Témoignage de Yvan
vendredi 15 avril 2011, 17:58 - Yvan - Lien permanent
Le toubib imperturbable fit comprendre à l'adolescent, par un geste de la main, doublé d'un hochement du menton, que le sous-vêtement devait rouler jusqu'à ses pieds.
Témoignage
Maxime se rappelle très bien la première fois où un soudain afflux de testostérone avait bouleversé ses sens jusqu'alors en sommeil, au point qu'il ne put plus rien maîtriser. Ce jour-là, en vérité, il perdit un peu de son innocence.
C'était pendant une visite médicale scolaire. Il faut dire que c'était une première pour lui, cette visite s'effectua en tout début du collège. Lui et ses copains furent examinés par un toubib l'un après l'autre, dans l'intimité d'un cabinet de consultation, après un arrêt obligatoire dans des cabines que leur désigna une infirmière assez rêche, qui précisa à la cantonade qu'il leur fallait s'y déshabiller. Maxime se dirigea vers l'une d'entre elles dont la porte était entrouverte, dans le chahut et les exclamations bruyantes des garçons de sa classe qui s'invectivaient pour un tout et un rien. Après s'être assuré qu'elle était libre, il y entra et s'enferma à double tour.
C'est nigaud, mais pour Maxime, le terme “déshabiller” pouvait revêtir plusieurs significations: à poil entièrement, à poil en partie, avec ou sans les chaussettes. Maxime semblait perplexe et un peu perdu... Dans ce mini réduit, propre à rendre claustro n'importe quel minot, il décida finalement de retirer son tee-shirt, puis ses baskets, son futal, et il en resta là, debout, grelotant dans son réduit, vêtu d'un slip blanc très ordinaire, d'un maillot de corps assorti, et de ses chaussettes noires, attendant que quelqu'un vienne le chercher... Trouvant le temps long, et passablement impatient, le garçon décida de pendre sur la patère, son tee-shirt et le pantalon, qu'il avait d'abord laissés traîner négligemment sur la chaise, unique meuble de la petite cabine.
Maxime s'était soudain enfermé dans le monde du silence, entre quatre parois étanches qui le privèrent du contact sonore d'avec ses copains. Il approcha son visage de la porte qui donnait sur le cabinet de consultation, à l'affût du moindre son. Il put simplement percevoir des bruits diffus, des intonations impossibles à saisir, si ce n'est la combinaison lointaine et brouillée d'une voix masculine, probablement celle du toubib, et d'une voix féminine, probablement celle de l'infirmière de tout à l'heure. Les deux adultes semblaient se répondre l'un l'autre.
Il s'imagina soudain Alain, puis Ludo, ses deux meilleurs potes, à demi-dévêtus comme lui dans cette pièce froide et sans âme, à la merci des deux blouses blanches. Bien que ce fusse son premier contact avec la médecine scolaire, il était évident pour le garçon, qu'on allait le peser, mesurer sa taille, et surtout l'ausculter de la tête aux pieds. Il ne se cacha pas la probabilité qu'il faille dévoiler au médecin ses parties intimes, et bien que l'idée le chagrinât, il pensa que de toute façon, on ne lui laisserait pas le choix.
Il ignorait si Alain et Ludo avaient déjà affronté le médecin, mais il se demanda avec curiosité comment ils avaient réagi à cette situation inédite de devoir se mettre tout nu devant un étranger, fusse-t-il médecin. En se figurant le zizi de ses camarades, qui devait probablement ressembler au sien, Maxime ressentit une première sensation de gêne, voire un sentiment de honte, mais, bien vite, le naturel submergea ce trouble passager et il ne put s'empêcher de sourire. Sans doute, lui et ses copains en rigoleront-ils ensemble...
Il en était là dans ses pensées, lorsque la porte de sa cabine s'ouvrit toute grande laissant paraître la lumière crue de la salle de consultation. Maxime, qui s'était habitué à la pénombre de la cabine de déshabillage, marqua un temps d'arrêt, et cligna des yeux avant d'obtempérer à l'ordre de l'infirmière:
- entre mon garçon... tu es bien Maxime Van Wormhost?
- oui madame, répondit-il d'une voix mal assurée, tout en se dirigeant vers le siège à roulettes où l'attendait le toubib.
- bonjour! lui décrocha le médecin, mon infirmière va d'abord te peser et te mesurer, ensuite je t'ausculterai.
Maxime se sourit à lui-même, un sourire entendu, comme pour se féliciter d'avoir vu juste. La visite commencera bien par la pesée et la toise, pour s'achever par les papouilles du toubib.
- monte par ici sur la balance, enjoignit l'infirmière...
- ... 61 kgs, finit-elle par déclarer après avoir chaussé ses lunettes de myope.
Puis, Maxime fut toisé à l'honnête hauteur de 1m69. Les résultats, que le collégien s'efforça de retenir pour les annoncer à ses parents, furent consignés sur un carnet de soins dont il ignorait l'existence. Mais cet effort de mémoire avait surtout pour but de lui permettre de ne penser à rien d'autre... En effet, la situation impudique dans laquelle il se trouvait, finit par le troubler, plus encore que lorsqu'il pensait tout à l'heure à ses potes dans la cabine de déshabillage... Se présenter ainsi à demi-nu, en slip, devant une femme, autre que sa mère, lui procura des fourmillements incontrôlables qu'il n'avait jamais encore connus. C'était pour lui comme si cette femme inconnue l'avait complètement déshabillé, s'arrogeant ainsi le droit de pénétrer dans ce qu'il avait de plus intime. Plus Maxime gambergeait, et plus la situation devenait incontrôlable. Par chance, le toubib prit la parole.
- approche jeune homme, invectiva-t-il, tout en tendant un bras dans sa direction... et retire ton maillot de corps, s'il te plaît, ajouta-t-il.
L'infirmière récupéra le vêtement, pendant que le médecin, toujours assis sur sa chaise à roulettes, agrippa le garçon pour le maintenir entre ses jambes grande-ouvertes. Le médecin était tellement proche, que Maxime pouvait maintenant respirer son haleine aseptisée d'infirmerie, un mélange âcre de javel et d'eau oxygénée qui lui rappelait l'odeur particulière de l'armoire à pharmacie qui trônait dans la salle de bain familiale.
Comme prévu, le médecin lui fit le coup de la palette en bois sur le bout de la langue, ce qui provoqua chez lui une certaine nausée, autant que l'agacement de l'homme qui dut s'y reprendre à trois fois pour examiner le fond de sa gorge. Puis, le brassard du tensiomètre manopoire lui comprima le bras, avant que le métal froid d'un stéthoscope ne voyage sur divers endroits de sa peau imberbe. Maxime attendait avec pas mal d'anxiété la suite de la visite, une anxiété grandissante, car il savait que dans quelques secondes tout au plus, il lui faudrait dévoiler, à cet inconnu, ainsi qu'à cette femme qui se tenait à ses côtés, ce qu'il appelait indifféremment son « zizi ou sa quéquette », un organe avec lequel il ne jouait pas encore de façon assidue. Le collégien s'efforça de penser à autre chose, pour exorciser les fantasmes refoulés qui couraient dans sa tête.
- rien de particulier mon garçon? demanda le médecin, avant de préciser: tu ne souffres de rien?
Maxime fit non de la tête.
- alors, allonge-toi sur la table, poursuivit le médecin.
Maxime se coucha sur la table de soin, ferma les yeux et attendit que les choses arrivent comme elles devaient inéluctablement arriver. Le médecin poursuivit l'examen du jeune collégien, en tâtant son ventre jusqu'à l'aine avec une certaine pression des doigts, que les sens acérés de Maxime interprétèrent comme un ensemble de caresses et de chatouillis bien agréable. Lorsque le médecin lui demanda de retirer un instant son slip, Maxime ne put s'empêcher de rougir. Il baissa le sous-vêtement de quelques centimètres laissant paraître le léger duvet blond qui commençait à parsemer le bas de son ventre.
Le toubib imperturbable fit comprendre à l'adolescent, par un geste de la main, doublé d'un hochement du menton, que le sous-vêtement devait rouler jusqu'à ses pieds. Maxime obéit, confus. Il se rassit, tira le textile vers le bas, puis s'allongea de nouveau sur le dos, le corps cette fois-ci complètement dénudé, livré aux regards insistants, à ses yeux, de ces deux blouses blanches. Ces simples gestes et ce déplacement du corps, exécutés de façon fébrile, avaient suffi à faire vibrer l'intimité du garçon qui virevolta plusieurs fois avant de tapoter sur le pli de l'aine. Maxime, dès lors, ne maîtrisa plus rien. Il se laissa aller, se contentant d'accompagner les douces sensations qui lui montaient du plus profond. Le médecin se saisit de la verge de l'enfant qui commença à vivre sa propre vie... Le garçon la sentit s'allonger comme le nez de Pinocchio, se gonfler telle la grenouille dans la fable de la Fontaine, et s'épanouir dans la main du toubib, qui n'eut pas même à faire coulisser le prépuce vers l'arrière, comme il avait l'intention de le faire. La manœuvre se fit naturellement et le gland apparut au fur et à mesure de son inéluctable progression vers les cieux, comme un missile qui sortirait de son silo.
Maxime eu le temps d'entrevoir le sourire de l'infirmière, avant de s'évanouir de honte. Le garçon se fit aussi petit que possible, il tenta de s'évader de son enveloppe charnelle, pendant que sa nudité dressée se faisait toujours plus conquérante à la face de cette femme. L'ascension n'en finissait pas...
- pas de phimosis, annonça le toubib...
Devant la mine interrogative de Maxime qui ne comprit rien à ce terme barbare, le médecin se fit plus clair:
- pas de problème d'érection et le gland sort tout seul...
Le vocabulaire utilisé par le médecin ramena Maxime sur terre. Pour la première fois, quelqu'un osa mettre un mot devant un phénomène qui commençait à interpeler le jeune collégien, de plus en plus souvent, notamment le matin au réveil. Interpeler et... agrémenter, se rappela le garçon, qui, s'interrogeait néanmoins sur la normalité du phénomène.
Devant l'agitation qui commençait à envahir son patient, terrassé par la honte et l'embarras de dévoiler de manière la plus impudique qui soit, ce qui n'était que la manifestation du big-bang qui touche tous les adolescents, le médecin, compréhensif, continua:
- tout ça est très normal, tu sais. Bon, je t'explique mon garçon. Je vais maintenant te tâter les testicules afin de déceler s'il y a ou non des anomalies. Je vais vérifier si tout est en place...
Joignant le geste à la parole, ses « boules », comme lui-même les appelait, roulèrent comme des billes dans la paume du toubib. Il les tritura sans trop de délicatesse, l'une après l'autre, puis les deux serrées entre ses doigts inquisiteurs, pendant des secondes qui lui parurent des minutes. Ces caresses permirent au missile d'atteindre son apogée, bloqué bientôt par un frein qui le stabilisa alors sur son socle.
- c'est pas douloureux quand je touche? lui demanda le médecin.
Maxime répliqua par un « non » sec, sans autre forme de commentaire, alors qu'il s'étonna dans le même temps, des bienfaits inimaginables que lui avaient procuré la chaleur de ces palpations.
- c'est bon, tu peux te rhabiller maintenant, lui ordonna le médecin.
Maxime rassembla avec une certaine nervosité, son slip et son maillot de corps, qu'il plaqua n'importe comment mais fermement contre ses organes intimes qui venaient de lui jouer un sacré tour de cochon. C'est ce qu'il se dit en tout cas, en se dirigeant vers la cabine de déshabillage.
- Au revoir mon grand! ironisa l'infirmière, derrière son dos.
Une fois crocheté le verrou, Maxime se rhabilla rapidement, en pleurant silencieusement, les yeux secs. Il venait de vivre un cauchemar, qui pour lui, dura des heures, bien que la visite n'excéda pas cinq minutes, montre en main. De cette visite médicale, il ne racontera rien, ni à ses parents, ni à ses copains.
Jusqu'à ce jour, Maxime ne s'était pas rendu compte qu'il grandissait. Il avait bien constaté l'émergence de menus filets d'or autour de son intimité qui grimpait parfois, tout dur, tout droit dans le pantalon, sans pour autant exploser en bouquet final, de traînées incandescentes. Pas de métamorphose dans ces conditions, qui puisse faire penser à une révolution! Maxime se jura avec une certaine ingénuité, que désormais, il ne s'interdira plus de répondre à l'appel des sens, bien au contraire, il s'efforcera de prolonger son plaisir, chaque fois que celui-ci viendrait l'envelopper de ses gourmandes douceurs.
Commentaires
C'est vraiment charmant, d'une pudeur exquise, et très drôle en même temps. Un texte très agréable à lire.
Merci Pierre! tu as bien compris l'esprit qui m'a animé dans cette histoire.
Plutôt intéressant ce petit post que tu as écrit là. Je vais te dire que ce n'est en aucun cas de la première fois que lis ton site, mais là me trouvais obligé de te dire bravo, c'est très très bien écrit!
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