"Mais non ! Trouve-lui aussi quelqu'un qui lui plaise, cette nuit. Un peu de changement te fera du bien."
"Tu t'es créé ton paradis personnel à ce que je vois."
"Ben oui, pour moi et mes amis."
"Mais comment fais-tu pour en avoir autant, si beaux, jeunes et disponibles ? Quel est ton secret ?"
"Je n'ai pas de secret. J'ai trois hommes à mon service, un ancien écuyer et deux anciens pages qui chevauchent dans le royaume. Quand ils voient un beau garçon d'une quinzaine d'années, particulièrement de famille pauvre, ils essayent d'abord de le baiser. Et s'il est d'accord, ils lui proposent d'entrer à mon service. La plupart sont tentés par une vie plus confortable et acceptent. Ils les ramènent au château où ils commencent leur carrière."
"Mais c'est vrai que tu n'aimes que les gamins, non ? Qu'en fais-tu, quand ils deviennent plus grands ?"
"Je garde les meilleurs à mon service. Les autres, je les renvoie dans leur village avec une bourse de pièces d'or et une lettre de recommandations."
"Comme ça, tu as toujours de la chair fraîche dans ta besace, et sans te fatiguer !" dit Athal en rigolant.
"J'ai bien investi mes richesses, dont une bonne part vient de mes ancêtres. Je crois que c'est le seul château du royaume, et même des royaumes voisins où il n'y a pas l'ombre d'une femme ! Bien, je vois que ton bain est enfin prêt. Amuse-toi bien, mon ami." dit Waltha en voyant le retour de l'un des trois pages choisis.
Athal suivit le garçon jusqu'à une chambre lumineuse dans une tour, avec au centre un grand baquet d'eau fumante. Les deux autres garçons étaient déjà nus et commencèrent à déshabiller le chevalier, pendant que le troisième se mettait nu. Ils se mirent à laver le corps d'Athal en le touchant sensuellement. Après l'avoir rincé, ils se mirent à le lécher, à frotter leurs corps contre le sien, à l'exciter toujours plus. Athal aussi touchait, caressait, embrassait ces trois corps frais et sensuels. Les trois garçons le conduisirent alors sur un grand lit confortable et s'offrirent au chevalier.
Athal prit l'un d'entre eux et le pénétra, pendant que les deux autres continuaient à le lécher, à l'embrasser dans une vraie orgie dont Athal était le centre. Il les pénétra l'un après l'autre, ravi, savourant leur habileté à le satisfaire, jusqu'à ce qu'il décide lequel il préférait. Il le plaça sous lui pour le baiser jusqu'à l'orgasme. Les deux autres se placèrent alors pour que l'un lui lèche l'anus et les testicules et l'autre les tétons, le portant à un plaisir si intense qu'Athal ne fut plus capable de se contrôler et explose dans un orgasme incroyablement violent.
Alors, les garçons le lavèrent de nouveau, le plongeant dans le grand baquet d'eau parfumée. Puis ils le séchèrent, le vêtirent et le conduisirent à leur maître.
"Bien ! Est-ce que ça t'a plu, mon cher ami ?"
"Je suis plus que satisfait. Merci beaucoup."
"Allons dîner, alors. Tout est prêt."

CHAPITRE 8
LE ROI NIELS LE MISÉRICORDIEUX
Après le diner, Athal expliqua à Waltha pourquoi il était là.
Après l'avoir écouté, Waltha demanda, "Penses-tu que Niels soit un imposteur ou est-il vraiment l'aîné du Roi Harold ?"
"Je ne sais pas... Mais qu'importe ? Ce qui compte, c'est que Bjorn reprenne ses droits au trône et devienne roi, à son heure. Comme roi, il nous sera reconnaissant de lui avoir donné le trône, non ?"
"Je ne sais pas... D'abord, si Niels est le vrai héritier... Je ne veux pas devenir régicide ! En plus, nous serions les âmes damnées de Bjorn. Crois-tu vraiment qu'il nous serait reconnaissant ou qu'il serait plutôt tenté de se débarrasser de nous ?"
"J'ai des documents qui me protègent. Ils te protégerons aussi."
"Une flèche dans le cœur de Niels pendant qu'il chasse... Et si je rate ? En plus, il n'est jamais seul, il a toujours des gardes du corps qui veillent sur lui..."
"Tu ne rates jamais, tu ne manqueras pas ton coup. Et tu n'utiliseras pas tes flèches, je m'en suis procurées aux couleurs d'autres nobles de la Cour."
"Je ne suis pas sûr, tuer un homme n'est pas aussi facile que chasser un animal, mais... Je ne sais pas. Cette affaire ne me rassure pas. Pour moi, Bjorn ne vaut pas Niels. Non, il vaut bien moins. Et tu sais quoi, si j'étais toi, j'irais voir le Roi, et je lui montrerais le document que t'a donné Bjorn. Crois-moi, dès l'instant où le Roi l'a proclamé comme son fils, et que la Cour l'a accepté comme tel, Niels faisait la course en tête. Mais tu m'as rendu curieux. Je vais à la Cour d'ici peu. Quand j'aurais vu ce Niels, je prendrai ma décision. Si je décide de ne pas le tuer, tu ferais mieux de parler de Bjorn avec le Roi Harold."
"Je lui ai donné ma parole et lui... Le Prince me laisse l'enculer, ce que je voulais faire depuis longtemps, mais lui ne voulait pas."
Waltha éclata de rire. "Et pendant ce temps-là, tu t'amuseras. La loyauté est une belle chose, mais elle devrait être réservée à ceux qui en qui on a confiance. Je n'ai jamais beaucoup apprécié le Prince Bjorn. Un homme qui se laisse enculer sans aimer ça, contre autre chose... Quel Roi crois-tu qu'il deviendrait ? Si tu veux mon aide, ce sera aux conditions suivantes, j'irais à la cour me rendre compte des choses et si j'accepte, très bien, sinon, tu devras vite dénoncer le prince Bjorn au roi. Sinon, je ne le fais pas."
"Et si tu acceptes, que demandes-tu ?"
"Ce que je veux ? Que pourrais-je te demander ? J'ai tout ce dont j'ai besoin, ici. Et s'il était roi, que me donnerait-il ? De l'or ? Non, si je le faisais, ce serait seulement parce que je serais convaincu qu'il est mieux d'avoir Bjorn sur le trône que Niels. Et puis toi, que penses-tu de Niels ?"
"Je ne sais pas, je ne me suis pas posé la question. Je sais que c'est l'amant de Guntar, le nouveau chef des gardes. Et qu'il est beau garçon. Et que le Roi a fait une grande fête pour son retour."
"Oui, j'étais invité, mais je n'ai pas eu envie de venir. J'étais en train de réorganiser mon château. L'amant de Guntar ? En es-tu certain ?"
"Non, je n'en suis pas certain. C'est ce que Niels a déclaré. Lorsque le roi l'a reconnu comme son fils et lui a demandé de reprendre sa place à cour, il a clairement dit qu'il était l'amant de Guntar et ne voulait pas le perdre, et que soit il restait avec lui, soit il préférait continuer sa vie comme avant."
"Mmmmh, ça me plait. Il aurait refusé d'être prince héritier plutôt que de renoncer à son amant ! Il a l'air mieux que son frère."
"Si c'est vraiment son frère..."
"Si c'était un profiteur, il n'aurait certainement pas posé de telles conditions. Il m'intrigue vraiment, je voudrais le connaître. Mais tu dois encore me donner ta réponse. Laisse passer la nuit, et dis-moi demain si mes conditions sont acceptables. Jusque là, qui veux-tu dans ton lit pour la nuit ?"
"Le serviteur qui servait à boire..."
"Mmmh, tu as bon goût... Il a dix-sept ans, et au lit, il est très chaud. Je lui ferai dire de se trouver dans ta chambre. Il n'y a que six mois qu'il est ici. C'est le fils d'un pêcheur du nord. Je pense que quand mon rabatteur l'a trouvé, il était encore vierge. Il ne l'avait fait ni avec des hommes, ni avec des femmes. A présent, c'est un de mes meilleurs serviteurs, toujours prêt à le faire, qui que ce soit qui le lui demande. Tu passeras avec lui une excellente nuit. Mais demain matin, tu devras me donner une réponse."
Le garçon l'attendait sur le lit avec un grand sourire, déjà nu. Il avait un beau corps. Athal, excité, se déshabilla rapidement et monta sur le lit. Le garçon, rapide et agile se tourna de façon à pouvoir prendre le membre dur du chevalier entre ses lèvres. Il l'embrassa, le lécha, le suça avec appétit et adresse. Athal se coucha, les jambes largement écartées, de manière à lui faciliter le passage tout en caressant le corps jeune et frais avec un désir croissant. Si les trois qui lui avaient donné son bain étaient bons, ce garçon était exceptionnel. Il semblait qu'il ne soit né que pour faire l'amour. Il savait comment faire éprouver à un homme le maximum de plaisir. Et quand il s'aperçut que l'homme était excité au juste point, le garçon se souleva et se mit assis sur le poteau droit et vibrant, s'y enfilant d'un seul geste expert.
Athal gémit de plaisir, et le garçon, posé sur les genoux se mit à bouger le bassin en haut en bas à un rythme d'abord lent, tout en faisant volontairement pulser son anus autour de la grosse verge raide et dure. Le jeune homme se redressa sur le lit pendant que le garçon continuait à pilonner son entre-jambes, à lui caresser le torse. Puis le garçon se mit à lui titiller les tétons, à les mordiller doucement, pendant qu'il accélérait le rythme avec lequel il bougeait le bassin sur l'aine du chevalier, lui caressant le dos en faisant glisser le bout de ses doigts le long de son épine dorsale.
Le jeune homme ressentit un plaisir intense. Edel replia lentement les jambes de manière à ce que tout son poids repose sur la base de la pointe dure comme de l'acier trempé. Le garçon s'agrippa à lui, les bras autour du cou, les jambes autour de la taille. Athal se pencha alors en avant, de sorte que l'autre soit allongé sur le dos et se mit à son tour à bouger d'avant en arrière, prenant le garçon avec passion. Le garçon se mit à frétiller sous lui, jouissant du changement de position et des poussées puissantes de l'homme. Athal le pénétra avec vigueur et, voyant l'expression charmée qui se peignait sur les traits du garçon, se pencha pour l'embrasser sur la bouche. Le garçon lui suça doucement la langue, gémissant légèrement sous le plaisir. Athal déchargea en lui à l'improviste, arrivant presque à l'orgasme sans s'y attendre, dans une série de poussées passionnées. Le garçon jouit au même moment entre les deux ventres tendus.
"Tu me plais à mourir, mon garçon !" haleta Athal en s'abandonnant sur lui. Il caressait la douce figure où brillait un sourire lumineux.
"Merci, Seigneur..." répondit doucement le serviteur.
"Comment t'appelles-tu ?"
"Edel, Seigneur."
"Reste dormir avec moi, cette nuit."
"Comme il vous plaira, Seigneur." répondit le garçon, visiblement heureux de cette demande.
Athal se laissa glisser hors de lui, s'allongea à ses côtés et le pris dans ses bras, le caressant et l'embrassant tendrement. C'était la première fois qu'il ressentait une telle tendresse pour un garçon, avec en plus le désir de le garder pour lui seul.
"Edel ?"
"Oui, Seigneur ?"
"Voudrais-tu être à moi, pour toujours ?"
"Oh... mais j'appartiens au Seigneur Waltha..."
"Mais aimerais-tu être à moi, rien qu'à moi ?"
"J'en serais honoré..."
"Au matin, je lui demanderai de te laisser partir avec moi."
"Ça serait merveilleux, Seigneur..."
"Je t'aime trop, Edel."
"Merci, Seigneur."
Edel s'endormit et Athal pensa que jamais il ne s'était senti aussi heureux de toute sa vie, maintenant qu'il tenait Edel dans ses bras.
Il se réveilla au cœur de la nuit, plein de désir. Il réveilla alors le garçon d'un baiser. Lorsque celui-ci se rendit compte du désir du chevalier, il s'offrit volontiers, avec une grâce joyeuse et spontanée. Athal le prit de nouveau, jouissant longuement en lui, portant également le garçon à une nouvelle jouissance intense. Et de nouveau ils se rendormirent étroitement enlacés. Lorsque qu'ils se réveillèrent, le matin suivant, ils firent de nouveau l'amour, avec plus de douceur mais pas moins de passion.
Athal descendit pour voir Waltha.
"As-tu passé une bonne nuit, mon ami ?"
"Excellente, Waltha, vraiment excellente. Edel m'a envoûté. C'est pourquoi je voudrais te demander une grande faveur..."
"Dis-moi..."
"Je voudrais le prendre avec moi, si tu me le permettais."
"Veux-tu en faire ton serviteur ?"
"Non. Je voudrais en faire mon amant... Il est adorable..."
"Rien que ça ? Bon... comment te le refuser ? Il est à toi, je te le donne. Mais au fait, as-tu réfléchi à ma proposition ?"
"Oui, j'accepte."
"Très bien. Alors je vais faire préparer mon voyage à la Cour et nous partirons demain matin. Et d'ici là, il faudra de nouveaux vêtements pour Edel, s'il doit venir avec toi. A partir de maintenant, il ne doit plus porter mes couleurs. Mais toi, si tu ne veux pas en faire un serviteur, comment justifieras-tu sa présence à tes côtés à la Cour ? S'il était noble, ton écuyer ou ton serviteur, ça serait plus simple, mais..."
"Je sais, mais j'ai déjà un écuyer, je ne peux pas en avoir deux. Et il n'est pas de sang noble."
"Ne crois-tu pas que ça serait mieux, même si tu le considères comme ton amant, qu'il porte ta livrée, comme un serviteur ? Nous avons le temps de lui en faire préparer une à tes couleurs."
"Oui, je crois que tu as raison. Au début, ça sera plus simple. Je te remercie, Waltha..."
Ils partirent le matin suivant. Edel, heureux de porter ces nouvelles couleurs, chevauchait derrière les deux chevaliers, à côté du serviteur de son précédent maître, pendant que les deux écuyers fermaient la marche.
Arrivé à cour, Athal conduisit Edel dans ses appartements, pendant que le chambellan donnait des chambres à Waltha et sa petite suite.
Waltha, après avoir salué le Roi et la Reine, s'entretint avec les deux princes.
Au soir, Bjorn vint dans la chambre d'Athal. "Alors, comment ça se passe ? Est-ce Waltha qui va tuer Niels ?" demanda-t-il dès qu'ils furent seuls.
"Commencez par vous déshabiller. Mais soyez tranquille, ici, à la Cour, il n'y a pas de place pour deux princes." dit Athal avec un sourire énigmatique, décidé quoi qu'il en soit à jouir du corps de Bjorn.
Ce dernier se mit nu et se coucha sur le lit d'Athal. "Vas-y, prends-moi, récolte ta prime." dit le garçon avec un sourire satisfait en se mettant en position.
Athal lui sauta dessus et le pénétra. Mais cependant, il pensait à quel point Bjorn était différent d'Edel, et tout à l'avantage du serviteur. Edel valait mille fois mieux de Bjorn !
Après qu'il se soit épanché et que Bjorn ait quitté sa chambre, Athal appela Edel et il se remit à faire l'amour avec lui, avec une douce passion en rien affectée par sa récente baise. Avec une très agréable stupeur le chevalier se rendit compte qu'il tombait amoureux du jeune serviteur comme jamais il n'était tombé amoureux de personne.
Waltha passa les deux ou trois jours suivant à parler avec Niels ou avec Bjorn, parfois seuls, parfois ensemble. Il les étudiait, sans en avoir en l'air. A la fin, il éprouva une sympathie instinctive pour Niels, qui se renforça lors des rencontres suivantes. Et un sens il ressenti presque du mépris pour Bjorn.
Et donc, un après-midi, il dit à Athal, "J'ai décidé, portons le document au roi. Nous dénoncerons Bjorn et sauverons Niels. Il doit être notre futur roi, comme en a décidé son père. Il vaut beaucoup de mieux que son frère."
"Je suis d'accord. Va demander audience au Roi, je vais chercher le document. Bjorn ne soupçonne rien, bien au contraire..."
"Je sais. Il m'a dit clairement qu'il veut qu'on tue son frère au plus vite, le petit bâtard. Et quand lui ai-je demandé ce qu'il me donnerait comme prix, devine ce que m'a répondu ? "
"Je ne sais pas... Quoi ?"
"Il m'a donné ça... " dit Waltha en riant amèrement en lui tendant un parchemin.
Athal le déroula et le lut. C'était une promesse, lorsqu'il serait Roi, de lui conférer le titre de conte et de lui céder des terres de la couronne limitrophes de son château.
"Vas-tu aussi montrer ça au Roi ? " demanda en riant Athal.
"Certainement. Allons-y maintenant."
Le roi leur accorda à Waltha l'audience privée demandée. Les deux chevaliers se présentèrent et le mirent au courant du complot de Bjorn contre Niels, et ils lui montrèrent les deux documents. Le Roi Harold fut très peiné de cette dénonciation. Tout d'abord il envoya Guntar arrêter Bjorn et le fit enfermer dans les souterrains du château. Puis il convoqua ses plus grands vassaux pour former le tribunal qui devrait juger le prince en son nom. Tout le monde au château savaient ce qui c'était passé, mais personne n'en parlait ouvertement. La chose était d'exceptionnelle gravité.
Les grands vassaux arrivés, le tribunal siégea en présence du roi, avec les deux chevaliers comme témoins. Bjorn nia tout, déclarant qu'il s'agissait d'une conjuration de Niels pour le priver de ses droits. Mais personne ne le crut. Les dépositions d'Athal et de Waltha, jointes aux deux documents autographes portant le sceau de Bjorn, étaient trop convaincantes. Les juges se réunirent pour former un verdict, qu'ils soumirent au roi. Ils proposaient que Bjorn soit décapité, ou au moins emprisonné à vie.
Quand on rapporta ça à Niels, il se rappela l'oracle du vieil ermite. Il demanda alors audience à son père et lui demanda la clémence pour son frère. Le Roi, suite aussi à une requête identique de la Reine, décida de ne pas faire décapiter Bjorn mais de le faire enfermer en prison pour le reste de sa vie. Il fit aménager une cellule particulière au sommet du donjon et Bjorn y fut enfermé derrière une porte munie de trois clés différentes dont une était aux mains du roi, une fut confiée à Guntar et la troisième au Chancelier. Personne ne devait entrer dans la cellule, quel qu'en soit le motif. Personne n'était autorisé à parler ni à communiquer de quelque façon que ce soit avec Bjorn. On lui passait simplement sa nourriture à travers une fente appropriée et il était surveillé jour et nuit par des meurtrières pour être sûr qu'il ne tente pas de s'enfuir.
Niels, en compagnie de sa mère, tenta plusieurs fois d'alléger la peine, mais le Roi Harold, bien qu'extrêmement peiné, fut totalement inflexible.
Deux ans étaient passés depuis ces événements lorsque le Roi Harold tomba brutalement malade. On fit venir les plus célèbres guérisseurs, les astrologues et les magiciens. Ils tentèrent tous les soins et les remèdes, mais après onze jours, le Roi Harold mourut sans que personne ne puisse en trouver la raison. La Cour prit le deuil, et on célébra des funérailles solennelles. Le Roi fut enterré comme le voulait la tradition dans un drakkar traditionnel, avec son cheval et son épée.
Quand s'acheva la période de deuil, le Chancelier rassembla tous les vassaux pour l'investiture du nouveau roi. Niels fut couronné, on lui remit l'épée de guerre et l'épée de justice, le manteau royal, puis le Chancelier et les autres dignitaires démissionnèrent et toute la noblesse et les cavaliers jurèrent fidélité à Niels.
Celui-ci avait vingt-quatre ans.
Des royaumes voisins on apporta des cadeaux pour le nouveau roi. Niels nomma Guntar duc et Chancelier du royaume. Il nomma Edel chevalier, en remerciement à Athal pour l'avoir sauvé, puis il donna l'ordre que Bjorn soit amené devant lui.
"Frère, le Roi notre père est défunt. Peut-être à cause du chagrin que tu lui as causé. Puisque ton complot n'a pas empêché que je devienne Roi, il n'y a pas lieu de te punir plus longtemps. Je ne veux pas que tu meures seul entre quatre murs. Tu es encore jeune et la vie t'est ouverte. Je ne veux pas t'en priver."
"Tu n'es pas mon frère, tu es un usurpateur."
"Je n'ai pas demandé à être l'aîné du Roi Harold, ni à devenir Roi. Je ne t'ai pas condamné pour ce que tu as fait. Réfléchis, mon frère..."
"Me demandes-tu de te jurer fidélité ? Jamais !"
"Non, mais je t'offre le choix. Tu peux être reclus dans un château, où tu aurais tes propres serviteurs et une vie confortable, ou tu peux être exilé pour toujours. Mes conseillers m'ont prévenu que si tu étais exilé, tu pourrais comploter contre moi de la cour d'un roi voisin. Mais les dieux me protègent, je ne te crains pas. Tu dois choisir. Rappelle-toi seulement ceci, si tu me fais la guerre, tu me trouveras contre toi. Ne répands pas de sang inutile. Si tu le fais, tu l'auras sur la conscience."
Born opta pour l'exil. Il fut conduit à la frontière de sud où il fut abandonné, vêtu de bure, sans argent, sans arme et sans serviteurs.
Niels en fut malheureux, mais c'était le choix de son frère, il n'y pouvait rien.
Les conseillers demandèrent à Niels de prendre une épouse pour donner un héritier au royaume. Niels leur rappela que son père l'avait consacré au dieu Niel, et que s'il avait une femme, cela amènerait la malédiction sur lui-même et le royaume.
Waltha, qui était à présent un de ses conseillers, dit alors au Roi Niels, "Sire, je t'ai servi quand tu étais Prince, laisse-moi te servir encore. Tu ne peux continuer à négliger les avis de tes conseillers. Tu risques de te les aliéner et Bjorn pourrait en tirer avantage. Laisse-moi partir en voyage, et je rentrerai avec une bonne solution."
"Va, mon fidèle Waltha. Prends tout ce dont tu as besoin."
Waltha partit donc.
Il fut absent du royaume tout l'automne et l'hiver. Il revint à la fin du printemps.
"Sire, j'ai voyagé jusqu'au royaume de Danemark. Là, j'ai rencontré une princesse, jeune et belle, la cadette du Roi, du nom de Flora. Cette princesse aime un ménestrel du nom de Marcus, mais leur amour est impossible. J'ai longuement parlé avec elle et j'ai gagné sa confiance. Elle est gentille, belle, délicate, intelligente, cultivée et son cœur est bon... mais triste car elle ne peut vivre avec son amour. En votre nom, je lui ai proposé de vous épouser en lui disant que si elle acceptait, vous la laisseriez sûrement vivre son amour avec son ménestrel. Au début, elle ne me croyait pas, et puis, à cause de son amour pour Markus, elle a accepté. Si vous envoyez une ambassade au roi son père, la Princesse Flora qui jusqu'à présent à refusé toutes les offres de mariage, acceptera la votre. Et le Roi ne s'opposera certainement pas à un tel accord."
Niels était ravi. Il fit préparer l'ambassade avec de riches cadeaux et une demande officielle pour la main de la princesse Flora. Un navire aux armes de Niels partit aux premiers jours de l'été. Niels fit préparer de nouveaux appartements pour Flora et lui, avec deux passages secrets, un pour que la Reine rejoigne son amant, l'autre pour qu'il puisse rejoindre Guntar.
Trois semaines plus tard, le navire royal apparut sur l'horizon. Niels, avec Guntar à ses côtés et entouré de sa Cour, descendit au port accueillir la princesse. Le navire accosta et la passerelle fut installée. Waltha et la princesse, suivie par ses huit dames d'honneur, s'approchèrent du Roi. Elle était très belle.
Waltha proclama d'une voix forte, "Roi Niels, voici Flora, Princesse du Danemark, ta future épouse et notre future Reine."
"Bienvenue, Princesse Flora..." dit alors galamment Niels. La jeune fille s'inclina alors avec grâce en faisant un timide sourire. Niels lui offrit son bras et lui dit, "Allons dans nos appartements, où vous pourrez vous rafraîchir et vous reposer avant que ne commence le mariage."
La princesse posa une main sur le bras du Roi et le suivit. Ils se rendirent dans le château au milieu de la foule en liesse. Il la conduisit jusqu'à ses appartements où il la laissa avec une de ses suivantes et une dame de sa Cour.
"Nous reviendrons vous chercher quand vous serez reposée, Princesse Flora. Je pense que vous voulez que nous parlions, avant que les cérémonies ne commencent."
"Je vous remercie, Majesté."
Niels revint vers Guntar et ils allèrent trouver Waltha. "Je n'ai pas vu le ménestrel," lui dit-il.
"Markus ? Je l'ai fait accompagner dans sa chambre."
"Quel homme est-il ?"
"Beau garçon... Je l'aurais bien conduit au lit, s'il n'était pas le favori de ma future Reine. Il chante très bien. Vous pouvez en faire le ménestrel de votre Cour, il le mérite."
"Nous n'avons jamais eu de ménestrel, dans cette Cour."
"Il sera donc le premier. Il réjouira tes fêtes."
"Allons lui parler." dit Niels en faisant signe à Niels de le suivre.
Ils entrèrent dans la chambre du jeune danois. Ce dernier, en reconnaissant le Roi, se courba profondément.
"Ainsi, tu es Markus, l'amant de Flora ?"
"Majesté... oui, je l'aime..."
"Bien. Alors, rends-la heureuse. Mais tu sais ce que je désire, non,"
"Oui, Majesté. Que les fils qui naîtrons de votre Reine soient considérés comme vos enfants."
"Et tu acceptes ?"
"Certainement, Majesté. Je serai fidèle à ce contrat, qui me permet de rester aux côtés de la personne que j'aime."
"Très bien, sois moi fidèle, et tu n'auras pas à t'en repentir."
"Voulez-vous que je vous jure allégeance, Majesté ? J'y suis prêt."
"Oui, Guntar et Waltha en seront les témoins."
Après que Markus ait prêté serment devant le Roi, Niels lui montra le passage secret vers la chambre de Flora et lui ordonna de ne le révéler à personne, sous aucun prétexte.
Plus tard, Niels alla seul voir la princesse Flora. Il lui indiqua également le passage secret.
"Je viens de rencontrer votre amant. Il me semble quelqu'un d'agréable et bien élevé. Il sera le père de mes fils. S'il sait se tenir à son rang, je vous promets qu'il ne lui sera jamais manqué de respect."
"N'en doutez pas. Markus et moi vous serons éternellement reconnaissants d'avoir rendu notre amour possible. Sans vous, seule la mort aurait pu nous réunir. Vous nous avez rendu la vie."
"Bien. Vous devrez êtes à mes côtés, et vous élèverez les fils que vous me donnerez, mais vous serez libre, ici dans votre chambre, de vous entretenir avec votre Markus comme bon vous semblera. Mais seulement ici, dans votre chambre, le comprenez-vous ? "
"Absolument, Majesté."
"Et personne, pas même vos dames de compagnie, ne devra connaître notre pacte ni votre amour pour le ménestrel..."
"Oh, Majesté, une seule de mes suivantes est au courant. Elle a toujours été ma confidente."
"Pouvons-nous compter sur sa discrétion ?"
"Absolument, Majesté."
"Bien, mais qu'elle soit seule à le savoir, maintenant et pour toujours."
"Certainement, Majesté."
"Officiellement vous serez ma femme et devrez vous comporter comme telle, en public et à la Cour."
"Je serai toujours à vos ordres, Majesté"
"Très bien. Et moi, je me comporterai comme le meilleur des maris, pendant nos rencontres."
"Je vous remercie, Majesté."
Satisfait, Niels rentra dans sa chambre, où Guntar l'attendait. Tombant dans les bras l'un de l'autre, ils s'embrassèrent.
"Demain je l'épouserai et elle sera couronnée reine. Mais sais-tu que dans mon cœur, il n'y a que toi ?"
"Oui, mon amour. Mais maintenant laisse-moi enlever tes vêtements et t'aimer... Sais-tu que je te préfère nu ?"
"Moi aussi. J'aime sentir que tu me veux..."
"Tu ne te fatigueras jamais de moi ?"
"Et toi de moi ?" demanda Niels avec un doux sourire en caressant légèrement le membre gonflé de son amant.
"Seulement le jour où je serais fatigué de la vie." répondit Guntar en l'attirant vers lui pour l'enlacer.
"Mais tu aimes les plus jeunes... Je suis adulte, à présent..."
"Et toujours plus désirable. J'aime ta virilité et ton corps adulte. La jeunesse est comme une fleur, belle à voir, à sentir, mais elle disparaît. La maturité est son fruit, doux à savourer et dont on ne se lasse pas."
"Et tu aimes savourer ce fruit ?" ; demanda Niels avec un sourire provoquant.
"Oui... et je ne me fatiguerai jamais de te savourer. Approche-toi, mon amour, laisse-moi te serrer."
"Je suis à toi, entièrement ! Prends-moi ! fais-moi sentir que je suis tien."
Ils se serrèrent, pendant que Guntar le guidait vers le vaste lit et le pliait avec douceur à son désir. Ils firent longuement l'amour oublieux de tous et de tout, se prenant et s'offrant mutuellement, pleins d'une joyeuse passion.



Et tout se passa bien. Niels était aimé de ses sujets, respecté des rois voisins, admiré par tous pour la sagesse avec laquelle il gouvernait son royaume malgré sa jeunesse. La Reine Flora et lui étaient comme frère et sœur, et Niels devint ami de Markus qui avait bon caractère, était joyeux et aimable, mais savait rester discret.
La Reine Flora donna jour à son premier né, un beau bébé sain et robuste que Niels appela Norman, et qu'il aimait beaucoup. Quand il en eu l'occasion, le Roi éleva Markus au rang de Marquis.
Un jour, le chevalier Kim, rentrant à la Cour après un long voyage dans les royaumes voisins, demanda audience au Roi.
"Sire, j'ai à vous faire part d'une nouvelle."
"Laquelle, mon bon Kim ?"
"J'ai... j'ai rencontré votre frère Bjorn."
"Ah, vraiment ? Comment va-t-il ? que fait-il ?" demanda immédiatement Niels.
"Et bien... Il tapine dans les auberges."
" Il tapine dans les auberges ?" demanda Niels, se rappelant ce que c'était que survivre dans ces conditions. "Où, comment ?"
"Personne n'a voulu le croire quand il s'est vanté d'être le fils du Roi Harold, alors..."
"Mais va-t-il bien ? Lui as-tu parlé ?"
"Oui. Il a passé la nuit avec mon écuyer, et au matin, quand je suis allé le chercher, j'ai reconnu le jeune qui était dans son lit et lui m'a reconnu. Il n'est pas mal. Mais, il regrette beaucoup le pays. Il est beau, comme vous le savez, et beaucoup de clients demandent ses services. Mon écuyer m'a dit qu'il... est très bon, au lit. Mais il voudrait pouvoir rentrer."
Niels réfléchit. Quand le vieil ermite lui avait dit d'être magnanime avec son frère, pensait-il à ça ? Il en parla avec Guntar et, ensemble, ils décidèrent d'envoyer quelqu'un le chercher. Niels était disposé à lui accorder son pardon.
Ils envoyèrent Waltha avec Erin, un jeune chevalier à peine rentré de son voyage initiatique, leurs écuyers et deux serviteurs. En suivant les indications de Kim, ils commencèrent à chercher Bjorn où il avait été vu pour la dernière fois. Finalement Waltha le reconnut. Erin, que Bjorn ne connaissait pas, l'accosta et lui demanda de passer la nuit avec lui. Bjorn accepta. Ils firent l'amour. Puis Erin lui dit qu'il savait qui il était lui et lui proposa de rentrer dans son pays. Il lui dit que beaucoup de chevaliers et de nobles étaient disposés à lui rendre le trône.
Bjorn secoua la tête. "J'aimerais renter dans mon pays, mais pas au prix de complots, du sang et de la guerre. Laisse-moi sur mon chemin. Oublie que tu m'as rencontré."
Erin insista mais Bjorn ne céda pas.
Alors Waltha vint lui parler et lui dit que roi Niels était disposé à lui donner son pardon
Ainsi Bjorn rentra, demanda son pardon à Niels et les deux frères firent la paix.
Niels donna à Bjorn un château et des terres où celui-ci alla vivre.
Tous admirèrent la magnanimité de Niels et la force qu'il avait montrée en sachant pardonner.

F I N

Retrouvez les autres textes d'Andrej sur : http://www.andrejkoymasky.com/