Journal intime (1) de Chris
vendredi 17 juillet 2009, 19:58 - Chris - Lien permanent
Je veux écrire mon journal intime car j’ai mal, très mal. Mais qu’est ce qu’il m’arrive ? Qui suis-je ? Pourquoi moi ? Pourquoi j’ai si mal ?
Mercredi 15 novembre 2006, dans mon lit, vers 21h :
Je veux écrire mon journal intime car j’ai mal, très mal. Mais qu’est ce qu’il m’arrive ? Qui suis-je ? Pourquoi moi ? Pourquoi j’ai si mal ? C’est très dur d’écrire mais ça soulage puisque lorsque j’écris, mes problèmes s’envolent de mon esprit puis viennent atterrir sur toi. Je vais te dire ‟journal” tous ce que j’ai sur le cœur et qui bouleverse mon âme de l’intérieur. J’ai des révélations à faire… Ces dernières me choquent, me bouleversent, me rendent malade, j’ai du mal d’ailleurs à les accepter. Je ne sais même pas comment les dire ou les écrire, je suis obsédé par mes pensées, j’ai l’impression qu’elles vont me tuer. C’est une chose horrible, inavouable sous peine de faire du mal à plein de monde. C’est un peu comme Pandore avec sa boite, je pourrai détruire tout mon entourage à l’ouverture de mes secrets… Je dois vivre sans qu’on se rende compte que je cache quelque chose… Tiens ! Mes larmes coulent et toi, mon journal, tu en hérites. Je fais attention à toi car tu vas devenir mon meilleur confident étant donné que tu ne me jugeras jamais, tu es là juste pour m’écouter, pour me recueillir. Je suis dans une pénombre, sombre, éclairée par la lune, je pense à ce que va devenir ma misérable vie…Vais-je m’en sortir un jour ?…
Jeudi 16 novembre 2006, devant mon bureau, il est 18h30 :
Je me déteste, me dégoute, de drôle d’idées me viennent en tête j’ai peur, très peur. Que vais-je devenir ? Faut-il craindre l’avenir ? Ou juste le subir ? Je craque, je pleure, mon cœur subit de violents battements extrêmement intenses, j’ai une boule dans mon ventre, j’ai tellement mal que je crois que je vais mourir. Dans mon ventre, c’est un mélange de haine, d’amour et de honte. Mes mots sont assassins, ma plume brûle et mon cœur saigne… Je crois qu’il faut que j’assume mes actes et mes pensées même si c’est difficile car la vie en elle-même n’est jamais facile. Il faut m’accepter comme je suis, c’est une nécessité. Changer, j’ai déjà essayé et cela n’a rien changé. Je ne me connais même pas, c’est super dur. Ma plume et toi, mon journal, vous allez être écorché et saigner de la révélation que j’ai à faire : Je suis différent car j’aime les garçons…
Vendredi 17 novembre 2006, dans mon lit, 20h24 :
Dans ma vie, j’ai quelques principes comme rendre heureux ce que j’aime et être le plus franc possible mais depuis quelques temps, je suis obligé de mentir à ceux que j’aime. C’est dur mais il faudra bien un jour leur dire ce qui me brise le cœur et qui fait mourir à petit feu mon âme…Du courage, il va m’en falloir pour affronter les autres. En parlant d’eux, les méchants de l’histoire, j’ai une petite histoire à te raconter, cher journal. Au lycée, il y a un garçon qui s’appelle Fabien, il est homosexuel et ne le cache pas. Mes amis, enfin ce que je considérais comme tel jusqu’à aujourd’hui, se sont moqué de lui car il est efféminé, ses manières les dérange énormément, ‟Ce n’est pas un vrai mec, c’est une pédale, on ne peut fréquenter des mecs comme ça” et un autre a rajouté ‟moi, j’aurais honte d’être comme ça”. Lorsqu’ils ont prononcé ces quelques phrases car il y en a eu plusieurs, j’ai réalisé qui ils sont réellement. C’est malheureux, comment j’ai pu passer autant de temps avec eux alors que selon eux, je ne suis pas fréquentable et que je devrais avoir honte… J’admire ce garçon, seul contre tous, contrairement à moi qui ne s’assume même pas, je n’ai aucun courage pourtant, je dois m’assumer et les envoyer sur les roses.
‟Reconnaître les traîtres qui m’entourent
Ceux qui m’empêchent de vivre, d’eux je suis ivre
Naitre, voler de mes propres ailes, aller faire un tour
Cieux, ou terminera ma vie telle la fin d’un livre”
Je vais enfin, grâce à toi, journal, découvrir qui je suis réellement et tu me donneras cette force dont j’aurais besoin pour me rebeller, il ne me reste plus qu’à les affronter. Je sais que dans les moments les plus durs tu seras a mes cotés. Je sais que cela va être des épreuves très pénibles mais je savoir qui je suis ? Je veux comprendre pourquoi à entendre certaine personne je devrais être rejeté ou enfermé. Qu’est ce qui me différencie des autres ? Pourquoi autant d’injustice envers les personnes qui sont dans mon cas ? Je veux comprendre pour vivre, grandir, aimer, me soigner, guérir enfin évoluer…
Samedi 18 novembre 2006, Devant la tour Solidor, Saint Malo, 15h40 :
Au loin les bateaux, les oiseaux, devant moi les vagues s’échouent dans un clapotement divin, je sens l’air marin, le sel de Saint Malo. Journal, je suis tes yeux, tu es mon cœur, mon meilleur ami enfin bref tu es moi et je suis toi, nous ne formons plus qu’un. Un jour, je jouerais, mangerais, vivrais avec lui, le diamant qui lui. Il enchantera ma vie comme dans les contes de fées car il triomphera toujours. En pensant à lui, je souris, je ris, je vis, je revis, je meurs, je pleure. Je l’aime et le déteste. Il nous impose ses lois mais où sont mes droits ? Quand il est là, je les perds et ne les retrouve qu’après son passage tel le tourbillon qui ont fait s’envoler tous les morceaux de mon âme. Lorsqu’il part, il ne me reste plus qu’à reconstituer tous les éléments qu’il a gentiment, méchamment dispersés. La foudre tonne vais-je le voir ? J’ai peur, les bateaux tanguent de plus en plus et le vent souffle. Je l’aime de toute la haine que j’ai en moi. Le vent ne se calme pas, mes cheveux volent, mais je fais attention à toi, journal, car tu as failli t’envoler et mon corps si bronzé a froid, froid de lui. Lorsqu’il traine, je saigne et puis il repart comme s’il ne s’était rien passé. Il n’est qu’un leurre, sur mon cœur, il a laissé des traces ineffaçables, semblable à des écorchures. J’ai peur de lui, il est un tueur, il fait pleurer de bonheur lorsqu’il est là, puis quand il part il nous fait peur ou pleurer. Le temps court, tous les jours et je dédie ce poème en prose à l’amour car c’est l’effet qu’il produit sur moi chaque jour. Ainsi il se souviendra des sentiments différents que j’aspire en mon âme…
Dimanche 19 novembre 2006, dans mon lit, 19h48 :
On s’est écrit par SMS, on a échangé nos photos par MMS. Sur la photo, il est trop beau mais j’ai peur, peur d’avoir honte, honte de moi-même. Même si je me dis que ce n’est pas à moi de changer mais aux autres d’accepter, j’ai encore du mal à m’imaginer avec un garçon. Je me dis que les sentiments, c’est pareil au sang, ça coule dans le corps et dans nos rêves lorsqu’on s’endort. Vers le firmament s’envole ma passion et dès qu’elle revient, je deviens un poisson pour nager dans le ruisseau du Romantisme, égoïsme car je ne pense qu’à moi, moi qui me noie sous la vague qui submerge mon âme. Les autres pensent que mes sentiments sont impurs car ils sont partis vers toi, c’est dur. Grâce à ce feu que tu as mis en moi, je peux extraire de ma vie mes propres lois… Je le veux pourtant je ne suis pas amoureux. Hier soir, il m’a dit qu’il voulait être avec moi…
Lundi 20 novembre 2006, dans la cuisine, 7hOO :
Ce matin, que j’aurais préféré câlin est fabuleux, merveilleux car j’ai reçu un message de lui. Il me demande si je veux sortir avec lui, bien sûr que je le veux, pour lui je me battrai, transgresserai toutes les lois. Je l’aime et il règne sur moi, faut pas que je le craigne, j’espère juste qu’il ne me lâchera pas car là, je ne m’en remettrai probablement pas. Tu m’as conseillé de dire à mes amis qui je suis vraiment et de ne garder que ceux qui m’aiment vraiment. Aujourd’hui, jour de pluie, je vais leur faire part de mon secret et si ça les gêne, le les perdrais…
Lundi 20 novembre 2006, à mon bureau, à 17h45 :
Aujourd’hui comme je te l’ai dit, journal, je leur ai parlé pour voir comment ils allaient se comporter et s’ils allaient me juger voir me blâmer. Certains ont réagi comme des ‟crétins” pour qui ce que je suis est un délit, un crime qui prime sur leur ami qu’ils pensaient connaître depuis tout petit. Quelques uns étaient malins, mais nous verrons demain lorsqu’ils se seront éteints toute la nuit. D’autres, ont bien réagi et étaient contents de me connaître vraiment. Certains le savaient par instinct. Trahir certains l’ont fait et d’autres le feront bientôt. Mes mots soigneront mes maux… Mardi 21 novembre 2006, Sur les remparts de Saint Malo face à la mer, 15h30 :
Mare de la vie, mais qui je suis ? Qui je suis réellement ? Je veux le savoir, connaître, l’apprendre sans dommages collatéraux. Il est trop beau mais je dois le laisser, pour ne pas menacer, le reste des liens sentimentaux qui nous lient encore. D’où je me tiens, je vois le bateau qui part pour l’Angleterre, partir loin pour oublier ! Fuir là-bas fuir ! Commencer quelques choses de nouveau. Gentiment, innocemment, je souris, si je te faisais ça, tu me maudirais, n’est ce pas ? Les flots dévalent mon corps, nettoyer mon cœur, avec mes larmes innocentes, qui ne savent plus pourquoi elles coulent, tellement elles ont coulé auparavant. En quelques semaines, ma vie s’est transformée en un cauchemar, un vrai champ de bataille, si je continue encore comme cela je vais m’encanailler de sentiments qui me tueront. Pour la première fois, je craque et mes pensées se détraquent. De toute façon, il est trop tard pour faire demi-tour…
Mercredi 22 novembre 2006, à la plage, 17h :
Aujourd’hui, je lui ai dit que tous est fini. J’en ai eu marre ! Je n’arrive pas à assumer entièrement mon homosexualité, c’est dur et je n’ai pas voulu l’entrainer là dedans. Il a été tout naturellement déçu, déchu de mes sentiments. Je ne m’inquiète pas pour lui car il est un ange et il aura sa place au firmament, lentement il reprendra goût à la vie… Il faudrait que je me mette quelques temps en retrait du monde…
Jeudi 23 novembre 2006, chez moi, 22h30 :
Double face, ma vie s’est brisée en deux il y a quelques mois, pourquoi ? Je vais de secret en secret, aux yeux de ma tendre famille, mais ce n’est pas de ma faute mais j’y suis obligé car je ne veux pas les blesser. C’est si dur d’être différent mais leur dire, serait pire que tout alors je dois leur mentir. Cette double vie j’en ai marre. Je dois leur dire ce que j’ai sur le cœur, qui je suis vraiment, ce que j’aime et non jouer un rôle comme je le fais en ce moment mais je ne peux pas, c’est impossible, je ne leur dirai pas. Je suis trop malheureux, d’ailleurs mes mots et mes phrases se perdent, ma vie n’a plus sa saveur. Quand j’y pense, j’ai moi-même perdu la sonorité de mon cœur, il y a quelques mois. S’ils savaient vraiment, sans me juger ou sans rester sur leurs idées dépassées, ce que je vis ! Pour eux, un homme ne peut pas aimer un autre homme, c’est contre nature, s’ils étaient un peu plus matures ! J’ai pour eux de la haine mais bien plus d’amour. Je suis pour eux le fils toujours poli, courtois enfin bref l’image du fils modèle mais j’en ai mare de cette étiquette que l’on m’a collée depuis le début. J’ai le droit d’exister en tant que personne et non comme un enfant qui ne sait rien de la vie. J’en ai mare de leur mentir sur mes rencontres et sur certain amis. Ils m’empêchent d’évoluer pleinement, de vivre ma vie à cent pour cent. J’en ai mare de faire semblant d’être hétéro. Je veux partir, prendre un nouveau départ mais je les aime trop pour les quitter…
Samedi 25 novembre 2006, chez moi, minuit :
Maintenant, cher journal, je sais que lorsque les personnes nous jugent alors que l’on ne fait que vivre ou aimer, on tue son âme. Le regard des gens est la corde que l’on se passe au cou mais je vais tout faire pour l’enlever car dans ce monde quand on est différent on doit se battre doublement, et ce quelques soit notre différence. Je dois me battre. La seule chose que je ressens vraiment, c’est cette haine qui me nourrit du fond de mon âme, je sais qu’elle me brûlera toute ma vie car c’est elle qui a déclaré l’incendie dont je suis la victime. On m’a souvent dit que l’amour fait vivre mais moi c’est la haine qui me fait vivre, je suis ivre de cette dernière, je voudrais m’en débarrasser mais je ne sais pas comment faire. Tu sais, journal, l’amour et la haine sont deux sentiments très proches et à la fois très éloignés… Si je vis c’est pour obtenir cet amour, que je cherche depuis quelques mois. Tu sais, du côté de mes amis, le choix a été fait, il ne m’en reste plus beaucoup car peu de personne peuvent comprendre ce que je vis…
Mardi 28 novembre 2006, devant mon bureau, 22h30 :
Quelqu’un m’a redonné le goût de vivre. Il s’appelle Lorenzaccio, il est Italien, il vient d’arriver de Sicile il y a une semaine et viens passer son baccalauréat en France et ses parents ont choisi la Bretagne puisqu’ils ont une maison de vacance à Saint Malo. La conseillère d’éducation est venu le présenter à la classe ce matin. Je me souviens du moment où il est entré, lorsque j’ai posé le regard sur lui, j’ai cru que j’allais m’évanouir sous son charme puissant, la forte personnalité qui émane de son magnifique visage et sous la présence qu’il dégage. Pour une fois, la chance était mon alliée puisque le professeur de mathématique l’a placé à côté de moi. Il s’est assis et m’a lancé un ‟Salut” et moi avec timidité, j’ai lâché un misérable ‟Bonjour”. Tu vois, journal, comme je suis maladroit mais je vais te raconter la suite qui est beaucoup plus intéressante…Après les mathématiques, il est venu me voir et m’a demandé si on pouvait manger ensemble, et moi, avec une hésitation, j’ai accepté son invitation…Il m’a expliqué les raisons de sa présence en Bretagne. Après les cours et après avoir fait plus connaissance, il m’a demandé si je voulais passer le mercredi après-midi avec lui, ma réponse sans hésitation à été oui…
Mercredi 29 novembre 2006, dans mon lit, 22h46 :
Je ne le connais même pas, mais je l’apprécie énormément. Ma langue s’est déliée sous son charme. Lorsque je suis avec lui, ma peau frissonne, mon cœur bat la chamade, mais je ne peux pas penser être avec lui. C’est un amour impossible, je sais qu’on sera juste amis puisque lors de notre discussion de cette après midi, je lui ai annoncé que j’étais gay et il l’a bien pris, puisqu’il m’a dit que ça ne changerait rien car il ne choisissait pas ses amis en fonction de leur orientation sexuelle. Il m’a dit de revenir chez lui après les cours car ses parents s’absentaient à partir de jeudi. Je lui ai dit oui, mais, journal, j’ai très peur de céder à la tentation et de l’embrasser…
Jeudi 30 novembre 2006, à mon bureau, 21h56 :
Nous avons parlé, il s’est approché, les yeux dans les yeux, sa respiration était mienne, ses lèvres au goût de miel se sont approchés, sa main pleine de soleil s’est posé et a caressé mon épaule puis est descendu lentement, sensuellement le long de mon corps. Il a glissé sa langue à l’intérieur de mon âme, il a même percuté mon cœur comme une flèche qui l’aurait transpercé. A ce moment là, j’étais au bord de la crise cardiaque. Je le sens bien, c’est l’homme de ma vie, c’est comme un flash qui m’arrive du futur. Il m’a emporté dans ce tourbillon de chaleur. Mon sang transformé en lave, boue dans mes veines, ma tête tourne, j’ai cru que j’allais défaillir sous toute la tendresse qu’il m’apportait mais sa façon de m’embrasser me ramenait à la vie. Toujours cette chaleur qui me brûlerait pareil aux flammes de l’enfer qui étreint le diable jusqu’au plus profond de sa méchanceté. Nos vêtements se consumaient puis nous nous en sommes débarrassés tellement ils nous brûlaient. Allongés dans les draps blancs, nous étions pris au piège dans ce brasier qui nous a calcinés. Nous étions ces deux adolescents enfermés dans une fournaise nommée passion, ce soir je sens encore ses mains me caresser, me toucher ou encore ses lèvres m’embrasser. Ses doigts de feu me brûlaient mon âme et ont réduit en cendre mon cœur, mon âme s’enflamme encore de l’incendie pas encore éteint. Moi je me suis mis à veiller sur lui quand il s’est endormi, après, je suis son ange gardien, je veille sur ses songes. Mon cœur était éteint lorsqu’il s’est réveillé, la faible flamme s’est rallumée. Il est mon prince charmant que l’on trouve en général seulement dans les contes de fées. Ce soir, je pense à lui, à son innocence, sa beauté, sa présence. J’en suis sur je l’aime et je laisserai personne nous séparer…
Vendredi 1 décembre 2006, en cours de français, 10h35 :
Il ne me regarde pas alors je te décris ma passion, ma raison, ma déraison. Je pourrais te le décrire pendant des heures, pour toi, mon journal qui ne voit rien. Il un sublime visage, des yeux noirs intenses comme le chocolat. Ses cheveux sont assimilables à l’ébène d’une forêt, un peu comme Blanche neige dans le conte de fée. Attends je te cache car il regarde ce que je fais, ce n’est pas possible, il semble me connaitre dans les moindres détails. J’ai fait un an d’italien alors pour pas que les autres nous comprennent en cours on parle ou on s’écrit des petits mots en italien. Je suis la victime des jalousies car depuis que Lorenzo est arrivé, il n’a parlé qu’à moi, en même temps il ne connaît que moi et mes amies alors avec les autres, la critique a commencé à monter, espérons qu’ils ne remarquent rien car je ne veux pas qu’on leur soit confronté…
Dimanche 3 décembre 2006, devant mon bureau, 21h21 :
Il me manque étrangement, c’est atroce, personne ne m’avait manqué autant auparavant. C’est une douleur sentimentale et c’est fatal. Je pense à lui, sans cesse, il est devenu une partie de moi, nous ne formons plus qu’un. Sans lui, je suis triste, j’ai l’impression qu’une part de moi à été supprimé et lorsque je suis avec lui, j’ai de la force et je me ressource. Journal, ça fait longtemps que j’attends l’amour de ma vie et là je l’ai sans doute trouvé et je compte le gardé si le destin le veux car depuis quelques temps, je ne suis pas gâté donc je ne suis plus sur de rien…
Lundi 4 décembre 2006, en cours d’anglais, 15h25 :
Journal, j’ai peur. Il n’est pas venu en cours de la journée, je m’inquiète. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. C’est pour ça que je vais aller le voir après les cours, je vais lui apporter les devoirs comme ça il ne verra pas que je m’inquiète…
Lundi 4 décembre 2006, chez moi, 20h25 :
Très cher journal, je suis rassuré, il était juste malade donc je lui prends ses cours jusqu’à mercredi voir jeudi. Il a juste contracté un bon rhume qui le cloue au lit, j’aimerai être avec lui. Demain, je vais être en son compagnie à partir de 15h jusqu’à 17h30, il va encore me manquer horriblement, terriblement…
Mardi 5 décembre 2006, dans le bus, 18h35 :
Il m’a dit pour la première les mots que j’attendais depuis le début… ‟je t’aime”, ces mots résonnent encore, c’est la première que l’on me dit ses mots, ça fait bizarre. Je lui ai sauté au cou et je l’ai embrassé en lui disant que je l’aimai aussi mais là, cher journal, il a eu un problème, sa mère est entré dans la chambre… Je me suis écarté de lui puis brusquement je suis sorti de sa chambre. J’ai entendu sa mère me dire de revenir mais tous ces mots résonnent comme des échos dans ma tête. J’ai pris mon sac de cour qui était à l'entrée, sa mère s’est précipité vers l’entrée mais je suis sorti sans la regarder ni même l’écouter. J’ai si honte de cette situation qui vas mettre fin à notre relation. Tellement j’ai peur que sa mère fasse tous pour nous séparer…
Mercredi 6 décembre 2006, en cours de science économie, environs 10h15 :
Le cours d’économie est soporifique alors je t’écris journal, il n’est pas venu en cours aujourd’hui et j’ai peur mais je n’ai pas le droit d’aller chez lui, je me sens trop gêné, à cause de moi, ses parents vont savoir qu’il est homosexuel, c’est terrible. Le professeur me regarde, je fais semblant de suivre, mais dans le fond je me sens pas bien. Je vais attendre qu’il revienne en cours car je ne veux pas affronter ses parents. J’ai une boule dans le ventre un mélange de gène, de honte et de haine envers moi-même, pourquoi je j’ai embrassé. La culpabilité me ronge, c’est atroce. Je pense qu’il va mettre fin à notre relation mais on verra. J’ai plus d’espoir, j’ai mal, je pleure…
Commentaires
Bonjour ou Bonsoir à Toi. J'aimerais tout d'abord te dire que je viens de lire ton journal en entier & que je les trouver très émouvant. Il ma même donner les larmes aux yeux à certains passage (!). Assume ce que tu es. Il faut que tu sois sur de ce que tu veux devenir, que tu penses à ton avenir près de lui. Si tu l'aimes vraiment, alors tu devrais t'en foutre de ce que les autres pensent ! Je ne suis pas lesbienne mais je comprends les gens comme ça. C'est leurs choix, leurs raisons. L'amour ne s'explique pas ! Sur ceux, je te souhaites beaucoup de bonheur dans ta vie & de magnifiques choses
De milliers de bisous pour toi...
Aurore
Ne vous prenez pas au piège, Aurore : vous êtes en face d'un texte littéraire. Il ne s'agit pas de la vie réelle comme du CV de Chris ou qui est derrière ce synonyme, mais de l'écriture, de la technique pour exprimer un être exalté qui ressemble à Werther. J'espère sans finir par une balle dans la tête. Ou dans le pied.bbb
Bonjour aurore et paul...
Je suis la personne qui as écrit ce texte. Je tient a vous dire que celui ci n'est que de la fiction! Rien ne m'est réellement arrivé. Il est le fruit d'un travail titanesque pour recréer un univers qui serai réel...
Quand j'ai écrit ce texte je ne me doutais pas qu'il ferai cette effet mais je suis ravis qu'il ai pu toucher des gens!
Howdy very cool web site!! Man .. Beautiful .. Superb .. I'll bookmark your web site and take the feeds also…I am happy to search out so many useful info here in the post, we'd like develop more techniques on this regard, thanks for sharing.
http://www.sahby.com/blog/view/2268...
http://www.wikarta.com/en/index.php...
http://underelite.com/index.php?do=...
http://www.phpfoxdev.topareaki.gr/i...
http://www.cromosonet.com/elgg/prof...